Lettres ouvertes de
Serge Ferrand

Centre Hospitalier universitaire ''Mere-Enfants''
de Ste-Justine
11-12-2003

Lettre au Premier-Ministre
11-02-2004

Un féminisme sclérosé?
10-11-2003

21 janvier 2005
Femmes victimes diminue de 285 791

22 mars 2001
Fiers d'être des hommes

3 900 000 femmes
1er décembre 2006
22 août 2001
Sexisme, sexisme?

800 000 enfants
27 octobre 2006





Centre Hospitalier universitaire « MÈRE-ENFANTS»  de STE-JUSTINE :

 … ET MOI LE PÈRE, OÙ SUIS-JE  ?

Jeudi passé, quatre heures trente du matin.  Mon fils de sept ans et demie se plaint de fortes douleurs au bas ventre.  Le temps de nous habiller, de prendre un sac, les cartes de soin, et nous filons à l’Hôpital Ste-Justine de Montréal.  À l’urgence, deux couples avec leur enfant, un père avec son grand fils et moi avec ma copine qui n’est pas la mère de mon fils.  Donc quatre pères présents pour quatre enfants.  Deux mères. 

Après un premier diagnostic : appendicite probable.  Arrivée des spécialistes et installation dans le lit de la salle de consultation des urgences.  Là encore, trois autres pères attendent au chevet de leur enfant avec leur conjointe.  Deux mères seules.  Un père qui fait les cent pas.

Après de nombreux examens, on n’est toujours certain de rien.  Le chirurgien en chef décide donc de garder fiston.  Moment horrible pour moi, quand on introduit l’aiguille du soluté dans le petit bras de mon fils.  Surtout après le deuxième essai de l’infirmière.  Je réprime mes larmes.  On entre dans notre chambre au cinquième vers onze heures trente.  Mon fils a toujours mal.  Mon ex, sa mère, vient d’arriver car elle avait un empêchement côté boulot.

La journée se passe en observations, en prises de sang, de température et de pression.  En jeun complet aussi.  Mon fils à toujours mal.  Mon ex doit retourner au travail.  Je reste donc avec junior et je m’apprête à passer la nuit à côté de lui.

Vers huit heures trente du soir après les demandes répétées de mon fils pour manger, il finit par s’endormir malgré la douleur.  Je m’allonge à côté de lui et je surveille ses respirations.  Mes yeux vont et viennent entre la poche de soluté qui se vide goutte à goutte et le gonflement du torse de mon fils.  Lorsque je ne suis pas sûr, je m’approche de lui, je passe ma main sur son front pour voir s’il est encore «chaud» et je l’embrasse.

Vers sept heures, je rencontre plusieurs pères dans les couloirs.  Ils ont dû dormir auprès de leurs petits eux aussi.  Certains  posent des questions aux infirmières du poste de garde.  Ils ont l’air grave, inquiet, impuissant.

Aujourd’hui jeudi, une semaine après, mon fils va bien.  Ce n’était que les ganglions.  Dans le journal, je lis la page de publicité de Ste-Justine, le Centre hospitalier mère-enfants : « Donner toujours ce qu’il y a de meilleur aux enfants, aux adolescents et aux mères […]  Nous désirons remercier l’ensemble du personnel pour tous ces gestes posés, chaque jour dans le but d’améliorer la santé des mères, des enfants et des adolescents.»

Je me souviens alors de ce texte placé sur le beau panneau de bois à l’urgence de cet hôpital et qui vantait les services de l’institution essentiellement auprès des enfants et des mères…


Je me souviens également de la fois où j’y avais accompagné mon fils pour lui faire enlever un résidu de liquide dans son oreille… Je me rappelle très clairement cette Oto-rhino-laryngologiste qui à vingt centimètres de moi m’avait ignoré en s’adressant exclusivement à son assistante pour prendre des renseignements personnels sur mon fils.  Pas un bonjour, pas un regard.  Rien.  Je devais être du mauvais sexe.

Je me souviens aussi des jours passés à signer mon livre «Papa, à quoi sers-tu ?»  au dernier salon du livre de Montréal.  Trois jours en face de l’énorme poster d’un bébé tétant un superbe sein gonflé. Le titre : « MON bébé, JE l’attends, JE l’élève… de 0 à 3 ans »  Un livre parrainé par l’Association médicale canadienne.

Alors, je me demande : moi, le père, à quoi je sers ?  Où suis-je dans l’environnement de mon enfant ?  Partout où je vais on veut que je m’implique auprès de lui et je le fais.  Comme la majorité des pères d’ailleurs.  Mais quelle place me donne-t-on ?  Faut-il que je me batte pour mériter mon badge de père ?  Les services sociaux, les écoles, les centres hospitaliers veulent que les hommes s’impliquent.  Il faudrait commencer par nous respecter pour ce que nous sommes : des hommes et des pères attentifs.  Nous évacuer aussi sournoisement ne sert pas l’avenir de NOS enfants.

 Fier d’être le père de deux fils merveilleux.

Serge Ferrand
Auteur et réalisateur
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Disparition du Conseil du statut de la femme
et du Secrétariat à la condition féminine

 

Monsieur,

Je viens d’accompagner mon fils Alix, sept ans et demie à l’école.  J’ai de la chance, je suis parmi les rares 13% de pères qui ont une garde partagée.  Remarquez, je n’en ai pas le mérite exclusif; mon ex est une femme intelligente qui a su rejeter les conseils des avocats et autres vautours de l’Industrie du divorce pour veiller à l’intérêt de notre Alix.  C’est à dire veiller à ce qu’il est une mère ET un père pour la vie. 

 Parce que cela dépendait d’elle, Monsieur le premier ministre et elle le savait.  Il suffisait qu’elle décide d’aller en cour pour que je sois obligé de prouver ma paternité ISO 9002 et finalement d’accepter une entente à l’amiable : un droit d’accès une semaine sur deux, plus des jours aux vacances soit 65 jours par an et une pension à payer.  Le lot des pères québécois.

 Le barreau nous dit que 80% des séparations se règlent ainsi à l’amiable.  Comment peut-on parler d’entente à l’amiable quand on sait que dans 85% des cas les juges accordent la garde aux mères ?  Dans le couloir qui le mène à la salle 2.17 du Palais de Justice, le gars attend sur le banc.  Son avocat lui dit : « Je trouve que la proposition de Madame est juste, je vous conseille de signer… vous avez peu de chance pour une garde partagée, elle ne veut pas… et puis, si vous décidez de vous battre, ça risque de vous coûter environs 10 000 et je ne suis pas sûr d’obtenir plus.»  Le pistolet sur la tempe, le gars signe.  Il vient d’entrer dans les 80% d’ententes à l’amiable.  Je n’ose pas vous parler des cas litigieux.

 Je sors de l’école et je rencontre une mère.  Elle accompagne sa fille.  On cause, on cause… Elle travaille dans un bureau de perception des pensions alimentaires.  On parle de garde partagée… elle me dit : «vous savez, j’ai quarante ans alors les hommes nous lâchent à cet age»…je lui réponds que je fais un film sur le sujet et que les statistiques prouvent que ce sont les femmes qui divorcent à plus de 60% par désillusion du preux chevalier devenu soudain lépreux.  Elle déblatère sur les hommes qui ne paient pas… je lui répond que d’après mon contact au bureau de la perception de Québec, 97% des pères paient et ceux qui ne paient pas ne peuvent tout simplement pas.  De toute façon avec le système de perceptions automatique, ils n’ont guère le choix.   J’ajoute que ce sont les hommes qui paient à 98%  les pensions.  Elle  grogne sur ceux qui gagnent 400 000 $ par année et qui se font tirer l’oreille pour la pension.. Je lui rétorque que d’après une étude faite par une chercheure de la Santé et des services sociaux de la rive sud, le salaire moyen d’une famille au Québec est de plus ou moins de 30 000 $ par année.  Où sont ceux qui gagnent 400 000 $ ?  Elle râle alors sur son ex qu’elle juge incompétent… Je me demande quel image de père elle transmet à sa petite fille. 

 Je fais partie du comité communications, du comité de projet éducatif, du comité de service de garde et du CA de l’école de mon fils.  Bref, je m’implique avec d’autres pères.  Heureusement, parce que à part le directeur et le concierge, il n’y a pas beaucoup d’hommes dans nos écoles.  Si vous saviez, Monsieur le premier ministre, les préjugés, les moqueries, les clichés archaïques sur les hommes véhiculés dans vos institutions scolaires.  Quel beau modèle pour nos gars et nos filles.

 Mais tout cela n’a pas dû vous être rapporté par le Conseil du statut de la femme.et cela ne vous le sera jamais.  Pourtant on parle bien ici d’enfants, de parents et d’égalité.  Pourquoi n’en savez vous rien ?  Parce qu’on parle des hommes, de ce qu’ils vivent sur le terrain et que pour en parler, il faut des hommes.

 Tout comme vous, Monsieur le premier ministre, je suis père de deux garçons.  Tout comme vous, je suis très occupé.  Tout comme vous, je cherche à laisser derrière moi une société juste et meilleure pour mes enfants.  C’est pour cela que je vous demande de faire bien attention ; vous êtes en train de prendre une importante décision.  Vous avez deux solutions :

 La première, c’est d’abolir ce Conseil du Statut de la femme et de le remplacer comme vous en avez l’intention par un  ministère de l’égalité de l’homme et de la femme où hommes et femmes seraient justement à égalité.  Mais attention !  Surtout pas par les mêmes fonctionnaires de l’ancien conseil du Statut de la Femme dont la présidente Madame Diane Lavallée avait déclaré sur les ondes d’une radio montréalaise que « si les hommes souffraient, après tout c’était bien leur tour.»  Une pensée qui reflète l’esprit qui règne dans cet organisme gouvernemental.  Quelle égalité pourrions-nous espérer avec une telle perception, une telle sensibilité à nos problèmes ?  Aucune.

 La deuxième — et c’est la moins bonne — c’est que, si pour des raisons d’influences politiques ou pour ne pas perdre un tas de votes, vous êtes obligé de garder les mêmes fonctionnaires, gardez ce conseil pour les femmes mais créez alors un Conseil du Statut de l’homme ou quelque chose de similaire.   Avec des hommes, bien sûr.

 Vous aurez peut-être la chance de sauver ce qui nous reste de la famille québécoise.

 
Fier d’être un père qui lutte pour ses enfants.
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Un féminisme sclérosé ?
Serge Ferrand

Encore un autre article dans vos pages sur ce «pôvre» féminisme qui se croit accusé de toutes parts. Décidément, ces jours-ci, on se sent mal dans sa peau quand on parle de féminisme. Mais ne parle-t-on pas ici que d'un certain féminisme ; celui qui serait-il allé trop loin comme le suggère Madame Élisabeth Badinter ?

Cette fois, il s'agit du texte « Débat sur l'école ou charge contre le féminisme» signé par mesdames Michèle Asselin, présidente de la Fédération des Femmes du Québec et de Madame Gisèle Bourret du même organisme. Un texte qui nous dresse un soi-disant bilan de l'éducation au Québec, sur le ton : tout va bien dans le meilleur des mondes et si les petits gars ont des problèmes, après tout, c'est leur problème. Ces deux auteures proviennent d'un organisme voué essentiellement à la défense du droit des femmes ( donc déjà biaisé au départ) et non pas de personnes d'expérience ou reconnues comme interlocuteurs ou interlocutrices valables pour parler d'enseignement. Bonjour l'objectivité. Que Le Devoir ait édité ce texte sous une chronique «opinion » est une chose, qu'il en ait fait un article-promo de trois colonnes, pleines page, m'étonne. Surtout à la veille des élections scolaires. Sentirait-on dans certaines sphères le besoin de justifier une idéologie qui aurait dépassé les bornes ?

Mais puisque vous avez «osé» publier ce texte, vous «oserez» donc publier le mien. Tout comme les deux auteures de cet article, je ne suis pas non plus spécialiste et, comme elles, je suis engagé. Dans l'éducation de mes fils.

D'après les auteures de votre article, pas de différence entre les filles et les gars. Les hommes et les femmes agissent, pensent, et apprennent de la même façon. Les sexes sont interchangeables peu importe la situation. C'est la société qui crée les archétypes. On enseigne donc de la même façon à un petit gars comme à une petite fille. Tiens donc.



Etes-vous allé voir une cour de récréation ces derniers temps ? Avez-vous observé vos enfants jouer ? La grande majorité de gars courent, jouent au ballon, au hockey, se bousculent même. La grande majorité des filles sont plus calmes dans leurs jeux. Elles discutent souvent. Il y a effectivement des filles qui vont jouer avec les gars et vice versa. Mais dès que le jeu de foot ou de hockey commence à être un peu plus «musclé» il y a beaucoup, beaucoup moins de filles dans la partie.

Au Québec comme dans la majeure partie du monde industrialisé, à peu près 50% de couples divorcent. De plus en plus avec des enfants en bas âge. Dans 82% des cas, la garde des enfants va à la mère; 85% des professeurs sont des femmes au primaire, c'est-à-dire pour nos enfants qui ont entre 5 et 11 ans, l'âge où la personnalité se forme. Pas d'homme dans la famille, pas d'homme à l'école. En tant que père présent, j'ai intérêt à bien faire mon boulot si je veux que mes fils aient un modèle masculin.

Jai deux garçons; mon dernier a sept ans. Conseil d'éducation, comité du projet éducatif, comité de service de garde, comité de communications, etc& Je m'implique à l'école de mon plus jeune. Ce qui ne me donne pas la prétention , comme celle de vos deux auteures, d'être un expert en éducation. Aussi, je vous propose un texte de Monsieur Jean-Guy Lemery, 32 ans d'enseignement dont 23 à la direction d'écoles.

Monsieur Lemery donne depuis huit ans des conférences sur la façon particulière d'apprendre des garçons. Ses conférences ont déjà attiré plus de 5000 personnes au Québec et il sortira un livre sur le sujet en février 2004. De plus, il n'appartient à aucun groupe de défense de quoi ou de qui que ce soit. Et non, je n'ai pas de pourcentage sur la vente de son livre. Je ne pourrais expliquer mieux ce qu'il nous livre dans son exposé voilà tout:

« Depuis 1975, l'écart de la réussite entre les garçons et les filles du primaire et du secondaire n'a pas changé même si le taux de réussite s'est amélioré dans les deux cas. Ainsi le décrochage s'établit dans les dernières années à 39% chez les garçons et 28% chez les filles. Comme plusieurs reviennent poursuivre leurs études, la diplômation au niveau secondaire 5 se situe à 77% pour les garçons et à 88% pour les filles, soit un écart de 11%, le même depuis 20 ans.

Mais si nous regardons les résultats par matières à la fin du primaire et du secondaire, nous voyons apparaître des distinctions révélatrices. En général, les garçons réussissent aussi bien que les filles en sciences et mathématiques et souvent mieux en résolutions de problèmes. La difficulté des garçons se situe en lecture et en écriture où l'écart s'établit autour de 20% en faveur des filles. »


Habiletés langagières

« Il est évident que la véritable problématique des garçons se situe au niveau des habiletés langagières, et ceci d'ailleurs, peu importe la langue et le pays. Il est trop facile, comme l'a fait le Conseil supérieur d'attribuer ce résultat uniquement à des «modes différenciés de socialisation» et aux stéréotypes, ne se gênant pas pour blâmer les pères de ne pas s'impliquer. Sous prétexte d'égalité, notre société a une sainte peur des différences. On peut être égal sans être identique. Malheureusement pour les gars, le modèle «partout pareil» a été, consciemment ou non, plutôt féminin.

Le petit gars qui entre en maternelle a vite constaté (et son père aussi ) que les seuls hommes dans l'école sont souvent le concierge et l'enseignant en éducation physique (au primaire 85% du personnel est féminin). Lui qui aime le concret et manipuler pour apprendre, se rend compte qu'ici on écoute, on raconte, on lit et on écrit. Les neurologues vous diraient que les zones du langage se développent en général plus vite chez les filles que chez les gars, mais en contrepartie, les garçons seront plus habiles dans les processus spatiaux.

Lui, qui veut savoir pourquoi, doit souvent se contenter du comment et bien répondre aux détails si importants pour son enseignante. Celui qui aime souvent plus les sciences et les mathématiques se fera dire que ce qui est important c'est le français. Surtout ne pas trop manipuler les choses concrètes car c'est bruyant et même salissant. Il se retrouvera souvent devant des textes qui intéressent davantage les filles. S'il aime mieux les textes de type documentaire, il risque de se faire dire que ce n'est pas de vraies lectures. Il devra donc se pencher sur des textes narratifs avec des émotions en espérant un peu d'action.


Plus agité

Il se fera avertir beaucoup plus souvent que les filles car il est plus agité. Il aura peu d'occasions de canaliser ses énergies, pourtant si naturelles, car les règles de jeux en éducation physique auront été changées pour faciliter l'intégration des filles. Dans la cour, on verra ses besoins de contacts physiques, qui pourtant lui servent souvent à exprimer ses émotions, comme du tiraillage. Il sera porté à demander moins d'aide que les filles qui ont une approche plus verbale et séquentielle. Il cherchera l'approbation de ses pairs plutôt que celle de son titulaire mais souvent l'école ne le favorisera pas.

Il se fera avertir plus souvent sur la disposition de ses cahiers et sa propreté car, centré sur le pourquoi, il a négligé la forme et a oublié ce qui représente pour lui des détails. Il aura peu de chance de voir des modèles masculins dans son école car même son père a l'impression que c'est réservé aux femmes...

«Notre système d'éducation, nous dit Roger Sperry dont les recherches lui ont valu un prix Nobel, tout comme la science dans son ensemble, tendent à négliger l'intelligence non verbale.» Madame Hélène Trocmé-Fabre, spécialiste du cerveau, vous dirait que l'école privilégie à 85% des approches qui utilisent l'hémisphère gauche du cerveau, c'est-à-dire le processus verbal et analytique avec un traitement linéaire et séquentiel. L'hémisphère droit s'occupe de synthétiser, de reconnaître les relations entre les éléments et est plus efficace dans un traitement visuel et spatial.


Mieux comprendre

Un grand nombre de nos gars privilégient l'hémisphère droit dans leur façon d'interpréter et d'apprendre. Ils sont donc défavorisés dans l'école actuelle. Que ferait-elle avec un Léonard de Vinci qui préférait dessiner ou un Einstein qui disait rechercher laborieusement ses mots pour exprimer sa pensée.

Pourtant, après avoir donné des conférences sur le sujet depuis huit ans, je sais que les enseignants et enseignantes souhaitent mieux comprendre la problématique des garçons car leur expérience leur dit: «Un gars, c'est pas pareil...» et qu'il faudrait adopter des pratiques pédagogiques qui rejoindraient mieux nos garçons. D'ailleurs même les filles y gagneraient car on développerait chez elles des habiletés jusqu'alors négligées dans nos écoles. »


De plus en plus de rapports de psychologues, de psychiatres et de psycho-éducateurs/trices «osent» parler dinjustice ou de mésadaptatation du système scolaire en ce qui concerne les gars. Cest dailleurs ce qui provoque ces sorties intempestives des groupes de pression comme celle des auteures de votre article « Débat sur lécole ou charge contre le féminisme ? » Auteures qui ont besoin de trois colonnes pleines pages pour se justifier. Et que vous leur donnez gracieusement.

Hier soir, comme tous les mois, je suis allé à la réunion du Conseil détablissement de lécole de mon fils. Une représentante du MEMO, le Mouvement pour une École Moderne et Ouverte, parti en lice dans les prochaines élections scolaires nous a présenté son programme. Sous le deuxième point en priorité dans les objectifs, on lisait: « À Montréal, le décrochage scolaire touche une majorité de garçons. Le MÉMO sengage à mettre en place des mesures novatrices émanant des milieux universitaires, de notre personnel, des élèves ou de leurs parents, afin de lutter contre ce problème. Avec laccord des conseils détablissements intéressés, le MÉMO sengage à mettre en place des projets dactivités ou de classes non mixtes.»

Je ne sais pas si la non mixité est une solution au décrochage des gars toujours est il que devant lampleur du problème, des expériences doivent être tentées. Et puisquon nous serine depuis des années que le professorat au primaire nintéresse pas les hommes encore aurait-il fallu faire des efforts pour les y inclure  nous pourrions également mettre sur pied un programme comme celui de « Chapeau les filles» pour les garçons. Ce programme récompense dune bourse de 250 000 dollars toutes celles qui se lancent dans les métiers non traditionnels. Nous aurions donc ce type de programme adapté au masculin pour sensibiliser et encourager les gars dans les métiers non traditionnels. Que ce soit au primaire, au secondaire, au collégial, à luniversité ou que sais-je encore ?

Au Québec, en plus du livre de Monsieur Guy Lemery qui doit sortir en février 2004, celui de Madame Ginette Lajoie « LÉcole au masculin» est prévu pour novembre 2003. Madame Lajoie est une psycho-éducatrice dexpérience ayant très longtemps travaillé avec les garçons. Elle dit en substance :

« Force est de reconnaître qu'actuellement, la démarche dapprentissage scolaire accorde une importance considérable aux habiletés linguistiques en favorisant la réflexion, en multipliant les explications et les consignes verbales et ce, au détriment de la mise en action concrète et la démarche de résolution de problèmes qui pourrait canaliser l'énergie physique ainsi que le besoin d'exploration manuelle et concrète des garçons

Les garçons et les filles n'appréhenderaient donc pas la réalité de la même manière. En raison du développement hémisphérique de leur cerveau, il n'est pas étonnant que la majorité des filles performent mieux dans tous les domaines littéraires et relationnels alors que la plupart des garçons, eux réussiront dans les domaines cartésiens et rationnels.

Aisément, nous pouvons insuffler qu'en faisant appel au fonctionnement des deux hémisphères cérébraux pour décrypter en totalité l'information, une approche pédagogique telle que celle « des intelligences multiples, l'enseignement par projet, l'enseignement différencié, la pédagogie alternative, ou autre de ce type » serait bénéfique et favorable pour la réussite de la majorité des élèves, garçons ou filles. Cependant actuellement, le milieu scolaire sollicite davantage l'hémisphère gauche des élèves dans leur processus d'apprentissage. Avec les méthodes pédagogiques traditionnelles, actuellement une majorité de garçons sont perdants et un majorité de filles gagnantes. »

Aucun des deux auteurs précités n'appartient à quelque groupement de pression que ce soit. Par contre, tous les deux ont éprouvé les pires difficultés à publier leurs écrits qui démontrent la différence cognitive entre garçons et filles et la mésadaptation de notre système d'enseignement à cette différence. Une mésadaptation et une différence ignorées ou carrément niées.

J'espère que vous tiendrez compte du cinquante pour cent de la population qui a le droit de vivre, tout comme l'autre d'ailleurs, avec ses caractéristiques biologiques propres.

Dommage qu'arrivés en 2004, nous soyons encore à répéter que les femmes et les hommes sont des sexes complémentaires et non pas opposés. L'injustice envers les femmes fut jugée intolérable dans les années 60. Cette même injustice envers les gars est elle plus tolérable aujourd'hui ?

Fier d'être un père présent pour ses enfants.

Serge Ferrand
Montréal

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Les difficultés scolaires des garçons - Débat sur l'école ou charge contre le féminisme?
Michèle Asselin
Présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ)
Gisèle Bourret
Formatrice à la FFQ

Édition du lundi 3 novembre 2003

Des expériences comme le «gars show» organisé récemment par une école secondaire de Magog ravivent le débat sur le décrochage scolaire des garçons et la non-mixité des classes ou des écoles comme éventuel remède à ce problème. Chaque fois qu'il ressurgit, ce débat donne lieu à la même levée de boucliers contre le féminisme et les féministes. Nous assistons alors à un amalgame d'affirmations qui se présentent comme des causes au décrochage scolaire des garçons: il y a trop de profs féminins, l'école véhicule des valeurs féminines, le féminisme a détruit l'estime de soi des garçons et des hommes, etc.

Plutôt que de stimuler une recherche de solutions judicieuses pour contrer le problème réel du décrochage, ce discours nous éloigne du coeur de la question. Petit tour d'horizon pour tenter de mieux comprendre les éléments en jeu.

La réussite scolaire

Disons d'abord que la majorité des filles et des garçons qui fréquentent l'école y réussissent. Soulignons également que la concurrence actuelle entre les écoles, entretenue notamment par la publication annuelle du palmarès de classement des établissements, exerce une réelle pression sur le milieu scolaire. Dans ce contexte, l'obligation de résultats devient impérative et doit être remplie à court terme. Elle ne permet pas de se questionner bien longtemps sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser la véritable réussite de toutes et de tous, sur ce qu'implique la réussite scolaire en dehors de l'acquisition d'un diplôme, ni, non plus, sur le rôle que l'école devrait jouer dans la société. Est-il nécessaire de rappeler que la réussite scolaire n'est pas seulement quantitative. Il est important de garder cela à l'esprit lorsque nous parlons de décrochage scolaire.

Le phénomène du décrochage scolaire des garçons est loin d'être nouveau. Cependant, un coup d'oeil sur les statistiques nous permet de voir que les garçons décrochent en moins grande proportion aujourd'hui qu'il y a 10 ans. Par exemple, en 2001, en formation générale, ils étaient 69 % à accéder à la 5e secondaire comparativement à 54 %, en 1982 (source : ministère de l'Éducation). Les chiffres nous montrent aussi que le décrochage, pour les garçons et les filles, commence au cours de la 3e secondaire.

Si on regarde le taux de décrochage au secondaire selon l'âge et le sexe, on peut s'apercevoir que l'écart entre filles et garçons varie : il atteint un sommet à 19 ans avec 10 % d'écart comparativement à 5 % à 17 ans. On constate, de façon générale, que les jeunes femmes ont mieux réussi que les garçons à corriger leur situation par rapport au décrochage. (Notons d'ailleurs ici que plus le niveau d'études augmente, chez les femmes, plus se rétrécit l'écart qui existe avec le salaire des hommes.)

Tout en nous donnant un portrait général, ces données ne nous permettent pas, évidemment, de rendre compte de toute la réalité. Par exemple, les statistiques de bon nombre d'écoles ou de commissions scolaires ne montrent pas d'écarts sensibles entre les résultats moyens des garçons et ceux des filles. Ces données ne nous renseignent pas, non plus, sur les causes diversifiées du décrochage chez les filles et chez les garçons. L'analyse est complexe et reste en bonne partie à faire. Plusieurs hypothèses pourraient être avancées, et certaines d'entre elles seraient fort utiles à la recherche de solutions au problème de décrochage des garçons. Ne devrait-on pas, entre autres, comparer les garçons qui réussissent et ceux qui échouent pour mieux saisir ce qui se passe ? Cette piste de solution mériterait sans aucun doute d'être considérée.

Cependant, plutôt que de s'attarder à poursuivre l'analyse afin de trouver des moyens d'action adéquats, le discours entendu actuellement se replie, trop souvent, sur des arguments qui ne tiennent pas la route. En voici deux.

1. «Il y a trop de femmes dans l'enseignement !»

Mettons les choses au clair. S'il est vrai que les femmes sont nettement prédominantes dans l'enseignement primaire, cela est beaucoup moins vrai au secondaire où les femmes représentent environ 54 % du corps enseignant et sont en minorité à la direction des écoles. Chacun sait également que les femmes sont minoritaires au sein du corps professoral collégial et universitaire, niveaux où le décrochage continue de se manifester.

Élément important : la prédominance des femmes au primaire n'est pas une réalité nouvelle, alors comment se fait-il qu'on lui accorde, depuis quelques années, autant d'importance ? On peut se demander, également, pourquoi les jeunes hommes ne s'orientent pas en plus grand nombre vers l'enseignement primaire ? Serait-ce parce que ce travail ne les intéresse pas à cause, notamment, du manque de valorisation qui lui est accordé, du salaire octroyé et de l'aura de «maternage» qui continue d'entourer cette profession ?

Des études réalisées ici et dans plusieurs pays montrent qu'il n'y a pas de liens entre le sexe du personnel enseignant et la réussite scolaire, à la fois des filles et des garçons («Pour une meilleure réussite scolaire des garçons et des filles», rapport du Conseil supérieur de l'éducation, 1999, et «La non-mixité à l'école : quels enjeux», Pierrette Bouchard et Jean-Claude St-Amant, Options, CSQ, automne 2003). Ce qui compte avant tout, c'est la qualité de la relation entre le professeur et l'élève.

Pourquoi donc subsiste-t-il encore cette interprétation ou plutôt ce préjugé visant à attribuer l'échec scolaire des garçons à la prédominance des femmes dans l'enseignement et aux valeurs prétenduement féminines que véhicule l'école ? Sur quels faits et analyses reposent ces affirmations ? Selon nous, ce discours ne fait qu'engendrer peur et confusion par rapport aux acquis du féminisme et à la place qu'occupent les femmes dans la société.

Par ailleurs, des recherches conduites par l'équipe du Centre de recherche et d'intervention sur la réussite scolaire (Université Laval) ont montré que les filles et les garçons qui ont le plus de difficulté à l'école sont les jeunes qui sont les plus attachés aux stéréotypes sexuels traditionnels et qui proviennent d'un milieu socio-économique défavorisé. Une fois de plus, pourquoi ne pas s'attarder à ces faits dans notre recherche de solutions ? Il nous faut questionner l'État et l'école sur les ressources qu'ils mettent à la disposition des jeunes issus de milieux défavorisés et examiner les moyens retenus pour les aider à persévérer.

Plus largement, si nous nous plaçons dans une perspective de prévention, il faut aussi se demander si les ressources professionnelles et de soutien dont dispose le milieu scolaire sont réellement suffisantes. Il y a lieu, également, de remettre en question l'image, encore bien souvent figée, des rôles masculins et féminins que véhiculent l'école et la société. Enfin, nous devrions pouvoir mieux cerner les conséquences de l'absence, trop souvent constatée, des pères dans l'éducation de leurs enfants.

2. «On devrait séparer les gars des filles !»

La non-mixité des classes ou des écoles comme solution éventuelle au décrochage scolaire repose sur une analyse à courte vue. En effet, dans l'article mentionné plus haut, Bouchard et St-Amant examinent cette question à partir de différentes études ou interventions. Il en ressort, entre autres, que la non-mixité pourrait être plus avantageuse pour les filles, étant donné que ces dernières n'auraient plus à supporter les comportements «dérangeants» de certains garçons, de même que le harcèlement sexuel. Mais surtout, il est démontré que les écoles qui ont obtenu les plus grandes améliorations quant au rendement scolaire des garçons sont celles qui ont axé leurs interventions vers les garçons et les filles ayant des besoins particuliers.

Pour notre part, nous croyons que l'école représente un lieu où garçons et filles doivent apprendre à vivre ensemble dans le respect et l'égalité et nous savons que plusieurs éducatrices et éducateurs mettent en oeuvre divers moyens pour favoriser ce vivre-ensemble, pour développer la coopération, la solidarité, l'ouverture à la diversité.

Le féminisme au-delà des préjugés

Les éléments que nous avons esquissés ici permettent, selon nous, de désamorcer un tant soit peu le «discours» anti-féministe qui alimente trop souvent les débats sur les difficultés scolaires des garçons et apportent certains éléments d'analyse qui mériteraient d'être étudiés sérieusement. Voir la cause principale du décrochage scolaire des garçons dans la sur-représentation des femmes dans l'enseignement, c'est non seulement escamoter le débat, mais c'est le déplacer vers une autre cible, le féminisme que l'on assimile à une «guerre des sexes». Comme si les batailles que les femmes ont gagnées ne faisaient pas partie des acquis sociaux (toujours fragilisés d'ailleurs) !

Le féminisme s'est développé dans des mouvements qui ont revendiqué des changements au niveau de la société concernant, notamment, la pleine reconnaissance du travail des femmes, le respect de leur liberté et de leur intégrité, la création de garderies, l'établissement de droits égaux dans les domaines de l'éducation, de l'emploi et dans l'accès véritable aux différentes institutions de la société.

Malgré leur scolarisation, les femmes ont encore, à l'heure actuelle, un salaire inférieur à celui des hommes pour des emplois équivalents et sont encore sur-représentées dans les emplois précaires et à temps partiel, y compris dans l'enseignement. Les femmes continuent toujours à assumer, dans la société, une très grande partie du travail non rémunéré. Et les discriminations et violences sexuelles ne sont pas, non plus, enrayées.

Les luttes menées par le mouvement des femmes ont contribué à améliorer aussi le sort des hommes. Par exemple, les hommes bénéficient des congés parentaux et ceux qui oeuvrent dans les emplois à prédominance féminine bénéficieront également de la correction des salaires effectuée à l'occasion de la loi sur l'équité salariale. De même, nous croyons que la remise en question des rôles sexuels traditionnels a permis aux hommes de se rapprocher davantage aujourd'hui de leurs enfants, et aux enseignants de développer de meilleures relations avec leurs élèves, basées sur l'écoute et le respect.

Oui, nous nous soucions du rapport difficile que certains garçons entretiennent avec l'école et nous tenons à souligner ici les efforts faits dans plusieurs écoles pour trouver des solutions appropriées à ce problème. Nous sommes préoccupé-e-s par la façon dont se mène trop souvent le débat et souhaitons l'élargir en une réflexion, non seulement sur la mission de l'école, mais aussi sur le genre de société que nous voulons pour nos filles et nos garçons.

En cessant de jeter la pierre aux féministes, en portant une attention particulière aux besoins et difficultés des garçons et des filles, en remettant le sens de l'effort et le plaisir d'apprendre au goût du jour, en redonnant à l'éducation le mérite qui lui revient, en faisant de l'école un lieu réel d'apprentissage de la coopération, de la diversité et de la citoyenneté, nous croyons que nous parviendrons, toutes et tous, à ouvrir la voie de la réussite des jeunes Québécois et Québécoises.

Ont cosigné ce texte :

Normand Baillargeon, professeur, département d'éducation et pédagogie, Université du Québec à Montréal; Sophie Bissonnette, cinéaste; Alain Dion, président, Fédération autonome du collégial (FAC); Johanne Fortier, présidente, Fédération des syndicats de l'enseignement (CSQ); Danielle Fournier, présidente, Relais-femmes, École de service social de l'Université de Montréal; Diane Lavallée, présidente, Conseil du statut de la femme; Pierre Patry, président, Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (CSN); Guy Rocher, sociologue, Université de Montréal; Céline Saint-Pierre, sociologue, Chaire Fernand-Dumond sur la culture, INRS; Réginald Sorel, président, Fédération des enseignantes et des enseignants de collèges (CSQ)





8 décembre 2004
LE JOUR OÙ LE NOMBRE DE FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE A DIMINUÉ DE 285 791 VICTIMES

21 janveir 2005

"Plus ou moins 5000 femmes victimes de violence conjugale avec 115 maisons d’hébergement et des millions de dollars en services sociaux adaptés à leurs besoins et 10 000 hommes dans la rue laissés à eux-mêmes sans aide, sans rien. Sans compter les 2200 qui se disent victimes d’agression de la part de leur conjointe ou de leur ex-conjointe et dont on n’entend pas parler. Voilà le vrai visage de la violence conjugale au Québec."

Serge Ferrand, auteur et réalisateur du film "La machine à broyer les hommes"




En 1980, le Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme secoue l'opinion publique avec la publication de l’étude La femme battue un cercle vicieux ? Reposant sur leurs données de 1978, les sociologues, Linda McLeod et Andrée Cadieux affirment que «chaque année, une Canadienne sur 10 est battue, qu'elle soit mariée ou qu'elle vive en union de fait.»

Suite à ces données, le chiffre de 300 000 femmes battues annuellement au Québec apparaît dans les dépliants du Ministère de la Santé, dans les prospectus des CLSC, du Ministère de la Justice, sur le site d’Amnistie International section Québec, sur celui du Regroupement des maisons d’hébergement, sur tous les sites défendant les droit des femmes. À la lumière de ce chiffre hécatombe, Québec adopte une série de mesures et de programmes.

Contestée, pressée par les scientifiques et les journalistes de s’expliquer, Madame Linda McLeod finit par avouer au 62e Congrès, de l’ACFAS, le 17 mai 1994, soit 14 ans plus tard :« Mon estimation n'avait aucun semblant de validité ou de fiabilité statistique. je n'avais accompli aucune acrobatie statistique. Pourtant, je me sentais sûre de ce chiffre parce qu'il reflétait une réalité qui avait été corroborée par les estimations de ceux qui et celles qui travaillaient sur la ligne de front. C'était une supposition admise; je n'ai jamais prétendu que ce soit autre chose» — page. 13, actes du colloque Violence envers les femmes; la controverse des chiffres

Vingt-cinq ans après les chiffres stéroïdes de Madame McLeod, soit un quart de siècle plus tard, et malgré le démenti fait par l’auteure elle-même, tous les organismes et ministères déjà mentionnés parlaient encore de ce 300 000 femmes battues au Québec…jusqu’au 8 décembre 2004. Date à laquelle, suite à des demandes d’accès à l’information lancées par les groupes de pères, ce chiffre disparaît subitement. Pourquoi?

Parce que le 8 décembre 2004, Madame Michelle Courchesne, Ministre de l’immigration, des relations avec les citoyens et responsable de la Condition féminine donne une conférence de presse à Québec avec le Ministre de la Santé et des Services sociaux, les représentants du Ministère de la Justice et ceux du Ministère de la Famille, pour lancer la Commission parlementaire sur le nouveau contrat social portant sur l’équité entre les femmes et les hommes. Les chiffres des ces différents ministères sur la violence conjugale ne concordent pas et les demandes d’accès à l’informations pour justifier le 300 000 femmes victimes sont gênantes. Aussi décide-t-on d’adopter les statistiques policières.

Dans le texte de Madame Michelle Courchesne, il n’est donc plus question de 300 000 femmes battues mais de 14 209 femmes et d’un peu plus de 2200 hommes se disant victimes de leurs conjoints. En une seule nuit, on vient donc de réduire la violence faite aux femmes de 285 791 victimes.

Mais d’où vient ce nouveau chiffre de 14 209 femmes battues annuellement au Québec?

Ce 14 209 femmes battues provient des statistiques policières du DUC 2, la Déclaration Universelle de la Criminalité que le Ministère de la Justice publie chaque année. Il représente les infractions relevées par les policiers après une très brève enquête. Or, dans l’étude de deux chercheures Sonia Gauthier et Danielle Laberge de l’Université de Montréal et de l’Uqam, intitulée : "Entre les attentes face à la judiciarisation et l’issue des procédures—année 2000", les deux scientifiques rapportent qu’en matière de violence conjugale il y a 31,4% de culpabilité et 68,4% de remises en liberté. Donc, sur 14 209 infractions relevées annuellement par les policiers cela signifierait 4462 condamnations et 9718 remises en liberté. Avec seulement 5% d’accusations retirées et 10,7 % d’arrêts de procédures.

Plus ou moins 5000 femmes victimes de violence conjugale avec 115 maisons d’hébergement et des millions de dollars en services sociaux adaptés à leurs besoins et 10 000 hommes dans la rue laissés à eux-mêmes sans aide, sans rien. Sans compter les 2200 qui se disent victimes d’agression de la part de leur conjointe ou de leur ex-conjointe et dont on n’entend pas parler. Voilà le vrai visage de la violence conjugale au Québec.

Merci Madame Courchesne, Monsieur le Ministre de la Santé et des Services sociaux et Monsieur le Ministre de la Famille pour avoir enfin réduit ce fléau de 285 791 femmes victimes ce fameux 8 décembre 2004.

Mais les hommes et les pères dans tout ça ?

SERGE FERRAND,
Auteur et réalisateur

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Fiers d'être des hommes !

                               Dans le cas de pères qui quittent une femme avec leur enfant de moins
                               de trois ans, la première réaction de l'homme, c'est celle de la
                               responsabilité. Que doit-il faire pour ne pas «paraître» comme un lâche
                               et un salaud ? C'est sur ce questionnement que jouent la plupart des
                               femmes d'ailleurs. La majorité des hommes s'en remettent
                               automatiquement à la femme parce que depuis des siècles on leur dit
                               que c'est elle qui s'occupe des enfants. ERREUR !

                               Aujourd'hui, depuis que la femme est sortie pour travailler, NOUS, les
                               hommes, avons non seulement le droit et le devoir de nous occuper de
                               nos enfants mais c'est un retour naturel des choses que de
                               revendiquer ce privilège. Elles ne sont pas plus faites pour s'occuper
                               des enfants que nous, elles ne sont pas plus faites pour travailler que
                               nous.

                               Si on s'accorde sur un point avec les intégristes féminines, c'est bien
                               sur la répartition équitables des tâches. Elles veulent travailler, bien.
                               Nous, on veut s'occuper de nos enfants. Qui a dit qu'un père ne peut
                               pas s'occuper de son enfant aussi bien qu'une mère. Prétendre cela
                               c'est du sexisme et c'est condamné par la loi.

                               Ne soyez plus considéré comme un père porte-feuille ! Impliquez-vous
                               partout où vous pouvez être impliqué: École, changement de couches,
                               biberons de la nuit, éducation, sport, visites chez le médecin, etc...

                               Exigez d'être respecté comme PÈRE, comme HOMME partout où
                               vous allez et montrez bien que votre démarche est celle d'un père et
                               non d'une mère et que, en tant qu'homme vous avez une approche et
                               une démarche différentes: Vous parlez moins, vous agissez plus !
                               Vous avez des colères plus retentisssantes, vous mettez le respect de
                               la parole donnée avant toute chose... C'est NORMAL, votre taux de
                               testostérone est quinze fois plus élevé que chez la femme ! ET ALORS
                               ? Va-t-on vous condamner pour cela ? Condamne-t-on les
                               homosexuels, les femmes pour leur taux d'oestrogènes ?

                               Soyez fier d'être un HOMME... et surtout d'un homme qui s'occupe de
                               ses enfants.

                               EXIGEZ LA COPARENTALITÉ ! Pour vous, TOUT peut être négocié
                               sauf LA COPARENTALITÉ. Vous avez prouvé que vous vous occupez
                               de votre enfant, on ne peut vous le retirer.

                               Le problème des ado à l'heure actuelle, c'est que 82% d'entre eux ont
                               été élevés par des femmes puisque les pères se sont évacués
                               eux-mêmes ou ont été évacués par le système. Le résultat de cette
                               éducation par des femmes seulement est HORRIBLE ! Même les
                               intégristes féminines ne peuvent le nier, elles sont dans un cul-de-sac.
                               Ces chiffres d'enfants ayant été élevés par des femmes et ayant de
                               gros problèmes à l'adolescence ne sont évidemment pas divulgués...ils
                               ne correspondent pas à la rectitude politique actuelle. Ces
                               VAGINOCRATES voudraient bien nous évacuer mais de plus de en
                               plus d'études démontrent que les enfants ont besoin d'une MÉRE et
                               d'un PÈRE. Si vous jouez cette carte, PERSONNE ne peut le contester
                               aujourd'hui.

                               Montrez et démontrez que vous êtes aussi capables qu'elles...

                               Elles sont allées sur le marché du travail, impliquez-vous sur le marché
                               de la famille. Vous y gagnerez !

                               Fiers d'être des hommes !

                               Serge FERRAND

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Sexisme, vous avez bien dit sexisme

Texte rédigé en référence et grâce à la traduction de l'éditorial du NATIONAL POST du lundi 20 août 2001:
« Obstruction 2 »

Le journal La Presse de Montréal, dans son édition du mercredi 22 août publie deux articles, « Le Brésil élimine les lois sexistes de son Code civil» en page A 10 et un entrefilet éditorial écrit par Agnès Gruda, en page A 17 «Le mur du machisme».  L'entrefilet reprenant la nouvelle du premier article dans le ton : «Dorénavant la famille (brésilienne) ne sera plus la propriété exclusive des hommes et les femmes seules, ces parias des  sociétés patriarcales, pourront devenir les tutrices légales de leurs enfants. ».  Bien.

Ceci se passait au Brésil, HIER SEULEMENT... et nous avons déjà ces articles dans notre bol de céréales ce matin.  Quelle efficacité !

Moi, je voudais parler des parias des sociétés matriarcales: LES PÈRES... Ça m'étonnerait que ce qui suit vous l'ayez lu ou vu quelque part.

En décembre 1998, un comité spécial multi-partis, formé de 23 membres travaillant sur les droit de visite et de garde des enfants, présenta son rapport intitulé: « Dans l¹intérêt supérieur de l¹enfant».  Ce rapport concluait qu¹il était primordial que chaque enfant bénéficie de ses deux parents dans la vie.  Le comité recommandait donc que les deux parents qui divorcent ou se séparent fournissent un plan détaillé de leurs intentions parentales lors de la brisure de leur union.  Le comité concluait également que le gouvernement devait établir une politique bien structurée afin d¹assurer au parent non-gardien (le père en général) de vrais recours quand le parent gardien (la mère en majorité) aurait refusait à tort des droits de visite.  Cette proposition aurait amélioré la qualité de la parentalité au Canada et aurait donné plus de pouvoirs aux parents à qui on refusait d¹exercer leurs droits de
visites prévus par la loi.

Notre Ministre de la Justice du Canada, Madame McLellan et son département viennent sciemment de torpiller le projet.  Ça se passe à Ottawa, PAS AU BRÉSIL... ça se déroule depuis février 1998, PAS LE 22 AOÛT 2001.  Très peu de médias anglophones, à part le National Post, et AUCUN médias francophones en ont parlé.  

Un peu d¹histoire:

En 1991, alors professeure de Droit à l¹Université de l¹Alberta, Madame McLellan exprimait déjà de fortes réticences à donner aux pères plus de droits, en écrivant que « la coparentalité ou garde partagée pourrait purement et simplement perpétuer l¹influence et la domination des hommes sur les femmes ».  Et vous parlez de SEXISME ? Au BRÉSIL en plus ?

Ignorant des recommendations glanées dans plus de 500 audiences publiques, des documents du département de la Justice obtenus par le National Post indiquent clairement que Madame McLellan et quelques uns/unes de ses haut(e)s fonctionnaires avaient décidé très tôt de rejeter toute proposition de coparentalité.  De tels «débats inconsistants », déclara un(e) de ces haut(e)s fonctionnaires, devraient être évités.

Les documents obtenus par le National Post montrent que Madame McLellan et ses plus haut(e)s conseiller(e)s, élaborèrent un « plan de communication » en trois phases, BIEN AVANT que le comité sorte son rapport sur «L¹intérêt supérieur de l¹enfant ».

Ce plan du Ministère de la Justice bien que reconnaissant la profonde sympathie éprouvée par les Canadiens à l'endroit des pères évacués et admettant que les articles et les éditoriaux écrits en faveur de la coparentalité dépassait largement en nombre ceux supportant le statu quo et les positions des groupements de femmes, refusait de renforcer le recours aux tribunaux et favorisait «l¹éducation, la médiation et toutes autres sortes d¹options moins radicales ».  Il fallait absolument préserver 20 ans de précédent judiciaire qui avaient FAVORISÉ LES MÈRES AU DÉTRIMENT DES PÈRES.

En d¹autres mots, Madame McLellan et son équipe, avaient rejeté des propositions contenues dans le rapport «Dans l¹intérêt supérieur de l¹enfant » BIEN AVANT même d¹avoir lu le rapport.

Pour que le «Plan de communications » marche, il était essentiel de préserver les apparences d¹objectivité du gouvernement.  Ainsi, la première phase du plan de communications permettrait à la Ministre de la Justice de rendre hommage à l¹excellent travail du comité qui avait produit le fameux rapport.  C¹est d¹ailleurs ce que Madame McLellan fit à sa sortie.  La seconde phase misait sur la réponse du gouvernement dans les 150 jours suivant la sortie du rapport.  C¹était le temps qu¹il fallait aux fonctionnaires pour déloger de l¹esprit des Canadiens que la coparentalité ou la garde partagée étaient dans «l¹intérêt supérieur des enfants ».  La troisième phase qui doit se dérouler incessamment, devait consister à introduire une nouvelle législation faites de mesures
insignifiantes ou cosmétiques.
 
Le chat est sorti du sac quand le National Post a osé (lui) publier «que les groupes féministes qui ne voulaient pas participer avec les hommes aux consultations fédérales provinciales sur les droits de visite et de garde, exigeaient des consultations privées ».  Cela provoqua une réponse de Madame Virgnia McRae, haut(e) fonctionnaire du département de la Justice.  Elle déclara qu¹aucun effort n¹avait été fait pour accéder à la demande des féministes.

 Cette lettre devint une source de débats entre, d'un côté, la sénatrice libérale Madame Anne C. Cools et le sénateur libéral, Membre du Parlement, Monsieur Roger Gallaway qui supportent tous les deux la coparentalité, et de l¹autre côté, Madame McLellan qui répétait ses platitudes familières.  « Notre but commun » écrivait la Ministre de la Justice, le 20 juillet, « est de créer un système familial efficace à travers tout le Canada, un système qui favorisera une approche centrée sur l¹enfant, sur ses besoins et ses intérêts. »  Bref, rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
 
Des rumeurs dans le cercle des libéraux, veulent que la troisième phase du plan de communications commence bientôt.  Madame McLellan doit présenter un projet de loi omnibus sur la pauvreté chez les enfants.  Ce projet de loi contiendrait en marge par ci, par là, quelques amendements sur les droits de visite et de garde suggérés par le rapport « Dans l¹intérêt supérieur de l¹enfant ».  Le Parlement et les Canadiens ne doivent pas permettre une telle manoeuvre.  Madame McLellan n¹a pas été franche au sujet de la coparentalité.  C¹est le moins qu¹on puisse dire...

Tout cela se passe à Ottawa, à deux heures de Montréal, depuis DEUX ANS, pas depuis HIER.. Pendant ce temps-là, 82 % des mères ont la garde de leurs enfants, 77% des femmes sont responsables des enlèvements, entre 35 et 40% des accusations d¹agression sexuelle ou de violence conjugale sont fausses, sur 1500 suicides réusis l¹an dernier, 1140 étaient des hommes dont plus de 600 des pères en rupture, soit deux pères par JOUR, plus de 85% des itinérants sont des hommes... et vous parlez de SEXISME, au BRÉSIL ?

Je pourrais vous parler du site haineux, envers les hommes, des femmes de l¹Ontario, des mensonges véhiculés dans ce site et dans bien d¹autres, je pourrais vous parler de ce qui se passe vraiment dans les maisons de femmes battues au Canada, des écrits de Valérie Solanas qui encourage ouvertement, légalement, la disparition des hommes, même par le meurtre... Il faudrait parler de cette nouvelle loi, le «Bill 117 » qui vient d¹être adoptée en Ontario, grâce aux extrêmistes féminines, et qui permet à une femme, sur un simple coup de téléphone, de ruiner la vie de son conjoint... Mais vous n¹avez pas le temps, vous devez peut-être rédiger un article sur le sexisme en Thaïlande, au Burkina Faso ou en Papousie ?

Pendant ce temps-là, des pères et des enfants souffent au C.A.N.A.D.A.

Fier d¹être un père qui lutte pour un avenir moins sexiste de ses deux garçons.

SERGE FERRAND
 

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"Justice obstruction 2"
Éditorial
NATIONAL POST
Lundi 20 août, 2001

En décembre 1998, un comité mixte formé de sénateurs et de députés canadiens
, formé de 23 membres
travaillant sur les droit de visite et de garde des enfants, présenta son
rapport intitulé : « Pour l'amour des enfants ». Ce rapport
concluait qu'il était primordial que chaque enfant bénéficie de ses deux
parents dans la vie. Le comité recommandait donc que les deux parents qui
divorcent ou se séparent fournissent un plan détaillé de leurs intentions
parentales lors de la brisure de leur union. Le comité concluait également
que le gouvernement devait établir une politique bien structurée afin
d'assurer au parent non-gardien (le père en général) de vrais recours, quand
le parent gardien (la mère en majorité) refusait à tort ses droits de
visite. Cette proposition aurait amélioré la qualité de la parentalité au
Canada et aurait donné plus de pouvoirs aux parents à qui on refusait
d'exercer leurs droits de visites prévus par la loi.

Ces propositions furent ignorées par Madame Anne McLellan, la Ministre de la
Justice du Canada et par des hauts fonctionnaires de son département. Ils
enterrèrent le rapport.

En 1991, alors professeure de Droit à l'Université de l'Alberta, Madame
McLellan avait déjà exprimé de fortes réticences à donner aux pères plus de
droits, en répondant à des journalistes que « la coparentalité ou garde
partagée pourrait purement et simplement perpétuer l'influence et la
domination des hommes sur les femmes ». En tant que Ministre de la Justice,
Madame McLellan aurait dû mettre de côté sa philosophie féministe et prendre
honnêtement le pouls des recommandations glanées dans plus de 500 audiences
publiques. Mais des documents du département de la Justice obtenus par le
National Post indiquent clairement que Madame McLellan et quelques-uns uns
de ses haut(e)s fonctionnaires avaient décidé très tôt de rejeter toute
proposition de coparentalité ou de garde partagée. De tels «débats
inconsistants » devraient être évités, déclara un de ces hauts
fonctionnaires.

Les documents obtenus par le National Post montrent que Madame McLellan et
ses plus haut(e)s conseiller(e)s, élaborèrent un « plan de communication »
en trois phases, bien avant que le comité sorte son rapport sur « Pour
l'amour
des enfants ».

Ce plan du Ministère de la Justice, bien que reconnaissant la profonde
sympathie éprouvée par les Canadiens à l'endroit des pères évacués, et
malgré que des articles de journaux et les éditoriaux écrits en faveur de la
coparentalité dépassaient largement en nombre ceux supportant le statu quo,
ainsi que les positions des groupements de femmes, ce plan refusait de
renforcer les recours aux tribunaux, mais favorisait «l 'éducation, la
médiation et toutes autres sortes d'options moins radicales ». Il fallait
absolument préserver 20 ans
de précédents judiciaires qui avaient favorisé les mères au détriment des
pères.

En d'autres mots, Madame Mc Lellan et son équipe, avaient préparé le rejet
des propositions contenues dans le rapport «Pour l'amour des enfants » bien
avant même d'avoir lu le rapport.

Pour que le « Plan de communications » marche, il était essentiel de
préserver les apparences d'objectivité en utilisant « d'après ce plan,
des communiqués qui souligneraient l'ouverture et la transparence du
gouvernement dans les consultations sur ce sujet. » Ainsi, la première
phase du plan de communications permettrait à la Ministre de la Justice de
rendre hommage à l'excellent travail du comité qui avait été produit « Pour
l'amour des enfants ». C'est d'ailleurs ce que Madame McLellan fit à la
sortie du rapport. La seconde phase misait sur la réponse du
gouvernement dans les 150 jours suivant la sortie du rapport. Les
fonctionnaires du département de la Justice estimaient que c'était le temps
qu'il fallait pour déloger de l'esprit des Canadiens la coparentalité ou la
garde partagée exprimé dans le rapport « Pour l'amour
des enfants ». La troisième phase qui doit se dérouler incessamment, devait
consister à introduire une nouvelle législation faites de mesures
insignifiantes ou cosmétiques.

Au cours des dernières semaines, les relations publiques du département de
la Justice ont lancé une bataille dans les pages du National Post. Quand
nous avons publié une histoire suggérant que les groupes féministes ne
voulaient pas participer avec les hommes aux consultations fédérales
provinciales sur les droits de visite et de garde, mais exigeaient des
consultations privées, cela provoqua une réponse de Madame Virgnia McRae,
haut fonctionnaire du département de la Justice. Elle déclara qu'aucun
effort n'avait été fait pour accéder à la demande des féministes. Cette
lettre devint une source de débats entre, d'un côté, la sénatrice libérale
Madame Anne C. Cools et le sénateur libéral, Membre du Parlement, Monsieur
Roger Gallaway, qui supportent tous les deux la coparentalité, et de l'autre
côté, Madame McLellan qui répétait ses platitudes familières. « Notre but
commun » écrivait la Ministre de la Justice, le 20 juillet dernier, « est de
créer un système familial efficace à travers tout le Canada, un système qui
favorisera une approche centrée sur l'enfant, sur ses besoins et ses
intérêts. » Cette déclaration aurait pu directement être extraite de son
plan de communications.

Des rumeurs dans le cercle des libéraux, veulent que la troisième phase du
plan de communications commence bientôt. Madame McLellan devrait présenter
un projet de loi omnibus sur la pauvreté chez les enfants. Ce projet de loi
contiendrait en marge, par-ci par-là, quelques amendements sur les droits de
visite et de garde suggéré dans le rapport « Pour l'amour des
enfants ». Le Parlement et les Canadiens ne doivent pas permettre une
telle manoeuvre. Madame McLellan n'a pas été franche au sujet de la
coparentalité. On ne doit pas lui permettre de modifier son programme en
raison d'une couverture médiatique négative

Traduction Serge Ferrand

NATIONAL POST - EDITORIAL
August 20, 2001

"Justice obstruction 2"







27 octobre 2006
 800 000 ENFANTS VICTIMES AU CANADA ?


800 000 enfants exposés à la violence conjugale chaque année au Canada ! C’est plus que les victimes en Irak, au Liban, en Afghanistan. Il faut envoyer les forces d’intervention, l’armée, les casques bleus, pour stopper, emprisonner et condamner tous ces hommes violents. Parce qu’évidemment, lorsque Maryse Rinfret-Raynor, vice-rectrice de l’Université de Montréal, affiliée au CRI-VIFF (Centre de recherche sur la violence faite aux femmes) et Denyse Côté, chercheure au département du travail social de l’Uqàm en Outaouais, parlent de cette violence, elles parlent uniquement des hommes.

Dans son article paru dans le quotidien La Presse du mercredi 25 octobre 2006, Monsieur Hugo Meunier nous livre cet époustouflant « 800 000 enfants exposés à la violence conjugale» que les deux chercheures-militantes ont dégoupillé lors du colloque LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES qui s’est déroulé du 22 au 24 octobre dernier à Montréal. 

Madame Rinfret-Raynor continue : « Le Canada abriterait 172 0000 mères victimes de violence conjugale, selon les dernières statistiques, qui remontent à 1999; 37% d'entre elles ont signalé que leurs enfants avaient été exposés à la violence cinq ans avant leur séparation. En revanche, plus de 50% des enfants auraient été témoins de violences après la rupture». Le problème avec ce genre de chiffres lancés tout azimut, c’est qu’il faut expliquer leur origine pour comprendre leur impact.

Quand mesdames Rinfret-Raynor et Côté parlent de «dernières statistiques», elles font référence à l’Enquête sociale générale (ESG) de 1999. Elles parlent donc de 800 000 enfants exposés chaque année à cette violence (des hommes seulement). Or dans cette ESG de 1999, on rapporte qu’au cours des 12 mois précédant l’enquête, 218 000 femmes ET 173 000 hommes «déclarent» avoir été victimes d’un(e) conjoint(e) ou d’un(e) ex-conjoint(e) au Canada. De ces chiffres, 100 600 femmes ET 45 300 hommes ont mentionné que leur enfants avaient été exposés à la violence dont ils «auraient» été eux-mêmes été victimes de la part de leur conjoint(e) ou de leur ex-conjoint)(e).

Ces résultats laissent planer un doute très sérieux sur le chiffre de 800 000 enfants exposés chaque année à la violence conjugale au Canada de Mme Rinfret-Raynor. En effet, pour que ce chiffre de 800 000 enfants exposés chaque année à la violence corresponde aux 100 600 mères d’enfants exposés à la violence conjugale de l’ESG de 1999, il faudrait que les mères victimes aient en moyenne 8 enfants ( 100 000 X 8 = 800 000). Or, selon statistique Canada les mères canadiennes ont en moyenne deux enfants. 

800 000 enfants exposés annuellement à la violence conjugale impliqueraient donc environ 400 000 femmes ( 800 000 divisés par 2 enfants ) avec des enfants victimes de violence conjugale chaque année au Canada.  Ce qui est environ deux fois plus que le nombre total de femmes (avec ou sans enfants) victimes de violence conjugale au cours des 12 mois précédant l’ESG de 1999.

Et puis, d’où viennent les 172 000 mères victimes de Mesdames Rinfret-Raynor et Côté qui ont également «oublié» les hommes victimes dans leurs calculs ?

Quant aux 50 % d’enfants qui «auraient» été témoins de violence après la rupture, on parle de quoi ? D’après l’ESG de 1999, nous avons 45 300 hommes aussi victimes de violence conjugale. Donc, sur ces 50% d’enfants combien ont vu leur mère être violente envers leur conjoint ? Peut-être ne compte-on pas ces enfants-là, ou alors la mère aurait été violente en leur absence ? Ou alors la violence commise par les pères est toujours commise en leur présence ? Combien d’enfants étaient présents, combien en ont entendu parler par un tiers ? Être violent c’est quoi ? Crier, injurier, se moquer, lancer une assiette, un couteau, une fourchette, donner un coup, une claque, oser faire une remarque, faire la tête, sortir en claquant la porte, frapper le mur ?  Tout cela ?

Les deux chercheuses nous disent que leurs études ont été colligées à partir d'entrevues réalisées uniquement auprès de femmes qui habitent dans des maisons d'hébergement. Où est alors la symétrie indispensable à des recherches sérieuses ? Remarquez, je comprends; il aurait été difficile à nos deux chercheuses de faire des entrevues dans les maisons d’hébergement pour les 173 000 hommes victimes : de tels lieux n’existent pas.

Ce n’est pas la première fois qu’on nous assomme avec des chiffres stéroïdes sortis d’un chapeau. Le Canada et le Québec ont tous deux un répertoire impressionnant de tours de magie.  Jugez-en plutôt:

 En 1980, Madame Linda McLeod annonce que 300 000 québécoises sont battues chaque année.  En 1994, elle se voit obligée de déclarer «Mon estimation n’avait aucun semblant de validité ou de fiabilité statistique. C’était une supposition admise : je n’ai jamais prétendu que c’était autre chose ». Il faut attendre 2004 pour que Madame Courchesne, alors ministre de l’immigration, des relations avec les citoyens et responsable de la condition féminine, admettre sous la pression de mon documentaire La Machine à broyer les hommes et du groupe l’Après rupture, que la violence se chiffre dans les faits concrets à 14 209 plaintes déposées par les femmes et à 2500 plaintes déposées par les hommes auprès des services policiers ; 285 791 femmes victimes viennent de disparaître des statistiques. Plus fort encore : de ces 14 209 plaintes à la police, on compterait 5000 condamnations et environ 10 000 hommes relâchés. La plupart de ces derniers ayant perdu famille, enfants, boulot, etc… sur des plaintes non fondées.  Après 25 ans, on est donc passé de 300 000 femmes battues à 5000 condamnations pour violence conjugale, crime où la tolérance n’est pas zéro mais moins trente par les temps qui courent.  Et avec raison.

 En 1989, Madame Leonore J. Weitzman écrit dans son livre THE DIVORCE REVOLUTION : « le niveau de vie de l’homme augmente de 42% et celui de la femme qui a la garde voit le sien baisser de 73% un an après le divorce ».  Cette donnée est reprise par de nombreux sites féministes canadiens et québécois.  Fin des années 90, deux chercheurs de l’Arizona font la preuve que ces chiffres sont faux.  En 2000, l’auteure, Madame Weitzman, admet «qu’elle avait fait une erreur informatique».  Pendant 10 longues années ses chiffres stéroïdes ont été cités partout dans les divorces :
 348 articles ont été inscrits dans le domaine des sciences sociales et se sont basés sur les chiffres de Madame Weitzman,
 250 articles de droit y ont fait référence au cours de jugements,
 24 procès en appel les ont cités.
En 2005, dans le texte « Addendum au mémoire concernant l’énoncé de politique sur les services de garde » de la bibliothèque de la Fédération des associations de familles monoparentales du Québec(FAFMQ), on pouvait encore retrouver les fameux chiffres de Madame Weitzman. 

  En 1997, dans le quotidien Le Soleil de Québec du samedi 6 septembre, Pierre April de la Presse canadienne écrit que sur la base de chiffres fournis par le Conseil du Statut de la femme (CSF) du Québec, Madame Rita Dionne Marsolais, alors ministre du revenu, a déclaré que parmi les payeurs de pensions alimentaires ( 95% sont des hommes) « 55 % des personnes étaient de mauvais payeurs».  Le message qu’on veut véhiculer est clair : plus de la moitié des pères sont des monstres qui délaissent leurs enfants. Les avocats de l’AHSD qui deviendra le GEPSE  le Groupe d’Entraide aux Pères et de Soutien à l’Enfant puis disparaîtra faute d’argentdémontrent que les chiffres sont plus que douteux. Le CSF doit reconnaître que ses données sont inexactes et la ministre du revenu admet que c’est seulement dans 8,8% des cas que le Service de perception de son ministère doit carrément intervenir.  À ce jour, d’après les renseignements que j’ai moi-même obtenus directement auprès du département de la perception des pensions alimentaires du Québec, 90% des pères paient correctement leur pension. Les 10% qui ne paient pas, en n’ont tout simplement pas les moyens.

 Aujourd’hui, en octobre 2006, les Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) nous lancent d’autres chiffres nucléaires: d’après l’Enquête nationale sur la violence faite aux femmes de 1993 ( Pourquoi 93 ?  Pourquoi ne pas prendre les derniers chiffres de 99 ou de 2001 ?) environ 111 928 Québécoises seraient victimes d'une agression sexuelle chaque année et plus de 1 220 000 femmes auraient subi une agression à caractère sexuel depuis l'âge de 16 ans. Ôtons les personnes âgées, les trop jeunes, les invalides et les religieuses, ça représente plus du tiers de la gente féminine au Québec. Donc, toutes les québécoises sont violées en 3 ans.

Effrayer les gens avec des données extraterrestres dans le but de les rallier à sa cause n’est pas étonnant en soi ; c’est une pratique courante. Avant cela s’appelait de la propagande maintenant on parle de lobby. Que personne n’aie épluché les rapports ni vérifier les chiffres pour valider les données tsunamesques qu’on nous livre, est fort inquiétant.  Se rend-on compte des dégâts que nous causons quand on se fait complice de telles énormités ?


Serge Ferrand
auteur et réalisateur des deux documentaires « Entre père et fils » et « La machine à broyer les hommes».

© 2006 Serge Ferrand, 800 000 enfants victimes au Canada ?

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1er décembre 2006
 

3 900 000 FEMMES AGRESSÉES SEXUELLEMENT PAR LEURS CONJOINTS ET EX-CONJOINTS AU CANADA EN 2006 ! (*)

 

Serge Ferrand est l’auteur et le réalisateur des deux documentaires « Entre père et fils » et « La machine à broyer les hommes».

 

Ces presque quatre millions de femmes victimes correspondraient au 39% des dix millions de canadiennes molestées sexuellement par leurs conjoints et ex-conjoints en 2006 ; un trente-neuf pour cent allègrement propulsé dans la stratosphère par le Conseil du Statut de la femme (CSF) dans son rapport de 1995 « la violence faite aux femmes : à travers les agressions à caractère sexuel»(1). Des chiffres qu’on laisse volontairement planer annuels et que personne n’a remis en question depuis onze ans.

 

« Selon les résultats de l’enquête sur la violence envers les femmes, 39% des femmes ont signifié qu’elles avaient été agressées sexuellement par leur conjoint. L’enquête vient donc confirmer les résultats des différentes recherches voulant que les femmes soient les victimes de la violence des hommes qu’elles connaissent.» — Conseil du Statut de la femme 1995, p.47

 

Pourquoi parler de cette élucubration de 1995 aujourd’hui ? Parce qu’en 2006, la plupart des organismes de défense du droit des femmes comme le Regroupement des maisons d’hébergement du Québec, les CALACS (les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel), les CSSS (Centres de santé et services sociaux) et bien d’autres, récupèrent ces chiffres gonflés aux stéroïdes pour mieux muscler le bien fondé de leur existence et leurs campagnes de financement (2).

 

Quand on analyse attentivement les données de L’Enquête sociale générale sur la victimisation (ESG) et de l’Enquête sur la violence envers les femmes (EVEF) éditions 1993, 1994, 2001 et 2004, on s’aperçoit que dans les faits, 50 000 canadiennes (0,5%) dont 10 000 québécoises se disent victimes d’agressions sexuelles de la part de leur conjoint et ex conjoint, chaque année. Des chiffres énormes mais à une galaxie des 3 900 000 victimes publicisées en THX ! Cela revient surtout à s’apercevoir que 3 850 000 conjoints et ex conjoints canadiens (3 900 000 – 50 000) seraient ainsi faussement accusés d’agressions sexuelles, tous les ans, grâce aux chiffres stéroïdes lancés en 1995.  Et ce n’est pas tout.

 

Ces agressions entre conjoints et ex conjoints sont considérées par la police comme des crimes contre la personne dans un contexte conjugal.  Or le DUC 2 (Déclaration Uniforme de Criminalité) du Ministère de la Sécurité publique du Québec (5), rapporte que les corps de police ont enregistré 17 000 crimes contre la personne dans un contexte de violence conjugale en 2004 (Page III, Criminalité dans un contexte conjugal 2004) soit 13 973 victimes femmes et 2736 victimes hommes au Québec cette année-là. Tous types de violence confondus.  Par crime, le DUC 2 entend une infraction criminelle relevée par les corps policiers après une brève enquête.  Que deviennent ces infractions criminelles en cour, après jugement ?

 

Dans l’étude des deux chercheures Sonia Gauthier et Danielle Laberge de l’Université de Montréal et de l’Uqàm, intitulée :  Entre les attentes face à la judiciarisation et l’issue des procédures — année 2000, les deux scientifiques rapportent qu’en matière de violence conjugale, il y 31,4% de culpabilité et 68,4% de remise en liberté.  Donc sur les 13 973 infractions relevées en matière de violence conjugale contre les femmes annuellement par la police, en 2004, cela signifierait 4388 condamnations et 9585 remises en liberté.  Avec seulement 5% d’accusations retirées et 10,7% d ‘arrêts de procédures dans un domaine comme celui de la violence conjugale où la tolérance se situe aujourd’hui bien en dessous du zéro absolu.

 

Quant aux agressions sexuelles — un sous ensemble de cette violence conjugale — le DUC 2 de 2004 (5) indique au chapitre 2, dans son graphique 1, que 9% des 13 973 femmes victimes d’infractions criminelles dans un contexte de violence conjugale auraient été touchées, soit 1258 femmes pour l’année 2004.  Ceci comprenant toutes formes d’infractions criminelles au plan des agressions sexuelles: du harcèlement psychologique et physique au viol et à la tentative de viol.  Encore là, de quel taux de culpabilité parle-t-on après procédures et jugements ? Les chiffres ne sont pas disponibles.

 

En résumé, pour ce qui est des agressions sexuelles, au Québec:

• D’après les enquêtes sociales sur la victimisation (ESG,ESVEF), 10 000 québécoises se disent victimes d’agressions sexuelles de la part de leur conjoint ou ex conjoint chaque année ;

• Le DUC 2 du Ministère de la sécurité publique relève 1258 femmes (9% de 13 973) étant victimes de ce type d’infraction criminelle dans une situation de violence conjugale;

• Quant à l’issue des procédures suite à ces infractions criminelles : aucune statistique officielle de disponible.

 

En résumé, pour ce qui est de la violence conjugale, au Québec:

• Sur 13 973 infractions criminelles relevées par les policier(e)s contre les femmes, on compterait après procédures et jugements: 9585 remises en liberté et 4388 condamnations;

 

Où sont les 3 900 000 femmes victimes d’agressions sexuelles de la part de leurs conjoints et ex conjoints dans tout ça ?
 

Pour mieux comprendre comment les chiffres peuvent être manipulés, il suffit de lire La Gazette des femmes dans son numéro spécial sur la violence de novembre-décembre 2005, Vol 27, No 3. En page 16, madame Andrée Poulin cite l'étude publiée par l'Institut de la Statistique du Québec (ISQ), la violence conjugale envers les hommes et les femmes, au Québec et au Canada, 1999, (3) et elle écrit : «Le taux de prévalence sur cinq ans de la violence conjugale de la part d¹un conjoint ou d¹un ex-conjoint s¹établit à 67% chez les femmes et à 62% chez les hommes.» Or, à la page 22 de la dite étude de cet institut (ISQ), on parle de 67 pour mille (soit 6,7% ou 165 900) pour les femmes, et de 62 pour mille (soit 6,2% ou 139 000) pour les hommes au Québec. Pour cent, pour mille, même chose. Qui a relevé l'énormité de l'erreur depuis ? Qui s'est excusé ?

Et ce sont là des données sur 5 ans. En fait, en matière de violence conjugale, en 2001, 62 700 femmes se seraient déclarées victimes d’un conjoint ou d’un ex-conjoint… et 39 500 hommes (3).  Ce qui est déjà énorme à mon avis.  Mais encore là, combien de plaintes ? fondées, non fondées ? Aucuns chiffres disponibles.

 

Madame Poulin continue et écrit, page 18: « 34 % des femmes avouent que la peur du conjoint a joué un rôle important dans leur décision de ne pas faire appel à la police». Mais ce 34% est calculé à partir d’un sous groupe non représentatif et après vérification avec l’ISQ, on s’aperçoit que la proportion des femmes qui ont invoqué la peur du conjoint comme raison pour ne pas avoir alerté les services policiers est en réalité de 16,2% (26 900 sur 165 900). Moins de la moitié du taux mentionné dans l’article de la Gazette des femmes.

 

Comme le DUC 2 2004 nous révèle que la proportion d’hommes qui n’alertent pas la police dans les situations de violence conjugale est au moins aussi importante que celle des femmes, combien des 135 000 hommes se disant victimes (3) n’ont pas alerté les services policiers ?

 

Aujourd’hui, pour leur campagne de financement, les CALACS (les Centres d’aide et de lutte aux agressions à caractère sexuel), les CSSS ( Centres de santé et services sociaux) parlent de 230 000 victimes d’agressions sexuelles(1)… en Montérégie seulement ; soit plus que le total de 220 000 des femmes s’étant déclarées victimes de violence conjugale dans tout le Canada en 2001 (ESG 2001) ! Les centres d’aide auraient pu tout aussi bien dire un million ou deux, personne n’aurait bronché.  Pas étonnant qu’aux CALACS on soit essoufflé… à force de pomper les chiffres.

 

Madame Ariane Émond, journaliste et cofondatrice du magazine féministe La Vie en rose déclarait lors du colloque Comment ça va, les hommes tenu à Montréal, le 15 novembre dernier à l’Hôtel Hilton : « Le machisme tue tous les jours, alors que le féminisme n’a jamais tué personne», le même slogan que ce groupe d’intégristes féminin(e)s avait scandé en s’introduisant chez moi et en y jetant des boules puantes après la diffusion de mon documentaire LA MACHINE À BROYER LES HOMMES en 2005 à Enjeux (4). Documentaire dans lequel je dénonçais justement ces chiffres catastrophes sans pour autant nier les problèmes. Où va se nicher l’intolérance ?

 

Je ne suis pas certain que le féminisme des dix ou quinze dernières années, celui qui a gonflé les données, interprété librement les statistiques afin de faire passer les hommes pour des affreux, des sales et des méchants, n’est pas responsable de drames et de catastrophes.  Quand un lobby martèle faussement pendant plus de 10 ans que 300 000 québécoises sont battues chaque année, que la moitié des pères ne paient pas leurs pensions alimentaires et négligent ainsi leurs enfants, que les hommes voient leur revenu augmenter de 42% et que les femmes voient le leur baisser de 73% lors des séparations, que 3 900 000 canadiennes sont agressées sexuellement par leur conjoint ou ex conjoint annuellement, je me demande quelle influence néfaste toute cette propagande haineuse peut avoir et le contrecoup que nous payons.

 

Quelles sont les conséquences de cette image de brute irresponsable qu’on véhicule de l’homme dans nos tribunaux, auprès des corps de police et des services sociaux ?  N’a-t-elle pas eu une influence néfaste sur les décisions de nos juges, sur la façon d’intervenir de nos policier(e)s lors de conflits conjugaux, sur l’absence totale d’aide aux hommes dans notre système de santé et sur les modèles pour nos garçons à l’école ? N’a-t-elle pas créée des drames et des injustices, de la violence ?  N’est-elle pas un obstacle dans la recherche de solutions ?

 

Je ne suis plus si sûr que ce féminisme-là soit pacifique.

 

Serge Ferrand

 
Références :

(*) Beaucoup de données citées dans ce texte sont tirées du document «SOS vérité : Le Conseil du Statut de la femme démaquillé» de Gilbert Claes et Pierre Tremblay.

http://www.plaquetournante.ca/gilbert-claes/SOS%20Verite-CSF%20demaquille.pdf

(1) La violence faite aux femmes: à travers les agressions à caratère sexuel— Recherche, No. 195-03-R, Conseil du Statut de la femme, Les Éditions du Québec, février 1995, 79p.

http://www.csf.gouv.qc.ca/telechargement_publication/index.php?id=117

(2) Le journal de chambly, édition du 31 octobre 2006 : http://www.hebdos.net/jdc/archives/articles.asp?article_id=148594&chaine=CALACS 

 
(3) Institut de la statistique du Québec (ISQ)— Denis Laroche.

http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf/ViolenH_F-3.pdf
 

(4) Mario Roy: mroy@lapresse.ca La sinistre montée de l’intolérance, La Presse 26 avril 2005 : http://garscontent.com/504_avril/28/roy.jpg

(5) Duc 2, Ministère de la Santé publique du Québec:
http://www.msp.gouv.qc.ca/prevention/statistiques/2004/violconj/stats_violence_conjugale_2004.pdf

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