Textes divers

Antoine Barbour
Les Mantes Religieuses
12 mai 2004


Antoine Barbour
Dazibao inc.
20 juillet 2002


Senator Anne Cools
Justice Ministry guilty of public posturing
23 July 2001


Les fémi-sexistes contre les femmes
Sébastien Tremblay
19 novembre 2006


Je me souviens
Réflexions sur les accomodements
Février 2007

Antoine Barbour
La voie lactée!
2 juillet 2002


Serge Ferrand
Dehors les juges!
10 juillet 2001


M. Laroche
Terrorisme conjugal



Lettre à Mme Kurtzman, LaPresse
Sébastien Tremblay
18 novembre 2006

Antoine Barbour
Des bonhommes de sable
1 juin 2002


Serge Ferrand
Votre menu ne m'intéresse pas
7 juin 2001


La Cour Suprême
L'usurpation du pouvoir élu



Une caste d'allégeance
 fémi-sexiste
Sébastien Tremblay
23 novembre 2006



L E S  M A N T E S   R E L I G I E U S E S


Elles ont de 25 à 40 ans
Elles disent qu'elles vous aiment,
qu'elles veulent un enfant de vous...

SAUVEZ-VOUS!
...pendant qu'il en est encore temps!

Par Antoine Barbour

L'amateur de fromage
(l'amour mène à la folie)

Claude était un peu con. Jeune, il souriait aux fleurs et aux filles. Béatement. Celles-ci l'ignoraient, celles-là se fanaient. Il était un peu petit, avait des boutons, était habillé croche. Rien pour faire bander une fille. A vingt ans, il entrepris de faire de la musculation au centre sportif de l'Université de Montréal. Il avait eu l'intelligence de remarquer que les filles qui se tenaient au Café-Campus préféraient la viande à l'intelligence.

Le Campus et ses alentours avaient de quoi l'inspirer. La tour principale, qui abritait le département d'informatique, avait des allures phalliques (on l'appelle encore le Phallus) et la cafétéria étudiante (gastro-entérites garanties) était située près de la Tour des vierges, la résidence universitaire réservée aux filles. Que d'orgasmes étouffés dans ces petites chambres où l'écho des cris illicites se perdait dans les corridors de béton-ton-ton. Ah! les vestales de sexologie, les caryatides de médecine dentaire, les falbalas de littérature...

Claude devint super-Claude. Les muscles, ça pogne autant, quand on est jeune, que le fric quand on vieillit. Un jour, en revenant du Café-Campus -c'était ce mémorable soir où deux couples stones avaient baisé sur la piste de danse, métamorphosée pour un instant en piste de décollage- un jour, donc, il rencontra l'amour. Enfin, faut le préciser, l'amour le rencontra. A quelque part, à l'autre bout du bar, une rousse incendiaire l'avait identifié, reconnu, pressenti, voulu, approché puis envoûté, amené, caressé, sucé et rassasié.

Son compte était bon.

Deux ans plus tard, deux gosses s'étaient ajoutés à celles que contenaient ses pantalons. Deux garçons gloutons qui faisaient monter les factures d'épicerie en flèche.

Un jour qu'il transportait la commande du Club Price vers la voiture familiale, il remarqua que Lucie, puisqu'il faut l'appeler par son nom, était écartelée sur la banquette arrière de la voiture, non sans avoir un amant qui s'activait entre ses jambes. Elle avait heureusement pris la précaution d'installer discrètement les enfants sur la banquette avant. Les mères pensent toujours à leurs enfants.

(Je vous assure que c’est une histoire vraie).

Claude brisa les quelques oeufs qu'il transportait. Un autre que lui aurait plutôt brandi les 12 couteaux à steak qu'il venait d'acheter, à prix dérisoire, il faut le dire. C'était sa dernière visite au Club Price. Il fréquente aujourd’hui le Club Précieux où Germaine, la danseuse, lui prodigue quelques câlins, entre deux thérapies. Faut dire que Claude est maintenant très dérangé. Surtout depuis « la fois » où en arrivant à la maison plus tôt que prévu, il avait trouvé Lucie au lit, avec deux grands adolescents. Il avait consulté un psy (chiatre, je crois), qui lui avait donné des pilules, pour le tirer d'une dépression nerveuse dont il n’avait pas trouvé la source. Un autre psy (chologue, je crois) lui avait recommandé de crier très fort chaque fois qu'il en avait envie. Une fois, la police est venue. Il criait vraiment trop fort. Cette fois, sa femme (oui, ils étaient mariés) baisait avec son propre frère. Ils ont changé sa sorte de pilules. Puis, ils lui en ont donné une autre sorte, pour contrer les effets secondaires de la première. Il s'aperçut ensuite qu'un peu d'alcool pouvait atténuer sa peine. Le mélange avec les pilules s'avéra désastreux. Pauvre Claude. Il ressembla bientôt à une photo passeport de Plume Latraverse. Sa femme le quitta avec ses enfants. Il déprima davantage, perdit son emploi et se retrouva bientôt en institution spécialisée.

Mais, fort heureusement, il y avait le Club Précieux de l'autre côté de la rue et il y avait Germaine, si gentille:
-"Bonjour, Germaine! Je vous ai apporté des bonbons..."

Mais hélas Germaine, la vilaine, ne veux rien savoir. Elle attend son ami Léon.

Plus tard, Claude est sorti avec une journaliste scientifique qui aimait bien les enfants. Malheureusement, il disposait d'un organe sexuel de taille normale (six pouces) et sa nouvelle flamme ne réagissait "totalement" qu'aux organes de 7 pouces et demi ou plus. De façon très rationnelle, elle lui avait expliqué que la profondeur moyenne des vagins était de sept pouces, que la longueur moyenne des pénis était de six pouces. Il en avait conclu qu'avec 16 millions d'habitants, New-York comptait environ 200 km de vagins insatisfaits. C'était trop pour lui. Et pas assez pour elle. Elle s'en fut à la quête d'un nouveau Graal, le laissant penaud avec ses deux gosses à temps partiels.

Il retomba dans les pilules, devint gros et entra à l'abbaye de Saint-Benoit-du-Lac où il fait aujourd'hui le meilleur fromage au monde ("Il me rappelle l'odeur de Lucie", dit-il). Je ne lui ai pas demandé sa recette.

Il prend toujours des pilules, mais c'est maintenant juste pour le "high". Cette fois-ci, je lui ai demandé sa recette: Imovan (un somnifère) le soir, café expresso double-dose le matin. Des prières toute la journée. Pas de cul. Donc pas de femme.

Le bonheur, mon ami, le bonheur. La vie est une fleur...

Fou, ce moine.

Antoine Barbour





La voix lactée!

par Antoine Barbour

2 juillet 2002

Si un autre mammifère que l'homme détenait cette capacité à moduler des sons...

Le bar était plein à craquer.

Beef prit place près de la scène et commanda un verre. Un double.

Allongée sur une couverture de laine, la splendide Linda, une Holstein de 350 livres (quelle minceur!), exhibait ses atours génitaux béants. Elle avait déjà laissé tomber son soutien-pies et tous les regards étaient tournés vers ses énormes mamelles, probablement gonflées au silicone.

Il allait oublier Clarabelle, ce soir. Il avait un faible pour les vaches rousses comme elle, mais le spectacle de cette noire aux courbes exquises l'excitait au plus haut point. Clarabelle pourrait attendre un peu. De toute façon, peu importe ce qu'il faisait, elle trouvait toujours à meugler. Jamais contente, la vache.

Il ne fréquentait pas assidûment ces endroits de perdition, mais il y était ce soir avec Beunoît, son comparse de fieldball. Pour garder la forme, ils se retrouvaient dans un champ tous les mercredis pour pousser une balle vers des buts, tout en broutant un peu au passage. Après, ils allaient aux danseuses. Clarabelle n'aimait pas, du tout. "Et s'il sautait la clôture? Il y a tant de vaches qui ne pensent qu'à vous chiper votre taureau", pensait-elle.

"Je me demande s'ils ont des homburgers, ici", lança Beunoît.

"Je ne sais si j'ai le temps, mon vieux. Il y a Clarabelle... Et puis je dois sortir le chien. Sans sa petite marche, il a tendance à faire ses besoins dans le foin du salon", rumina Beef. "Et puis, merde! ...Allons-y pour deux homburgers".

Depuis que la maladie de la femme folle avait frappé les cheptels européens, l'industrie du homburger était en perte de vitesse. Même la chaîne ManDonald voyait ses ventes péricliter. Le plat homméricain par excellence conservait toutefois ses adeptes au Bar Amazone.

"Maudite température", lança Beef. "On commenche à avoir hâte de voir le sholeil", fit-il en levant son verre de lait au butterscotch. Le liquide blond commençait à faire effet. La clarté de son expression en souffrait.

"Ouaille", répondit Beunoît.

Beef se leva et se dirigea vers les W.C. en titubant légèrement. Il renversa au passage un plat de maïs qui tomba avec fracas. Le gérant de l'établissement lui décocha un regard bovin, puis fut distrait par la sonnerie de son cellulaire: sa vache l'appelait, le souper serait bientôt prêt, un gigot de veau d'humain l'attendait. Rien à branler de ce bouseux qui se traîne les pattes aux gogues, comme si la station debout lui était inconnue!

Lorsque Beef revint, deux plats abondamment garnis de salade jonchaient la table basse où Beunoît s'était allongé, les yeux rivés au spectacle d'un couple de vaches lesbiennes qui faisaient mine de se lécher les zones génitales, ou le faisaient-elles réellement? De toute manière, comme la bouffe était arrivée, on s'en balançait.

Bien que leurs ancêtres aient été totalement végétariens, Beef et Beunoît se délectaient de cette chair tendre et épicée à souhait qui venait de grands élevages d'Alberta. Depuis des siècles, l'homme avait été domestiqué et des souches riches en viande avaient été sélectionnées au fil de moult foires agricoles. C'était un animal assez docile qui avait un grand sens de la famille. Il fallait voir avec quelle difficulté on devait arracher les veaux à leurs femelles pour comprendre que ces humains étaient presque bovins. S'ils avaient pu développer un langage, qui sait s'ils auraient pu créer une civilisation à leur image, comme les boeufs?

"Ma petite génisse, Bovrila, a décidé de devenir végétarienne", dit soudain Beunoît en levant la patte: c'était le signe pour commander une autre tournée.

"Drôle d'idée", répondit Beef. "On se demande ce qu'ils leur mettent dans la tête à l'école..."

"Ben... L'autre jour, elle est allée visiter un abattoir dans l'est de la ville, avec toute la classe. De voir toutes ces carcasses d'homme accrochées dans des réfrigérateurs, ça lui a donné la chair de poule", continua Beunoît.

"Tu sais, chaque fois que tu te brosses les dents, tu tues des milliers de microbes. Quand tu marches, tu écrases plein de fourmis...", argua Beef. "On ne peut pas arrêter de vivre pour chaque bestiole qu'on dérange".

"Mais c'est pas pareil. As-tu déjà regardé un homme droit dans les yeux? On dirait qu'ils ont une âme... Est-ce que tu crois en BEU, Beef?", demanda soudain le papa de Bovrila.

"Bien sûr, je veux dire je crois en une force supérieure. Je ne pense pas à un taureau avec une barbe blanche qui flotte sur un nuage. Ça, c'est un cliché quétaine charrié par l'Église lactique. Je veux dire, qu'il y a quelque chose, une espèce de destin logique présent dans tout ce qu'on voit, mais j'arrive pas à le définir..." dit Beef.

"Bien c'est ce que Bovrila dit. Il y a un peu de BEU dans tout ce qui est vivant, et on a pas le droit de tuer ce que BEU crée. Je pense que je comprends ce qu'elle veut dire", continua Benoît.

"C'est des niaiseries, tout ça. BEU nous a donné les hommes pour qu'on puisse se nourrir avec, c'est tout. Imagine que ça pourrait être le contraire, si ces macaques pouvaient lire et écrire. Si ça se trouve, ce sont eux qui nous élèveraient en pacages et qui nous dévoreraient dans des petits pains", dit Beef en riant.

Benoît éclata de rire : "Tu en as de l'imagination. Tu devrais écrire des histoires!"

"On a assez de problèmes sans s'emmerder avec des histoires de bonnes vaches. Moi, j'en ai marre de labourer pour une pitance. Faut qu'on fasse la piasse, Benoît. Je suis tanné de l'hiver. Je veux vivre là où l'herbe est toujours verte".

Beef était encore parti. Quand il buvait, il se mettait à trouver que sa vie ne menait nulle part. Comme toute vie, sa vie ne menait nulle part, effectivement. Mais quel est donc le sens de cette agitation? On travaille, on souffre, puis après on crève. Ça ne peut pas se résumer à ça. À quoi rime ce cirque?

"Encore les grandes questions", se moqua Benoît. "...Pourquoi vis-je, ...Où vais-je? ...Étagère? ...Le problème avec toi, c'est que tu ne peux pas te contenter de brouter ton hectare de gazon", continua-t-il.

"Il faut profiter de la vie, mon vieux. Parce qu'après la vie, on ne sait pas ce qu'il y a. Peut-être rien. Peut-être qu'on va dans un paradis où toutes les vaches sont à poil et où la bière est gratis, mais ça, personne n'est revenu pour en parler", acheva Benoît, en regardant la pétulante Olga, qui avait laissé tomber ses soutiens-pies, laissant voir de gigantesques mamelles. "Il faut prendre le temps de rouffier, aussi".

"Rouffier", en langage ruminant, c'était satisfaire ses instincts reproducteurs en introduisant l'organe sexuel mâle dans l'appareil génital femelle.

Le silence régna pendant quelques minutes, le temps de savourer le repas.

"Tiens, je sais ce qu'il te faut", lança Benoìt. "Allons jouer aux cartes avec Oxo, Bovril et Mulroney. Une bonne partie, ça va te changer les idées".

"Je sais pas", dit Beef. "Clarabelle va téléphoner. Elle est allée se faire tailler les ongles. Elle va râler si je suis pas là".

Se faire tailler les ongles. Depuis que la station debout était la norme, tous les bovinés se faisaient régulièrement séparer les phalanges avant, qui s'agglutinaient en sabot si on ne les taillait pas, rendant impossible la préhension et le toucher.

"Laisse-là aller. Vous n'êtes pas mariés. Tu pourras toujours la rouffier plus tard, quand tu seras marié", continua Beunoît.

Le mariage était ce contrat saugrenu par lequel un taureau s'engageait à ne rouffier qu'avec une génisse, à défaut de quoi des sommes importantes étaient prélevées sur son salaire.

"Ouais", fit Beef. "On est pas mariés... C'est où la partie?"

"C'est chez Oxo Broth, en allant vers Holiette", dit Benoît.

"Bon, allons-y", fit Beef, en lançant des dollars sur la table. Il enfila son veston en cuir de femme.
Le butterscotch coulait à flot entre les cinq joyeux lurons. Beef n'avait pas eu une aussi bonne main depuis longtemps. Le poker lui avait toujours semblé être l'activité de choix entre copains, à condition de ne miser que de faibles sommes. L'ébriété aidant, ça meuglait ferme dans le petit salon où Oxo avait placé une table et quelques bancs de foin.

Au bout de quelques heures, la fatigue aidant, le groupe décida de se scinder et d'affronter les risques de la conduite en état d'ébriété. Beef se rendit chez lui tant bien que mal et s'effondra sur le divan du salon.

Il fut réveillé le lendemain par des échos lancinants dans sa tête: on frappait violemment à la porte. Un gros beu à képi était là, avec deux de ses semblables dans l'embrasure de la porte.

"Monsieur Beef Berger?", demanda le con stable.

"Euh, oui...", répondit Beef.

"Vous êtes en état d'arrestation. Veuillez nous suivre s'il vous plaît...", dit le policier.

"Arrêté? Mais pourquoi?", demanda Beef.

"Fais pas le smatte, le thon. On t'a dit de nous suivre...", eut-il pour toute réponse. Tout ça était sûrement une erreur.

"Bon, o.k. Puis-je appeler un avocat?", dit-il.

"T'appelleras au poste", fit le beu.

"Tout ça est une erreur" dit-il.

Cette phrase, Beef se la répéta des milliers de fois.

D'abord quand on lui lut le chef d'accusation. Une génisse l'avait formellement identifié, sur des photographies de suspects, comme étant celui qui avait essayé, la veille, de satisfaire son instinct de reproduction en introduisant, contre sa volonté, son organe génital dans le sien, dans un bar, à Holiette. Bref, de l'avoir rouffiée sans son consentement explicite.

Ensuite devant la juge. Beef avait ses quatre copains pour témoigner fermement qu'il était avec eux, à jouer aux cartes, à l'heure où la victime prétendait avoir été agressée. Mais en cour, la parole d'une vache valait plus que la parole de quatre boeufs. L'égalité des sexes n'était pas un concept acquis dans cette civilisation bovine.

Ensuite en prison. "Tout ça est une erreur" se dit Beef. Il fit appel: on lui refusa un nouveau procès. Le ministère public ne voulait pas perdre la face. Il croupit en prison pendant des années.

Il fallut que la fidèle Clarabelle rassemble des évidences et convoque la presse pour que l'injustice éclate au grand jour. La victime elle-même avait affirmé publiquement qu'elle avait vu le sosie du condamné dans un dépanneur quelques mois plus tard. Elle avait aussi été interrogée dans une émission de télé et avait affirmé qu'à son sens, on avait emprisonné le mauvais beu. Beef continua néanmoins de piétiner en prison jusqu'à ce que l'évidence de l'erreur judiciaire, mise en relief par Clarabelle, ne commence à miner la crédibilité même de la justice.

En tout, c'est dix ans de la vie de Beef qui furent sacrifiés sur l'hôtel de la justice. Dix ans à bouffer de la femme enragée, dix ans à arpenter sa cellule en priant BEU, dix ans à maudire un système où les boeufs ont toujours tort, dix ans à espérer brouter une herbe verte, de l'autre côté de la clôture.

Puis un jour, le journal La Bovinité titra à la une: "Libre après dix ans d'erreur judiciaire: le drame d'un boeuf injustement condamné d'avoir rouffié".

Il pouvait enfin retrouver Clarabelle et ses potes. Le butterscotch allait couler à flot.

Un journaliste lui demanda ce qu'il comptait faire maintenant qu'il avait été lavé de tout soupçon.

"Eh bien, je pense que j'ai bien envie d'aller voir les danseuses et de rouffier!", répondit-il, après avoir sérieusement ruminé la question.





Des bonhommes de sable

par Antoine Barbour

1 juin 2002
On ferme les yeux. On pivote d'un tour sur soi-même. En ouvrant les yeux, on observe le résultat d'une révolution: l'absence totale de changement.

Ahmed releva les bords de sa djellaba. Les congères, en cette saison, étaient plutôt sales et il ne voulait pas arriver taché à la mosquée où l'attendait Marthe, voilée de bleu.
"Bahdnej de marde", vociféra Ahmed. Qui aurait cru qu'un jour la langue des bédoins aurait adapté des termes propres à l'hiver canadien? Depuis que l'arabe avait été promulgué langue nationale, des milliers d'expression issues de la vieille culture québécoise avaient trouvé leur voix dans la langue de Mahomet: les giboulées étaient devenues djibouleh, les blizzards, des bli-zaahr, les bancs de neige, des bahdnej.

Ahmed se mariait dans une ancienne église catholique adaptée aux rites musulmans. La Basilique Notre-Dame était devenue la Mosquée Ramadan. Cette journée qui débutait l'unirait à Marthe, une descendante des anciens habitants de cette contrée, ceux que son père qualifiait d'infidèles.

Nul n'est besoin de préciser que celui-ci désapprouvait cette union. "Les gènes sont pourris", lui avait-il dit, en se remémorant, sans doute, l'époque féminaziste et les luttes sanglantes menées pour redonner leur dignité aux hommes.

Ahmed était historien. Il n'était pas dupe des tragédies engendrées par l'Holocauste du 21e siècle, qui avait amené la destruction de centaines de milliers de vies d'hommes entre les mains d'un pouvoir judiciaire sexiste. Il était pourtant inquiet.

Tout ça avait commencé à l'aube du troisième millénaire. Dès l'an 1999, le taux de suicide des hommes, dans la région de Montréal s'élevait à 78 morts par 10 000 hommes. En l'an 2010, ce même taux s'élevait à 100 décès par 10 000 hommes, au Québec. Peu à peu, sur une période d'un demi-siècle, environ la moitié des hommes québécois avaient donc décidé de s'enlever la vie. Ceux qui restaient refusaient de procréer.

C'est que les plus jeunes avaient observé l'expérience de leurs aînés, dépossédés de leurs biens et de leurs enfants par des lois punitives mises en place par les féminazistes, présentes à tous les échelons du pouvoir. La plupart s'étaient fait vasectomiser, d'abord légalement, puis sur le marché noir, quand cette pratique fut interdite, de peur qu'à la moindre baise ils mettent enceinte une de ces femmes qui les poursuivraient, test d'ADN en main, pour les assujettir à tout jamais à une dictature économique encouragée par les institutions en place.

Ce phénomène social n'était pas unique au Québec: l'ensemble de l'Amérique du Nord tel qu'on le connaissait en l'an 2000 avait subi une mutation profonde.




Dazibao inc.

par Antoine Barbour

20 juillet 2002

Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le communisme, c'est exactement le contraire.

Greg Romero avait horreur des petits cirques.

Non pas qu'il n'était pas sensible aux différences culturelles, mais il trouvait que cette fois, la multinationale pour laquelle il travaillait allait trop loin.

Les petits cirques, c'était les gouvernements nationaux de la plupart des pays.

Le grand cirque, c'était le gouvernement américain. C'était là les termes méprisants utilisés chez les trans comme Greg pour qualifier les administrations régionales, ce qu'on appelait autrefois les nations.

Le mouvement avait été initié au tout début du 2e millénaire, sous l'égide de la World Trade Organisation (WTO). Les grandes sociétés implantées dans différents pays, les multinationales, avaient réussi à dicter les règles d'un jeu économique global qu'elles dirigeaient désormais, au mépris des politiciens nationaux qui avaient autrefois coutume de vouloir les plier à leurs petits diktats de potentats élus. Aujourd'hui, on mettait des clowns en place dans la plupart des petits cirques. Les clowns étaient ceux qu'on "élisait", bien que le taux de participation à ce reliquat de démocratie n'excédait jamais 5%.

Les clowns avaient besoin d'argent pour être élus et jouir de quelques privilèges intéressants. Comme les citoyens ordinaires étaient de plus en plus démunis, il ne restait plus que les multinationales (les multis) pour avancer des fonds afin que les clowns organisent leurs élections. Ils devaient ensuite, bien sûr, exercer un pouvoir politique de façade et ne pas nuire à leurs intérêts.

Les clowns étaient habituellement des désoeuvrés qui n'avaient rien à perdre, ou alors des ex-employés des multis. Celles-ci faisaient en réalité la pluie et le beau temps.

Greg savait donc que le ministre colombien du travail accepterait de maintenir le salaire minimum local à 20 pesos de l'heure. Il le savait, parce que la résidence secondaire qu'il allait demain lui offrir aux Bahamas, au nom de sa multi, avait autant de chambres qu'il avait de maîtresses.

La démocratie n'était plus qu'un grand jeu pervers. Les gens ne votaient plus. Dans tous les pays, une économie de troc se développait, un peu comme au moyen âge, pour échapper à un contrôle opprimant des fonctionnaires locaux et aux prix exorbitants des monopoles commerciaux des multis.

Le ciment, par exemple, n'était plus que l'apanage de trois sociétés mondiales: Holder Bank contrôlait le tiers du marché, à partir de Zurich; Lafarge, basée à Paris, dominait un autre tiers; Italcementi contrôlait le dernier tiers du marché mondial. Il n'y avait pas vraiment de monopole, mais les présidents de ces trois entreprises se rencontraient parfois, à Genève, pour parler ...de la pluie et du beau temps, sans doute. Le ciment, qui coûte 20$ la tonne à produire, se vendait environ 120$ la tonne ...universellement!

De la même façon, le pétrole, les métaux, l'or, le papier, l'énergie, les médias, les automobiles, et cetera, n'étaient plus le fait que de trois ou quatre sociétés mondiales dans chaque domaine. Pour chaque produit, les prix se rapprochaient remarquablement les uns des autres, ce que les juristes de la concurrence commerciale appellaient le parallélisme conscient.

Le pays qui ne suivait pas le bal dicté par le WTO se voyait boycotté, refusé tout crédit, mis au ban du commerce mondial...

La démocratie était devenue un véritable cirque aux yeux du grand public. On en avait marre de voter pour des escrocs. Et on ne votait plus.

Même Greg était écoeuré.

Il était pourtant de la caste des transnationaux. Les trans, comme on disait, n'avaient pas besoin de passeports. La carte d'identité de Sony, de Daimler ou de Neslé passait toutes les frontières. Les multis avaient établi un protocole international de reconnaissance mutuelle qui consacrait l'immunité diplomatique de leurs employés. Plus b    esoin de passeport quand votre employeur s'appelle Dupont de Neymour.

Greg savait que des millions d'ouvriers colombiens seraient condamnés à une relative misère parce qu'un gros macho se faisait pomper le noeud sur une plage. La mère de Greg était colombienne; elle avait un jour fui la corruption politique pour épouser un écrivain canadien un peu fou.

Et pourtant, demain, il serrerait la main du ministre colombien, il prendrait le lunch avec lui, et il lui tendrait une modeste clé, en lui confiant de vive voix l'adresse du nouveau bordel personnel qui l'attendait. Dans douze heures, il serait attablé avec une crapule.

...

Octavio Gutierrez exultait. La ceviche était d'un goût exquis, le restaurant était splendide, son hôte était un trans, à l'emploi d'une multi et la nouvelle qu'il venait d'apprendre le ravissait d'aise. Il prit la clé en toisant le serveur et la laissa tomber dans sa poche.

" C'est dans la poche ", certifia-t-il à Greg, qui quitta quelques secondes plus tard.

...

Le lendemain matin, des milliers de Colombiens purent lire sur les portes du Palais présidentiel " Gutierrez est un maricon y un traitor " (Guttierrez est un enculé et un traître).

...

L'unité 22 de Dupont, autrefois appelée SpiesHecker, fabriquait des peintures en aérosol de qualité pour l'industrie automobile. C'était l'une des divisions qui étaient sous la responsabilité de Greg.

" J'ai souvent rêvé d'être peintre ", se remémora-t-il, au lendemain de son audacieux dazibao sur les portes du palais présidentiel. C'était bien lui qui, d'écoeurement, avait profané l'édifice public. Il prit une boîte de bombes en aérosol qu'il réservait au marché noir.

Depuis quelques temps, un vent de révolte soufflait à travers le monde. À l'indécente publicité qui vantait les mérites de produits merdiques, les consommateurs répliquaient en profanant les affiches, en inondant de réponses hostiles les émetteurs d'annonces électroniques, en apposant des collants du genre " n'achetez pas ceci ". Un marché noir de peintures à grafitti, de collants hostiles, de bombes puantes, de listes noires de produits était né, bien qu'une répression terrible frappait ceux qui osaient s'exprimer de la sorte.

Greg Romero savait que l'impuissance des masses populaires appelait une révolte larvée, de plus en plus viscérale, qui mènerait probablement à une organisation internationale puissante, peut-être même un gouvernement mondial.

Cette dernière perspective constituait la hantise la plus terrifiante des trans, qui avaient réussi à faire éclater l'Organisation des Nations Unies, en 2020, en demandant au grand cirque (les États-Unis) de retarder ses paiements de subsides. La dernière chose qu'on voulait, c'est que les gens dépassent leurs frontières et décident de s'organiser. Les trans préféraient organiser les gens plutôt que de se faire organiser!

Même Internet, le réseau de communication global, au début terriblement libre, avait fini par être l'objet de réglements stricts qui prescrivaient toutes sortes de limites et de taxes qui auraient fait frémir d'horreur ses précurseurs.

Greg avait décidé de créer une entreprise dont la finalité serait de fournir aux gens ordinaires des outils pour s'exprimer. Une nouvelle compagnie allait naître.

Dazibao inc. vendrait des autocollants, des logiciels de blocage de la publicité, des presses à bon marché pour imprimer des tracts, des détecteurs d'écoute électronique, de faux passeports, des faux permis de conduire, des fausses cartes de trans, des téléphones avec brouillage et, bien sûr, des canettes de peinture indélébile en aérosol. Son siège social serait à Antigua, le seul (mini) pays de la planète qui avait décidé d'ignorer le WTO, et qui accueillait parfois certains de leurs dirigeants qui y avaient des affaires illégales. À Antigua, tout était légal, surtout ce qui était illégal ailleurs. Antigua avait été fondée par des pirates et restait fidèle à sa tradition.

Dazibao inc. s'incrit à la Bourse de Cuba, comme tous les start-ups de compagnies technologiques en cette fin de 21e siècle. Bientôt, des hordes de petits investisseurs à travers le monde se mirent à assaillir les marchés et le titre se haussa à des records jadis atteints par Microsoft, avant que Linux ne rende caduque son système d'exploitation (dans tous les sens du terme).

Dans les grandes villes du monde, on vit apparaître des slogans écrits à la main sur les murs des édifices publics:
Voter pour des cons, c'est con
À bas les monopoles
POUR un gouvernement mondial
Vive DAZIBAO.

Sans s'en rendre compte, Greg avait réinventé la démocratie.

Désormais, la révolte s'exprimait en dehors des moyens de communications officiels, tous occupés par les trans.

Partout au monde, les gens se mirent à refuser l'autorité des soldats, des juges, des policiers, des percepteurs d'impôt, de tous les petits potentats pourtant payés par leurs taxes, qui se mêlaient de leur dicter des comportements. Partout au monde, il n'y avait plus assez de tribunaux, d'avocats, de huissiers pour contenir la révolte des citoyens en colère.

Les trans voyaient venir leur fin.

Pour la première fois, beaucoup d'entre eux avaient peur. Dans les rues, les slogans écrits à la sauvette avec les bombes en aérosol vendues par Dazibao appelaient une révolution mondiale. Les ondes radio étaient brouillées, Internet ne marchait plus.

Bientôt, la révolte s'organisa. Les gens étaient dans la rue, ramassant tout ce qui pouvait ressambler à un bâton. Partout dans le monde, des foules en furie pendaient juges, politiciens, fonctionnaires.

Plus personne n'osait représenter les petits cirques.

Paniqués, les trans convoquèrent une réunion du WTO.

On décida d'attaquer Antigua sur l'heure.

...

La nuit suivante, le centre urbain de l'île des Antilles n'était plus que cendres et poussières. Ce qui était hier palmeraie dorée et plage immaculée était devenu une plaie carbonisée. Personne n'avait survécu au désastre.

Bien sûr, comme tous les journaux étaient la propriété de trois chaînes mondiales, personne ne relata l'événement.

On ne trouvait plus de trace de Dazibao. Les médias étaient muets. Le titre n'apparaissait même plus à la Bourse de Cuba. Volatilisé ..comme s'il n'avait jamais existé.

...

Greg avait prévu le coup.

Les profits issus de la vente d'une portion importante de ses actions avaient été investis dans l'achat d'une centaine de kilos de plutonium autrefois stockés au coeur de l'Oural, dans un centre de recherche nucléaire désaffecté.

Son équipe de scientifiques avait fabriqué une série de demi-sphères parfaites de trois kilogrammes chacune. Matériau: plutonium métal.

Chaque hémisphère avait été vaporisé d'un miroir de rubidium. Les hémisphères étaient maintenus à distance de leur contrepartie par un disque de cire de 5 centimètres d'épaisseur à travers lequel circulait un filament de nickel-chrome rattaché à une simple pile commerciale déclenchée par circuit superhétérodyne activé à distance.

Lorsque fonderait le disque de cire, les deux miroirs se rapprocheraient l'un de l'autre, créant une inversion de population dans le trafic de neutrons lents. La masse critique du plutonium, comme chacun le sait, est d'un peu plus de quatre kilos. En d'autres termes, Greg disposait d'une série de petites bombes nucléaires de poche.

La première avait été placée à Zurich, au siège social de la société De Beers, l'un des plus vieux monopoles au monde, dans le domaine du diamant. La seconde fut placée à Washington, siège de plusieurs trans qui aimaient vivre à l'abri du grand cirque. La troisième à Toronto, siège social de la plupart des compagnies minières au monde. La quatrième à Los Angeles, et ainsi de suite.

Greg prit une bombe de peinture en aérosol et s'en fut inscrire un graffiti géant au mur d'un édifice de Washington: " Dazibao n'est pas mort ".

Puis il disparut dans quelque banlieue reculée.

Il téléphona ensuite en Suisse, à un appartement qu'il avait loué des mois plus tôt. Dans cet appart, un émetteur sur bande 144 mH pouvait moduler un signal que seul le transducteur situé à proximité pouvait percevoir. Il composa un code d'accès: 54321.

À des milliers de kilomètres de là, un disque de cire se mit à fondre, rapprochant deux hémisphères de plutonium. En quelques minutes, Zurich fut réduit à un tas de ruines radioactives. Des milliers de personnes avaient rendu l'âme qu'il leur restait.

Dans le monde entier, la nouvelle de l'explosion se répandit comme une ...trainée de poudre.

Des placarts apparurent sur les murs de Paris: WTO 1 - Dazibao 1.

À quelque part, on savait.

Le WTO tint conseil, à Washington. C'est le moment que choisit Greg pour composer un second numéro de téléphone fatidique.



Washington n'existait plus. Les principaux trans de beaucoup de multis non plus. Le monde allait peut-être changer.

Dans plusieurs capitales, des mouvements spontanés de citoyens avaient vu le jour et avaient expulsé des édifices parlementaires les édiles locaux "légitimement" élus.

Des médias libres, un peu comme il en existait au 20e siècle, naquirent bientôt et réclamèrent la naissance d'une Fédération des nations (FN). Partout, des mouvements organisés mettaient en place l'embryon d'un gouvernement mondial qui allait bientôt sonner le glas des multis.

Après quelques mois d'incertitude, on décida d'instaurer un gouvernement mondial qui aurait son siège administratif à Paris.

On finit par reconnaître le rôle central qu'avait joué Greg Romero dans l'avènement du nouvel ordre mondial. Après bien des assemblées consultatives, on lui proposa la fonction de Président du Conseil International, rôle qu'il accepta d'emblée.

...

C'était aujourd'hui pour Greg un grand moment: celui de son premier discours à tous les ex-pays de la planète. Douze milliards d'humains allaient boire ses paroles comme du lait et suivre ses directives comme s'il s'agissait d'une parole divine.

Une nouvelle ère de démocratie allait naître.

Il s'éclaircit la voix. Il savait que des milliers de stations télés transmettraient son allocution en direct dans tous les départements de la Fédération des nations.

Il commença d'un ton sollennel:

"Chers amis. Une ère nouvelle de liberté s'ouvre désormais. Pour que nous vibrions dorénavant tous et toutes au même unisson, j'exige qu'à partir de minuit se soir, chacun et chacune de vous portent des sous-vêtements bleus à rayures jaunes..."




Dehors les juges!

Serge Ferrand
10 juillet 2001
Les juges et les avocats sentent la soupe devenir de plus en plus chaude en matière de droit familial. Ils essaient tant bien que mal de réagir avant de se faire ébouillanter.

Récemment, Monsieur Paul Begin, ministre de la Justice du Québec déplorait puliquement que ces hommes de lois utilisent leur rôle de médiateur pour torpiller justement la médiation entre les conjoints afin de favoriser les procédures : les avocats ouvrant dès la première rencontre avec leur client un dossier en vue d'un passage en cour et réduisant à moins d'une heure l'information sur les possibilités de médiation. Heure d'information donnée à la sauvette et bien après le démarrage des procédures. 60% des mariages finissant en divorces, le droit familial est une industrie très rentable. Un client paie entre deux mille et cinq milles dollars (dans le cas de procédures simples) pour s'en sortir. Pourquoi l'encourager à aller en médiation ?

Mais depuis quelques temps, Monsieur Begin, d'une part et les groupements d'hommes d'autre part _ ceux qui ont le plus à perdre puisque dans 82% des cas, les enfants et la pension sont donnés à madame _ contestent la validité et donc la présence des avocats et des notaires dans leur rôle de médiateurs. Pour être médiateur, il faut avoir beaucoup plus de notions de psychologie humaine que d'années de droit pour gérer une colère... à moins de vouloir monayer cette colère comme font les avocats. C'est pourquoi on pense de plus en plus à des psychologues et à des psychothérapeutes pour tenir le rôle exclusif de médiateurs. Cela semble d'ailleurs logique.

Mais en éliminant les avocats du commerce lucratif de la médiation_ enfin, de ce que eux voient comme un commerce ou une source de contacts de clients potentiels_ on vient de les couper d'une grosse partie de leurs revenus. Et ça, ils n'aiment pas: Plus les moyens de se payer leur petite BMW sport, de passer deux semaines à Hawaï en février, de jouer au golf au club select de leur localité... la misère quoi !

Quant aux juges, la situation n'est pas plus rose. Après tout un juge n'est qu'un avocat nommé, et TOUT avocat rêve d'être juge. C'est un travail de prestige... stable et bien payé. Aussi, imaginez un instant que tous ces procès de couples soient réglés AVANT d'arriver en cour, par des médiateurs de talents et hors du circuit des hommes et des femmes de loi. Je ne connais pas les chiffres des statistiques sur les passages en cour des causes de divorce mais j'imagine que ça doit être important. Pas de cour, pas de jugement. Pas de jugement, pas de juge. Et pas ou moins de juges, pas de boulot.

L'Association du Barreau canadien sert donc très fort les fesses ces temps-ci. Elle a entendu parler de nouveaux organismes qui viendraient aider les couples en difficulté et les enfants des divorcés. Elle a eu vent de groupes d'hommes qui manifestent contre notre système judiciaire «injuste», surtout envers les hommes; il y un jeune de 14 ans de l'Ouest, Clayton Giles, qui a entrepris une marche sur Ottawa pour défendre le droit des enfants divorcés qui perdent leur père dans plus de 80% des cas; il y a eu la grève de la faim de Gordon Sawyer, 1 200 suicides dont de nombreux pères privés de leurs enfants... Le Barreau canadien doit réagir si ses membres ne veulent pas perdre des plumes. Alors ce même Barreau écrit et je cite la Presse Canadienne:

"Que l'Association du Barreau canadien veut s'attarder au sort des enfants des couples divorcés.
Qu'on pourrait inclure l'obligation pour les parents qui divorcent de s'inscrire à une formation qui PRÉCÉDERAIT leur affrontement en Cour sur la garde des enfants
Que les juges pourraient FORCER les parents NÉGLIGENTS à maintenir leurs rapports avec leurs enfants.


Ces trois alinéas prouvent que le Barreau canadien, les avocats et les juges, n'ont rien compris. D'un seul coup, ceux-là mêmes qui favorisent depuis des lustres les séparations dans les couples, entretiennent la haine entre les ex-conjoints, favorisent la séparation des parents et de leurs enfants à grandes poignées de dollars, réalisent soudain qu'il y a de pauvres enfants victimes de leurs propres agissements.

Et alors, là, qu'est-ce qu'ils trouvent comme solution? Non pas d'aider ces couples et ces familles à gérer une crise ou, si on ne peut sauver le noyau familial, a négocier une séparation dans le calme, oh NON ! Le Barreau suggère qu'on donne une formation aux parents. Une formation QUI PRÉCÉDERAIT LEUR AFFRONTEMENT EN COUR sur la garde des enfants. Le Barreau utilise le mot AFFRONTEMENT pour la garde des enfants. Les mêmes qui font partie de notre système actuel de MÉDIATION, les avocats et les juges, considèrent à priori comme inéluctable un AFFRONTEMENT en cour!

J'imagine que cette formation va leur apprendre à comment mieux plumer l'autre; comment le traiter le plus possible de salaud pour avoir la garde des enfants, la maison et la pension; comment faussement l'accuser de violence ou d'attouchements sexuels de façon à lui faire subir un procès long et coûteux duquel il sortira complètement fauché et à cause duquel il fera sans doute parti des 1200 ex-pères qui se suicident... Et puis, cette formation sera donnée par des membres du Barreau. Et hop ! Le fric qu'on risque de perdre avec la médiation, on le récupère par le bizeness d'une formation à la con.

Cerise sur le gâteau, le Barreau veut forcer les parents négligents à garder le contatc avec les parents. Comme 82% des mères obtiennent la garde des enfants, la maison, la pension et tutti fruti, ce sont des pères dont le Barreau parle ici. Les pères qui sont forcément négligents puisqu'ils ne sont pas avec leurs enfants, ben tiens ! Un juge condamne le père à ne voir ses enfants que 65 jours par an, une fin de semaine sur trois et il veut que le pauvre gars garde un contact avec ses enfants. C'est ce même juge qui l'oblige à n'être qu'un père-portefeuille alors que la mère est en contrôle de l'école, des sorties, de ce que les enfants mangent, comment ils s'habillent, les fêtes, les anniversaires, etc... La mère un jour se remarie et zou, le père biologique est évacué. Surtout si madame décide d'aller vivre avec Papa numéro deux en Papousie. Oui, le père ne garde pas contact avec ses enfants. Ce n'est pas parce qu'il est négligent, mais parce que le juge et les avocats lui ont volé ses enfants.

Pour être juge, il faut être nommé. Et pour être nommé, il faut en abattre du boulot, en faire des pirouettes politiques, assister à un paquet de réunions de gens influents, magouiller dans les cercles des décideurs, jouer au golf... en passer des heures à lécher des culs. Être bien né aide aussi. Ainsi Le futur juge passe une vie à courir après cette nomination. Il lui reste donc très peu de temps à consacrer à sa vie de famille. Une fois nommé, son épouse s'occupera très bien des enfants d'ailleurs. Et chaque jour, ce juge voit défiler en cour, des hommes qui clament et réclament bien haut leur rôle de père à part entière, des hommes qui estiment pouvoir s'occuper de leurs enfants aussi bien que la mère. C'est IMPOSSIBLE «juge» le JUGE ! Si moi, homme intelligent, respectable, concerné par les problèmes de société, décideur du bien et du mal, je n'y suis pas arrivé, comment cet homme devant moi y arrivera?

Et le juge donne les enfants à la mère.

Monsieur Begin et autres ministres responsables de la justice, de la Santé et de la famille devraient voir par ce texte du Barreau canadien que nos avocats et nos juges marchent à côté de leurs chaussures en matière de droit familial. Ils contribuent à détruire ce qui nous reste d'humanité en s'en mettant plein les poches. Ce n'est pas en favorisant la colère, la haine, les séparations, les injustices qu'on réglera les suicides, les meurtres, les décrochages scolaires et que sais-je encore ? Si on recherche l'harmonie dans notre société, il faut mentionner des mots comme médiation, coparentalité obligatoire, entente à l'amiable, justice... Èliminons de notre vocabulaire affrontements, cour, tribunaux, droits de visite, droit de garde ou même pension alimentaire.

Père de deux garçons et fier de l'être en coparentalité,


Serge Ferrand




Votre menu ne m'intéresse pas

Serge Ferrand
7 juin 2001

Seulement trois groupes de pères sur ving-neuf invités à une table de consultation du 8 juin 2001 sur des décisions impliquant LA FAMILLE et deux maigres groupes représentant les garderies... Mais par contre, sept groupes ayant des attaches avec le département de la Justice (avocats, juges, etc ) six groupes défendant UNIQUEMENT LES FEMMES et le reste venant de l'enseignement... Mais de quoi parle-t-on ? Sûrement pas de famille. Que veux-t-on ? Certainement pas la paix dans ces familles ?
J'approuve totalement la réaction de ceux qui s'offusquent face à ce simulâtre de consultation. Les deux paliers de gouvernement fédéral et provincial ont l'air de lancer des messages contradictoires chacun d'eux au sein même de leur propre juridiction. Que voulez-vous l'électorat féminin compte pour plus de 50% dans leurs sondages internes. Et comme les hommes sont une matière première sur laquelle on tape régulièrement depuis quarante ans sans réaction, on peut continuer à taper dessus. Qui plus est, les avocats, les juges et tous ceux qui de près ou de loin tirent un profit de cette guerre des sexes forment des lobbies extrêmement puissants.

Donc d'une part, nos deux paliers de gouvernements voudraient bien que les statistiques sur les divorces, les suicides et les décrochages s'améliorent. Qu'ils aimeraient donc voir moins de batailles, de querelles d'avocats, d'enfants placés en institution à la suite de ces déchirements familiaux. Ça ferait bien dans leurs bilans. Qu'ils jubileraient ces hauts fonctionnaires si, tout à coup, les pères s'impliquaient dans cet espace familial, ces pères qui vivent constamment avec l'Épée de Damoclès de la rupture, de la disparition de leurs enfants, de la banqueroute financière et sociale au-dessus de leur tête. Ah, que ce serait bien tout ça si c'était vrai !

Mais d'autre part, ces mêmes fonctionnaires sont des élus. Qui dit élu, dit vote. Ils font face à des groupes extrêmistes féminins qui ne représentent d'ailleurs pas les femmes en général et qui n'ont qu'un seul but: le pouvoir. Ces groupes sont dirigés par des vaginocrates qui ne veulent pas la paix dans les familles; elles veulent tout simplement évacuer le père de façon définitive. La ministre de la Justice du fédéral, Madame McLellan n'a-t-elle pas sorti à la chambre des Communes à Ottawa que le père après tout, pouvait se contenter de jouer son rôle de «parent visiteur» une fois par mois. C'était amplement suffisant (sic). Et personne n'a tiqué ! Regardez la réaction de ces groupes féministes de l'Ontario et d'ailleurs qui ne veulent même pas s'asseoir à la même table que les représentants des droits des pères bafoués ! (voir article de Chris Cobb dans le «Ottawa Citizen» )

QUI EST BIAISÉ ? QUI n'a pas intérêt à ce que ça change ? Qui ouvertement et publiquement diffuse de l'information mensongére donc répréhensible par la loi sur la consultation fédéral-provinciale (vois site des femmes de l'Ontario) en prétendant que les femmes vont encore perdre leurs acquis ?

Et ce n'est pas tout. En face de ces ministres, sous-ministres et consort, on retrouve également toute la machine judiciaire et légale: les avocats, les notaires, les juges, etc... Que ces personnes soient placées en total conflit d'intérêt dans les rencontres de médiation est une aberration ! Plus même, un signe qui vient contredire les velleités de bonnes intentions des deux gouvernements. Dernièrement notre ministre de la Justice, dans un élan de clairvoyance et d'honnêteté («on» dit qu'il l'a payé cher ) Monsieur Paul Begin relevait d'après ses statistiques que les avocats favorisaient le passage en cour plus que la médiation et que ce n'était pas là le but de cette médiation (resic). Il faut bien qu'il y en ait qui fassent du fric, non ?

Que dire des juges biaisés, des services sociaux «faits» et «conçus» par et pour des femmes. Que dire du manque de centres d'aide, que dis-je, de l'absence totale d'endroits où des hommes se sentent «réellement » aidés et non pas jugés par des intervenantes pour qui LE MÂLE est forcément brutal, violent comme ça, sans raison. IL Y A AU MOINS UNE RAISON ! L'injustice est une bonne raison.

Quand je parle des juges et des hommes de loi, je parle de tous ces hommes de loi qui ferment leurs gueules quand «madame» part avec les petits et que le gars doit se taper des centaines de kilomètres, voir un voyage outre-atlantique, pour continuer sa relation de père. La même «madame» qui dans plus de 70% des cas enlève ses enfants et qu'aucun ordre de cour ne daigne menacer, cette «madame» qui se permet des accusations d'agressions et d'attouchements gratuites dans 40% des cas (statistiques Canada), des accusations qui lorsque reconnues fausses ne sont même pas sanctionnées par la loi !

Messieurs, mesdames le hauts fonctionnaires demandez-vous pourquoi, plus de 80% des femmes ont la garde des enfants, pourquoi sur 1500 suicides réussis au Québec l'an passé, plus de 80 % étaient des hommes et de ce chiffre 60% des pères? Creusez-vous, une seule fois, la tête afin de savoir pourquoi tant de décrocheurs (gars) dans les écoles, pourquoi tant de «pères» également décrocheurs ( moins de 60% voient leurs enfants après le divorce) ?

Avec de tels invités à votre pseudo table de simulâtre de consultation, nul doute qu'à toutes ces questions, vous allez répondre encore une fois que les hommes sont de sales brutes, des cromagnons qui se moquent de leurs enfants, des sans-coeurs et que sais-je encore !

Alors, pourquoi dresser un table de consultation ? Votre menu ne m'intéresse pas.

Fier d'être un homme, fier d'être un père de deux beaux garçons

Serge Ferrand


"Justice Ministry guilty of public posturing"


By Senator Anne Cools and Roger Gallaway
EDMONTON JOURNAL - LETTER TO THE EDITOR
Monday,23 July 2001

Regarding "MPs misinformed about lack of input, Justice official says," Journal, July 18:

Minister of Justice Anne McLellan's staff has done it again. What is it about the Department of Justice and its staff's public posturing? Farah Mohamed's comments reveal that, like other Justice staff, she simply does not get it. She is not the minister, and she is not a member of Parliament.

In our July letters to the National Post and Ottawa Citizen about Justice's divorce consultations , we suggested that the minister instruct her staff to take a basic course in the proper constitutional relationship between the civil service, the minister and members of Parliament. Accordingly, Minister McLellan should instruct Miss Mohamed to do likewise.

Spokespersons for a minister are contrary to parliamentary government. It is Miss Mohamed who is "misinformed" and not the MPs of whom she speaks.


Senator Anne Cools,
Toronto-Centre-York,
and Roger Gallaway,
MP, Sarnia-Lambton

© 2001 CanWest Interactive




Terrorisme conjugal

Courriel:
M. Laroche, suite à l'article de Données socioéconomiques en bref d'octobre 2004 , (ISQ), il est mentioné «terrorisme conjugal», nous aimerions savoir son origine.

  L'expression «terrorisme conjugal» est une traduction directe de l'expression américaine «Intimate terrorism» proposée par le chercheur Michael P. Johnson pour désigner une catégorie de situations de violence conjugale où le conjoint (ou la conjointe) violent manifeste au moyen d'une série de comportements (violents et non violents) une volonté ou une compulsion d'exercer un contrôle général envers le partenaire.

C'est dans un article publié en 1995, intitulé «Patriarchal Terrorism and Common Couple Violence: Two Forms of Violence Against Women», paru dans le Journal of Marriage and the Family, que M. Johnson a proposé la première version d'une typologie qui distinguait deux catégories de situations de violence conjugale, initialement désignées par les expressions suivantes : « Common couple violence» et «Patriarchal terrorism».

Dans une analyse présentée en novembre 1999 à une réunion annuelle du National Council on Family Relations à Irvine, Cal., M. Johnson utilise à nouveau les deux mêmes expressions («Two Types of Violence in the American Family : Identifying Patriarchal Terrorism and Common Couple Violence»).

En 2000, M. Johnson utilise encore les deux mêmes expressions de «Common couple violence» et de «Patriarchal terrorism», mais il élargit sa typologie à quatre catégories et ajoute les situations de violence conjugale définies comme «Mutual violent control» et «Violent resistance», dans un article intitulé «Conflict and Control : Images of Symmetry and Asymmetry in Domestic Violence», destiné à être publié dans un volume produit sous la direction de Alan Booth, Ann C. Crouter et Mari Clements, intitulé «Couples in Conflict».

Dans un article intitulé «Research on Domestic Violence in the 1990s : Making Distinctions», paru dans Journal of Marriage and the Family, en novembre 2000, Johnson et Ferraro utilisent pour la première fois, à ma connaissance, l'expression «Intimate Terrorism» qui se substitue à celle de «Patriarchal Terrorism». Par contre, l'expression «Common Couple Violence» est encore utilisée dans la typologie des situations de violence conjugale comprenant quatre catégories.

Dans un article intitulé «The Differential Effects of Intimate Terrorism and Situational Couple Violence : Findings from the National Violence Against Women Survey», produit par Johnson et Leone, qui constitue une version révisée d'une conférence présentée à la Tenth International Conference on Personal Relationships, tenue à Brisbane, Australie, en juillet 2000, on trouve à nouveau l'expression «Intimate Terrorism»; et l'expression «Situational Violence» qui se susbtitue à celle de «Common Couple Violence» apparaît pour la première fois. Sur son site web, M. Johnson mentionne que ce texte a été soumis pour publication dans le Journal of Family Issues avec des modifications mineures. Cet article présente une vérification empirique de la typologie de Johnson auprès de la partie féminine de l'é chantillon du National Violence Against Women Survey. L'article n'est pas encore paru.

Dans un article intitulé «Conflict and Control : Gender, Symmetry, and Asymmetry in Domestic Violence», version révisée d'un document préparé pour le National Institute of Justice Gender Symmetry Workshop, tenu à Arlington, Virginia, en novembre 2000, Johnson utilise les termes «Situational violence» et «Intimate terrorism». Cet article a été soumis pour publication dans le journal Violence Against Women; à ma connaissance, l'article n'est pas encore paru.

On peut trouver la plupart de ces articles sur le site web de Michael P. Johnson
à l'adresse suivante : http://www.personal.psu.edu/faculty/m/p/mpj/dvpage.html

La typologie des situations de violence conjugale proposée par Michael P. Johnson comporte donc quatre catégories de situations de violence :  
  • Situational violence,
  • Intimate terrorism,
  • Mutual violent control et
  • Violent resistance.

    Il a été décidé de traduire «Intimate terrorism» par «terrorisme conjugal» pour rester le plus près possible de l'expression employée par Johnson, même si l'expression de Johnson a une signification plus générale et peut s'appliquer à des situations de conduites contrôlantes associées à l'utilisation de la violence physique dans d'autres types de relations que les relations conjugales hétérosexuelles : par exemple, dans les couples formés de conjoints de même sexe (dont le mariage est maintenant reconnu légalement ou en voie de l'être) ou dans les sorties ou les relations amoureuses (dating relationships). L'expression française «terrorisme conjugal» est moins générale et se limite à la violence conjugale envers un conjoint actuel ou un ex-conjoint. L'expression «terrorisme conjugal» était déjà employée en Europe depuis quelques années et il a semblé qu'il n'était pas approprié de tenter de créer une nouvelle expression française pour rendre compte de la catégorie des situations de violence telle que définie par le chercheur Michael P. Johnson.

    Johnson utilise l'expression «Intimate terrorism» pour désigner des situations de violence dont il présupposait initialement qu'elles sont presque essentiellement le fait des conjoints ou des ex-conjoints de sexe masculin. À partir des données de l'ESG de 1999, il s'avère que tel n'est pas le cas et que les hommes et les femmes victimes de violence conjugale semblent en grande proportion être aux prises avec une situation correspondant à la définition de «terrorisme conjugal». En outre, dans un article intitulé «Clinically Abusive Relationships in an Unselected Birth Cohort : Men's and Women's Participation and Clinical Antecedents» Journal of Abnormal Psychology, 2004, p. 258-271, basé sur les premiers résultats à l'âge de 26 ans des participants au panel longitudinal de Dunedin, Ehrensaft, Moffitt, et Caspi emploient une typologie similaire à la typologie à deux catégories de Johnson et trouvent que les hommes et les femmes sont semblablement susceptibles d'avoir recours à de la violence physique occasionnant des conséquences cliniques (clinical abuse), définition qui s'applique aux cas de violence conjugale suivis de conséquences cliniques telles des blessures, le besoin de soins médicaux, l'intervention de la police ou du système judiciaire ou le recours à des services d'aide aux victimes de violence (Ehrensaft, Moffittt et Caspi, 2004, p. 262). Cette catégorie de situations s'accompagne d'un niveau plus élevé de conduites contrôlantes (controlling abuse) que les situations de violence sans conséquences cliniques (nonclinical abuse) (Ehrensaft, Moffitt et Caspi, 2004, p. 263). Les données du panel longitudinal de Dunedin semblent donc indiquer que les hommes et les femmes à l'age de 26 ans sont semblablement susceptibles de s'adonner à des situations de violence dont la définition s'apparente à celle de «terrorisme conjugal». C'est également vrai à l'âge de 21 ans chez les participants au panel longitudinal de Dunedin, où les hommes et les femmes font montre d'indices composites semblables de victimisation et d'agression physique dans les situations définies comme «clinical abuse» (Moffitt, Caspi, Rutter et Silva, Sex Differences in Antisocial Behavior : Conduct Disorders, Delinquency and Violence in the Dunedin Longitudinal Study, 2001, p. 60).

    Maintenant que les données d'enquête paraissent infirmer l'hypothèse que le terrorisme conjugal est perpétré de manière presque exclusive par les hommes, on peut relever une certaine incohérence sémantique dans la terminologie proposée par Johnson. Les situations où les deux conjoints ont recours au terrorisme conjugal (c'est-à-dire qu'ils sont tous les deux contrôlants et violents) sont désignées dans la typologie de Johnson par l'expression «Mutual violent control». On peut se demander s'il ne serait pas préférable d'utiliser l'expression «Mutual intimate terrorism», puisque ces comportements ne sont pas spécifiques aux agresseurs de sexe masculins et que l'on retrouve les mêmes comportements chez les hommes et chez les femmes. Ou à l'inverse, on peut se demander pourquoi les situations de violence que Johnson appelle «Intimate terrorism» ne seraient pas mieux désignées par l'expression «Violent control». Déja, dans le cas où seules les conduites contrôlantes sont employées par un des conjoints, sans qu'il y ait de violence physique, Johnson désigne ces situation par l'appellation de «Non violent control».

    M. Johnson a modifié à deux occasions la terminologie proposée pour désigner les catégories de situations de violence conjugale. Suite aux résultats qui infirment l'hypothèse que les situations de violence désignées comme «Intimate terrorism» sont le fait presque exclusif des partenaires ou conjoints de sexe masculin, peut-être M. Johnson le fera-il à nouveau afin d'assurer une meilleure cohérence sémantique à la terminologie proposée pour désigner les divers types de situations de violence conjugale. D'autant plus que le mot «terroriste» a pris, depuis trois ans, une signification encore plus stigmatisante qu'auparavant.

    “Men are privileged relative to women. That’s not right. I'm going to do something about it, even if it’s only in my personal life.”

    That’s my favorite definition of feminism, and feminism is what women’s studies is about. Because the academic discipline of women’s studies is an outgrowth of twentieth century feminism, we’ll start this course with some stuff on feminism and the women’s movement. Then we’ll go on to spend most of the course on just a few of the ways that men are privileged relative to women. We’ll look at how and why women face more barriers to happiness and fulfillment than do men, and how we might go about helping our world to move in the direction of gender equity. <

    Michael Johnson
    Source: Women’s Studies 001.008: Introduction to Women’s Studies



  • How the Supreme Court of Canada Has Undermined Our Law and Our Democracy
    By Robert Martin, professor of law at the University of Western Ontario

    http://www.theinterim.com/2004/mar/22supreme.html


     
    Les fémi-sexistes ne travaillent PAS pour les femmes. Plus maintenant en tout cas.
    19 novembre 2006


    Bonjour Madame Lortie ( marie-claude.lortie@lapresse.ca ),
     
    Je viens de lire votre article ici:
    http://www.cyberpresse.ca/article/20061116/CPACTUEL/611160858/6083/CPACTUEL


    Pour la plupart, ces gens (les féministes) sont de bonne volonté... mais ils sont font MANIPULER par une élite... surtout composée d'hommes !

    Oui le droit de vote, le droit de divorcer ou le droit de signer des chèques, etc, étaient des droits pour lesquels il fallait se battre. Moi-même j'étais 110% féministe avant.

    Plus le temps passe... plus je me dis que le féminisme(version 2006) détruit surtout les femmes et les enfants !

    En 2006, les fémi-sexistes attaquent tout et surtout la famille !

    Ils (les fémi-sexistes femmes ET hommes) veulent un monde où il n'y a plus de différences entre les homme et les femmes et où la famille n'existe plus.

    Ils veulent masculiniser les femmes et féminiser les hommes.

    De plus, ils font tout pour "parker" les enfants dans des CPE, "parker" les grand-parents dans des "CPE pour vieux" et font tout pour inciter les 2 parents à travailler...

    Résultat ?

    Plus de vie de famille, tout l'monde en dehors de la maison... tout l'monde transformé en consommateur et en contribuable.
    Tout l'monde épuisé... et sur des anti-dépresseurs et chez le psy...

    Un monde digne de BRAVE NEW WORLD.
    Voir:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes



    Ceux qui sont responsables de ça... sont surtout des hommes RICHES ET INFLUENTS !

    Nous savons que la plupart de ceux qui adoptent, nourrissent et FINANCENT l'idéologie fémi-sexiste et anti-famille, sont des hommes...

    La lutte actuelle est une lutte du peuple CONTRE une TRES PETITE élite oligarchique (pseudo-capitaliste) qui contrôle le politique (Conseil des ministres), les finances (POWER CORPORATION), les médias(POWER CORPORATION -proprio de La Presse-, Radio Canada et QUÉBÉCOR) et les grandes universités (Réseau des universités du Québec et LAVAL).

    En tout cas... ce petit commentaire est un très petit résumé de mes conclusions... suite à des années intensives de recherches.

    ***

    Les femmes et hommes sont interdépendants... mais cette élite veut TOUS nous transformer en INDIVIDUS... et éliminer TOUTES les différences entre;

    -les hommes et les femmes
    -les homos et les hétéros
    -les cultures/langues et les nations

    Ils partent du principe qu'une différence est automatiquement égale à une discrimination...

    Au lieu d'encourager le RESPECT des différences, cette élite fait la lutte aux différences elle-même, car (je me répète) elle part du principe que toutes différences équivaut à une discrimination.

    Ils sont malades... mais puissants !

    Ils se basent surtout sur LA CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS ET LES JUGEMENTS DE LA COUR SUPREMASCISTE POUR FAIRE AVANCER LEUR AGENDA !

    Avant nous avions les dogmes cathos et les prêtres pour nous "tenir tranquille"

    Maintenant nous avons les "prêtres médiatiques" (i.e les "faiseux" d'opinions), les "prêtres juridiques" (i.e les juges!), les "prêtres de l'éducation" (i.e les idéologues et technocrates au Ministère de l'éducation) et les "prêtres psys" (i.e psychologues, psychiatres, etc) pour accomplir leur BRAVE NEW WORLD !

    ***

    Je ne demande à personne de me croire sur paroles...
    Et j'ai conscience que certaines personnes vont se dire que je "déraille"...
    Parfait ! C'est ce que je veux... mais au moins faites vos propres recherches... et garder un p'tit doute... 


    A vous les neuronnes et le coeur... mais faites vite... le temps presse...
    Nos élites accélèrent le pas... ils réalisent que les gens (le peuple) se réveillent de jour en jour....

    Nous pouvons gagner cette lutte... et se libérer de leur plan réellement diabolique !
     
    Sébastien Tremblay



    Montréal, 18 novembre 2006
     
    Bonjour Madame Kurtzman ( kurtzman.lyne@uqam.ca ),
     
    J'ai lu ici ( http://www.cyberpresse.ca/article/20061023/CPACTUEL/610230820/1015/CPACTUEL ) que vous pensiez que les hommes ne vivent pas de discriminations systémiques.
     
    «Nous pensons que les problèmes vécus par des hommes en tant qu'hommes ne sont pas le résultat d'une discrimination systémique mais plutôt le fait de situations individuelles».
     
    Moi je vous réponds qu'il n'y a rien de plus systémique qu'une loi.... et le Québec n'est pas exempt de lois/situations sexistes envers les hommes...
     
     
    ***
     

    Savez-vous ce que les hommes ET les femmes repondaient aux premières femmes (*surtout avant les années 70) qui osaient parler des discriminations et injustices qui les affectaient?

     

    Vos CAS sont peut-être réels et tristes, mais il ne FAUT PAS GÉNÉRALISER A TOUTE LA SOCIÉTÉ !

     

     

    Voici ce qu'une féministe américaine disait de ce processus:

    **********************************************************************

     

    "One of the most effective ways in which male dominated societies maintain this myth of the womens inferiority is by making each women feel that there problems are individual not societal"

     

    **********************************************************************

     

    Aussi incroyable que cela puisse paraitre, on pourrait changer "femme" par "homme" et cette analyse pourrait s'appliquer à la société Québécoise d'aujourd'hui;

     

     

    Bonne journée

     
    Sébastien Tremblay
     

    Une petite caste d'allégeance fémi-sexiste
     
    Par où commencer ?
    22 novembre 2006



    Partie I

    Après de nombreuses années de recherches, je suis maintenant certain que nous "luttons" surtout contre des hommes puissants et influents...

    Ils ne sont pas nombreux... mais ils font tout pour enrichir une petite caste d'allégeance fémi-sexiste (composée de femmes ET d'hommes). Voici un aperçu de cette caste;

    -Une très petite partie du patronat (Comment reconnaitre ces gens: Ils sont très riches, influents et surtout mondialistes)
    -Le Conseil des ministres ACTUEL (et la plupart des Conseils des ministres des 30 dernières années).
    -Leurs "tinamis" les avocats/notaires et autres professionnels ("prêtres psys" surtout) qui profitent ($$$) en masse de la situation;
    -Plusieurs personnes dans les médias... mais pas tous (surtout les nouveaux "prêtres médiatiques" i.e. les "faiseux" d'opinions)
    -Etc.

    C'est contre le corporatisme que nous luttons.

    J'ai étudié le fonctionnement de la politique, du Code des professions, des médias, des universités, du Barreau, etc

    Et je suis loin d'être le seul à le faire...

    CONCLUSIONS ?

    IL N'Y A AUCUNE JUSTICE/DÉMOCRATIE DANS LES LOIS ET DANS LE SYSTÈME LUI-MÊME...
    RIEN N'EST ADAPTÉ POUR LA PLUPART DES GENS ! TOUT OU PRESQUE EST MENSONGE ET "QUART DE VÉRITÉ"

    On évoque de plus en plus le fascisme... eh bien... le fascisme c'est lorsque le privé (le patronat + professionnels) et le gvt (presque tous les partis politiques + les syndicats) marchent main dans la main.... Un autre mot pour décrire ce système? Le corporatisme. Eh bien, ça commence à être évident pour de plus en plus de gens ! Ils se font la lutte qu'en surface... car sur "le fond"... ils continuent à appliquer leur agenda... qui ne profite qu'à une très petite minorité de personnes ! Beaucoup pensent profiter du système actuel... mais presque tous "tombent comme des mouches"... et ce, dans d'innombrables pièges;

    -Toxicomanie
    -Séparation/divorce houleux
    -Dépression/burnout
    -Dépendance au jeu
    -Endettement excessif
    -Dépendance au sexe
    -Dépendance aux émotions "fortes" (par exemple: passions amoureuses à répétition)
    -etc

    ***

    Nous parlons ici d'une caste ou oligarchie (de femmes ET d'hommes) qui porte allégeance au fémi-sexisme et qui détruit tout sur son passage !

    Ils veulent que les femmes et hommes "moyens" se fassent la guerre (au détriment de TOUS et surtout de nos enfants)... et cette caste profite de TOUTES les situations. Plus il y a de haine, plus il y a de castration des hommes, plus il y a d'la monoparentalité, plus il y a de femmes aliénées et en dépressions, plus il y a de toxicomanie, etc, PLUS CETTE CASTE EN PROFITE.

    Ces gens sont comme des parasites sociaux ou des VAUTOUR$ qui se "nourrissent" du malheur des autres... celui des hommes/pères et garçons, mais les femmes/mères et filles sont aussi de plus en plus affectées, mais pas de la même façon...

    ***

    Où en sommes nous rendus dans cette "lutte idéologique" ?

    Pour l'instant, les grands médias (surtout La Presse et Radio Canada) veulent nous faire croire que c'est L'HOMME LE PROBLÈME. Ils nous répètent que l'homme doit "s'adapter"... que les "stéréotypes masculins rétrogrades" sont la cause de tous nos problèmes...

    Ils ont fait la même chose avec les femmes depuis les années 70... avec les résultats déplorables que nous pouvons constater chez la centaine de milliers de femmes dépressives. Cette caste a inventé le concept du GIRL-POWER-AU-CORP-PARFAIT... qui incite fortement les femmes à imiter l'homme et ce, dans tous ces défauts et cela à pour conséquence "d'éloigner" la femme de l'homme, d'éloigner la femme de sa féminité intérieure (c'est rendu un tabou d'en parler !) et finalement cela les amènent par milliers;
    -À remplir les cabinets des thérapeute$ / avocat$ / etc,
    -À "nourrir" toute une industrie de la "mode"
    -À la surconsommation (pour combler le vide intérieur) !
    -Etc


    Les féministes luttent contre l'hypersexualisation (un symptôme et non pas une cause de l'aliénation des femmes et hommes)... et "oublient" que la solution passe par le RESPECT des véritables besoins ----très différents--- des hommes et des femmes...

    Si on part du principe que presque toutes les différences hommes-femmes sont issues de la culture... ON NE S'EN SORTIRA JAMAIS ! Est-ce que cela veut dire qu'il faut ramener les femmes "derrière les chaudrons" ? NON ! Il y a des dizaines de solutions modernes et ADAPTÉES aux besoins différents des femmes et hommes. Mais la caste fémi-sexiste n'en parlera JAMAIS ! Cette caste se "nourrit" du désarroi et de l'aliénation des femmes et des hommes.




    Partie II

    Les médias et les autres membres de cette caste veulent nous faire croire que tous nos problèmes tirent leurs origines en nous. Comme si les hommes/pères/garçons pouvaient "s'adapter" aux injustices et les femmes "s'adapter" aux processus aliénants...
    Il y a une petite partie de vérité la-dedans... mais je dis toujours que qq'un qui dit une partie de la vérité est 100% un menteur ! 

    On aura beau donner tous les services du monde aux hommes "pognés" dans la "Machine à broyer les hommes" (
    http://garscontent.com/Machine/Machine.htm )... parler des garçons castrés à l'école... lutter contre l'hypersexualisation ou encore appliquer entièrement le Rapport Rondeau (vous pouvez lire ce rapport en cliquant dessus)... RIEN NE CHANGERA VRAIMENT !
    Tant que nous allons IGNORER la SOURCE de la plupart de ces souffrances/injustices... les seuls qui vont profiter de ces "services adaptés" et de ces "luttes aux stéréotypes"... c'est d'autres professionnels... comme par exemple des psys, des T-S, etc

    C'est ce qu'on appelle mettre un "Band Aid" sur une plaie géante... 

    Mais c'est un TRES bon début... au moins la société commence à regarder de "notre" côté... et ça c'est grâce à TOUS NOS EFFORTS ! Bravo !

    Alors que faut-il faire dans les prochains mois/années?

    DÉNONCER LA SITUATION PARTOUT ET PRENDRE CONSCIENCE QUE LA LUTTE N'EST PAS ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES, MAIS ENTRE LA MAJORITÉ DES GENS (HOMMES et FEMMES) CONTRE UNE PETITE CASTE PSEUDO-ÉLITIQUE !

    ***

    Comment être éfficace dans cette "lutte" ?

    -Arrêter d'écouter les "zexperts" et de les croire !
    -Étudier les lois injustes et processus aliénants.
    -Réfléchir le plus possible sur le fonctionnement du système avec un "oeil nouveau".
    -Lire des tonnes de recherches et devenir MEILLEUR QUE LES PSEUDOS-EXPERTS VENDUS À L'IDÉOLOGIE FÉMI-SEXISTE... idéologie ALIÉNANTE POUR PRESQUE TOUT LE MONDE.

    Il ne faut surtout pas avoir peur de parler partout et de mettre de la "lumière" sur ces "PROFITEURS des souffrances humaines"...

    ***

    La bonne nouvelle ?

    ILS NE SONT PAS SI NOMBREUX À PROFITER DU SYSTÈME ACTUEL... (et ceux qui ont changé ces lois ---nos avocats qui nous servent de politiciens--- sont encore moins nombreux !)

    Si nous nous "attaquons" aux lois/processus aliénants... on aura plus autant de suicides/tentatives de suicide, on aura moins de dépressions/burnouts, on aura beaucoup moins de souffrance en général et on aura moins besoins de psys et de ligne 1-800 pour les hommes/femmes en détresse...

    Tout le système est bâti pour répandre l'antagonisation entre les hommes et les femmes...

    Tout le système est bâti pour pousser les gens vers le désarroi...

    Tout le système est bâti pour "écraser" les p'tits garçons et les p'tits filles...


    Autres bonnes nouvelles ?

    Il y a des tonnes de recherches (accessibles sur internet) concernant les injustices et processus aliénants qui frappent les femmes/mères/hommes/pères et les enfants en général... et les solutions sont TRES FACILES À APPLIQUER.

    Par exemple;

    1) Il faut réformer la loi sur le divorce et instaurer la PRÉSOMPTION DE LA GARDE PARTAGÉE après un divorce (cela va beaucoup aider à déjudiciariser les divorces).
    2) Il faut faire la même chose avec le Code civil qui "s'occupe" des séparations des conjoints de faits.
    3) Il faut forcer les tribunaux à appliquer les articles 131 et 132 du CODE CRIMINEL ---» lorsqu'une femme (la majorité des cas) fait une fausse accusation... on DOIT APPLIQUER LA LOI (i.e. passible de 2 à 14 ans de prison)
    4) Il faut reformer les protocoles sexistes d'interventions en matière de violence conjugale et d'abus sexuel (ÇA PRESSE... car beaucoup trop d'hommes sont victimes de ça et souvent ils se suicident !)
    5) Il faut reformer les 2 lois sur les pensions alimentaires.
    6) Il faut des classes non-mixtes avec plus de profs masculins pour les garçons et des profs féminins pour les filles et ce, surtout au secondaire (c'est non-négociable... et laissons chialer les dogmatiques !) . Une idéologue féministe connue (Madame Pierrette Bouchard, anciennement de la chaire féministe de l'université Laval) a dit que les classes mixtes était le plus grand acquis du féminisme (sic)... pourquoi pensez-vous ?
    7) DONNER PLUS DE CHOIX AUX PARENTS en donnant l'argent des CPE et centres pour personnes agées aux familles (i.e. environ 30 000$ annuel NET D'IMPÔT pour CHAQUE ENFANT/personne agée !)
    8 ) Fractionner le revenu de la personne qui travail (contre un salaire) pour en donner la moité au parent qui travail à la maison. Cela va affecter positivement la rente (RRQ) de la personne qui ne travail pas contre rémunération pour s'occuper d'enfants/personnes agées.
    9) TOUT FAIRE pour inciter les gens à adopter le télé-travail. La technologie nous donne la possibilité de garder une grande partie des travailleurs (femmes ET hommes) à la maison. N'oublions pas que le metro-boulot-dodo est un concept récent dans l'histoire et qu'avant l'industrialisation (la vie et le travail tournaient autour de la famille ). Résultat ? Beaucoup moins de pollution, moins besoins de moyens de transports, beaucoup plus de temps disponible pour tout l'monde, moins d'épuisement et de stress, etc

    Mais tous ceux qui nous dirigent au Québec actuellement (la droite comme la gauche sont CONTRE ces mesures et idées) ! PRESQUE TOUS !
    PRESQUE TOUT EST QUESTION DE "GROS SOUS" POUR CETTE CASTE !



    Partie III

    CONNAITRE NOS "ADVERSAIRES" IDÉOLOGIQUES:

    - LES MÉDIAS ---» Surtout POWER CORPORATION (proprio de La Presse, du Nouvelliste, etc) et Radio Canada/Télé-Québec...
    - Les "tinamis" de POWER CORPORATION AU POUVOIR ---» i.e. CONSEIL DES MINISTRES. Ils font tout pour ne pas parler de ces lois/processus injustes et aliénants. VRAIMENT TOUT !!!
    - Les universités (surtout qq départements) misandres, anti-famille et aliénants pour les ainés, femmes et enfants.
    - Le Ministère de l'injustice, le Barreau et la Chambre des notaires
    - Certaines corporations professionnelles (T-S, PSYS, ETC).
    - Les idéologues des syndicats qui attaquent les fondements de la famille, incitent TOUS les hommes/femmes à travailler en tout temps, poussent nos enfants dans des CPE (100% inspirés par l'idéologie communiste) et "parkent" nos ainés dans des "CPE pour vieux"
    - Les idéologues du patronat --- qui font exactement la même chose que les idéologues syndicaux mais en invoquant d'autres arguments ---» "car le Québec va vivre une des plus grande pénurie d'emplois jamais connue dans l'histoire"... alors incitons tout l'monde à travailler....
    - Etc

    Seules quelques personnes sont en HAUT de ces structures de pouvoirs... qui nous écrasent TOUS littéralement ! La plupart des professionnels/fonctionnaires/etc n'ont pas une pleine conscience de tout le mal qu'ils font !

    Nous devons donc fortement inciter (sans être haineux) les dirigeants et idéologues de cette caste à parler de ces sujets et surtout des vraies solutions. Ce ne sera pas facile... car des milliard$ de dollar$ sont en jeu...

    MAIS NOUS SOMMES CAPABLES ! 

    Une petite citation que j'aime bien:

    "Ne doute jamais qu'un groupe d'individus réfléchis, engagés peut changer le monde. En fait, c'est la seule chose qui l'ait jamais fait."
    -Margaret Mead (1901-1978)

    -FIN-



    Un texte de réflexion sur les accomodements raisonnables