Les textes de Yann Takvorian

14 septembre 2008

Condom et bistouri 

 

J’ai une histoire à vous raconter.

Une histoire vraie, comme elles font frémir.

Une histoire qui pourrait alimenter d’horreur une émission de télévision si elle avait le droit d’être racontée.

Une histoire qui se mêle aux centaines de milliers d’autres qui donnent à ce pays et à cette Province en particulier, un des plus haut taux de suicidés au monde chez les jeunes hommes et les bons pères de famille. 

Son nom, c’est Alain. Il est directeur dans une grande entreprise. Il gagne bien sa vie. Marié, deux jeunes enfants, avec une épouse à la maison dans un quartier cossu. On peut dire qu’il est heureux. Il ne sait pas encore ce qui l’attend. Dans une dictature Féministe, n’importe quel homme peut voir son avenir basculer sans sommation. 

Un matin, il décida d’écourter une réunion pour rentrer chez lui faire une surprise à sa femme. Mais la surprise, c’est lui qui l’eut. Il l’a trouva dans les bras d’un autre. Et pas de n’importe quel « autre », un parfait « loser », un assisté social aussi brute que bel homme. Alain demande à son épouse de cesser cette histoire. Mais elle refuse. Leur aventure dure depuis des années, ils se sont toujours aimés. 

Dans la panique de cette révélation, il fait faire un test de paternité pour ses deux enfants. Horreur, il apprend ne pas être le père biologique et qu’il entre dans le 10% de non-paternité révélé au pays, un chiffre bien en deca de la réalité puisque, pour faire le test ici, il faut que les deux parties soient d’accords et on peut facilement imaginer qu’une femme qui sait avoir des amants ne signera jamais un tel accord! 

Anéanti par la situation, plongé en dépression, il demande le divorce. Il ne sait pas encore que le féminisme d’État va s’acharner sur lui. 

La juge cédera la maison à son ex-épouse pour le bien des enfants. En vertu de la Loi canadienne et d’un jugement de la Cour suprême de 1999, un parent non-biologique est soumis aux mêmes devoirs de pension alimentaire que le parent biologique, même si ce dernier est connu. Alain devra donc payer une pension exorbitante à son ex-femme, puisque cette dernière ne travaille pas (et la cour ne lui demandera pas de chercher du travail), pour qu’elle puisse garder la maison, pour le bien des enfants. 

Voila donc la vie d’Alain brisée par les lois de son propre pays! Un honnête citoyen, père de famille, coupable en rien (sauf d’être un homme au regard du système) et victime de la félonie de son épouse, brusquement contraint à lui céder la moitié de sa pension, la totalité de ses biens et la moitié de son salaire net pour des enfants qui ne sont même pas les siens! 

Et le pire arrive alors (et j’imagine que les juges ont du ricaner). Une semaine après le prononcé de la sentence et l’incarcération financière d’Alain dans un demi-sous-sol d’Hochelaga, l’amant de son ex-femme, le « loser » sur l’aide sociale, est allé s’installer dans la grande maison vivre avec ses enfants et leur mère, au crochet de l’État et du salaire d’Alain et avec la bénédiction de la Justice! 

Quand une femme soupçonnée d’adultère se fait condamner par un tribunal islamique, la communauté mondiale s’indigne (avec raison). Quand un homme innocent se fait lapider par un tribunal québécois, c’est l’Omerta. Ce n’est qu’un homme, les cimetières en sont pleins et de toute façon, c’est comme ca : « il faut un pourvoyeur à cet enfant! – Loi de 1880 » 

Imaginez la vie d’Alain. Trahi jusque dans sa descendance, la « Justice » de son pays en a fait un coupable, l’a privé de ses biens, de ses Droits et l’a enchainé aux Modèle québécois des pensions alimentaires qui définit les sommes selon la capacité de payer de l’homme (et non les besoins des enfants) en prélevant directement les montants chez l’employeur. 

Et cela, même pour des enfants qui ne sont pas les siens!

Avouez que l’on se suiciderait pour moins (1300 hommes chaque année au Québec, souvent après un jugement de la Cour). 

Alain sait, aujourd’hui, quand il longe les grilles anti-suicide du pont Jacques-Cartier, qu’il ne fait pas bon naître du sexe masculin dans une dictature féministe. Il sait que, grille ou pas grille, un jour prochain, il sautera et le monde entier (sous les pressions des lobbies) n’en saura jamais rien. 

Il aurait finalement du faire comme nombreux de ses amis : « condom et bistouri ».


Yann Takvorian




12 juin 2008


 


15 décembre 2007

Sexisme, un nouvel apartheid ?

Je lis depuis des années les billets de l’Après-Rupture et les excellents commentaires de Jean-Pierre Gagnon, toujours posés et tellement révoltants à dénoncer les injustices de la gynocratie québécoise. Les lettres ouvertes sont percutantes et les sujets sont dérangeants. Bref, il y aurait matière à alimenter n’importe quel fil de Presse non partisan d’un pays moderne.

Mais nous savons tous qu’au Québec, le système est contrôlé par des ayatollahs en jupes contre lesquelles personne ne veut se frotter. La Presse écrite d’ailleurs présente toujours les hommes sous leurs pires aspects et les femmes sous les plus belles vertus.

Ainsi, on lira jour après jour des nouvelles de pédophiles, d’agresseurs, de prédateurs, d’escrocs, de manipulateurs (…) toujours avec des photos affichant le pire aspect de l’animal. Par contre, les femmes seront toujours présentées en déesses, victorieuses, audacieuses, pugnaces et victimes innocentes de la cruauté bestiale du mâle (qui au Québec, ne prend ni E ni accent).

Face à l’institutionnalisation du féminisme dans cette province, par le biais du Ministère de la Condition Féminine (unique au monde), des Fédérations des Femmes du Québec et autres lobbies tentaculaires (hydres s’abreuvant à toutes les subventions gouvernementales et usant de toutes les supercheries pour garantir leur subsides) il n’y a pas grand chose.

L’Après-Rupture est une association qui aide les hommes en difficulté et lutte seule et dans l’indifférence face à une kyrielle d’autres qui ne s’occupent que des femmes et bénéficient de toutes les tribunes, de toutes les aides et de tous les appuis.

Au Québec, le sexisme est une affaire d’État. L’apartheid québécois ne se base pas sur la couleur de la peau mais sur le sexe. Pourtant, si le racisme est mondialement condamné, le sexisme ne l’est pas. Peut-être parce que personne n’y croit. Surement d’ailleurs. Il faut souvent des années pour que les charniers révèlent l’ampleur d’un phénomène et saisissent tout le monde d’effroi.

Quatre hommes qui se suicident chaque jour, cela en fait du monde. Dix mille hommes adultes en dix ans, ca en fait des croix. Ca en fait un cimetière. Ca en fait des petits orphelins qui viendront les fleurir incapable de comprendre que leur mère y a poussé leur père, ou le système auquel ils paient des taxes et duquel ils ont reçu tous les matins de leur enfance, la pilule castratrice imposée dans les écoles.

Ces petits orphelins privés de leur papa,  par la faute d’une idéologie qui les dénigre et le humilie jusqu’à la fosse. Ca en fait du monde.

Le temps ne serait-il pas venu de le dire en pleine lumière? Ce n’est pourtant pas difficile. Quelques moyens légaux qui attireraient vite les feux des médias du monde entier :

-    une manifestation silencieuse en plein centre-ville de Montréal, d’hommes en tchador, avec la même pancarte : « Nous voulons l’égalité! »
-    une autre manifestation silencieuse, d’hommes et de femmes avec la même pancarte : « les enfants ont besoin d’un père, pas d’argent »
-    un regroupement silencieux d’hommes en caleçon, en hiver, devant le palais de justice de Montréal, avec la même pancarte : « le système mets les hommes à nu après un divorce »
-    un défilé d’hommes habillés en blanc et tous abondamment tachés de sang avec la même pancarte : « stoppons le massacre des papas! »
-    une célébration non-officielle de la journée de l’homme avec distribution de tracts et utilisation d’un drapeau masculiniste (à définir) sur toutes les voitures participantes.
-    Spam réguliers, massifs et organisés (synchronisés) sur tous les blogs et médias connus québécois et francophones de tous les sympathisants avec le même message : « non à la gynocratie québécoise! »
-    Etc.

Les femmes se dénudent bien en public pour dénoncer le commerce de la fourrure et ca marche! Les féministes ont su utiliser la victimôlatrie et leur corps pour faire avance leur cause. Les hommes peuvent user du même stratagème pour le même résultat.

Et le résultat, c’est un monde meilleur et plus juste pour nos enfants.

Yann Takvorian

 

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26 décembre 2007

 Soigner le mâle

Durant un safari en Afrique du Sud, j’ai observé le comportement d’un troupeau de Grands koudous. Une femelle était en période des amours et plusieurs mâles se battaient pour la monter. Une fois l’accouplement terminé, le Grand koudou est reparti paître. Sept mois plus tard, la femelle mettra bas et la portée ne connaitra jamais son géniteur. Ainsi est la nature.

La famille est la plus petite société humaine. Elle présuppose une saine complémentarité des rôles. Par l’histoire, la famille donna aux parents des fonctions distinctes mais égales en importance. Ainsi, la mère pouvait agrandir la famille en procréant et le père devait protéger ses membres autant que pourvoir aux besoins de chacun.
La femme reproduit l’espèce comme toutes les femelles de toutes les races animales terrestres depuis des millions d’années. La fille pénètre dans le cosmos en devenant mère. Mais le père? Quand le garçon devient-il un homme? Pourquoi Kipling n’a-t-il pas posé la question pour l’autre sexe? Pourquoi a-t-il jalonné son chemin de tant de croix qu’aucun finalement ne peut prétendre au titre?

Aujourd’hui, dans nos sociétés féminisées et matriarcales, l’homme doit soigner sa masculinité et devenir « une femme comme les autres ». Exit l’homme, le mâle, le viril et le sexe fort. La différenciation des sexes est vue comme une subordination néfaste. L’homosexualité et l’androgynie semblent plus sécurisants.
Dans nos sociétés matriarcales, le féminisme nous a ramené pratiquement à l’époque de la Rome antique, sous un vocable fallacieux d’évolution. Ainsi, l’Amérique-du-Nord, le Québec, les pays Scandinaves et quelques îlots féminalistes ont mis en place un modèle de société déshumanisé exhibant une idéologie sexiste et revancharde : le « big mother ». On retrouve les mêmes principes dans les révolutions communistes qui ont débouché sur des sociétés inhumaines exhibant une idéologie utopiste et pareillement revancharde.

Dans ces « meilleur des Mondes », la police a remplacé l’homme protecteur. Le marché du travail et les crèches ont remplacé l’homme pourvoyeur. La judiciarisation du divorce sans faute a codifié le rôle du père. La misandrie de l’idéologie a démonisé les apports de l’homme et glorifié ceux de la femme. Les nouveaux modèles sont devenus asexués, homo ou bisexuels, androgynes ou hermaphrodites et surtout, professionnellement identiques.

Dépossédé de sa famille, de ses enfants, de ses économies, de son emploi, de sa virilité, de sa force, du revenu de son travail (...) l’homme moderne se meurt. Il devient tendre et rose. Il baisse la tête devant l'adversité. Il évolue vers le mièvre, le sourd et souvent le muet. Il soigne le mâle qui l’envahit et que sa société dénigre.
Il n’y a pas de suicide chez les Grands koudous. Il n’y a pas non plus de ponts desquels se jeter en criant « papa t’aime! ». Les Grands koudous ne s’attachent pas, n’y pensent pas. La famille, c’est le clan, les petits sont l’avenir de l’espèce et les femelles se donnent aux plus forts.

Finalement, le féminisme radical ne nous a pas ramené à l’époque des romains mais bien plus en arrière. Alors, le mode de vie des troupeaux de Grands koudous pourrait être, pour nous, une première ébauche aussi grossière que grotesque, de nos amours de demain.

Yann Takvorian

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