Témoignages féminins


Centre anti-homme
Marypascal Beauregard 17-10-05

23 novembre 2004
L'anti masculinicme
Noris Nissaire

Réflexion
Marypascal Beauregard

Cela m'interpelle
Jacqueline, Belgique




Centre d’hébergement pour femmes

par Marypascal Beauregard

Y’a un moment donné où dans ma vie de femme-nouvelle-maman j'ai moi aussi eu besoin d'un « brake », d'un endroit serein ou poser mon sac et réfléchir sur les difficultés rencontrées avec l'homme dans ma vie. Un endroit où je serais simplement moi, avec le minimum requis pour exister : de la bouffe, un lit, pouvoir me laver, allaiter ma petite quand elle en avait besoin et mobiliser mes ressources pour éviter de m'empêtrer encore plus dans mes problèmes.

 

N’ayant aucune famille à proximité et très très peu d'argent, j’ai opté pour le centre d'hébergement.

 

Dois-je spécifier qu'aucun des besoins que j'avais n’a pu minimalement s'exprimer à l'intérieur de ces murs? Que les simples besoins de base sont un défi de chaque instant? En effet, comment vivre dans une boîte à fonctionnaires avec un bébé, quand un discours hystérique résonne sans cesse, quand des fumeuses compulsives vous boucanent dans la face, quand le moindre rapprochement ou discussion avec le conjoint est perçu et reflété comme une catastrophe sur le point d'éclater?

 

Le discours anti-hommes, anti-famille, bon Dieu que j'y ai goûté! Ces bureaucrates, qui n’avaient jamais même vu le visage de mon homme, regardé ses yeux pour tenter au moins de scruter et comprendre son vécu l'avaient déjà classé : désaxé, violent, dangereux…

 

Le formulaire de demande d'aide sociale déposé devant moi avec un crayon moins de 24 heures après mon arrivée… L'explication exhaustive sur les procédures pour demander la garde de ma fille…

 

J'ai persisté.

 

J'ai vu autre chose. Surtout, j'ai vu dans mon coeur l'amour pour cet homme qui n'avait rien d'un désaxé, simplement un homme blessé par la vie, spécialement par sa maman en fait… Mais ça c'est une autre histoire, pas la mienne.

 

Jamais plus je ne pourrai croire l'imposture féministe, le vomissement glauque et lugubre de leur propagande. Jamais plus je ne pourrai croire qu'un centre d'hébergement rend service à la population, à la société entière. Ils ne sont que des machines à séparer. Mais rarement en part égales!

 

Il faut continuer à dénoncer, avec des mots simples, des témoignages sincères. Il faut que cesse dans notre société la violence entre hommes et femmes, cette imposture de jeux de rôles interposés. Il faut que nous cessions nous, citoyens et citoyennes, de remettre notre pouvoir et nos dollars dans les poches de l'état, parce que ce sont ces aberrations qu'il nous régurgite.

 

Tant que nous n'évoluerons pas vers une vision humaniste plutôt que sexiste, nous n'évoluerons pas. Point.

 

Marypascal Beauregard,

Fromagère, libre penseuse, mère comblée de 3 enfants (filles), conjointe heureuse.




"Que l’importance des organismes oeuvrant auprès des hommes soit reconnue et que l’émergence de nouveaux services communautaires à leur intention soit favorisée. Un financement adéquat doit être accordé aux organismes existants et le développement de nouveaux services dans l’ensemble des régions, encouragé."

"Les hommes: s'ouvrir à leurs réalités et répondre à leurs besoins" Rapport du Comité de travail en matière de prévention et d'aide aux hommes 7 janvier 2004


L'anti-masculinisme

23 novembre 2004

Il y a quelques semaines, j’ai appris la tenue d’une Commission parlementaire sur l’Egalité des femmes et des hommes. Depuis, je me suis penchée sur le sujet, les questions se bousculent dans mon esprit et les réflexions surgissent tantôt comme des étincelles de lucidité, tantôt comme des explosions d’indignation.

Tout d’abord, le Conseil du statut de la Femme a longuement élaboré un mémoire contenant des données, fort intéressantes d’ailleurs, sur la condition féminine au Québec. De nombreux organismes sont mis sur pied pour pallier aux injustices dont sont victimes les femmes. J’y adhère de tout cœur.

Toutefois, je ne puis m’empêcher de penser à ces nombreux hommes que je côtoie régulièrement (notamment mon second époux, mon propre frère et plusieurs amis de longue date) et qui, eux aussi, sombrent dans la dépression, la misère, la violence, voire même le suicide. J’ai balayé les sites d’organismes qui les appuient, les soutiennent ou les protègent…. C’est le désert. Où se trouve l’égalité dont on veut débattre ?

Après l’antiféminisme, peut-on introduire une nouvelle expression dans notre vocabulaire, ¨ l’antimasculinisme¨ par exemple ? Si je me fie au jeu de la législation, l’injustice est criante. Que de pères sont dépouillés, privés de leurs enfants et contraints à survivre dans des conditions déplorables ? S’est-on déjà penché sur la question ? En a-t-on fait des sondages ?A-t-on crié au scandale ? A-t-on jeté seulement un seul regard sur les conséquences qui en découlent lors de la reconstitution d’une nouvelle famille ? Et les secondes épouses ? Ce sont elles aussi qui en paient la note par le fait même.

En tant que femme, ayant divorcé avec deux enfants sur les bras, je peux vous affirmer que j’ai refusé de m’abriter sous le système juridique. Par dignité ! Par fierté de ma féminité ! Par conviction que j’étais l’égale des hommes. Par certitude que je suis capable de me défendre aussi bien qu’eux et surtout, de réussir aussi bien qu’eux. J’ai tenu à profiter de l’indépendance et de la liberté dont se targuent certaines femmes tout en manipulant les juges et l’opinion publique sous un masque patibulaire et des larmes par trop faciles Aujourd’hui, je déplore que l’égalité des sexes soit basée non sur la valeur et l’estime que les femmes devraient avoir acquis, mais sur un système juridique savamment orchestré, sur une vaste machination visant à émasculer nos hommes et nos fils et nos petits-fils.

Que les femmes se relèvent donc dans la dignité au lieu de tenter de diminuer les hommes pour accéder plus aisément à leur niveau. Ce n’est pas en dévalorisant les hommes que les femmes accéderont à cette égalité.

Noris Nissaire
Écrivaine,
Brossard




Réflexion

J'aimerais poser les points de reflexion suivants :

Pourquoi les décisions de la mère ont- elles à être unilatérales ?  J'veux dire, si les deux parents travaillent, il y a forcement eu discussion, réflexion de couple sur le sujet ?

Pourquoi un père de famille adulte et responsable en âge de décider et de créer sa propre réalite laisse-t-il l'avenir de ses enfants entre les seules mains et le jugement de sa conjointe ?

L'histoire des garderies a ete tissée autant par les hommes que par les femmes.  Les hommes sont tout autant attachés à leurs 'gugusses' et possessions matérielles que leurr conjointe.

Avec l'intensité de la tâche d'élever des enfants, je n'ose m'imaginer ce que j'aurais fait moi-même sans l'appui de mon homme !  Et appui ici ne veut pas dire que monsieur prend vadrouille et torchon dès qu'il met le pied dans la maison.  Appui veut dire une main sur l'épaule après une nuit de tétées 'non-stop'. Ça veut dire un sourire complice en constatant l'état des lieux après un apres-midi de bricolage ou simplement décompresser en prenant le temps de savourer une bonne bouffe maison.



:

Au début de notre histire québécoise (je dirais après le début de la colonie, on va quand même pas remonter aux Amérindiens ),  la majorité des enfants naissaient dans leur famille, accompagnés principalement par leur papa.  Accessoirement, la famille élargie venait donner un coup de main, ou bien la femme à la fin de `sa grossesse allait chez sa mère.  Ce qu'on sait moins, c'est que les pères suivaient souvent leur femme lors de leur "migration" d'accouchement et étaient près d'elle au moment de la naissance.

Une derive a suivi, en même temps que le déplacement des populations rurales vers les villes.  L'accouchement à l'hôpital est devenu la nouvelle mode et la plupart des naissances se passaient sous anesthésie (donc on oublie la présence du pere !!).

Les hommes ont ensuite refait une appartition en salle de naissance, mais séparés de leur conjointe et de leur enfant par des fils, des traces, des moniteurs internes et externes.  Ils se sont fait occulter par les blouses blanches, par les mains gantées.  Où ailleurs que dans un hôpital, un homme va-t-il supporter que sa femme se fasse tripoter le vagin, les seins, se fasse percer, couper, mutiler, ailleurs que dans un hôpital ?

Comment des parents en viennent-ils à être rassurés par les si nombreuses tortures obstétricales ?  Comment un homme
peut- il abandonner son rang de 'premier' à un moment aussi charnière que l'arrivee d'un enfant naissant?

Qu'est ce qui fait que les couples de 2005 laissent plus de place aux 'pros', aux 'autres' qu'à eux-mêmes dans la conception de leur vie de famille ?

Peut- être allez- vous trouver que mon comparatif est éloigné de la question soulevée mais les Centres de la petite enfance sont un autre exemple d'abandon.  Moi je pense que c'est la base.  Parce que ça devient normal d'accoucher dans une institution d'Etat, normal d'être dans une institution d'Etat, normal de vieillir et de mourir dans une institution d'Etat.

La vraie guerre, elle n'est pas hommes contre femmes, elle est contre la peur, l'ignorance et la déresponsabilisation !




Marypascal Beauregard, mère a la maison avec 3 jeunes enfants mais AUSSI co-propriétaire d'entreprise avec son homme, fromagère et agricultrice


24 octobre 2006

J’avoue que ce que vous écrivez m’interpelle ….

J’ai lu attentivement votre site.

 

Je suis Belge (oui ce tout petit pays là juste à côté de la France ). J’avoue que ce que vous écrivez m’interpelle …..

 

Je suis maman d’un ptit bonhomme de 6 ans, adorable, plein de vie, heureux, aimant …. Surtout équilibré … Pourquoi, par ce que papa et maman sont adultes et ont su faire la part des choses …. Papa et maman avait conscience que Mathieu avait besoin d’eux DEUX oui tous les DEUX …. Donc nous avons une garde alternée : une semaine chez papa et une semaine chez maman… Et quand il y a une fête à l’école, une grande occasion spécial …. Papa et maman sont tout les deux présents ….

 

Oh tout n’est pas sans heurts, bien sur on se dispute parfois, mais toujours entre adulte, sans jamais mêler Mathieu à quoique ce soit….

 

Je ne dis pas que c’est la panacé, mais c’est juste pourquoi privé l’un des deux s’il n’ y a pas de raison valable ?

 

Bien sure, une père abusif, une mère violent doivent toujours être éloigné pour protéger ces petites vies.

 

Je comprend le combat de ces hommes qui se heurtent à un mur quand le désamour est là et qu’on emploi l’enfant comme arme…. Ou quand maman vide sa rage sur le/la petit/e

 

Je comprend le combat de ces femmes qui doivent se protéger d’un homme violent, abusif…

 

Je ne cautionne pas tout vos dires, j’ai moi-même eu une proche que j’ai aidé pour protéger son fils d’un père violent…

 

Mais je ne fais pas d’amalgamme : les hommes ne sont pas tous des salops et les femmes ne sont pas responsable de tout les maux de la terre…

 

Je travaille également avec des détenus et ex-détenus …. Certains gravement coupables, d’autre là suit aux accusations parfois mensongères d’une ex …. Je reste toujours perplexe face à cette attitude déplorable, ecoeurant et, a mes yeux , incompréhensibles

 

Peut être est ce que c’est par ce que je suis une femme pas comme les autres, comme le dit mon ex (il rajoute humoristiquement que non seulement j’ai un cerveau, mais un cœur qui va aussi avec (sourir))

 

Ici en Belgique une loi est passée pour favoriser la garde alternée , j’espère que vos combats ne seront pas vains.

 

Jacqueline

Belgique