Condom et
bistouri
J’ai une
histoire à vous raconter.
Une histoire vraie, comme elles
font frémir.
Une histoire qui pourrait
alimenter d’horreur
une émission de télévision si elle avait le droit
d’être racontée.
Une histoire qui se mêle
aux centaines de milliers
d’autres qui donnent à ce pays et à cette Province en
particulier, un des
plus haut taux de suicidés au monde chez les jeunes hommes et
les bons pères de
famille.
Son nom, c’est Alain. Il est
directeur dans une
grande entreprise. Il gagne bien sa vie. Marié, deux jeunes
enfants, avec une
épouse à la maison dans un quartier cossu. On peut dire
qu’il est
heureux. Il ne sait pas encore ce qui l’attend. Dans une dictature
Féministe, n’importe quel homme peut voir son avenir basculer
sans
sommation.
Un matin, il décida
d’écourter une réunion pour
rentrer chez lui faire une surprise à sa femme. Mais la
surprise, c’est
lui qui l’eut. Il l’a trouva dans les bras d’un autre. Et pas
de n’importe quel « autre », un parfait
« loser », un
assisté social aussi brute que bel homme. Alain demande à
son épouse de cesser
cette histoire. Mais elle refuse. Leur aventure dure depuis des
années, ils se
sont toujours aimés.
Dans la panique de cette
révélation, il fait faire un
test de paternité pour ses deux enfants. Horreur, il apprend ne
pas être le
père biologique et qu’il entre dans le 10% de
non-paternité révélé au
pays, un chiffre bien en deca de la réalité puisque, pour
faire le test ici, il
faut que les deux parties soient d’accords et on peut facilement
imaginer
qu’une femme qui sait avoir des amants ne signera jamais un tel accord!
Anéanti par la situation,
plongé en dépression, il
demande le divorce. Il ne sait pas encore que le féminisme
d’État va
s’acharner sur lui.
La juge cédera la maison
à son ex-épouse pour le bien
des enfants. En vertu de la Loi canadienne et d’un jugement de la Cour
suprême
de 1999, un parent non-biologique est soumis aux mêmes devoirs de
pension
alimentaire que le parent biologique, même si ce dernier est
connu. Alain devra
donc payer une pension exorbitante à son ex-femme, puisque cette
dernière ne
travaille pas (et la cour ne lui demandera pas de chercher du travail),
pour
qu’elle puisse garder la maison, pour le bien des enfants.
Voila donc la vie d’Alain
brisée par les lois de
son propre pays! Un honnête citoyen, père de famille,
coupable en rien (sauf
d’être un homme au regard du système) et victime de la
félonie de son
épouse, brusquement contraint à lui céder la
moitié de sa pension, la totalité
de ses biens et la moitié de son salaire net pour des enfants
qui ne sont même pas
les siens!
Et le pire arrive alors (et
j’imagine que les
juges ont du ricaner). Une semaine après le prononcé de
la sentence et
l’incarcération financière d’Alain dans un demi-sous-sol
d’Hochelaga, l’amant de son ex-femme, le
« loser » sur
l’aide sociale, est allé s’installer dans la grande maison vivre
avec ses enfants et leur mère, au crochet de l’État et du
salaire
d’Alain et avec la bénédiction de la Justice!
Quand une femme
soupçonnée d’adultère se fait
condamner par un tribunal islamique, la communauté mondiale
s’indigne
(avec raison). Quand un homme innocent se fait lapider par un tribunal
québécois, c’est l’Omerta. Ce n’est qu’un homme, les
cimetières en sont pleins et de toute façon, c’est comme
ca :
« il faut un pourvoyeur à cet enfant! – Loi de
1880 »
Imaginez la vie d’Alain. Trahi
jusque dans sa
descendance, la « Justice » de son pays en a fait
un coupable, l’a
privé de ses biens, de ses Droits et l’a enchainé aux
Modèle québécois
des pensions alimentaires qui définit les sommes selon la
capacité de payer de
l’homme (et non les besoins des enfants) en prélevant
directement les
montants chez l’employeur.
Et cela, même pour des
enfants qui ne sont pas les
siens!
Avouez que l’on se suiciderait
pour moins (1300
hommes chaque année au Québec, souvent après un
jugement de la Cour).
Alain sait, aujourd’hui, quand
il longe les
grilles anti-suicide du pont Jacques-Cartier, qu’il ne fait pas bon
naître
du sexe masculin dans une dictature féministe. Il sait que,
grille ou pas
grille, un jour prochain, il sautera et le monde entier (sous les
pressions des
lobbies) n’en saura jamais rien.
Il aurait finalement du faire comme nombreux
de ses
amis : « condom et bistouri ».
Yann Takvorian
15 décembre 2007
Sexisme, un nouvel apartheid ?