Correspondance
Conseil de la famille



Conseil de la famille et de l'enfance


Beloeil, 4 décembre 2006
 
 
 
Madame Marguerite Blais,
 
Présidente du Conseil de la famille
et de l'enfance du Québec
 
OBJET: consultation sur la paternité.

Depuis plus de onze que L'Après-rupture est à l'écoute des pères. Au fil des ans, nous avons développé une expertise qui nous a menés à une conclusion incontournable: la paternité est sérieusement en crise au Québec. Les derniers chiffres officiels confirment que la société québécoise se dirige vers un demi-million d'enfants vivant dans une famille monoparentale dirigée par la mère. Les conséquences sociales d'une telle absence paternelle causent des dégâts humains qui prennent de jour en jour une ampleur grandissante: gangs de rue, prostitution, itinérance, suicides, consommation de drogues etc.

L'Après-rupture fonde aussi ses affirmations concernant la paternité en crise sur l'expérience d'éminents psychanalystes d'enfants et de spécialistes de l'enfance: Aldo Naouri, Françoise Dolto, Tony Anatrella, Caroline Eliacheff, Christiane Olivier et bien d'autres. Tous en arrivent à une conclusion qui pourrait se résumer ainsi: "Une société sans pères est une société sans repères!"... Voilà le drame que vit le Québec actuel. La paternité doit revenir en force et être rapidement valorisée dans toutes nos structures sociales et gouvernementales. L'État doit tout mettre en oeuvre pour que les enfants du Québec jouissent de la présence et des conseils de leur père. Que ça plaise ou non à certaines partisans d'une certaine idéologie malheuresement dominante, le père n'est pas une seconde mère.Le père nouveau n'est pas arrivé. Le père est et restera synonyme de loi, d'ordre et d'ouverture sur le monde. Il est celui qui coupe symboliquement le cordon ombilical qui relie l'enfant à sa mère. Il est celui qui enseigne à l'enfant comment affronter courageusement les obstacles de la vie. Mais encore faut-il que la société toute entière accepte la mission paternelle et la soutienne par des lois, des institutions, des organismes adéquats, ce qui est loin d'être le cas au Québec.

L'Après-rupture a choisi de présenter des propositions concrètes au Conseil de la famille et de l'enfance plutôt que de se perdre dans une longue dissertation vantant les mérites de la paternité. Nous insistons pour dire que nos recommandations se fondent sur une longue expérience acquise auprès de nombreux témoignages recueillis auprès de pères.






Nous recommandons:




1) Que le Conseil de la famille et de l'enfance soit constitué à part égale de pères et de mères de famille (grands-parents compris);

2) Qu'une alternance homme/femme (père/mère) soit instituée pour assumer le poste de président du Conseil de la famille et de l'enfance;

3) Qu'au moins un des pères du Conseil, quand cela est possible, soit issu d'un organisme reconnu voué à la promotion des liens pères-enfants;

4) Que le ministère de la famille et de l'enfance soit scindé de la condition féminine;

5) Que la fiscalité soit complètement révisée afin d'encourager la stabilité des familles et non favoriser la monoparentalité;

6) Que les tables fixant les pensions alimentaires soient complètement révisées et tiennent compte des aspects financiers de la monoparentalité généralement maternelle: prestations pour enfants, crédits d'impôt etc;

7) Que des organismes masculins voués à la promotion et la défense du lien père-enfant soient soutenus financièrement par l'État;

8) Que l'État cesse de subventionner des organismes féministes  qui n'aident pas directement les femmes et les familles et qui dénigrent le patriarcat  (ex: La Fédération des femmes du Québec et ses centaines de ramifications);

9) Que les lois et les tribunaux condamnent avec sévérité les mères coupables de fausses allégations de violence dont sont victimes trop de pères au Québec;

10) Que les organismes paternels soient obligatoirement consultés avant l'adoption de toute  loi ou de toute mesure gouvernementale touchant les enfants;

11) Qu'une vaste campagne médiatique soit créée afin de valoriser la paternité;

12) Que le ministère de l'éducation mette tout en oeuvre pour valoriser l'image paternelle dans les écoles: programmes et outils pédagogiques, tournée d'écoles de pères et de grands-pères;

13) Que des points d'aide adaptés à la psychologie masculine et gérés par des hommes soient créés dans toutes les régions administratives du Québec pour soutenir les pères victimes de fausses allégations de violence ou éloignés injustement de leurs enfants par toutes sortes de tracasseries juridiques et psychologiques. Ces points d'aide pourraient être créés avec la collaboration des corps policiers et d'organismes voués à la cause pères-enfants;

14) Qu'un programme efficace de formation d'intervenants masculins qui oeuvreraient dans les points d'aide mentionnés dans la recommandation précédente soit institué afin de venir en aide aux pères en détresse;  

15) Que les recommandations du Conseil de la famille et de l'enfance présentées à l'État, en plus de l'expertise de ses membres, soient validées et fondées à partir des travaux d'experts de la relation pères-enfants (ex:pédo-psychiatres, pédiatres, psychanalystes d'enfants) et non à partir d'idées à la mode, d'affirmations sexistes ou d'idéologies propagées par des groupes de pression;

16) Que l'État fasse une priorité du droit sacré des enfants à profiter des liens avec leurs deux parents;

17) Que des organismes paternels (pères et grands-pères) soient consultés et invités à participer à des plans d'action efficaces pour contrer le phénomène des gangs de rue, de l'itinérance, de la prostitution juvénile et de la consommation de drogues chez les jeunes;

18) Que les organismes paternels soient invités à participer à des plans d'action efficaces pour contrer les nombreux suicides de pères (environ 600 par année au Québec) après un divorce/séparation;

19) Que l'État adopte rapidement des mesures pour que le patrimoine familial lors d'un divorce/séparation ne soit plus récupéré par le système judiciaire au détriment des enfants. La garde partagée par défaut dès que le ou les enfants atteignent l'âge de deux ans devrait être inscrite dans la loi;.

 20) Que des procédures simplifiées soient mises en place pour économiser l'argent du patrimoine familial lors du changement de revenus du payeur de pensions alimentaires;
 
21) Que les recommandations du rapport du comité de travail en matière de prévention et d'aide aux hommes LES HOMMES S'OUVRIR À LEURS RÉALITÉS ET RÉPONDRE À LEURS BESOINS remis au ministre de la santé et des services sociaux le 7 janvier 2004, particulièrement celles touchant à la paternité, soient adoptées et appliquées dans les plus brefs délais.  


 Conclusion:
 
 L'Après-rupture estime qu'il est urgent que l'État du Québec mette tout en oeuvre pour valoriser et soutenir la paternité. Il est inconcevable qu'à l'intérieur même de cet État un lobby féministe influent, sous la gouverne du Conseil du statut de la femme, définisse ce que doit être la paternité. Il est inacceptable que ce même lobby anti-patriarcat continue de répandre son évangile pour ce qui concerne la définition de ce que devraient être la famille et le bon père. Le Conseil du statut de la femme a été consulté pour un plan d'action sur la condition masculine qui serait en préparation à Québec. Aucun organise 100% masculin et paternel n'a été consulté d'après des documents obtenus par L'Après-rupture grâce à la Loi d'accès à l'information... 
 
 
 Négliger le rôle important des pères dans notre société,  c'est pénaliser les enfants et s'assurer la prolifération de drames sociaux majeurs. Dénigrer l'image de nos grands-pères comme le font régulièrement des organismes de féministes grassement subventionnées par l'État, c'est dénaturer les faits historiques, c'est mentir aux jeunes, c'est aussi favoriser le mépris de la masculinité et de la paternité  trop souvent associées à la violence et à l'irresponsabilité.
 
 
 L'Après-rupture estime que trop d'enfants québécois souffrent de l'absence paternelle et de l'image négative de la paternité qui est régulièrement projetée dans les médias et favorisée par certains groupes de pression influents. L'Après-rupture, au fil des ans, a chèrement payé le prix d'une telle dénonciation. Nous croyons sincèrement qu'une lente mais inéluctable dégradation sociale est associée au mépris subtil et destructeur de la paternité. Il est minuit moins une au Québec. Les pères doivent retrouver rapidement leur place et leur influence pour le mieux-être de tous les enfants du Québec.
 
 
Cordialement
 
 
Jean-Pierre Gagnon
Directeur de recherche
 
Pour le conseil d'administration
de L'Après-rupture Ateliers pour
les liens pères-enfants 
205, rue Saint-Jacques
Saint-Pie (Québec)
JOH IWO
450-464-9095
450-772-6812 
 
ps: par souci de transparence, L'Après-rupture se réserve le droit de rendre sa position publique   
 
 

Sent: Monday, December 04, 2006 11:47 AM

Bonjour,

 

Nous vous remercions d’avoir répondu à notre consultation. Vos commentaires seront transmis à la personne qui élaborera le Rapport annuel 2006-2007 sur la situation et les besoins des familles et des enfants.

 

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos sentiments les plus distingués.

 

Conseil de la famille et de l'enfance

Place Québec, 8e étage, bureau 800

900, boulevard René-Lévesque Est

Québec (Québec) G1R 6B5

Tél. sans frais : 1-877-221-7024

 


 



Reçu copie à L'AR le 14 décembre 2006

À l'attention de Marguerite Blais, présidente
 
Bonjour Madame
 
Je tenais à saluer votre intention d'inviter M. Jean-Claude Boucher à participer à votre "consultation portant sur la paternité".
Je suis convaincu que vous mesurez l'importance d'entendre un son de voix nouveau qui est celui de tous les pères qui, après une séparation, ont perdu les liens significatifs qu'ils entretenaient avec leurs enfants. Les grands perdants de toutes ces ruptures (rupture du couple et rupture du lien père-enfants) sont bien souvent les enfants.
 
Ici, je tenais à mentionner et à saluer l'aide que m'ont apportée les membres de l'après-rupture.
 
En effet, je venais de me séparer et j'étais perdu; j'avais mal (mal pour moi et mal pour mon fils de 7 ans qui assistait impuissant à l'éfondrement de tout son monde, sans parler de la grave tension qui régnait).
Mais laissez-moi vous dire Mme Blais que par dessus tout, j'avais peur de perdre contact avec mon fils et de devenir un père de weekend. Moi, je voulais continuer à être son "meilleur papa du monde" comme il avait l'habitude de dire. Voyez-vous la différence qu'il y a entre un père et un papa ?
Avec ma séparation donc, je perdais l'estime de moi-même et mon ex avait même réussi à me faire croire que je ne servais pas vraiment à grand chose : "un enfant a davantage besoin de sa mère que son père. Un père peut être remplacé alors qu'une maman ne saurait l'être. Quel juge va enlever un enfant à sa mère ? Je peux trouver n'importe quel homme qui voudra être son père et très vite tu seras oublié." disait-elle.
Mme Blais, je croyais tout ce que mon ex disait. Pourquoi ? Parce que les pères et les hommes ne sont pas tellement valorisés dans notre société. Je ne perdrai pas votre temps en m'étalant inutilement sur les causes et les façons dont s'opère cette dévalorisation.
Bref...c'est chez l'après-rupture que que j'ai trouvé une oreille attentive. C'est là qu'on m'a dit que mon fils avait besoin de moi dans sa vie pour se développer correctement. On m'a dit que j'étais un père et non une mère. Et qu'un père n'a pas à être une deuxième mère. C'est seulement à ce moment là que j'ai repris confiance et que j'ai décidé de me battre; pas de me battre contre mon ex mais de me battre pour continuer à faire partie de la vie de mon fils.
Je dicidai alors que je n'allais pas accepter de simplement disparaître (je ne parle pas de suicide ici mais il y en a qui vont jusque là). Je voulais me faire entendre et montrer à tous (experts de la cour et juges) que j'étais un bon père. Je n'étais peut-être pas un père parfait mais mon ex n'était certainement pas un meilleur parent que moi juste parce qu'elle est une femme.
Eh oui !!! GRÂCE À L'APRÈS-RUPTURE, JE N'AI PAS SOMBRÉ, POUR LE BÉNÉFICE DE MON FILS.
Et savez-vous où j'ai trouvé les coordonnées de l'après-rupture ?
Sur internet car ils ne sont visibles nulle part ailleurs. Que se serait-il passé si je ne les avais pas trouvé ?
 
Car, j'ai finalement réussi à voir la garde partagée après 1 an de bataille en cour et une expertise psychosociale.
Et mon fils est content de partager son temps entre sa mère et moi.
 
Voilà. Et merci de m'avoir lu. J'en aurais eu plein à dire mais l'essentiel est là.
 
ps : aussi, la famille fout le camps au Québec à cause de cette logique de gagnant/perdant. Il faut absolument revoir l'issue fatale d'une séparation. La garde partagée automatique est une option. Punir les menteuses qui font de fausses allégations de violence conjugale (je suis passé par là aussi et j'ai été acquitté) ou d'abus sexuels (heureusement que dans mon cas l'enfant n'est pas une petite fille) afin de maximiser leurs chances en est une autre.
 
Ibrahim Cissé