Correspondance
Premier Ministre du Québec


25 septembre 2006

Le Conseil du statut de la femme du Québec a entrepris de visiter plusieurs de nos écoles afin d’y aborder le thème de l’égalité entre les hommes et les femmes. Du matériel pédagogique a été prévu à cet effet de même qu’un numéro spécial de la GAZETTE DES FEMMES rebaptisé pour l’occasion GAZETTE DES FILLES. Le personnel enseignant de même que les élèves du 2e cycle du secondaire sont actuellement visés par cette campagne. Suivront des rencontres orchestrées auprès des cégépiens, des universitaires, des jeunes travailleurs et travailleuses à la grandeur du Québec. Des prix en argent seront octroyés aux jeunes et aux enseignants qui participeront aux  diverses activités planifiées par le Conseil. Les thèmes qui seront abordés sont, en plus de l’égalité, l’hypersexualisation, les stéréotypes, la violence  et les relations amoureuses. Un site Internet a aussi été conçu pour l’occasion.

 

 Notre organisme, L’APRÈS-RUPTURE ATELIERS POUR LES LIENS PÈRES-ENFANTS,  tient à vous exprimer avec vigueur, monsieur le Premier ministre,  son total désaccord avec  cette démarche entreprise aux frais des contribuables déjà lourdement aux prises avec une dette publique inquiétante.

 
Le Conseil du statut de la femme, de même que ses multiples ramifications et contacts grassement subventionnés, colportent au Québec depuis de nombreuses années une idéologie féministe carrément destructrice fondée sur des demi-vérités, des recherches douteuses, des statistiques loufoques, qui ont eu comme objectif premier de convaincre les citoyens que la femme est une éternelle victime et l’homme un agresseur invétéré. Le Conseil, au fil des ans, a outrageusement trompé la population en colportant des faussetés concernant  la violence conjugale, celle à l’endroit des enfants et le patriarcat. La culpabilisation de l’homme  et la victimisation à outrance de la femme ont  toujours constitué les fondements idéologiques d’un organisme qui s’apprête à étendre sa propagande chez la jeune génération de québécois, sans qu’aucun organisme masculin ou paternel ne puisse donner son opinion avec autant de moyens.

 
L’Après-rupture condamne fermement cette intrusion dans les écoles du Québec.

 L’Après-rupture considère qu’il est carrément pervers que des féministes professionnelles, grâce à l’argent des contribuables, définissent seules ce que devra constituer à l’avenir l’égalité entre les sexes au Québec. Encore une fois, ce sont les garçons qui risquent de subir les dégâts d’un lobby qui a les coudées franches et qui peut compter sur  un financement gouvernemental scandaleux pour répandre son subtil mépris de tout ce qui est masculin et de tout ce qui fait figure de symbole paternel.

La paternité est en crise au Québec. Conséquemment, nos jeunes gars vont de plus en plus gonfler les rangs des décrocheurs scolaires, des suicidés, des sans-abri, des gangs de rue, des drogués, des partisans d’une violence dramatique. La tuerie de Dawson et les multiples menaces qui ont suivi devraient faire réfléchir tous nos décideurs politiques et tous les intervenants sociaux.

Ce n’est certainement pas, monsieur le Premier ministre, en soutenant l’intervention de l’évangile féministe dans le réseau scolaire  que nous assurerons l’avenir de nos jeunes. Nos enfants ont besoin de leur père dans une société où la monoparentalité prend des proportions inquiétantes et où le rôle paternel a subi de durs assauts à répétition de la part de féministes radicales que vous avez soutenues financièrement tout comme le gouvernement précédent. Les rares organismes paternels comme le nôtre sont bannis des décisions gouvernementales concernant la famille, l’éducation, les plans d’action pour contrer les gangs de rue et l’hypersexualisation. Nous n’avons droit à aucune subvention, à aucun soutien de l’État alors que de plus en plus de nos gars sombrent dans une détresse psychologique qui risque d’assurer au Québec des lendemains catastrophiques.

Nous vous demandons, monsieur le Premier ministre, d’intervenir immédiatement afin d’interdire que l’idéologie féministe destructrice défendue par le Conseil du statut de la femme envahisse les écoles du Québec. Le ministre de l’éducation doit, lui  aussi, stopper cette intrusion malsaine,  partisane et subtilement misandre. Il y va de la santé psychologique de nos jeunes, particulièrement de celle des garçons!      

.Jean-Claude Boucher
Président
L'après-rupture

25 septembre 2006

Merci d'avoir pris le temps d'écrire au premier ministre. Vos commentaires sont très importants pour lui.

Sachez bien que nous accordons l'attention requise à tous les courriels reçus, et que ceux-ci contribuent à alimenter notre réflexion.

Cependant, étant donné le grand nombre de courriers électroniques que nous recevons quotidiennement, vous comprendrez que nous ne pouvons répondre personnellement à chacun des messages. Toutefois, nous en prenons bonne note.

Salutations,

Le cabinet du premier ministre

 

 A ce jour, cet accusé de réception informatisé, a été la seule réponse du bureau du Premier Ministre
Serait-ce la les considérations que le bureau du Premier Ministre accorde à la condition paternelle?
Voir correspondance avec le bureau du Premier Ministre du Canada

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