Correspondance
Ministre de l'éducation

 25 septembre 2006

Monsieur Jean-Marc Fournier
Ministre de l'éducation

Monsieur,

Des représentantes du  Conseil du statut de la femme du Québec s’apprêtent à visiter les institutions scolaires du Québec. Appuyées par un guide pédagogique, une GAZETTE DES FILLES, un site Internet et des prix en argent aux participants, ces représentantes  aborderont auprès des étudiants, dans plusieurs  régions, les thèmes de l’hypersexualisation, de la violence, de l’égalité des sexes et des relations amoureuses.

 

L’Après-rupture ateliers liens pères-enfants s’inquiète de l’intrusion de ces intervenantes féministes dans nos institutions scolaires. Le Conseil du statut de la femme a colporté au fil des ans des demi-vérités, des interprétations douteuses, des statistiques dénuées de tout fondement scientifique sérieux  concernant la violence et la paternité, entre autres. L’idéologie féministe que ce Conseil défend avec l’argent des contribuables  a attaqué la masculinité tout en victimisant outrageusement les femmes du Québec.

 

Cette idéologie  risque de provoquer des dégâts psychologiques auprès de nos jeunes et particulièrement auprès des garçons si elle a le chemin libre et si la contrepartie masculine et paternelle est absente de ces interventions supposément pédagogiques.Encore une fois, ce sont les étudiants masculins qui feront les frais d’une propagande féministe radicale, culpabilisante,  dans un système d’éducation qui tarde à reconnaître les particularités d’apprentissage et la psychologie qui caractérisent les garçons. Les intervenantes féministes du Conseil n’ont aucune qualification pédagogique pour s’adresser aux étudiants. Leur partialité sexiste concernant la condition masculine n’est plus à démontrer. 

Qui plus est, ces interventions risquent de faire augmenter chez les garçons le sentiment de rejet de leur milieu scolaire et de la société en général,  et par voie de conséquence, le risque qu'ils ne s'en remettent aux gangs de rue et aux actions criminelles pour se faire valoir.

Nous vous demandons, monsieur le ministre, d’intervenir dans les plus brefs délais pour que la démarche du Conseil du statut de la femme du Québec dans nos institutions scolaires soit immédiatement stoppée.  Il en va de la sécurité psychologique de nos jeunes, particulièrement de celle de nos gars.

Jean-Claude Boucher
Président
L'après-rupture


A ce jour, (17 octobre 2006), nous n'avons reçu aucune réponse

25 août 2006
Monsieur Jean-Marc Fournier,
Ministre de l'éducation
 
Je viens de lire dans le journal Le Devoir les problèmes qu'occasionne la réforme scolaire. Encore une fois, les garçons sont sur une pente descendante. Le drame de l'école c'est qu'elle ne tient pas compte des particularités masculines d'apprentissage. La féminisation à outrance du système est aussi une cause majeure de l'échec des gars. J'ai passé plus de 30 ans de ma vie dans ce système et je n'en reviens toujours pas qu'on ne comprenne pas encore ça au Ministère. Et que dire de nos milliers de familles sans pères... Les gars manquent de modèles masculins positifs. Toute la psychologie nous enseigne depuis longtemps que le rôle paternel est d'amener l'enfant à s'ouvrir sur le monde, donc à s'instruire. La paternité est en crise au Québec et les rares organismes de pères ont rarement le droit de parole, n'étant pas soutenus, respectés par l'État.
 
 Nos gouvernements et nos forces policières vont en avoir plein les bras avec les gangs de rue constituées majoritairement de gars issus de familles déboîtées, sans présence paternelle significative.  Nos gars décrochent car notre société a éliminé le rôle fondamental du Père, voilà le fond du problème...
 
                                                    Cordialement,
 
                                                   J-P Gagnon
                                                   L'après-rupture
                                                   ateliers liens pères-enfants
                                                   450-464-9095

4 octobre 2004

M. Gagnon,
Vous trouverez, en pièce jointe, une lettre de Mme Liette Picard, directrice de l'Adaptation scolaire, en réponse au courriel que vous avez adressé au ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, M. Jean-Marc Fournier.
Veuillez agréer l'expression de mes meilleurs sentiments.
Louise Daigle
Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport
Direction de l'adaptation scolaire

P.J.

Ministère
de l'Éducation,
du Loisir et du Sport
H H Québec H H
Direction de "adaptation scolaire
Québec, le 28 septembre 2006
Monsieur Jean-Pierre Gagnon
jeanpierre.gagnon@Sympatico. ca
Monsieur,
Je donne suite à votre courriel du 25 août dernier adressé au ministre de l'Éducation,
du Loisir et du Sport, monsieur Jean-Marc Fournier. Je vous remercie de l'intérêt que
vous portez à la situation scolaire des garçons.
Je tiens à vous assurer que le Ministère porte une attention particulière à cette
question. Ainsi, plusieurs pratiques pédagogiques préconisées dans le Programme de
formation de l'école québécoise reposent sur des approches différenciées et
participatives. Sans être spécifiquement dédiées aux garçons, de telles pratiques
répondent favorablement aux modes d'apprentissage de plusieurs d'entre eux. De
plus, à partir de 2007-2008, le Ministère proposera, au 2e cycle de l'enseignement
secondaire, un parcours de formation appliquée afin de s'ajuster aux besoins et aux
intérêts variés des jeunes. Ce parcours, qui mènera à l'obtention du diplôme d'études
secondaires (DES), permettra de rejoindre les élèves qui apprennent mieux dans un
contexte faisant appel à l'expérimentation et à l'action.
Pour ce qui est du rendement scolaire des garçons, on observe que c'est dans le
domaine de la langue d'enseignement qu'ils ont le plus de difficulté. La compétence
dans ce domaine ayant une influence sur la réussite, le Ministère et les milieux
scolaires se sont donnés des cibles communes afin d'améliorer les résultats des élèves
en lecture, notamment par le Plan d'action sur la lecture à l'école. Les plans de
réussite des écoles permettent égalemeq.t de proposer localement des actions qui
favorisent la réussite des jeunes dans le domaine de la langue d'enseignement.
Par ailleurs, vous serez sans doute heureux d'apprendre que les données obtenues au
primaire en 2003, dans le cadre de l'enquête internationale sur les mathématiques et
les sciences (TEIMS), indiquent que les garçons ont été aussi performants que les
filles dans le domaine des sciences et que, globalement, ils ont obtenu de meilleurs
résultats que les filles au test de mathématiques. Bien que cette situation demeure plus
marquée que chez les filles, le nombre de garçons qui commencent la 1re secondaire
avec un retard scolaire a diminué au cours des 10 dernières années.
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Ces faits nous rappellent qu'il est important de faire preuve de prudence concernant
l'analyse de la situation scolaire des garçons et d'éviter ainsi de généraliser les
problèmes de certains d'entre eux à l'ensemble des garçons. C'est d'ailleurs cette
vision que le Ministère soutient et qu'il met en place des stratégies qui visent la
réussite pour tous et encourage les pratiques pédagogiques qui reconnaissent les
différences individuelles.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
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Liette Picard
Directrice