L E S M A N T E S R
E L I G I E U S E S
Elles ont de 25 à 40 ans
Elles disent qu'elles vous aiment,
qu'elles veulent un enfant de vous...
SAUVEZ-VOUS!
...pendant qu'il en est encore temps!
Par Antoine Barbour
L'amateur de fromage
(l'amour mène à la folie)
Claude était un peu con. Jeune, il souriait aux fleurs et aux
filles.
Béatement. Celles-ci l'ignoraient, celles-là se fanaient.
Il était un
peu petit, avait des boutons, était habillé croche. Rien
pour faire
bander une fille. A vingt ans, il entrepris de faire de la musculation
au centre sportif de l'Université de Montréal. Il avait
eu
l'intelligence de remarquer que les filles qui se tenaient au
Café-Campus préféraient la viande à
l'intelligence.
Le Campus et ses alentours avaient de quoi l'inspirer. La tour
principale, qui abritait le département d'informatique, avait
des
allures phalliques (on l'appelle encore le Phallus) et la
cafétéria
étudiante (gastro-entérites garanties) était
située près de la Tour des
vierges, la résidence universitaire réservée aux
filles. Que d'orgasmes
étouffés dans ces petites chambres où
l'écho des cris illicites se
perdait dans les corridors de béton-ton-ton. Ah! les vestales de
sexologie, les caryatides de médecine dentaire, les falbalas de
littérature...
Claude devint super-Claude. Les muscles, ça pogne autant, quand
on est
jeune, que le fric quand on vieillit. Un jour, en revenant du
Café-Campus -c'était ce mémorable soir où
deux couples stones avaient
baisé sur la piste de danse, métamorphosée pour un
instant en piste de
décollage- un jour, donc, il rencontra l'amour. Enfin, faut le
préciser, l'amour le rencontra. A quelque part, à l'autre
bout du bar,
une rousse incendiaire l'avait identifié, reconnu, pressenti,
voulu,
approché puis envoûté, amené,
caressé, sucé et rassasié.
Son compte était bon.
Deux ans plus tard, deux gosses s'étaient ajoutés
à celles que
contenaient ses pantalons. Deux garçons gloutons qui faisaient
monter
les factures d'épicerie en flèche.
Un jour qu'il transportait la commande du Club Price vers la voiture
familiale, il remarqua que Lucie, puisqu'il faut l'appeler par son nom,
était écartelée sur la banquette arrière de
la voiture, non sans avoir
un amant qui s'activait entre ses jambes. Elle avait heureusement pris
la précaution d'installer discrètement les enfants sur la
banquette
avant. Les mères pensent toujours à leurs enfants.
(Je vous assure que c’est une histoire vraie).
Claude brisa les quelques oeufs qu'il transportait. Un autre
que lui aurait plutôt brandi les 12 couteaux à steak qu'il
venait
d'acheter, à prix dérisoire, il faut le dire.
C'était sa dernière
visite au Club Price. Il fréquente aujourd’hui le Club
Précieux où
Germaine, la danseuse, lui prodigue quelques câlins, entre deux
thérapies. Faut dire que Claude est maintenant très
dérangé. Surtout
depuis « la fois » où en arrivant à la maison
plus tôt que prévu, il
avait trouvé Lucie au lit, avec deux grands adolescents. Il
avait
consulté un psy (chiatre, je crois), qui lui avait donné
des pilules,
pour le tirer d'une dépression nerveuse dont il n’avait pas
trouvé la
source. Un autre psy (chologue, je crois) lui avait recommandé
de crier
très fort chaque fois qu'il en avait envie. Une fois, la police
est
venue. Il criait vraiment trop fort. Cette fois, sa femme (oui, ils
étaient mariés) baisait avec son propre frère. Ils
ont changé sa sorte
de pilules. Puis, ils lui en ont donné une autre sorte, pour
contrer
les effets secondaires de la première. Il s'aperçut
ensuite qu'un peu
d'alcool pouvait atténuer sa peine. Le mélange avec les
pilules s'avéra
désastreux. Pauvre Claude. Il ressembla bientôt à
une photo passeport
de Plume Latraverse. Sa femme le quitta avec ses enfants. Il
déprima
davantage, perdit son emploi et se retrouva bientôt en
institution
spécialisée.
Mais, fort heureusement, il y avait le Club Précieux de l'autre
côté de la rue et il y avait Germaine, si gentille:
-"Bonjour, Germaine! Je vous ai apporté des bonbons..."
Mais hélas Germaine, la vilaine, ne veux rien savoir. Elle
attend son ami Léon.
Plus tard, Claude est sorti avec une journaliste scientifique
qui aimait bien les enfants. Malheureusement, il disposait d'un organe
sexuel de taille normale (six pouces) et sa nouvelle flamme ne
réagissait "totalement" qu'aux organes de 7 pouces et demi ou
plus. De
façon très rationnelle, elle lui avait expliqué
que la profondeur
moyenne des vagins était de sept pouces, que la longueur moyenne
des
pénis était de six pouces. Il en avait conclu qu'avec 16
millions
d'habitants, New-York comptait environ 200 km de vagins insatisfaits.
C'était trop pour lui. Et pas assez pour elle. Elle s'en fut
à la quête
d'un nouveau Graal, le laissant penaud avec ses deux gosses à
temps
partiels.
Il retomba dans les pilules, devint gros et entra à l'abbaye
de Saint-Benoit-du-Lac où il fait aujourd'hui le meilleur
fromage au
monde ("Il me rappelle l'odeur de Lucie", dit-il). Je ne lui ai pas
demandé sa recette.
Il prend toujours des pilules, mais c'est maintenant juste
pour le "high". Cette fois-ci, je lui ai demandé sa recette:
Imovan (un
somnifère) le soir, café expresso double-dose le matin.
Des prières
toute la journée. Pas de cul. Donc pas de femme.
Le bonheur, mon ami, le bonheur. La vie est une fleur...
Fou, ce moine.
Antoine Barbour
La voix lactée!
par Antoine Barbour
2 juillet 2002
Si un autre
mammifère que l'homme détenait cette capacité
à moduler des sons...
Le bar était plein à craquer.
Beef prit place près de la scène et commanda un verre. Un
double.
Allongée sur une couverture de laine, la splendide Linda, une
Holstein
de 350 livres (quelle minceur!), exhibait ses atours génitaux
béants.
Elle avait déjà laissé tomber son soutien-pies et
tous les regards
étaient tournés vers ses énormes mamelles,
probablement gonflées au
silicone.
Il allait oublier Clarabelle, ce soir. Il avait un faible
pour les vaches rousses comme elle, mais le spectacle de cette noire
aux courbes exquises l'excitait au plus haut point. Clarabelle pourrait
attendre un peu. De toute façon, peu importe ce qu'il faisait,
elle
trouvait toujours à meugler. Jamais contente, la vache.
Il ne fréquentait pas assidûment ces endroits de
perdition,
mais il y était ce soir avec Beunoît, son comparse de
fieldball. Pour
garder la forme, ils se retrouvaient dans un champ tous les mercredis
pour pousser une balle vers des buts, tout en broutant un peu au
passage. Après, ils allaient aux danseuses. Clarabelle n'aimait
pas, du
tout. "Et s'il sautait la clôture? Il y a tant de vaches qui
ne pensent qu'à vous chiper votre taureau", pensait-elle.
"Je me demande s'ils ont des homburgers, ici", lança
Beunoît.
"Je
ne sais si j'ai le temps, mon vieux. Il y a Clarabelle... Et puis je
dois sortir le chien. Sans sa petite marche, il a tendance à
faire ses
besoins dans le foin du salon", rumina Beef. "Et puis, merde!
...Allons-y pour deux homburgers".
Depuis que la maladie de la femme folle avait frappé les
cheptels
européens, l'industrie du homburger était en perte de
vitesse. Même la
chaîne ManDonald voyait ses ventes péricliter. Le plat
homméricain par
excellence conservait toutefois ses adeptes au Bar Amazone.
"Maudite température", lança Beef. "On
commenche à avoir hâte de voir le sholeil",
fit-il en levant son verre de lait au butterscotch. Le liquide blond
commençait à faire effet. La clarté de son
expression en souffrait.
"Ouaille", répondit Beunoît.
Beef se
leva et se dirigea vers les W.C. en titubant légèrement.
Il renversa au
passage un plat de maïs qui tomba avec fracas. Le gérant de
l'établissement lui décocha un regard bovin, puis fut
distrait par la
sonnerie de son cellulaire: sa vache l'appelait, le souper serait
bientôt prêt, un gigot de veau d'humain l'attendait. Rien
à branler de
ce bouseux qui se traîne les pattes aux gogues, comme si la
station
debout lui était inconnue!
Lorsque Beef revint, deux plats abondamment garnis de
salade jonchaient la table basse où Beunoît s'était
allongé, les yeux
rivés au spectacle d'un couple de vaches lesbiennes qui
faisaient mine
de se lécher les zones génitales, ou le faisaient-elles
réellement? De
toute manière, comme la bouffe était arrivée, on
s'en balançait.
Bien que leurs ancêtres aient été totalement
végétariens,
Beef et Beunoît se délectaient de cette chair tendre et
épicée à
souhait qui venait de grands élevages d'Alberta. Depuis des
siècles,
l'homme avait été domestiqué et des souches riches
en viande avaient
été sélectionnées au fil de moult foires
agricoles. C'était un animal
assez docile qui avait un grand sens de la famille. Il fallait voir
avec quelle difficulté on devait arracher les veaux à
leurs femelles
pour comprendre que ces humains étaient presque bovins. S'ils
avaient
pu développer un langage, qui sait s'ils auraient pu
créer une
civilisation à leur image, comme les boeufs?
"Ma petite génisse, Bovrila, a décidé de
devenir végétarienne", dit soudain Beunoît en
levant la patte: c'était le signe pour commander une autre
tournée.
"Drôle d'idée", répondit Beef. "On se
demande ce qu'ils leur mettent dans la tête à
l'école..."
"Ben...
L'autre jour, elle est allée visiter un abattoir dans l'est de
la
ville, avec toute la classe. De voir toutes ces carcasses d'homme
accrochées dans des réfrigérateurs, ça lui
a donné la chair de poule", continua Beunoît.
"Tu
sais, chaque fois que tu te brosses les dents, tu tues des milliers de
microbes. Quand tu marches, tu écrases plein de fourmis...",
argua Beef. "On ne peut pas arrêter de vivre pour chaque
bestiole qu'on dérange".
"Mais
c'est pas pareil. As-tu déjà regardé un homme
droit dans les yeux? On
dirait qu'ils ont une âme... Est-ce que tu crois en BEU, Beef?",
demanda soudain le papa de Bovrila.
"Bien
sûr, je veux dire je crois en une force supérieure. Je ne
pense pas à
un taureau avec une barbe blanche qui flotte sur un nuage. Ça,
c'est un
cliché quétaine charrié par l'Église
lactique. Je veux dire, qu'il y a
quelque chose, une espèce de destin logique présent dans
tout ce qu'on
voit, mais j'arrive pas à le définir..." dit Beef.
"Bien
c'est ce que Bovrila dit. Il y a un peu de BEU dans tout ce qui est
vivant, et on a pas le droit de tuer ce que BEU crée. Je pense
que je
comprends ce qu'elle veut dire", continua Benoît.
"C'est
des niaiseries, tout ça. BEU nous a donné les hommes pour
qu'on puisse
se nourrir avec, c'est tout. Imagine que ça pourrait être
le contraire,
si ces macaques pouvaient lire et écrire. Si ça se
trouve, ce sont eux
qui nous élèveraient en pacages et qui nous
dévoreraient dans des
petits pains", dit Beef en riant.
Benoît éclata de rire : "Tu en as de l'imagination. Tu
devrais écrire des histoires!"
"On
a assez de problèmes sans s'emmerder avec des histoires de
bonnes
vaches. Moi, j'en ai marre de labourer pour une pitance. Faut qu'on
fasse la piasse, Benoît. Je suis tanné de l'hiver. Je veux
vivre là où
l'herbe est toujours verte".
Beef était encore parti.
Quand il buvait, il se mettait à trouver que sa vie ne menait
nulle
part. Comme toute vie, sa vie ne menait nulle part, effectivement. Mais
quel est donc le sens de cette agitation? On travaille, on souffre,
puis après on crève. Ça ne peut pas se
résumer à ça. À quoi rime ce
cirque?
"Encore les grandes questions", se moqua Benoît.
"...Pourquoi vis-je, ...Où vais-je? ...Étagère?
...Le problème avec
toi, c'est que tu ne peux pas te contenter de brouter ton hectare de
gazon", continua-t-il.
"Il faut profiter de la vie,
mon vieux. Parce qu'après la vie, on ne sait pas ce qu'il y a.
Peut-être rien. Peut-être qu'on va dans un paradis
où toutes les vaches
sont à poil et où la bière est gratis, mais
ça, personne n'est revenu
pour en parler", acheva Benoît, en regardant la
pétulante Olga, qui
avait laissé tomber ses soutiens-pies, laissant voir de
gigantesques
mamelles. "Il faut prendre le temps de rouffier, aussi".
"Rouffier",
en langage ruminant, c'était satisfaire ses instincts
reproducteurs en
introduisant l'organe sexuel mâle dans l'appareil génital
femelle.
Le silence régna pendant quelques minutes, le temps de savourer
le repas.
"Tiens, je sais ce qu'il te faut", lança Benoìt. "Allons
jouer aux cartes avec Oxo, Bovril et Mulroney. Une bonne partie,
ça va te changer les idées".
"Je sais pas", dit Beef. "Clarabelle va
téléphoner. Elle est allée se faire tailler les
ongles. Elle va râler si je suis pas là".
Se faire tailler les ongles. Depuis que la station debout était
la
norme, tous les bovinés se faisaient régulièrement
séparer les
phalanges avant, qui s'agglutinaient en sabot si on ne les taillait
pas, rendant impossible la préhension et le toucher.
"Laisse-là aller. Vous n'êtes pas mariés. Tu
pourras toujours la rouffier plus tard, quand tu seras marié",
continua Beunoît.
Le mariage était ce contrat saugrenu par lequel un taureau
s'engageait
à ne rouffier qu'avec une génisse, à défaut
de quoi des sommes
importantes étaient prélevées sur son salaire.
"Ouais", fit Beef. "On est pas mariés... C'est
où la partie?"
"C'est chez Oxo Broth, en allant vers Holiette", dit
Benoît.
"Bon, allons-y", fit Beef, en lançant des dollars sur la
table. Il enfila son veston en cuir de femme.
Le butterscotch coulait à flot entre les cinq joyeux lurons.
Beef
n'avait pas eu une aussi bonne main depuis longtemps. Le poker lui
avait toujours semblé être l'activité de choix
entre copains, à
condition de ne miser que de faibles sommes.
L'ébriété aidant, ça
meuglait ferme dans le petit salon où Oxo avait placé une
table et
quelques bancs de foin.
Au bout de quelques heures, la fatigue aidant, le groupe
décida de se scinder et d'affronter les risques de la conduite
en état
d'ébriété. Beef se rendit chez lui tant bien que
mal et s'effondra sur
le divan du salon.
Il fut réveillé le lendemain par des échos
lancinants dans
sa tête: on frappait violemment à la porte. Un gros beu
à képi était
là, avec deux de ses semblables dans l'embrasure de la porte.
"Monsieur Beef Berger?", demanda le con stable.
"Euh, oui...", répondit Beef.
"Vous êtes en état d'arrestation. Veuillez nous suivre
s'il vous plaît...", dit le policier.
"Arrêté? Mais pourquoi?", demanda Beef.
"Fais pas le smatte, le thon. On t'a dit de nous suivre...", eut-il
pour toute réponse. Tout ça était sûrement
une erreur.
"Bon, o.k. Puis-je appeler un avocat?", dit-il.
"T'appelleras au poste", fit le beu.
"Tout ça est une erreur" dit-il.
Cette phrase, Beef se la répéta des milliers de fois.
D'abord quand on lui lut le chef d'accusation. Une génisse
l'avait
formellement identifié, sur des photographies de suspects, comme
étant
celui qui avait essayé, la veille, de satisfaire son instinct de
reproduction en introduisant, contre sa volonté, son organe
génital
dans le sien, dans un bar, à Holiette. Bref, de l'avoir
rouffiée sans
son consentement explicite.
Ensuite devant la juge. Beef avait ses quatre copains pour
témoigner fermement qu'il était avec eux, à jouer
aux cartes, à l'heure
où la victime prétendait avoir été
agressée. Mais en cour, la parole
d'une vache valait plus que la parole de quatre boeufs.
L'égalité des
sexes n'était pas un concept acquis dans cette civilisation
bovine.
Ensuite en prison. "Tout ça est une erreur" se dit
Beef. Il fit appel: on lui refusa un nouveau procès. Le
ministère
public ne voulait pas perdre la face. Il croupit en prison pendant des
années.
Il fallut que la fidèle Clarabelle rassemble des
évidences
et convoque la presse pour que l'injustice éclate au grand jour.
La
victime elle-même avait affirmé publiquement qu'elle avait
vu le sosie
du condamné dans un dépanneur quelques mois plus tard.
Elle avait aussi
été interrogée dans une émission de
télé et avait affirmé qu'à son
sens, on avait emprisonné le mauvais beu. Beef continua
néanmoins de
piétiner en prison jusqu'à ce que l'évidence de
l'erreur judiciaire,
mise en relief par Clarabelle, ne commence à miner la
crédibilité même
de la justice.
En tout, c'est dix ans de la vie de Beef qui furent
sacrifiés sur l'hôtel de la justice. Dix ans à
bouffer de la femme
enragée, dix ans à arpenter sa cellule en priant BEU, dix
ans à maudire
un système où les boeufs ont toujours tort, dix ans
à espérer brouter
une herbe verte, de l'autre côté de la clôture.
Puis un jour, le journal La Bovinité titra à la une: "Libre
après dix ans d'erreur judiciaire: le drame d'un boeuf
injustement condamné d'avoir rouffié".
Il pouvait enfin retrouver Clarabelle et ses potes. Le butterscotch
allait couler à flot.
Un journaliste lui demanda ce qu'il comptait faire maintenant qu'il
avait été lavé de tout soupçon.
"Eh bien, je pense que j'ai bien envie d'aller voir les danseuses et
de rouffier!", répondit-il, après avoir
sérieusement ruminé la question.
Des bonhommes de sable
par Antoine Barbour
1 juin 2002
On ferme les yeux. On pivote d'un
tour sur soi-même. En ouvrant les yeux, on observe le
résultat d'une
révolution: l'absence totale de changement.
Ahmed
releva les bords de sa djellaba. Les congères, en cette saison,
étaient
plutôt sales et il ne voulait pas arriver taché à
la mosquée où
l'attendait Marthe, voilée de bleu.
"Bahdnej de marde", vociféra Ahmed. Qui aurait cru qu'un jour
la langue des bédoins aurait adapté des termes propres
à l'hiver
canadien? Depuis que l'arabe avait été promulgué
langue nationale, des
milliers d'expression issues de la vieille culture
québécoise avaient
trouvé leur voix dans la langue de Mahomet: les giboulées
étaient
devenues djibouleh, les blizzards, des bli-zaahr, les bancs de neige,
des bahdnej.
Ahmed se mariait dans une ancienne église catholique
adaptée aux rites musulmans. La Basilique Notre-Dame
était devenue la
Mosquée Ramadan. Cette journée qui débutait
l'unirait à Marthe, une
descendante des anciens habitants de cette contrée, ceux que son
père
qualifiait d'infidèles.
Nul n'est besoin de préciser que celui-ci désapprouvait
cette union. "Les gènes sont pourris", lui avait-il dit, en se
remémorant, sans doute, l'époque féminaziste et
les luttes sanglantes
menées pour redonner leur dignité aux hommes.
Ahmed était historien. Il n'était pas dupe des
tragédies
engendrées par l'Holocauste du 21e siècle, qui avait
amené la
destruction de centaines de milliers de vies d'hommes entre les mains
d'un pouvoir judiciaire sexiste. Il était pourtant inquiet.
Tout ça avait commencé à l'aube du
troisième millénaire.
Dès l'an 1999, le taux de suicide des hommes, dans la
région de
Montréal s'élevait à 78 morts par 10 000 hommes.
En l'an 2010, ce même
taux s'élevait à 100 décès par 10 000
hommes, au Québec. Peu à peu, sur
une période d'un demi-siècle, environ la moitié
des hommes québécois
avaient donc décidé de s'enlever la vie. Ceux qui
restaient refusaient
de procréer.
C'est que les plus jeunes avaient observé l'expérience de
leurs aînés, dépossédés de leurs
biens et de leurs enfants par des lois
punitives mises en place par les féminazistes, présentes
à tous les
échelons du pouvoir. La plupart s'étaient fait
vasectomiser, d'abord
légalement, puis sur le marché noir, quand cette pratique
fut
interdite, de peur qu'à la moindre baise ils mettent enceinte
une de
ces femmes qui les poursuivraient, test d'ADN en main, pour les
assujettir à tout jamais à une dictature
économique encouragée par les
institutions en place.
Ce phénomène social n'était pas unique au
Québec:
l'ensemble de l'Amérique du Nord tel qu'on le connaissait en
l'an 2000
avait subi une mutation profonde.
Dazibao inc.
par Antoine Barbour
20 juillet 2002
Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par
l'homme. Le communisme, c'est exactement le contraire.
Greg Romero avait horreur des petits cirques.
Non pas qu'il
n'était
pas sensible aux différences culturelles, mais il trouvait que
cette
fois, la multinationale pour laquelle il travaillait allait trop loin.
Les petits cirques, c'était les gouvernements nationaux de la
plupart des pays.
Le grand cirque, c'était le gouvernement américain.
C'était là les
termes méprisants utilisés chez les trans comme Greg pour
qualifier les
administrations régionales, ce qu'on appelait autrefois les
nations.
Le mouvement avait été initié au tout début
du 2e
millénaire, sous l'égide de la World Trade Organisation
(WTO). Les
grandes sociétés implantées dans différents
pays, les multinationales,
avaient réussi à dicter les règles d'un jeu
économique global qu'elles
dirigeaient désormais, au mépris des politiciens
nationaux qui avaient
autrefois coutume de vouloir les plier à leurs petits diktats de
potentats élus. Aujourd'hui, on mettait des clowns en place dans
la
plupart des petits cirques. Les clowns étaient ceux qu'on
"élisait",
bien que le taux de participation à ce reliquat de
démocratie
n'excédait jamais 5%.
Les clowns avaient besoin d'argent pour être élus et jouir
de quelques privilèges intéressants. Comme les citoyens
ordinaires
étaient de plus en plus démunis, il ne restait plus que
les
multinationales (les multis) pour avancer des fonds afin que les clowns
organisent leurs élections. Ils devaient ensuite, bien
sûr, exercer un
pouvoir politique de façade et ne pas nuire à leurs
intérêts.
Les clowns étaient habituellement des désoeuvrés
qui
n'avaient rien à perdre, ou alors des ex-employés des
multis. Celles-ci
faisaient en réalité la pluie et le beau temps.
Greg savait donc que le ministre colombien du travail
accepterait de maintenir le salaire minimum local à 20 pesos de
l'heure. Il le savait, parce que la résidence secondaire qu'il
allait
demain lui offrir aux Bahamas, au nom de sa multi, avait autant de
chambres qu'il avait de maîtresses.
La démocratie n'était plus qu'un grand jeu pervers. Les
gens ne votaient plus. Dans tous les pays, une économie de troc
se
développait, un peu comme au moyen âge, pour
échapper à un contrôle
opprimant des fonctionnaires locaux et aux prix exorbitants des
monopoles commerciaux des multis.
Le ciment, par exemple, n'était plus que l'apanage de trois
sociétés mondiales: Holder Bank contrôlait le tiers
du marché, à partir
de Zurich; Lafarge, basée à Paris, dominait un autre
tiers; Italcementi
contrôlait le dernier tiers du marché mondial. Il n'y
avait pas
vraiment de monopole, mais les présidents de ces trois
entreprises se
rencontraient parfois, à Genève, pour parler ...de la
pluie et du beau
temps, sans doute. Le ciment, qui coûte 20$ la tonne à
produire, se
vendait environ 120$ la tonne ...universellement!
De la même façon, le pétrole, les métaux,
l'or, le papier,
l'énergie, les médias, les automobiles, et cetera,
n'étaient plus le
fait que de trois ou quatre sociétés mondiales dans
chaque domaine.
Pour chaque produit, les prix se rapprochaient remarquablement les uns
des autres, ce que les juristes de la concurrence commerciale
appellaient le parallélisme conscient.
Le pays qui ne suivait pas le bal dicté par le WTO se voyait
boycotté, refusé tout crédit, mis au ban du
commerce mondial...
La démocratie était devenue un véritable cirque
aux yeux du grand
public. On en avait marre de voter pour des escrocs. Et on ne votait
plus.
Même Greg était écoeuré.
Il était pourtant de
la caste des transnationaux. Les trans, comme on disait, n'avaient pas
besoin de passeports. La carte d'identité de Sony, de Daimler ou
de
Neslé passait toutes les frontières. Les multis avaient
établi un
protocole international de reconnaissance mutuelle qui consacrait
l'immunité diplomatique de leurs employés. Plus
b esoin de
passeport
quand votre employeur s'appelle Dupont de Neymour.
Greg savait que des millions d'ouvriers colombiens seraient
condamnés à une relative misère parce qu'un gros
macho se faisait
pomper le noeud sur une plage. La mère de Greg était
colombienne; elle
avait un jour fui la corruption politique pour épouser un
écrivain
canadien un peu fou.
Et pourtant, demain, il serrerait la main du ministre
colombien, il prendrait le lunch avec lui, et il lui tendrait une
modeste clé, en lui confiant de vive voix l'adresse du nouveau
bordel
personnel qui l'attendait. Dans douze heures, il serait attablé
avec
une crapule.
...
Octavio Gutierrez exultait. La ceviche
était d'un goût exquis, le restaurant était
splendide, son hôte était
un trans, à l'emploi d'une multi et la nouvelle qu'il venait
d'apprendre le ravissait d'aise. Il prit la clé en toisant le
serveur
et la laissa tomber dans sa poche.
" C'est dans la poche ", certifia-t-il à Greg, qui quitta
quelques secondes plus tard.
...
Le lendemain matin, des milliers de Colombiens purent lire sur les
portes du Palais présidentiel " Gutierrez est un maricon y un
traitor "
(Guttierrez est un enculé et un traître).
...
L'unité 22 de Dupont, autrefois appelée
SpiesHecker, fabriquait des peintures en aérosol de
qualité pour
l'industrie automobile. C'était l'une des divisions qui
étaient sous la
responsabilité de Greg.
" J'ai souvent rêvé d'être peintre ", se
remémora-t-il, au
lendemain de son audacieux dazibao sur les portes du palais
présidentiel. C'était bien lui qui, d'écoeurement,
avait profané
l'édifice public. Il prit une boîte de bombes en
aérosol qu'il
réservait au marché noir.
Depuis quelques temps, un vent de révolte soufflait à
travers le monde. À l'indécente publicité qui
vantait les mérites de
produits merdiques, les consommateurs répliquaient en profanant
les
affiches, en inondant de réponses hostiles les émetteurs
d'annonces
électroniques, en apposant des collants du genre " n'achetez pas
ceci
". Un marché noir de peintures à grafitti, de collants
hostiles, de
bombes puantes, de listes noires de produits était né,
bien qu'une
répression terrible frappait ceux qui osaient s'exprimer de la
sorte.
Greg Romero savait que l'impuissance des masses populaires
appelait une révolte larvée, de plus en plus
viscérale, qui mènerait
probablement à une organisation internationale puissante,
peut-être
même un gouvernement mondial.
Cette dernière perspective constituait la hantise la plus
terrifiante des trans, qui avaient réussi à faire
éclater
l'Organisation des Nations Unies, en 2020, en demandant au grand cirque
(les États-Unis) de retarder ses paiements de subsides. La
dernière
chose qu'on voulait, c'est que les gens dépassent leurs
frontières et
décident de s'organiser. Les trans préféraient
organiser les gens
plutôt que de se faire organiser!
Même Internet, le réseau de communication global, au
début
terriblement libre, avait fini par être l'objet de
réglements stricts
qui prescrivaient toutes sortes de limites et de taxes qui auraient
fait frémir d'horreur ses précurseurs.
Greg avait décidé de créer une entreprise dont la
finalité
serait de fournir aux gens ordinaires des outils pour s'exprimer. Une
nouvelle compagnie allait naître.
Dazibao inc. vendrait des autocollants, des logiciels de
blocage de la publicité, des presses à bon marché
pour imprimer des
tracts, des détecteurs d'écoute électronique, de
faux passeports, des
faux permis de conduire, des fausses cartes de trans, des
téléphones
avec brouillage et, bien sûr, des canettes de peinture
indélébile en
aérosol. Son siège social serait à Antigua, le
seul (mini) pays de la
planète qui avait décidé d'ignorer le WTO, et qui
accueillait parfois
certains de leurs dirigeants qui y avaient des affaires
illégales. À
Antigua, tout était légal, surtout ce qui était
illégal ailleurs.
Antigua avait été fondée par des pirates et
restait fidèle à sa
tradition.
Dazibao inc. s'incrit à la Bourse de Cuba, comme tous les
start-ups de compagnies technologiques en cette fin de 21e
siècle.
Bientôt, des hordes de petits investisseurs à travers le
monde se
mirent à assaillir les marchés et le titre se haussa
à des records
jadis atteints par Microsoft, avant que Linux ne rende caduque son
système d'exploitation (dans tous les sens du terme).
Dans les grandes villes du monde, on vit apparaître des slogans
écrits à la main sur les murs des édifices
publics:
Voter pour des cons, c'est con
À bas les monopoles
POUR un gouvernement mondial
Vive DAZIBAO.
Sans s'en rendre compte, Greg avait réinventé la
démocratie.
Désormais, la révolte s'exprimait en dehors des moyens de
communications officiels, tous occupés par les trans.
Partout au monde, les gens se mirent à refuser l'autorité
des soldats,
des juges, des policiers, des percepteurs d'impôt, de tous les
petits
potentats pourtant payés par leurs taxes, qui se mêlaient
de leur
dicter des comportements. Partout au monde, il n'y avait plus assez de
tribunaux, d'avocats, de huissiers pour contenir la révolte des
citoyens en colère.
Les trans voyaient venir leur fin.
Pour la
première fois, beaucoup d'entre eux avaient peur. Dans les rues,
les
slogans écrits à la sauvette avec les bombes en
aérosol vendues par
Dazibao appelaient une révolution mondiale. Les ondes radio
étaient
brouillées, Internet ne marchait plus.
Bientôt, la révolte s'organisa. Les gens étaient
dans la
rue, ramassant tout ce qui pouvait ressambler à un bâton.
Partout dans
le monde, des foules en furie pendaient juges, politiciens,
fonctionnaires.
Plus personne n'osait représenter les petits cirques.
Paniqués, les trans convoquèrent une réunion du
WTO.
On décida d'attaquer Antigua sur l'heure.
...
La nuit suivante, le centre urbain de l'île des Antilles
n'était plus
que cendres et poussières. Ce qui était hier palmeraie
dorée et plage
immaculée était devenu une plaie carbonisée.
Personne n'avait survécu
au désastre.
Bien sûr, comme tous les journaux étaient la
propriété de trois chaînes mondiales, personne ne
relata l'événement.
On ne trouvait plus de trace de Dazibao. Les médias
étaient muets. Le
titre n'apparaissait même plus à la Bourse de Cuba.
Volatilisé ..comme
s'il n'avait jamais existé.
...
Greg avait prévu le coup.
Les
profits issus de la vente d'une portion importante de ses actions
avaient été investis dans l'achat d'une centaine de kilos
de plutonium
autrefois stockés au coeur de l'Oural, dans un centre de
recherche
nucléaire désaffecté.
Son équipe de scientifiques avait fabriqué une
série de
demi-sphères parfaites de trois kilogrammes chacune.
Matériau:
plutonium métal.
Chaque hémisphère avait été vaporisé
d'un miroir de
rubidium. Les hémisphères étaient maintenus
à distance de leur
contrepartie par un disque de cire de 5 centimètres
d'épaisseur à
travers lequel circulait un filament de nickel-chrome rattaché
à une
simple pile commerciale déclenchée par circuit
superhétérodyne activé à
distance.
Lorsque fonderait le disque de cire, les deux miroirs se
rapprocheraient l'un de l'autre, créant une inversion de
population
dans le trafic de neutrons lents. La masse critique du plutonium, comme
chacun le sait, est d'un peu plus de quatre kilos. En d'autres termes,
Greg disposait d'une série de petites bombes nucléaires
de poche.
La première avait été placée à
Zurich, au siège social de
la société De Beers, l'un des plus vieux monopoles au
monde, dans le
domaine du diamant. La seconde fut placée à Washington,
siège de
plusieurs trans qui aimaient vivre à l'abri du grand cirque. La
troisième à Toronto, siège social de la plupart
des compagnies minières
au monde. La quatrième à Los Angeles, et ainsi de suite.
Greg prit une bombe de peinture en aérosol et s'en fut
inscrire un graffiti géant au mur d'un édifice de
Washington: " Dazibao
n'est pas mort ".
Puis il disparut dans quelque banlieue reculée.
Il téléphona ensuite en Suisse, à un appartement
qu'il avait loué des
mois plus tôt. Dans cet appart, un émetteur sur bande 144
mH pouvait
moduler un signal que seul le transducteur situé à
proximité pouvait
percevoir. Il composa un code d'accès: 54321.
À des milliers de kilomètres de là, un disque de
cire se
mit à fondre, rapprochant deux hémisphères de
plutonium. En quelques
minutes, Zurich fut réduit à un tas de ruines
radioactives. Des
milliers de personnes avaient rendu l'âme qu'il leur restait.
Dans le monde entier, la nouvelle de l'explosion se répandit
comme une ...trainée de poudre.
Des placarts apparurent sur les murs de Paris: WTO 1 - Dazibao 1.
À quelque part, on savait.
Le WTO tint conseil, à Washington. C'est le moment que choisit
Greg pour composer un second numéro de téléphone
fatidique.
…
Washington n'existait plus. Les principaux trans de beaucoup de multis
non plus. Le monde allait peut-être changer.
Dans plusieurs capitales, des mouvements spontanés de citoyens
avaient
vu le jour et avaient expulsé des édifices parlementaires
les édiles
locaux "légitimement" élus.
Des médias libres, un peu comme il en existait au 20e
siècle, naquirent bientôt et réclamèrent la
naissance d'une Fédération
des nations (FN). Partout, des mouvements organisés mettaient en
place
l'embryon d'un gouvernement mondial qui allait bientôt sonner le
glas
des multis.
Après quelques mois d'incertitude, on décida d'instaurer
un gouvernement mondial qui aurait son siège administratif
à Paris.
On finit par reconnaître le rôle central qu'avait
joué Greg Romero dans
l'avènement du nouvel ordre mondial. Après bien des
assemblées
consultatives, on lui proposa la fonction de Président du
Conseil
International, rôle qu'il accepta d'emblée.
...
C'était aujourd'hui pour Greg un grand
moment: celui de son premier discours à tous les ex-pays de la
planète.
Douze milliards d'humains allaient boire ses paroles comme du lait et
suivre ses directives comme s'il s'agissait d'une parole divine.
Une nouvelle ère de démocratie allait naître.
Il s'éclaircit la voix. Il savait que des milliers de stations
télés
transmettraient son allocution en direct dans tous les
départements de
la Fédération des nations.
Il commença d'un ton sollennel:
"Chers amis.
Une ère nouvelle de liberté s'ouvre désormais.
Pour que nous vibrions
dorénavant tous et toutes au même unisson, j'exige
qu'à partir de
minuit se soir, chacun et chacune de vous portent des
sous-vêtements
bleus à rayures jaunes..."
Dehors les juges!
Serge Ferrand
10 juillet 2001
Les juges et les avocats sentent la soupe devenir
de plus en plus chaude en
matière de droit familial. Ils essaient tant bien que mal de
réagir avant
de se faire ébouillanter.
Récemment, Monsieur Paul Begin, ministre de la Justice du
Québec déplorait
puliquement que ces hommes de lois utilisent leur rôle de
médiateur pour
torpiller justement la médiation entre les conjoints afin de
favoriser les
procédures : les avocats ouvrant dès la première
rencontre avec leur client
un dossier en vue d'un passage en cour et réduisant à
moins d'une heure
l'information sur les possibilités de médiation. Heure
d'information donnée
à la sauvette et bien après le démarrage des
procédures. 60% des mariages
finissant en divorces, le droit familial est une industrie très
rentable.
Un client paie entre deux mille et cinq milles dollars (dans le cas de
procédures simples) pour s'en sortir. Pourquoi l'encourager
à aller en
médiation ?
Mais depuis quelques temps, Monsieur Begin, d'une part et les
groupements
d'hommes d'autre part _ ceux qui ont le plus à perdre puisque
dans 82% des
cas, les enfants et la pension sont donnés à madame _
contestent la validité
et donc la présence des avocats et des notaires dans leur
rôle de
médiateurs. Pour être médiateur, il faut avoir
beaucoup plus de notions de
psychologie humaine que d'années de droit pour gérer une
colère... à moins
de vouloir monayer cette colère comme font les avocats. C'est
pourquoi on
pense de plus en plus à des psychologues et à des
psychothérapeutes pour
tenir le rôle exclusif de médiateurs. Cela semble
d'ailleurs logique.
Mais en éliminant les avocats du commerce lucratif de la
médiation_ enfin,
de ce que eux voient comme un commerce ou une source de contacts de
clients
potentiels_ on vient de les couper d'une grosse partie de leurs
revenus. Et
ça, ils n'aiment pas: Plus les moyens de se payer leur petite
BMW sport, de
passer deux semaines à Hawaï en février, de jouer au
golf au club select de
leur localité... la misère quoi !
Quant aux juges, la situation n'est pas plus rose. Après tout un
juge n'est
qu'un avocat nommé, et TOUT avocat rêve d'être juge.
C'est un travail de
prestige... stable et bien payé. Aussi, imaginez un instant que
tous ces
procès de couples soient réglés AVANT d'arriver en
cour, par des médiateurs
de talents et hors du circuit des hommes et des femmes de loi. Je ne
connais pas les chiffres des statistiques sur les passages en cour des
causes de divorce mais j'imagine que ça doit être
important. Pas de cour,
pas de jugement. Pas de jugement, pas de juge. Et pas ou moins de
juges,
pas de boulot.
L'Association du Barreau canadien sert donc très fort les fesses
ces
temps-ci. Elle a entendu parler de nouveaux organismes qui viendraient
aider les couples en difficulté et les enfants des
divorcés. Elle a eu vent
de groupes d'hommes qui manifestent contre notre système
judiciaire
«injuste», surtout envers les hommes; il y un jeune de 14
ans de l'Ouest,
Clayton Giles, qui a entrepris une marche sur Ottawa pour
défendre le droit
des enfants divorcés qui perdent leur père dans plus de
80% des cas; il y a
eu la grève de la faim de Gordon Sawyer, 1 200 suicides dont de
nombreux
pères privés de leurs enfants... Le Barreau canadien doit
réagir si ses
membres ne veulent pas perdre des plumes. Alors ce même Barreau
écrit et je
cite la Presse Canadienne:
"Que l'Association du Barreau canadien veut s'attarder au sort des
enfants
des couples divorcés.
Qu'on pourrait inclure l'obligation pour les parents qui divorcent de
s'inscrire à une formation qui PRÉCÉDERAIT leur
affrontement en Cour sur la
garde des enfants
Que les juges pourraient FORCER les parents NÉGLIGENTS à
maintenir leurs
rapports avec leurs enfants.
Ces trois alinéas prouvent que le Barreau canadien, les avocats
et les
juges, n'ont rien compris. D'un seul coup, ceux-là mêmes
qui favorisent
depuis des lustres les séparations dans les couples,
entretiennent la haine
entre les ex-conjoints, favorisent la séparation des parents et
de leurs
enfants à grandes poignées de dollars, réalisent
soudain qu'il y a de
pauvres enfants victimes de leurs propres agissements.
Et alors, là, qu'est-ce qu'ils trouvent comme solution? Non pas
d'aider ces
couples et ces familles à gérer une crise ou, si on ne
peut sauver le noyau
familial, a négocier une séparation dans le calme, oh NON
! Le Barreau
suggère qu'on donne une formation aux parents. Une formation QUI
PRÉCÉDERAIT LEUR AFFRONTEMENT EN COUR sur la garde des
enfants. Le Barreau
utilise le mot AFFRONTEMENT pour la garde des enfants. Les mêmes
qui font
partie de notre système actuel de MÉDIATION, les avocats
et les juges,
considèrent à priori comme inéluctable un
AFFRONTEMENT en cour!
J'imagine que cette formation va leur apprendre à comment mieux
plumer
l'autre; comment le traiter le plus possible de salaud pour avoir la
garde
des enfants, la maison et la pension; comment faussement l'accuser de
violence ou d'attouchements sexuels de façon à lui faire
subir un procès
long et coûteux duquel il sortira complètement
fauché et à cause duquel il
fera sans doute parti des 1200 ex-pères qui se suicident... Et
puis, cette
formation sera donnée par des membres du Barreau. Et hop ! Le
fric qu'on
risque de perdre avec la médiation, on le récupère
par le bizeness d'une
formation à la con.
Cerise sur le gâteau, le Barreau veut forcer les parents
négligents à garder
le contatc avec les parents. Comme 82% des mères obtiennent la
garde des
enfants, la maison, la pension et tutti fruti, ce sont des pères
dont le
Barreau parle ici. Les pères qui sont forcément
négligents puisqu'ils ne
sont pas avec leurs enfants, ben tiens ! Un juge condamne le
père à ne voir
ses enfants que 65 jours par an, une fin de semaine sur trois et il
veut que
le pauvre gars garde un contact avec ses enfants. C'est ce même
juge qui
l'oblige à n'être qu'un père-portefeuille alors que
la mère est en contrôle
de l'école, des sorties, de ce que les enfants mangent, comment
ils
s'habillent, les fêtes, les anniversaires, etc... La mère
un jour se remarie
et zou, le père biologique est évacué. Surtout si
madame décide d'aller
vivre avec Papa numéro deux en Papousie. Oui, le père ne
garde pas contact
avec ses enfants. Ce n'est pas parce qu'il est négligent, mais
parce que le
juge et les avocats lui ont volé ses enfants.
Pour être juge, il faut être nommé. Et pour
être nommé, il faut en abattre
du boulot, en faire des pirouettes politiques, assister à un
paquet de
réunions de gens influents, magouiller dans les cercles des
décideurs, jouer
au golf... en passer des heures à lécher des culs.
Être bien né aide aussi.
Ainsi Le futur juge passe une vie à courir après cette
nomination. Il lui
reste donc très peu de temps à consacrer à sa vie
de famille. Une fois
nommé, son épouse s'occupera très bien des enfants
d'ailleurs. Et chaque
jour, ce juge voit défiler en cour, des hommes qui clament et
réclament bien
haut leur rôle de père à part entière, des
hommes qui estiment pouvoir
s'occuper de leurs enfants aussi bien que la mère. C'est
IMPOSSIBLE «juge»
le JUGE ! Si moi, homme intelligent, respectable, concerné par
les
problèmes de société, décideur du bien et
du mal, je n'y suis pas arrivé,
comment cet homme devant moi y arrivera?
Et le juge donne les enfants à la mère.
Monsieur Begin et autres ministres responsables de la justice, de la
Santé
et de la famille devraient voir par ce texte du Barreau canadien que
nos
avocats et nos juges marchent à côté de leurs
chaussures en matière de droit
familial. Ils contribuent à détruire ce qui nous reste
d'humanité en s'en
mettant plein les poches. Ce n'est pas en favorisant la colère,
la haine,
les séparations, les injustices qu'on réglera les
suicides, les meurtres,
les décrochages scolaires et que sais-je encore ? Si on
recherche
l'harmonie dans notre société, il faut mentionner des
mots comme médiation,
coparentalité obligatoire, entente à l'amiable,
justice... Èliminons de
notre vocabulaire affrontements, cour, tribunaux, droits de visite,
droit de
garde ou même pension alimentaire.
Père de deux garçons et fier de l'être en
coparentalité,
Serge Ferrand
Votre menu ne m'intéresse pas
Serge Ferrand
7 juin 2001
Seulement trois groupes de pères sur ving-neuf invités
à une
table de consultation du 8 juin 2001 sur des décisions
impliquant LA
FAMILLE et deux maigres groupes représentant les garderies...
Mais par
contre, sept groupes ayant des attaches avec le département de
la
Justice (avocats, juges, etc ) six groupes défendant UNIQUEMENT
LES
FEMMES et le reste venant de l'enseignement... Mais de quoi parle-t-on
? Sûrement pas de famille. Que veux-t-on ? Certainement pas la
paix
dans ces familles ?
J'approuve totalement la réaction de ceux
qui
s'offusquent face à ce simulâtre de consultation. Les deux
paliers de
gouvernement fédéral et provincial ont l'air de lancer
des messages
contradictoires chacun d'eux au sein même de leur propre
juridiction.
Que voulez-vous l'électorat féminin compte pour plus de
50% dans leurs
sondages internes. Et comme les hommes sont une matière
première sur
laquelle on tape régulièrement depuis quarante ans sans
réaction, on
peut continuer à taper dessus. Qui plus est, les avocats, les
juges et
tous ceux qui de près ou de loin tirent un profit de cette
guerre des
sexes forment des lobbies extrêmement puissants.
Donc d'une part, nos deux paliers de gouvernements voudraient
bien que les statistiques sur les divorces, les suicides et les
décrochages s'améliorent. Qu'ils aimeraient donc voir
moins de
batailles, de querelles d'avocats, d'enfants placés en
institution à la
suite de ces déchirements familiaux. Ça ferait bien dans
leurs bilans.
Qu'ils jubileraient ces hauts fonctionnaires si, tout à coup,
les pères
s'impliquaient dans cet espace familial, ces pères qui vivent
constamment avec l'Épée de Damoclès de la rupture,
de la disparition de
leurs enfants, de la banqueroute financière et sociale au-dessus
de
leur tête. Ah, que ce serait bien tout ça si
c'était vrai !
Mais d'autre part, ces mêmes fonctionnaires sont des élus.
Qui dit élu, dit vote. Ils font face à des groupes
extrêmistes féminins
qui ne représentent d'ailleurs pas les femmes en
général et qui n'ont
qu'un seul but: le pouvoir. Ces groupes sont dirigés par des
vaginocrates qui ne veulent pas la paix dans les familles; elles
veulent tout simplement évacuer le père de façon
définitive. La
ministre de la Justice du fédéral, Madame McLellan
n'a-t-elle pas sorti
à la chambre des Communes à Ottawa que le père
après tout, pouvait se
contenter de jouer son rôle de «parent visiteur» une
fois par mois.
C'était amplement suffisant (sic). Et personne n'a tiqué
! Regardez la
réaction de ces groupes féministes de l'Ontario et
d'ailleurs qui ne
veulent même pas s'asseoir à la même table que les
représentants des
droits des pères bafoués ! (voir article de Chris Cobb dans le «Ottawa Citizen» )
QUI EST BIAISÉ ? QUI n'a pas intérêt à ce
que ça change ? Qui
ouvertement et publiquement diffuse de l'information mensongére
donc
répréhensible par la loi sur la consultation
fédéral-provinciale (vois
site des femmes de l'Ontario) en prétendant que les femmes vont
encore
perdre leurs acquis ?
Et ce n'est pas tout. En face de ces ministres, sous-ministres
et consort, on retrouve également toute la machine judiciaire et
légale: les avocats, les notaires, les juges, etc... Que ces
personnes
soient placées en total conflit d'intérêt dans les
rencontres de
médiation est une aberration ! Plus même, un signe qui
vient contredire
les velleités de bonnes intentions des deux gouvernements.
Dernièrement
notre ministre de la Justice, dans un élan de clairvoyance et
d'honnêteté («on» dit qu'il l'a payé
cher ) Monsieur Paul Begin
relevait d'après ses statistiques que les avocats favorisaient
le
passage en cour plus que la médiation et que ce n'était
pas là le but
de cette médiation (resic). Il faut bien qu'il y en ait qui
fassent du
fric, non ?
Que dire des juges biaisés, des services sociaux
«faits» et
«conçus» par et pour des femmes. Que dire du manque
de centres d'aide,
que dis-je, de l'absence totale d'endroits où des hommes se
sentent
«réellement » aidés et non pas jugés
par des intervenantes pour qui LE
MÂLE est forcément brutal, violent comme ça, sans
raison. IL Y A AU
MOINS UNE RAISON ! L'injustice est une bonne raison.
Quand je parle des juges et des hommes de loi, je parle de
tous ces hommes de loi qui ferment leurs gueules quand
«madame» part
avec les petits et que le gars doit se taper des centaines de
kilomètres, voir un voyage outre-atlantique, pour continuer sa
relation
de père. La même «madame» qui dans plus de 70%
des cas enlève ses
enfants et qu'aucun ordre de cour ne daigne menacer, cette
«madame» qui
se permet des accusations d'agressions et d'attouchements gratuites
dans 40% des cas (statistiques Canada), des accusations qui lorsque
reconnues fausses ne sont même pas sanctionnées par la loi
!
Messieurs, mesdames le hauts fonctionnaires demandez-vous
pourquoi, plus de 80% des femmes ont la garde des enfants, pourquoi sur
1500 suicides réussis au Québec l'an passé, plus
de 80 % étaient des
hommes et de ce chiffre 60% des pères? Creusez-vous, une seule
fois, la
tête afin de savoir pourquoi tant de décrocheurs (gars)
dans les
écoles, pourquoi tant de «pères»
également décrocheurs ( moins de 60%
voient leurs enfants après le divorce) ?
Avec de tels invités à votre pseudo table de
simulâtre de
consultation, nul doute qu'à toutes ces questions, vous allez
répondre
encore une fois que les hommes sont de sales brutes, des cromagnons qui
se moquent de leurs enfants, des sans-coeurs et que sais-je encore !
Alors, pourquoi dresser un table de consultation ? Votre menu ne
m'intéresse pas.
Fier d'être un homme, fier d'être un père de deux
beaux garçons
Serge Ferrand
"Justice Ministry guilty of public posturing"
By Senator Anne Cools and Roger Gallaway
EDMONTON JOURNAL - LETTER TO THE EDITOR
Monday,23 July 2001
Regarding "MPs
misinformed about lack of input, Justice official says," Journal, July
18:
Minister of Justice Anne McLellan's staff has done it again. What is it
about the Department of Justice and its staff's public posturing? Farah
Mohamed's comments reveal that, like other Justice staff, she simply
does not get it. She is not the minister, and she is not a member of
Parliament.
In our July letters to the National Post and Ottawa Citizen about
Justice's divorce consultations
, we suggested that the minister instruct her staff to take a basic
course in the proper constitutional relationship between the civil
service, the minister and members of Parliament. Accordingly, Minister
McLellan should instruct Miss Mohamed to do likewise.
Spokespersons for a minister are contrary to parliamentary government.
It is Miss Mohamed who is "misinformed" and not the MPs of whom she
speaks.
Senator Anne Cools,
Toronto-Centre-York,
and Roger Gallaway,
MP, Sarnia-Lambton
© 2001 CanWest Interactive
Terrorisme conjugal
Courriel:
M. Laroche, suite à l'article
de
Données socioéconomiques en bref d'octobre
2004 , (ISQ), il est mentioné «terrorisme
conjugal», nous aimerions savoir son origine.
L'expression «terrorisme conjugal» est une
traduction directe
de l'expression américaine «Intimate terrorism»
proposée par
le chercheur
Michael P. Johnson pour désigner une
catégorie de
situations de violence conjugale où le conjoint (ou la
conjointe)
violent manifeste au moyen d'une série de comportements
(violents et
non violents) une volonté ou une compulsion d'exercer un
contrôle
général envers le partenaire.
C'est dans un article publié en 1995, intitulé «
Patriarchal Terrorism
and Common Couple Violence: Two Forms of Violence Against Women»,
paru dans le Journal of Marriage and the Family, que M. Johnson
a proposé la première version d'une typologie qui
distinguait deux
catégories de situations de violence conjugale, initialement
désignées par
les expressions suivantes : «
Common couple violence» et «
Patriarchal terrorism».
Dans une analyse présentée en novembre 1999 à une
réunion annuelle
du National Council on Family Relations à Irvine, Cal., M.
Johnson utilise
à nouveau les deux mêmes expressions («Two Types of
Violence in the American
Family : Identifying Patriarchal Terrorism and Common Couple
Violence»).
En 2000, M. Johnson utilise encore les deux mêmes expressions de
«Common
couple violence» et de «Patriarchal terrorism», mais
il élargit sa typologie
à quatre catégories et ajoute les situations de violence
conjugale définies comme
«Mutual violent control» et «Violent
resistance», dans un article intitulé
«
Conflict and Control : Images of Symmetry and Asymmetry
in Domestic Violence»,
destiné à être publié dans un volume produit
sous la direction de Alan Booth,
Ann C. Crouter et Mari Clements, intitulé «
Couples in Conflict».
Dans un article intitulé «Research on Domestic Violence in
the 1990s : Making
Distinctions», paru dans Journal of Marriage and the Family, en
novembre 2000,
Johnson et Ferraro utilisent pour la première fois, à ma
connaissance, l'expression
«Intimate Terrorism» qui se substitue à celle de
«Patriarchal Terrorism». Par contre,
l'expression «Common Couple Violence» est encore
utilisée dans la typologie des
situations de violence conjugale comprenant quatre catégories.
Dans un article intitulé «
The Differential Effects of Intimate Terrorism and
Situational Couple Violence : Findings from the National Violence
Against Women Survey», produit par Johnson et Leone, qui
constitue une version
révisée d'une conférence présentée
à la Tenth International Conference on Personal
Relationships, tenue à Brisbane, Australie, en juillet 2000, on
trouve à nouveau l'expression
«Intimate Terrorism»; et l'expression «Situational
Violence» qui se susbtitue à celle
de «Common Couple Violence» apparaît pour la
première fois. Sur son site web,
M. Johnson mentionne que ce texte a été soumis pour
publication dans le Journal of
Family Issues avec des modifications mineures. Cet article
présente une vérification
empirique de la typologie de Johnson auprès de la partie
féminine de l'é chantillon du
National Violence Against Women Survey. L'article n'est pas encore
paru.
Dans un article intitulé «Conflict and Control : Gender,
Symmetry, and Asymmetry in
Domestic Violence», version révisée d'un document
préparé pour le National Institute
of Justice Gender Symmetry Workshop, tenu à Arlington, Virginia,
en novembre 2000,
Johnson utilise les termes «Situational violence» et
«Intimate terrorism». Cet article
a été soumis pour publication dans le journal Violence
Against Women; à ma
connaissance, l'article n'est pas encore paru.
On peut trouver la plupart de ces articles sur le site web de Michael
P. Johnson
à l'adresse suivante :
http://www.personal.psu.edu/faculty/m/p/mpj/dvpage.html
La typologie des situations de violence conjugale proposée par
Michael P. Johnson
comporte donc quatre catégories de situations de violence :
Situational violence,
Intimate terrorism,
Mutual violent control et
Violent resistance.
Il a été décidé de
traduire «Intimate terrorism» par «terrorisme
conjugal» pour
rester le plus près possible de l'expression employée par
Johnson, même si l'expression
de Johnson a une signification plus générale et peut
s'appliquer à des situations
de conduites contrôlantes associées à l'utilisation
de la violence physique dans d'autres
types de relations que les relations conjugales
hétérosexuelles : par exemple, dans les
couples formés de conjoints de même sexe (dont le mariage
est maintenant reconnu
légalement ou en voie de l'être) ou dans les sorties ou
les relations amoureuses (dating
relationships). L'expression française «terrorisme
conjugal» est moins générale et se limite
à la violence conjugale envers un conjoint actuel ou un
ex-conjoint. L'expression «terrorisme
conjugal» était déjà employée en
Europe depuis quelques années et il a semblé qu'il
n'était pas approprié de tenter de créer une
nouvelle expression française pour rendre
compte de la catégorie des situations de violence telle que
définie par le chercheur
Michael P. Johnson.
Johnson utilise l'expression «Intimate terrorism» pour
désigner des situations
de violence dont il présupposait initialement qu'elles sont
presque essentiellement
le fait des conjoints ou des ex-conjoints de sexe masculin. À
partir des données de
l'ESG de 1999, il s'avère que tel n'est pas le cas et que les
hommes et les femmes
victimes de violence conjugale semblent en grande proportion être
aux prises avec une
situation correspondant à la définition de
«terrorisme conjugal». En outre, dans un article
intitulé
«Clinically Abusive Relationships in an Unselected Birth
Cohort : Men's and Women's
Participation and Clinical Antecedents» Journal of Abnormal
Psychology, 2004, p. 258-271,
basé sur les premiers résultats à l'âge de
26 ans des participants au panel longitudinal
de Dunedin, Ehrensaft, Moffitt, et Caspi emploient une typologie
similaire à la typologie
à deux catégories de Johnson et trouvent que les hommes
et les femmes sont semblablement
susceptibles d'avoir recours à de la violence physique
occasionnant des conséquences
cliniques (clinical abuse), définition qui s'applique aux cas de
violence conjugale suivis de
conséquences cliniques telles des blessures, le besoin de soins
médicaux, l'intervention de
la police ou du système judiciaire ou le recours à des
services d'aide aux victimes de
violence (Ehrensaft, Moffittt et Caspi, 2004, p. 262). Cette
catégorie de situations
s'accompagne d'un niveau plus élevé de conduites
contrôlantes (controlling abuse) que
les situations de violence sans conséquences cliniques
(nonclinical abuse) (Ehrensaft,
Moffitt et Caspi, 2004, p. 263). Les données du panel
longitudinal de Dunedin semblent
donc indiquer que les hommes et les femmes à l'age de 26 ans
sont semblablement
susceptibles de s'adonner à des situations de violence dont la
définition s'apparente à
celle de «terrorisme conjugal». C'est également vrai
à l'âge de 21 ans chez les participants
au panel longitudinal de Dunedin, où les hommes et les femmes
font montre d'indices
composites semblables de victimisation et d'agression physique dans les
situations définies
comme «clinical abuse» (Moffitt, Caspi, Rutter et Silva,
Sex Differences in Antisocial Behavior :
Conduct Disorders, Delinquency and Violence in the Dunedin Longitudinal
Study, 2001, p. 60).
Maintenant que les données d'enquête paraissent infirmer
l'hypothèse que le terrorisme
conjugal est perpétré de manière presque exclusive
par les hommes, on peut relever
une certaine incohérence sémantique dans la terminologie
proposée par Johnson.
Les situations où les deux conjoints ont recours au terrorisme
conjugal (c'est-à-dire qu'ils
sont tous les deux contrôlants et violents) sont
désignées dans la typologie de Johnson
par l'expression «Mutual violent control». On peut se
demander s'il ne serait pas préférable
d'utiliser l'expression «Mutual intimate terrorism»,
puisque ces comportements ne sont pas
spécifiques aux agresseurs de sexe masculins et que l'on
retrouve les mêmes comportements
chez les hommes et chez les femmes. Ou à l'inverse, on peut se
demander pourquoi les
situations de violence que Johnson appelle «Intimate
terrorism» ne seraient pas mieux désignées
par l'expression «Violent control». Déja, dans le
cas où seules les conduites contrôlantes
sont employées par un des conjoints, sans qu'il y ait de
violence physique, Johnson désigne
ces situation par l'appellation de «Non violent control».
M. Johnson a modifié à deux occasions la terminologie
proposée pour désigner les catégories de
situations de violence conjugale. Suite aux résultats qui
infirment l'hypothèse que les situations
de violence désignées comme «Intimate
terrorism» sont le fait presque exclusif des partenaires
ou conjoints de sexe masculin, peut-être M. Johnson le fera-il
à nouveau afin d'assurer une meilleure
cohérence sémantique à la terminologie
proposée pour désigner les divers types de situations
de violence conjugale. D'autant plus que le mot
«terroriste» a pris, depuis trois ans, une
signification encore plus stigmatisante qu'auparavant.
“Men are privileged relative to women. That’s not right.
I'm going to do something about it, even if it’s only in my personal
life.”
That’s my favorite definition of feminism, and feminism is
what women’s studies is about. Because the academic discipline of
women’s studies is an outgrowth of twentieth century feminism, we’ll
start this course with some stuff on feminism and the women’s movement.
Then we’ll go on to spend most of the course on just a few of the ways
that men are privileged relative to women. We’ll look at how and why
women face more barriers to happiness and fulfillment than do men, and
how we might go about helping our world to move in the direction of
gender equity. <
Michael Johnson
Source: Women’s Studies 001.008: Introduction to Women’s Studies
How the
Supreme Court of Canada Has Undermined Our Law and Our
Democracy
By Robert Martin, professor of law at the University of Western
Ontario
http://www.theinterim.com/2004/mar/22supreme.html
Les fémi-sexistes
ne travaillent PAS pour les femmes. Plus maintenant en tout cas.
19 novembre
2006
Je viens de lire votre article ici:
Pour la plupart, ces gens (les féministes) sont de bonne
volonté... mais ils sont font MANIPULER par une élite...
surtout composée d'hommes !
Oui le droit de vote, le droit de divorcer ou le droit de signer des
chèques, etc, étaient des droits pour lesquels il fallait
se battre. Moi-même j'étais 110% féministe avant.
Plus le temps passe... plus je me dis que le féminisme(version
2006) détruit surtout les femmes et les enfants !
En 2006, les fémi-sexistes
attaquent tout et surtout la famille !
Ils (les fémi-sexistes
femmes ET hommes) veulent un monde où il n'y a
plus de différences entre les homme et les femmes et où
la famille n'existe plus.
Ils veulent masculiniser les femmes et
féminiser les hommes.
De plus, ils font tout pour "parker"
les enfants dans des CPE, "parker"
les grand-parents dans des "CPE pour vieux" et font tout pour inciter
les 2 parents à travailler...
Résultat ?
Plus de vie de famille, tout l'monde
en dehors de la maison... tout l'monde
transformé en consommateur
et en contribuable.
Tout l'monde
épuisé... et sur des anti-dépresseurs et chez le
psy...
Un monde digne de BRAVE NEW WORLD.
Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes
Ceux qui sont responsables de ça... sont surtout des hommes
RICHES ET INFLUENTS !
Nous savons que la plupart de ceux qui adoptent, nourrissent et
FINANCENT l'idéologie fémi-sexiste
et anti-famille, sont des hommes...
La lutte actuelle est une lutte du peuple CONTRE une TRES PETITE
élite oligarchique (pseudo-capitaliste) qui contrôle le
politique (Conseil des ministres), les finances (POWER CORPORATION),
les médias(POWER CORPORATION -proprio de La Presse-, Radio
Canada et QUÉBÉCOR) et les grandes universités
(Réseau des universités du Québec et LAVAL).
En tout cas... ce petit commentaire est un très petit
résumé de mes conclusions... suite à des
années intensives de recherches.
***
Les femmes et hommes sont interdépendants... mais cette
élite veut TOUS nous transformer en INDIVIDUS... et
éliminer TOUTES les différences entre;
-les hommes et les femmes
-les homos et les hétéros
-les cultures/langues et les nations
Ils partent du principe qu'une différence est automatiquement
égale à une discrimination...
Au lieu d'encourager le RESPECT des différences, cette
élite fait la lutte aux différences elle-même, car
(je me répète) elle part du principe que toutes
différences équivaut à une discrimination.
Ils sont malades... mais puissants !
Ils se basent surtout sur LA
CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS ET LES JUGEMENTS DE LA COUR
SUPREMASCISTE POUR FAIRE AVANCER LEUR AGENDA !
Avant nous avions les dogmes cathos et les prêtres pour nous
"tenir tranquille"
Maintenant nous avons les "prêtres
médiatiques" (i.e les "faiseux" d'opinions), les "prêtres
juridiques" (i.e les juges!), les "prêtres de l'éducation"
(i.e les idéologues et technocrates au Ministère de
l'éducation) et les "prêtres psys" (i.e psychologues,
psychiatres, etc) pour accomplir leur BRAVE NEW WORLD !
***
Je ne demande à personne de me croire sur paroles...
Et j'ai conscience que certaines personnes vont se dire que je
"déraille"...
Parfait ! C'est ce que je veux... mais au moins faites vos propres
recherches... et garder un p'tit
doute...
A vous les neuronnes et le coeur... mais faites vite... le temps
presse...
Nos élites accélèrent le pas... ils
réalisent que les gens (le peuple) se réveillent de jour
en jour....
Nous pouvons gagner cette lutte... et se libérer de leur plan
réellement diabolique !
Montréal,
18 novembre 2006
«Nous pensons que les
problèmes vécus
par des hommes en tant qu'hommes ne sont pas le résultat d'une
discrimination systémique mais plutôt le fait de
situations
individuelles».
Moi je vous réponds qu'il n'y a
rien
de plus systémique qu'une loi.... et le Québec n'est pas
exempt de
lois/situations sexistes envers les hommes...
***
Savez-vous
ce que les hommes ET les femmes repondaient aux premières femmes
(*surtout avant les années 70) qui osaient parler des
discriminations
et injustices qui les affectaient?
Vos CAS sont peut-être réels et tristes, mais il
ne FAUT PAS GÉNÉRALISER A TOUTE LA SOCIÉTÉ !
Voici ce qu'une féministe américaine disait de
ce processus:
**********************************************************************
"One
of the most effective ways in which male dominated societies maintain
this myth of the womens inferiority is by making each women feel that
there problems are individual not societal"
**********************************************************************
Aussi
incroyable que cela puisse paraitre, on pourrait changer "femme" par
"homme" et cette analyse pourrait s'appliquer à la
société Québécoise
d'aujourd'hui;
Bonne journée
Une
petite caste d'allégeance fémi-sexiste
Par où commencer ?
22 novembre
2006
Partie I
Après de nombreuses années de recherches, je suis
maintenant certain que nous "luttons" surtout contre des hommes
puissants et influents...
Ils ne sont pas nombreux... mais ils
font tout pour enrichir une petite caste d'allégeance fémi-sexiste
(composée de femmes ET d'hommes). Voici un aperçu de
cette caste;
-Une très petite partie du patronat (Comment reconnaitre ces
gens: Ils sont très riches, influents et surtout mondialistes)
-Le Conseil des ministres ACTUEL (et la plupart des Conseils des
ministres des 30 dernières années).
-Leurs "tinamis" les
avocats/notaires et autres professionnels ("prêtres psys"
surtout) qui profitent ($$$) en masse de la situation;
-Plusieurs personnes dans les médias... mais pas tous (surtout
les nouveaux "prêtres médiatiques" i.e. les "faiseux"
d'opinions)
-Etc.
C'est contre le corporatisme
que nous luttons.
J'ai étudié le fonctionnement de la politique, du Code
des professions, des médias, des universités, du Barreau,
etc
Et je suis loin d'être le seul à le faire...
CONCLUSIONS ?
IL N'Y A AUCUNE JUSTICE/DÉMOCRATIE DANS LES LOIS ET DANS LE
SYSTÈME LUI-MÊME...
RIEN N'EST ADAPTÉ POUR LA PLUPART DES GENS ! TOUT OU PRESQUE EST
MENSONGE ET "QUART DE VÉRITÉ"
On évoque de plus en plus le fascisme... eh bien... le fascisme
c'est lorsque le privé (le patronat + professionnels) et le gvt
(presque tous les partis politiques + les syndicats) marchent main dans
la main.... Un autre mot pour décrire ce système? Le corporatisme. Eh bien, ça
commence à être évident pour de plus en plus de
gens ! Ils se font la lutte qu'en surface... car sur "le fond"... ils
continuent à appliquer leur agenda... qui ne profite qu'à
une très petite minorité de personnes ! Beaucoup pensent
profiter du système actuel... mais presque tous "tombent comme
des mouches"... et ce, dans d'innombrables pièges;
-Toxicomanie
-Séparation/divorce houleux
-Dépression/burnout
-Dépendance au jeu
-Endettement excessif
-Dépendance au sexe
-Dépendance aux émotions "fortes" (par exemple: passions
amoureuses à répétition)
-etc
***
Nous parlons ici d'une caste ou oligarchie (de femmes ET d'hommes) qui
porte allégeance au fémi-sexisme
et qui détruit tout sur son passage !
Ils veulent que les femmes et hommes "moyens" se fassent la guerre (au
détriment de TOUS et surtout de nos enfants)... et cette caste
profite de TOUTES les situations. Plus il y a de haine, plus il y a de
castration des hommes, plus il y a d'la
monoparentalité, plus il y a de femmes aliénées et
en dépressions, plus il y a de toxicomanie, etc, PLUS CETTE
CASTE EN PROFITE.
Ces gens sont comme des parasites
sociaux ou des VAUTOUR$
qui se "nourrissent" du malheur des autres... celui des
hommes/pères et garçons, mais les femmes/mères et
filles sont aussi de plus en plus affectées, mais pas de la
même façon...
***
Où en sommes nous rendus dans
cette "lutte idéologique" ?
Pour l'instant, les grands médias (surtout La Presse et Radio
Canada) veulent nous faire croire que c'est L'HOMME LE PROBLÈME.
Ils nous répètent que l'homme doit "s'adapter"... que les
"stéréotypes masculins rétrogrades" sont la cause
de tous nos problèmes...
Ils ont fait la même chose avec les femmes depuis les
années 70... avec les résultats déplorables que
nous pouvons constater chez la centaine de milliers de femmes
dépressives. Cette caste a inventé le concept du GIRL-POWER-AU-CORP-PARFAIT... qui
incite fortement les femmes à imiter l'homme et ce, dans tous
ces défauts et cela à pour conséquence
"d'éloigner" la femme de l'homme, d'éloigner la femme de
sa féminité intérieure (c'est rendu un tabou d'en
parler !) et finalement cela les amènent par milliers;
-À remplir les cabinets des thérapeute$ / avocat$ / etc,
-À "nourrir" toute une industrie de la "mode"
-À la surconsommation (pour combler le vide intérieur) !
-Etc
Les féministes luttent contre
l'hypersexualisation (un symptôme
et non pas une cause de l'aliénation des femmes et hommes)... et
"oublient" que la solution passe par le RESPECT des véritables
besoins ----très différents--- des hommes et des femmes...
Si on part du principe que presque toutes les différences
hommes-femmes sont issues de la culture... ON NE S'EN SORTIRA JAMAIS !
Est-ce que cela veut dire qu'il faut ramener les femmes
"derrière les chaudrons" ? NON ! Il y a des dizaines de
solutions modernes et ADAPTÉES aux besoins différents des
femmes et hommes. Mais la caste fémi-sexiste
n'en parlera JAMAIS ! Cette caste se "nourrit" du désarroi et de
l'aliénation des femmes et des hommes.
Partie II
Les médias et les autres membres de cette caste veulent nous
faire croire que tous
nos problèmes tirent leurs origines en nous. Comme si les
hommes/pères/garçons pouvaient "s'adapter" aux injustices
et les femmes "s'adapter" aux processus aliénants...
Il y a une petite partie de vérité la-dedans... mais je
dis toujours que qq'un qui dit une partie de la vérité
est 100% un menteur !
On aura beau donner tous les services du monde aux hommes
"pognés" dans la "Machine à broyer les hommes"
( http://garscontent.com/Machine/Machine.htm )... parler des garçons castrés à
l'école... lutter contre l'hypersexualisation
ou encore appliquer entièrement le Rapport Rondeau (vous pouvez lire ce rapport en
cliquant dessus)... RIEN NE CHANGERA VRAIMENT !
Tant que nous allons IGNORER la SOURCE de la plupart de ces
souffrances/injustices... les seuls qui vont profiter de ces "services
adaptés" et de ces "luttes aux stéréotypes"...
c'est d'autres professionnels... comme par exemple des psys, des T-S,
etc
C'est ce qu'on appelle mettre un "Band Aid" sur une plaie
géante...
Mais c'est un TRES bon début... au moins la
société commence à regarder de "notre"
côté... et ça c'est grâce à TOUS NOS
EFFORTS ! Bravo !
Alors que faut-il faire dans les
prochains mois/années?
DÉNONCER LA SITUATION PARTOUT ET
PRENDRE CONSCIENCE QUE LA LUTTE N'EST PAS ENTRE LES HOMMES ET LES
FEMMES, MAIS ENTRE LA MAJORITÉ DES GENS (HOMMES et FEMMES)
CONTRE UNE PETITE CASTE PSEUDO-ÉLITIQUE !
***
Comment être éfficace
dans cette "lutte" ?
-Arrêter d'écouter les "zexperts" et de les croire
!
-Étudier les lois injustes et processus aliénants.
-Réfléchir le plus possible sur le fonctionnement du
système avec un "oeil nouveau".
-Lire des tonnes de recherches et devenir MEILLEUR QUE LES
PSEUDOS-EXPERTS VENDUS À L'IDÉOLOGIE FÉMI-SEXISTE...
idéologie ALIÉNANTE POUR PRESQUE TOUT LE MONDE.
Il ne faut surtout pas avoir peur de parler partout et de mettre de la
"lumière" sur ces "PROFITEURS des souffrances humaines"...
***
La bonne nouvelle ?
ILS NE SONT PAS SI NOMBREUX À
PROFITER DU SYSTÈME ACTUEL... (et ceux qui ont changé ces
lois ---nos avocats qui nous servent de politiciens--- sont encore
moins nombreux !)
Si nous nous "attaquons" aux lois/processus aliénants... on aura
plus autant de suicides/tentatives de suicide, on aura moins de
dépressions/burnouts, on aura beaucoup moins de souffrance en
général et on aura moins besoins de psys et de ligne 1-800 pour les hommes/femmes en
détresse...
Tout le système est bâti pour répandre
l'antagonisation entre les hommes et les femmes...
Tout le système est bâti pour pousser les gens vers le
désarroi...
Tout le système est bâti pour "écraser" les p'tits garçons et les p'tits filles...
Autres bonnes nouvelles ?
Il y a des tonnes de recherches (accessibles sur internet) concernant
les injustices et processus aliénants qui frappent les
femmes/mères/hommes/pères et les enfants en
général... et les solutions sont TRES FACILES À
APPLIQUER.
Par exemple;
1) Il faut réformer la loi sur le divorce et instaurer la
PRÉSOMPTION DE LA GARDE PARTAGÉE après un divorce
(cela va beaucoup aider à déjudiciariser les divorces).
2) Il faut faire la même chose avec le Code civil qui "s'occupe"
des séparations des conjoints de faits.
3) Il faut forcer les tribunaux à appliquer les articles 131 et
132 du CODE CRIMINEL ---» lorsqu'une femme (la majorité
des cas) fait une fausse accusation... on DOIT APPLIQUER LA LOI (i.e.
passible de 2 à 14 ans de prison)
4) Il faut reformer les protocoles sexistes d'interventions en
matière de violence conjugale et d'abus sexuel (ÇA
PRESSE... car beaucoup trop d'hommes sont victimes de ça et
souvent ils se suicident !)
5) Il faut reformer les 2 lois sur les pensions alimentaires.
6) Il faut des classes non-mixtes avec plus de profs masculins pour les
garçons et des profs féminins pour les filles et ce,
surtout au secondaire (c'est non-négociable... et laissons
chialer les dogmatiques !) . Une
idéologue féministe connue (Madame Pierrette Bouchard,
anciennement de la chaire féministe de l'université
Laval) a dit que les classes mixtes était le plus grand acquis
du féminisme (sic)... pourquoi pensez-vous ?
7) DONNER PLUS DE CHOIX AUX PARENTS en donnant l'argent des CPE et
centres pour personnes agées aux familles (i.e. environ 30 000$
annuel NET D'IMPÔT pour CHAQUE ENFANT/personne agée !)
8 ) Fractionner le revenu de la
personne qui travail (contre un salaire) pour en donner la moité
au parent qui travail à la maison. Cela va affecter positivement
la rente (RRQ) de la personne qui ne travail pas contre
rémunération pour s'occuper d'enfants/personnes
agées.
9) TOUT FAIRE pour inciter les gens à adopter le
télé-travail. La technologie nous donne la
possibilité de garder une grande partie des travailleurs (femmes
ET hommes) à la maison. N'oublions pas que le metro-boulot-dodo est un concept
récent dans l'histoire et qu'avant l'industrialisation (la vie
et le travail tournaient autour de la famille ). Résultat ?
Beaucoup moins de pollution, moins besoins de moyens de transports,
beaucoup plus de temps disponible pour tout l'monde, moins d'épuisement
et de stress, etc
Mais tous ceux qui nous dirigent au Québec actuellement (la
droite comme la gauche sont CONTRE ces mesures et idées) !
PRESQUE TOUS !
PRESQUE TOUT EST QUESTION DE "GROS SOUS" POUR CETTE CASTE !
Partie III
CONNAITRE NOS "ADVERSAIRES"
IDÉOLOGIQUES:
- LES MÉDIAS ---» Surtout POWER CORPORATION (proprio de La
Presse, du Nouvelliste, etc) et Radio
Canada/Télé-Québec...
- Les "tinamis" de POWER CORPORATION AU POUVOIR ---» i.e. CONSEIL
DES MINISTRES. Ils font tout pour ne pas parler de ces lois/processus
injustes et aliénants. VRAIMENT TOUT !!!
- Les universités (surtout qq départements) misandres,
anti-famille et aliénants pour les ainés, femmes et
enfants.
- Le Ministère de l'injustice, le Barreau et la Chambre des
notaires
- Certaines corporations professionnelles (T-S, PSYS, ETC).
- Les idéologues
des syndicats qui attaquent les fondements de la famille, incitent TOUS
les hommes/femmes à travailler en tout temps, poussent nos
enfants dans des CPE (100% inspirés par l'idéologie
communiste) et "parkent" nos ainés dans des "CPE pour vieux"
- Les idéologues
du patronat --- qui font exactement la même chose que les
idéologues syndicaux mais en invoquant d'autres arguments
---» "car le Québec va
vivre une des plus grande pénurie d'emplois jamais connue dans
l'histoire"... alors incitons tout l'monde à travailler....
- Etc
Seules quelques personnes sont en HAUT de ces structures de pouvoirs...
qui nous écrasent TOUS littéralement ! La plupart des
professionnels/fonctionnaires/etc n'ont pas une pleine conscience de
tout le mal qu'ils font !
Nous devons donc fortement inciter (sans être haineux) les
dirigeants et idéologues de cette caste à parler de ces
sujets et surtout des vraies solutions. Ce ne sera pas facile... car
des milliard$ de dollar$ sont en jeu...
MAIS NOUS SOMMES CAPABLES !
Une petite citation que j'aime bien:
"Ne doute jamais qu'un groupe d'individus
réfléchis, engagés peut changer le monde. En fait,
c'est la seule chose qui l'ait jamais fait."
-Margaret Mead (1901-1978)
-FIN-
Un texte de
réflexion sur les accomodements raisonnables