10 décembre 2009
L’équipe
de L’APRÈS-RUPTURE est heureuse de décerner le premier
des
PRIX JEAN-CHARLES
HARVEY/L’APRÈS-RUPTURE au journaliste Ronald Mc Gregor pour la
qualité
professionnelle de son éditorial paru le 10 décembre 2009
dans L’INFORMATION
DU NORD. Nous souhaitons que d’autres journalistes feront preuve du
même courage
et suivront bientôt son exemple…
Bravo
monsieur Mc Gregor, vous faites honneur à votre profession!
En ligne: http://linformationdunordvalleedelarouge.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=121433&id=1884&classif=Nouvelles
Je
reste toujours étonné d’entendre les résultats de
statistiques de
violence conjugale. Encore la semaine dernière, les
médias n'ont parlé
que des femmes violentées. Mais on oublie qu'il y a des hommes
qui
passent aussi sous le joug de la violence conjugale, quelle soit
physique, morale ou psychologique. Sujet tabou.
Il y a quelques mois, les groupes de pression lançaient dans les
médias
qu'une femme sur trois était victime d'agression à
caractère sexuel.
L'organisme L'Après-rupture, qui sympathise autant pour l'homme
que la
femme, en a assez depuis belle lurette de cette fausseté. Ils
sont les
premiers à demander une preuve tangible qui confirme une telle
statistique. Pourtant, elle sert trop souvent aux Centres d'aide et de
luttes contre les agressions à caractère sexuel (CALACS)
et se
propagent dans les médias qui ne demandent pas la source de
cette
statistique.
Ces fabrications de fausses statistiques
par certains organismes subventionnés par les citoyens
existent depuis
plus de 25 ans au Québec. Normalement, de telles supercheries
mènent à
des accusations au criminel, mais ce type de Crimes économiques
des
services sociaux (CESS) est rarement abordé par les
médias.
Jean-Claude Boucher de L'Après-rupture ajoute: «Le
Vérificateur général
du Québec, avec qui nous avons collaboré, a pourtant
dénoncé ces crimes
dans son Rapport 2008-2009, chapitre 3, Tome 1, chapitre que tout
journaliste aurait intérêt à lire. Cela leur
éviterait de se faire
manipuler par certains organismes».
Il y a un peu plus d'un
mois, j'ai fait parvenir un courriel le 22 septembre dernier demandant
à la CALACS d'où provenaient ces statistiques.
L'intervenante
Marie-Hélène Ouellette me répondit le lendemain:
«Nos chiffres
proviennent des Orientations gouvernementales en matière
d'agression
sexuelle (Gouvernement du Québec, 2001). Les enquêtes
utilisées, dont
une de Statistiques Canada, ne sont pas jeunes, mais nous savons, par
notre pratique et la réalité dans les CALACS du
Québec, que ces
chiffres continuent d'être réalistes,
malheureusement!» Pourtant, il
existe des chiffres plus récents sur les sites gouvernementaux.
Mme Ouellette m'a réécrit après une réunion
le 28 septembre: «Je vais
devoir vous sortir un autre chiffre de Statistiques Canada qui dit que
90% des agressions sexuelles ne sont pas déclarées
à la police».
Sur ce point, M. Boucher dénonce: «Pour ce qui concerne le
10% de
dénonciations à la police diffusées dans les
médias, les CALACS évitent
sciemment de préciser que l’enquête récente de
Statistique Canada
précise que près de 60% des «victimes»
estimaient que le cas n’était
pas assez important pour que des accusations au criminel soient
portées».
Égalité? Mon oeil!
Récemment, la
ministre de la Condition féminine Christine St-Pierre demandait
aux
hommes d'être solidaires des femmes. «Si la ministre est
disposée à
faire preuve de solidarité avec les hommes et qu'elle est
capable de
reconnaître les torts que le gouvernement du Québec a
infligé aux
hommes au cours des 30 dernières années, il s'agira d'une
véritable
révolution. Si elle veut être solidaire des hommes
victimes de violence
conjugale, elle n’a qu’à reconnaître officiellement au nom
du
gouvernement du Québec leur existence et reconnaître que
l’État a
publié des statistiques frauduleuses voulant qu'il y ait chaque
année
300 000 femmes victimes de violence conjugale. L'Après-rupture a
démontré comment ces chiffres frauduleux ont
été produits et comment
ils ont été employés afin de dénigrer
systématiquement la population
masculine du Québec» a conclu M. Boucher.
Les hommes ne
demandent qu'à être solidaires des femmes qui sont
véritablement
victimes de violence conjugale. C'est une attitude humaniste qui va de
soi.
À titre de ministre responsable de la Condition
féminine, qui est curieusement aussi la ministre responsable du
dossier
délicat de l'égalité des hommes et des femmes,
elle doit donner
l'exemple et faire preuve de la même solidarité et de la
même
générosité qu'elle réclame des autres.