Les Mémoires

Condition des pères
L'après-rupture

L'homme québécois désavantagé
Mouvement Égalitariste

Stratégie en matière familiale
ALPE Québec

Recommandations au Conseil
dela famille
L'après-rupture








Mémoire


Sur la condition des pères/hommes dans un contexte de féminisation de la structure familiale.


par
l'Après-rupture, ateliers pour les liens père-enfants
99, rue Valvue, Québec, (Québec) G2A 2G1
20 points d'aide à travers le Québec
OSBL de bienfaisance 88971 3129 RR0001

Gilbert Claes
info@oricom.ca
www.lapresrupture.qc.ca
19 décembre 2001


PRÉSENTATION DE L'ORGANISME
HISTORIQUE
SES OBJECTIFS
SA MISSION
SA CROISSANCE
LES DIVORCES AVEC LITIGE
LA TOILE DE FOND
LE MOUVEMENT DE LA CONDITION PATERNELLE
LES DROITS DE PARENTS MASCULINS (PÈRES)
LES STATISTIQUES
LES EFFETS NÉGATIFS SUR LES ENFANTS À LONG TERME
L'INDUSTRIE DU DIVORCE
L'ORIGINE DES POLITIQUES EN MATIÈRE D'ÉGALITÉ DANS LE DOMAINE FAMILIAL
L'ÉMERGENCE DE PROGRAMMES DE SUBVENTIONS PROPOSÉS EN FONCTIONS DES ORIENTATIONS SOCIALES FÉMINISTES
LES CONSÉQUENCES DE 40 ANNÉES DE FÉMINISATION DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE
....Le concept de la victimisation et d'agresseur
L'EXCLUSION SYSTÉMATIQUE DE GROUPES DE DÉFENSE DES DROITS DES PÈRES
LE DILEMME DE LA GARDE PARTAGÉE
L'APRÈS-RUPTURE SES MEMBRES
LEURS POINTS COMMUNS
LA MÉDIATION FAMILIALE
LES FAITS
NOS PROPOSITIONS

Présentation de l'organisme
Historique

L'Après-rupture est un organisme sans but lucratif, né du désir de plusieurs parents masculins vivant des contraintes concernant le respect de leurs droits parentaux.

Dès 1995, dans la foulée des modifications de la Loi sur le divorce, la Loi sur la pension alimentaire pour enfants, la médiation familiale et le rapport "pour l'Amour de nos enfants" en 1998, une quarantaine de pères séparés se sont réunis sur une base régulière. Plusieurs ont fondé des organismes d'entraide, dont l'Après-rupture en 1998,

L'Après-rupture a obtenu son incorporation en 1999 et depuis 2000 est officiellement un organisme de bienfaisance et de charité.

Ses objectifs

  • Informer le parent et la société sur les changements psychologiques personnels et relationnels en matière de rupture ;
  • Informer le parent sur les étapes et les possibilités de procédures légales ;
  • Informer le parent et la société sur les implications et les possibilités de restructuration fiscale ;
  • Développer auprès du parent la communication et la co-parentalité pour éviter les conflits inutiles ;
  • Outiller le père pour sa nouvelle situation familiale afin de maintenir des liens normaux avec ses enfants à travers tout le processus de la rupture ;
  • Faire du lobbying auprès des décideurs, afin d'améliorer la condition paternelle.
  • Sa mission

    L'Après-rupture favorise une approche de résolution de conflits et développe une attitude de responsabilité parentale au-delà de la rupture. Dans un effort d'information et de prévention, L'Après-rupture offre à tous les pères des cafés-rencontres, des conférences et des ateliers sur des thèmes divers relatifs à une rupture survenue ou éventuelle : comment se situer face à soi-même, face à la mère de ses enfants, face à ses enfants, face à la loi et les procédures légales avec ses règlements, ses interprétations et la jurisprudence.

    Afin de faciliter ce cheminement difficile, le père a accès à un accompagnement psychothérapeutique d'orientation relationnelle et masculine.

    Sa croissance

    Depuis l'été 2001, l'Après-rupture a réajusté son approche d'entraide en offrant une ligne 800 accessible aux pères à travers le Québec. Un réseau de contacts s'est créé dans la plupart des régions, ce qui a permis à l'Après-rupture de référer le parent masculin vers un autre père ayant vécu une situation similaire et ayant cheminé dans sa dynamique parentale.

    L'Après-rupture offre aujourd'hui plus d'une douzaine de points d'aide et continue à créer des liens avec d'autres organismes d'intérêts similaires à travers le Canada et l'Europe.

    Depuis ses débuts, à travers son réseau, l'Après-rupture a aidé plus d'un millier de pères et il a reçu un nombre similaire de courriels en l'espace de 2 ans. L'organisme est invité régulièrement par les médias, tel que Radio-Canada, TVA, TQS, Vox, plusieurs articles dans le Soleil, et autres revues tel que Femmes-plus, etc. Il a reçu via son site web, en l'espace de moins de 3 ans, plus de 18 000 visites, ce qui se traduit maintenant à une centaine de visites quotidiennes.

    Les divorces avec litige

    L'effritement familial affecte inévitablement toutes les personnes concernées de près ou de loin. Mais selon nous, il est évident que les pères sont les moins préparés pour faire face à tous ces changements.

    De ce manque de "préparation" à la rupture, le père, de par sa nature et ses comportements typiques, devra faire face à des préjugés et à des mouvances sociales qui accordent la priorité à la condition féminine. Face à cette inégalité sociale, le parent masculin devra s'ajuster et, trop souvent, n'aura pas d'autres choix que d'entreprendre ou subir des procédures longues et coûteuses. En plus, tant au plan pécuniaire qu'au plan humain il devra affronter des préjugés sociaux avec ses propres enfants, son environnement, la justice, le monde judiciaire et celui de la santé.

    Du litige en litige par le manque d'espace que lui accorde la réalité quotidienne, beaucoup trop de pères abandonneront les liens avec leurs enfants et seront confrontés à un choix entre une lutte sans fin pour garder ce contact père-enfant et un désir de "tourner la page et refaire la vie".

    La toile de fond

    Le mouvement de la condition paternelle

    Depuis la fin des années soixante, le mouvement féministe a atteint son apogée dans l'opinion publique. Au Québec, une panoplie de mesures ont été mises en place: un conseil du statut de la femme, un secrétariat de la condition féminine, des regroupements de femmes, des campagnes sociales de la violence envers les femmes, la création des écoles mixtes, l'élimination de l'identité exclusive masculine dans livres scolaires, l'institution d'un département pour la condition féminine dans la plupart des universités, la marche mondiale des femmes, l'élimination de la pauvreté des femmes monoparentales, les droits des lesbiennes, le mariage entre conjoints de même sexe, l'inclusion des femmes dans les domaines exclusivement masculins, le retrait de l'enseignement religieux, etc.

    Toutes les mesures sociales depuis les 40 dernières années, favorisant un seul sexe, ont provoqué des réactions auprès des pères. Depuis cinq ans, nous voyons apparaître à travers le monde occidental, des centaines, voire des milliers de groupuscules à caractère masculin et paternel. La majorité de ces groupes revendiquent l'égalité d'accès et de garde à leurs enfants suite à une rupture de couple. D'autres commencent à revendiquer leurs droits en tant qu'hommes, soit l'émergence de la condition masculine ou, comme certains l'identifient, le mouvement "masculiniste".

    Les droits de parents masculins (pères)

    Il est surprenant de constater les commentaires semblables et persistants de la plupart des pères qui transigent avec nous depuis plusieurs années. Ils ont ce réflexe de mentionner : "Mais où sont mes droits ?" Ou "Quels sont mes droits ?" "Il n'y a plus de justice !" "Le juge a un parti pris. !".

    Dans la réalité juridique, souvent, les pères devront se positionner pour affronter l'autre parent dans un dédale de procédures où, assidûment, le mensonge est de mise et où les émotions prennent le dessus face à un système hypersensible aux pressions sociales féministes.

    Il en résultera malheureusement une forme d'iniquité en matière des droits parentaux du père (1) .

    Les statistiques

    Statistique Canada mentionne que plus de 80% de la garde physique est accordée à la mère. Ces chiffres laissent songeurs quand on sait la passion de l'égalité au Québec. Cette passion est poussée jusqu'au nivellement systématique et coercitif (2). En dépit de toutes les politiques provenant de cet esprit qui ont été mises en place ces dernières années, le Canada (3) , pas plus que le Québec (4), ne veulent accorder ce que plusieurs réclament depuis plusieurs décennies: l'équité pour les pères en matière familiale.

    Au Québec, annuellement, plus de 38 000 nouvelles demandes divorce (5) passent par le Ministère de la Justice et aboutissent (20 000 +) au Ministère du Revenu dans le cadre de la Loi facilitant la perception des pensions alimentaires. De ce nombre, 96% des payeurs seront des pères (6), ce qui implique un fardeau supplémentaire aux hommes. Cela entraîne aussi la difficulté pour le père, par les problèmes financiers qui en résultent, de maintenir des liens père-enfant.

    Dès la maternelle, 30% des enfants auront vécu l'éclatement familial. Au niveau secondaire plus de la moitié auront connu un deuxième et un troisième visage parental de remplacement dans leur milieu familial.

    Les voies de faits et accusations d'ordre sexuel frisent le 40 000 annuellement au Québec (7) . De ce nombre, la moitié des accusations portées lors d'une rupture sont de nature mensongère (9) . Pour chaque accusation criminelle, deux procureurs seront rémunérés en moyenne de 2 000 à 5 000$ et plus. L'industrie de la rupture (10) devient donc une affaire florissante de près de 100 millions annuellement et ce, encore sur le dos de nombreux citoyens et contribuables. Pour l'ensemble du Canada, nous évaluons à plus d'un milliard les sommes qui seront détournées d'un patrimoine familial vers des honoraires professionnels.

    Les effets négatifs sur les enfants à long terme

    Dans la foulée des campagnes féministes, on a oublié le fait que chaque enfant doit vivre dans une stabilité familiale et avec, en priorité, ses parents biologiques. Les objectifs de base du mouvement féministe visent bien sûr la liberté de la femme et leur reconnaissance sociale ; mais aussi, à des degrés divers, la dévaluation du rôle des hommes (11) de même que le rejet du libéralisme politique et économique, identifiés comme étant les bases du système patriarcal oppressant les femmes (12). Ainsi, quand un groupe entreprend de dominer un autre, il invente sa propre mythologie sociale pour exposer ses idées et ses intentions (13).

    Cette attitude qui mène à l'individualisme ne peut avoir que des inconvénients sur les enfants. Chez les garçons, on a remarqué un appauvrissement de l'estime de soi ainsi qu'une recrudescence d'abandons scolaires, d'adhésions à des bandes criminalisées, d'usage de drogues, de l'émergence des troubles comportementaux dans leurs relations affectives, des refus de procréation, du manque d'ambition, de suicide et combien d'autres (14).

    Chez les filles, on observe une augmentation de maternités précoces et d'avortements à répétition, une estime de soi démesurée, l'accès aux drogues, au tabagisme et à l'alcoolisme, des difficultés dans la stabilité affective et une vision individualiste à court terme, la dépression et la croissance des tentatives de suicide.

    Beaucoup de nouvelles recherches démontrent les conséquences du divorce sur la génération future, mais les groupes de pression qui n'acceptent pas leurs erreurs d'orientations répliquent par leurs propres études afin de les contredire.

    L'industrie du divorce

    En théorie, personne ne s'enrichit avec un divorce. Sauf que 40 années de pressions féministes ont fait germer un concept d'équilibre financier des conjoints dans la mentalité des juges et des législateurs. La Loi du divorce et le Code civil ont été modifiés pour tenir compte de ce concept. Il était évident avant les années 70, que les hommes accaparaient les milieux du travail à plus de 75% et que la disparité des revenus entre les femmes et hommes se devait d'être éliminée. Aujourd'hui, après la discrimination positive, l'égalité d'emploi, l'équité salariale, il reste encore dans l'esprit des législateurs, le besoin d'avantager la mère dans le divorce par des bénéfices financiers, en lui donnant l'exclusivité de la garde des enfants. Ceci impose aux parents un enjeu qui est celui de la garde des enfants.

    Cette guerre où l'un perd, l'autre gagne, a créé une panoplie de professionnels experts de toutes catégories dans les droits matrimoniaux. Le Québec, avec plus de 50 000 nouvelles ordonnances alimentaires annuelles (15) , à un coût moyen de 5 000 $ (16), affiche une industrie d'un quart de milliard de dollars, annuellement, sans compter les coûts sociaux : des greffiers, des juges, des avocats, des experts psychosociaux, médiateurs, consultants matrimoniaux, polices et les 3 000 OSBL uniquement pour la province de Québec (17).

    Au Québec, il y a 26 000 (18) demandes de réouverture ou de modifications de jugements de garde ou de pension alimentaire. À 2 000$ le dossier, ce sont 52 millions supplémentaires qui s'ajoutent. Quant aux frais d'opération du Ministère responsable de la gestion des pensions alimentaires, après 5 ans d'opération, les contribuables auront déboursé à même leurs taxes et impôts plus de 100 millions (19) .

    Revenu Québec a perçu, en vertu de la Loi des perceptions des pensions alimentaires, en l'espace de 5 ans, plus d'un milliard de dollars. Au-delà de 542 employés (20) (ETC) à plein temps sont occupés à gérer ces dossiers qui croissent au rythme de 20 000 annuellement. Le coût de la gestion s'élève à 31,8 millions pour l'année 1998-99 (21). D'ici 10 ans, on doit craindre que ce monstre doive traiter plus d'un demi-million de dossiers, à un coût moyen de 350$, représentera une facture d'administration annuelle de près d'un milliard de dollars annuellement, uniquement pour le Québec

    Les avocats et autres professionnels devront se partager une tarte de plus en plus petite, celle des couples avec enfants (1,4 enfants par famille )(22). Le nombre de médiateurs a quintuplé (23) , en l'espace de trois ans, celui des avocats en matière familiale a quadruplé. Sans compter les travailleurs sociaux, les psychothérapeutes, les psychologues qui, tous, devront gagner leur vie sur le dos du couple qui se sépare avec enfants.

    La société québécoise aura un choix à faire : fermer les yeux ou mettre un frein à la licence de l'industrie du divorce.

    Il serait improbable qu'on puisse espérer un effort complet et sincère de l'État, depuis qu'il s'est abrogé le droit de gérer la Famille selon des idéologies enseignées par les universités (24) et selon des recommandations issues à même les pressions de groupes à caractère féministe (25).

    L'origine des politiques en matière d'égalité dans le domaine familial

    Dès 1946, au lendemain de la dernière guerre, une commission du statut de la femme fut créée, établissant ses principales fonctions et ses recommandations pour promouvoir les droits des femmes dans les domaines politiques, économiques, civils, sociaux et en éducation (26).

    Cette commission a abouti à la promotion de l'égalité des hommes et des femmes, et a pris de l'expansion via les Conférences de Rio, Beijing et Beijing 5+, puis vers l'élaboration de la Charte des Droits, où les femmes furent reconnues comme minorité, leur procurant, année après année, des privilèges particuliers.

    L'émergence de programmes de subventions proposés en fonctions des orientations sociales féministes

    De la conférence de Beijing 95, plus de 361 recommandations (27) furent émises, dont plusieurs affectent aujourd'hui les droits des pères, jusqu'au point de les exclure systématiquement du réseau social, s'ils ne se conforment pas aux orientations dictées par les différents conseils de la condition féminine (28) instaurées à tous les niveaux du pouvoir politique et décisionnel (29) .

    En 1979, la création de la Convention pour l'élimination de toutes formes de discrimination envers toutes les femmes (30) a produit à son tour une série de mesures et visant, cette fois-ci, toutes les formes de violence envers les femmes. C'est à partir de cette politique que des centaines de millions de dollars ont été mis à la disposition du réseau communautaire (31). Cette manne a entraîné le développement de milliers de programmes, publicités, documents de recherches, départements, ONG, maisons et centres d'hébergement pour femmes et pour femmes violentées, etc.

    Le dénominateur commun de cette abondante documentation est la "dilatation de la définition de la violence pour faire des hommes des agresseurs en puissance". Au Québec, uniquement pour l'année 1999, 45 millions ont été versés directement aux 112 maisons/centres de femmes violentées, par comparaison aux 2,8 millions octroyés aux organismes masculins traitant la violence, réelle ou fausse, des hommes (32) . Quant aux organismes comme le nôtre, la totalité des sommes versées, ne représentent pas 100 000$ .

    Les conséquences de 40 années de féminisation de la société québécoise

    Le concept de la victimisation et d'agresseur

    En l'espace de 30 ans, les programmes de subvention s'occupent maintenant presque exclusivement des organismes à caractère féminin (33) et de défense des droits des femmes , ignorant ceux qui défendent les droits des hommes et condamnant le mariage traditionnel en tant que système patriarcal ce qui, aux yeux des féministes, est une forme de domination de l'homme sur la femme (34).

    Avec une telle philosophie de base, des ONG sur la violence familiale se sont regroupés pour former des Tables de concertation qui à leur tour ont déposé des recommandations (35) et des protocoles impliquant la plupart des intervenants sociaux : CLSC, hôpitaux, OSBL et les corps policiers (36).

    Des lois ont découlé de toutes ces pressions, modifiant le Code criminel, le Code civil, et les lois sur la protection de la jeunesse. Ces pressions ont réussi à renverser un concept fondamental de la Charte canadienne des droits et libertés. À ce jour, des hommes ou des pères de familles sont privés de la présomption d'innocence. Ils seront victimes d'arrestations arbitraires sur simples allégations.

    Politiquement, les gouvernements sont pris en otage avec ces groupes de pression (37), n'ayant pas d'autres choix pour se maintenir au pouvoir, que de satisfaire toutes ces demandes.

    L'exclusion systématique de groupes de défense des droits des pères

    L'Après-rupture, depuis sa fondation doit faire face à un barrage subtil et systématique aux différents programmes offerts aux OSBL. Pour en citer les principaux:

  • Expulsion d'une Table de concertation sur la violence conjugale : pour avoir exposé sur son site web, la page centrale d'une bande dessinée (BD) ;
  • Expulsion d'un CLSC : le local était réservé à un autre groupe ;
  • Le Secrétariat à l'action communautaire autonome : refus parce qu'il n'y a plus d'argent ;
  • Le fond de lutte à la pauvreté : l'Après-rupture n'est pas éligible. ;
  • Les centres locaux de développement : accepté puis refusé à cause de nos positions sur un mouvement social ;
  • Les centres de développement à l'emploi : après avoir accepté de subventionner (quatre) 4 emplois, nous ne sommes plus éligible suite à une obscure plainte ;
  • Et dernièrement les Régies de la Santé et des services sociaux : Non-reconnaissance comme organisme communautaire.
  • Voilà quelques-unes unes des contraintes que l'Après-rupture subit depuis son existence. Est-ce un cas unique ? Non ! Elle est semblable pour l'ensemble de regroupements de pères qui veulent maintenir leurs liens parentaux.

    Bien sûr il serait trop facile de le mentionner : nos positions vont à l'encontre des orientations dictées par toutes les politiques gouvernementales. Mais la liberté d'opinion et d'expression fait partie intégrante de la Charte des droits, tant qu'il n'y a pas de propagande haineuse ou incitation à la violence.

    Le dilemme de la garde partagée

    Depuis le Rapport " Pour l'Amour de nos enfants ", déposé en décembre 1998, la majorité des groupes de pression féminins refusent cette avenue (38), en mettant à l'avant-plan la problématique de la violence conjugale Qu'il s'agisse de l'Ontario, de la Californie, de la Nouvelle-Zélande ou du Québec, le concept est trop identique pour l'accepter sans se poser de sérieuses questions sur son origine.

    Tel que mentionné ci-haut sur la Convention pour l'élimination de toute forme de violence envers toutes les femmes et les filles, des Nations Unies (39), ceci prédispose que seul l'homme est l'agresseur et exclu la violence envers les hommes. En partant de ce principe, on retrouve à tous les niveaux du système judiciaire une attitude d'exclusion (40) du parent masculin s'il y a violence conjugale envers lui.

    Trop d'études pilotées par la Condition féministe Canada ont soulignées que les conjoints ou ex-conjoints sont le plus souvent les agresseurs et la victime est la femme. Depuis 20 ans que l'auteur (41) du questionnaire CTS sur la violence dénonce la manipulation des résultats à des fins de propagande. Ce n'est que depuis l'an passé que les statistiques tiennent compte aussi de la violence envers les hommes (42). Mais cela n'empêche pas dans l'esprit de la magistrature de pencher favorablement pour la mère s'il y a simple présomption de violence et de lui remettre la garde des enfants. Éliminant l'autre parent à jamais de la période éducative de l'enfant.

    Pourtant, même si la querelle entre conjoints est une période émotive, susceptible à des frustrations et à des déclarations mensongères, on ignore trop facilement qu'il n'y a pas eu nécessairement de préjudices directs faits aux enfants. En fait, toutes les déclarations mensongères servent essentiellement à exclure l'ancien conjoint et père de la vie de la conjointe et de "son" enfant.

    L'Après-rupture ses membres

    Dans ses recherches, avec ses maigres ressources, l'Après-rupture, a dégagé plusieurs points similaires les uns aux autres depuis son existence et cerné des problématiques qui demandent des modifications profondes dans la structure législative et sociale. Comme nous l'avons mentionné précédemment presque un millier de pères ont reçu des services à travers l'organisme.

    L'Après-rupture aide les pères qui désirent maintenir leurs liens parentaux. Nous avons naturellement exclu ceux qui désiraient exploiter les connaissances acquises de l'organisme, dans le seul but de se soustraire à leurs devoirs parentaux. Seraient exclus ainsi que ceux ayant des comportements violents ou référés à des organismes spécialisés. Toutefois, celui qui a un degré de frustration, relié à des problèmes de faire face au deuil causé par la rupture, mérite qu'on l'accompagne. Trop de gens confondent frustration et violence, situation souvent due à une colère de subir une inégalité par rapport au non respect de ses droits.

    Leurs points communs

    Les points communs aux pères en situation de rupture litigieuse :

  • L'absence du respect de leur droit en tant que parent masculin ;

  • La discrimination sociale envers les pères ;

  • La violence perpétuée contre eux et la non reconnaissance de cette violence ;

  • Le refus systématique par les corps policiers de prendre les plaintes des pères ;

  • L'attitude des intervenantes de la santé et des corps policiers, traitant les hommes en tant que coupables sur simple présomption ;

  • L'attitude des juges qui ont tendance d'être plus sensible aux propos des femmes, que ceux du conjoint ;

  • Le parti pris du système judiciaire lorsqu'il y a dénonciation de violence ;

  • L'utilisation abusive du réseau communautaire à des fins de faux témoignages ;

  • L'exploitation du litige par des hommes de loi à des profits personnels et purement pécuniaires ;

  • L'absence de ressources adéquates pour les pères en situation de rupture ;

  • L'absence d'orientations politiques pour les parents masculins en rupture ;

  • La discrimination en matière de financement envers les parents masculins non-gardiens ;

  • La présence de règlements internes à différents niveaux gouvernementaux de nature sexiste et discriminatoire ;

  • La discrimination dans le financement des OSBL masculins.
  • Ce ne sont qu'une infime partie des points qui demandent un correctif. Toutefois, en matière familiale, les orientations féminines ont monopolisé le dossier. Cette discrimination se répercute dans le domaine de la santé, là où même les besoins sont plus élevés, tels que le suicide des hommes. On s'inquiète plus des "tentatives" d'actes suicidaires des femmes, que des actes réussis par les hommes. Qu'il s'agisse du cancer qui touche au plus profond l'ego de l'individu, tel que le cancer du sein et de la prostate, les sommes qui sont investies en recherches, campagnes de subvention et de sensibilisation sont inégales par rapport aux décès qu'occasionnent cette maladie chez les femmes et les hommes.

    Au niveau judiciaire, trop de mères, subitement, exploitent une baisse de revenue aux seuls fins d'obtenir la gratuité des honoraires d'un professionnel de l'aide juridique. Ceci créant une pression supplémentaire sur la capacité financière et une injustice envers le débiteur.

    La médiation familiale

    La médiation malgré ses nobles ambitions, n'a pas réglé les ruptures conflictuelles. Trop de pères ont opté pour cette avenue, pour découvrir trop tard, la manipulation dans ces jeux de pouvoir inégaux et à l'avantage de la femme.

    Les groupes de pères qui ont milité pour rendre obligatoire la médiation se sont heurtés à des jeux de pouvoirs et aux enjeux économiques de certains professionnels qui ont par leurs pressions dilué la loi de la médiation familiale.

    Plusieurs "trous" ont été spécialement créés pour satisfaire les groupes féministes. Sur simple avis verbal, la Loi permet à une personne de se soustraire de la médiation pour raison majeure, comme la violence, un rapport de force inégal, la distance, etc. Mais rien ne dicte à la personne qui s'y soustrait l'obligation de prouver de telle que façon que ce soit, la raison de son refus d'aller en médiation (43).

    L'autre "trou", c'est la formation des professionnels ayant le droit de pratiquer, suite à une formation complémentaire de quelques heures. L'accréditation obtenue suite à un certain nombre de séances de médiation accompagnée peut prendre plusieurs années, selon la région et la disponibilité de l'accompagnateur accrédité (44).

    Et enfin, le nombre élevé de professions impliquées dans la médiation ; psychologues, avocats (45), notaires, psychothérapeutes, travailleurs sociaux versus la part du marché, est disproportionné. Aujourd'hui, la plus grosse part du marché de la médiation est maintenant accaparée par les avocats et les travailleurs sociaux, laissant plusieurs professionnels dans des situation économiques précaires.

    Les faits

    Les conséquences des ruptures des chiffres révélateurs.

  • 81% des enfants des mères obtiennent la garde de leurs enfants (46);

  • 96% des payeurs de pensions alimentaires sont des hommes (47) ;

  • * 55 enfants quotidiennement vivront dans l'absence de la figure parentale masculine (48);

  • Entre 25 et 50% des accusations de voies de faits, agressions sexuelles durant la période litigieuse sont fausses (49);

  • La famille est devenue monoparentale avec plus de 30% des enfants au niveau primaire, et presque 50% au niveau secondaire (50);

  • La confiance dans une stabilité économique et constructive familiale fait qu'aujourd'hui 55% des enfants naissent hors mariage (51) ;

  • Le taux de naissance est en dessous de la survie du peuple de souche québécoise (52);

  • 30 000 avortements annuellement, pour 69 000 naissances (53).
  • * Un enfant avant l'âge de 10 ans a 40% de chance de connaître la rupture de ses parents. Avec 70 000 naissances annuellement, 28 000 enfants vivront cette rupture, 81% des enfants vivront en "famille monoparentale". 65% des enfants auront un contact avec leur père à moins d'une fois pas mois.(54)

    Nos propositions


    Toutes les instances gouvernementales, tous les niveaux de la justice et tous les intervenants devront respecter l'article 9 (et particulièrement son 3ième alinéa) quant au droit des enfants d'entretenir des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents.

    La convention relative aux droits de l'enfant a été adoptée - à l'unanimité - par l'assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, par le Québec le 9 décembre 1991, et par le Canada le 13 décembre 1991.

    L'article 9 alinéa 3 se lit comme suit :

    "Les États parties respectent le droit de l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant."
    Notons ici que par ces jugements relatifs aux gardes d'enfants, la justice québécoise fait généralement fi de cet article 9 et de la Convention en général.

    Nous recommandons :
  • Que l'enfant aura accès à ses deux parents, et ces contacts devront être significatifs, c'est à dire, permettre de développer ou garder des liens forts avec ses deux parents.

  • Que l'enfant sera sous l'autorité du père, qui verra à assurer l'éducation et tous les soins, en harmonie avec la mère, et dans le meilleur respect du droit d'accès inaliénable de l'enfant à ses deux parents.

  • Que sur simple demande du père, un test d'ADN confirmera la filiation de l'enfant avec son père et dès ce moment, l'enfant portera le nom du père. Si le test d'ADN devait démontrer l'absence de filiation, tous les liens légaux entre l'enfant et cet homme deviendraient caducs.

  • Que la mère soit considérée comme premier parent pourvoyeur de soins que jusqu'au moment où elle abandonne complètement ou partiellement ce rôle à une quelconque institution, fut-elle une garderie d'état, garderie subventionnée ou privée, l'école ou un tiers gardien (grands-parents, tante, etc.)

  • Que l'état prenne des mesures incitatives pour encourager la survie de la famille traditionnelle. Il puisera dans les fonds actuellement réservés aux garderies les argents nécessaires pour créer un incitatif financier à la mère à la maison avec ses enfants.
  • Ce faisant :

    Il diminuera le nombre de chômeurs et d'assistés sociaux.
    Créera une pression à la hausse sur les salaires.
    Augmentera les chances de survie des mariages et tous les coûts sociaux et financiers y afférant.
    Diminuera le coût des soins médicaux aux jeunes enfants en garderie
    Diminuera le nombre de suicides chez les adolescents, l'utilisation de la drogue, de l'alcool et de la loterie.


  • Que l'état prenne des mesures pour éliminer tout privilège à la mère qui choisit d'évincer le père de sa vie et de vivre avec ses enfants devenus, à toute fin pratique, des orphelins de père. (Familles dites mono-parentales).

  • Que l'état prenne des mesures pour que cesse immédiatement toute forme de harcèlement contre les pères, par des fausses accusations, des emprisonnements sous simple présomption, des condamnations justifiées par les simples dires d'une femme

  • Que l'état condamne l'usage de la garde exclusive à des seules fins d'obtention d'une pension alimentaire.

  • Que l'état reconnaisse que la notion de violence est différente selon la perception des groupes de pression féministes et la promotion qu'elles en font et, la perception de la violence envers les hommes.

  • Que l'état subventionne également les organismes regroupant des hommes et des pères, au pro rata de la population.
  • En guise de conclusion :

  • L'état enlèvera tous les privilèges de minorité (en vertu des chartes) qu'il a accordé aux femmes qui forment 52% de la population.


  • Et de ce fait, devra donner l'exemple en faisant disparaître tous les ministères, commissions, offices ou bureaux qui ont rapport à la condition féminine, au bien-être de la femme ou à tous autres privilèges qui ne seraient pas également accordés aux hommes.

  • Que l'état respecte l'équité familiale aux pères, de la même façon qu'elle a accordé l'équité d'emploi aux femmes.

  • Sources ou références

    1-"Pour l'amour de nos enfants", déc 1998, p.24 "Les préjugés relatif au sexe et les tribunaux"
    2- Analyse comparative entre les sexes, guide d'élaboration de politiques, Condition féminine Canada, réimpression 1998
    3-L'ABC réclame que les dispositions relatives aux enfants soient réformées:, 6 juillet 2001 : http://www.cba.org/pdf/Divorce01-24-eng.pdf"
    4-Mémoire présenté par le Barreau du Québec, juin 2001: http://www.barreau.qc.ca/opinions/memoires/2001/gardepensions.pdf
    5-Note: aucune statistique n'est compilée sur les requêtes en matière familiale. On se base sur le rapport de suivi des pensions alimentaire (mai 1999) Nombre d'ordonnances alimentaires: 50 610
    6-Correspondance du Ministère du Revenu, via l'accès à l'information, 2000
    7-Ministère de la sécurité, statistiques 1999
    8-"The fathers fight back" Kim Hazelwood. August 17, 1992 : http://www.oricom.ca/alpe/cpa92aug17_KimHazelwood.html
    9-"Pour l'amour de nos enfants, déc. 1998, "Pratiques douteuses de certains avocats du droit de la familles et lacunes de l'appareil judiciaire", p.17
    10-"Il n'y a rien de plus dangereux, qu'un avocat affamé." Abraham Lincoln
    11- Gene C. Colman - Family Law Centre, Gender Bias in the Family Courts of Canada: FACT OR FANTASY? Presentation to Fathers Are Capable Too ( F.A.C.T.) Tuesday, March 16, 1999. http://www.4famlaw.com/genbfamc.htm
    12- La Marche des femmes: "Un monde progressivement construit par la force conjuguée de deux phénomènes mondiaux. La domination d'un système économique unique à la grandeur de la planète : le capitalisme néolibéral. La perpétuation d'un système social et politique dominant envers les femmes : le patriarcat." Cahier des revendications mondiales. http://www.ffq.qc.ca/marche2000/fr/cahier/index.html
    13- 3e Rencontre internationale de la Marche mondiale des femmes, du 2 au 6 octobre 2001 http://www.ffq.qc.ca/marche2000/fr/3edeclaration.html
    14- Les effets du divorces sur les enfants. Analyse documentaire, Division de la recherche et de la statistique, oct. 97. Ministère de la Justice Canada. "The Unexpected Legacy of Divorce", A 25 Year Landmark Study .By Judith S. Wallerstein, Julia M. Lewis, and Sandra Blakeslee. http://www.fsbassociates.com/hyperion/unexpectedlegacy.htm
    15- Rapport du Comité de suivi du modèle des pensions alimentaires pour enfants, mars 2000
    16- Note: on ne peut que supposer de tel montant, puisque les honoraires d'avocats sont de nature confidentielle. "Le cabinet est un sanctuaire", Lucie Desjardins, avocate, Journal le Barreau, Volume 30 - numéro 2 - 1er février 1998.
    17- En 2000-2001, le gouvernement du Québec accordait 471 millions de dollars aux organismes communautaires, par le biais de 57 programmes dans 22 ministères ou organismes gouvernementaux." page 18, Rapport annuel 2000-2001 Secrétariat à l'action communautaire autonome du Québec
    18- 1999-2000, 25 108 nouveaux dossiers administrés par la Direction des pensions alimentaire (DPPA)
    19- Rapport du Ministère du Revenu 2000, sur les pension alimentaire.
    20- La perception des pensions alimentaires - Rapport annuel 1999-2000, ADM-510, p. 7
    21- La perception des pensions alimentaires - Rapport annuel 1999-2000, ADM-510, p. 8
    22- Statistique Canada, démographie
    23- Rapport d'étape du comité de suivi sur l'implantation de la médiation familiale, déc. 1998
    24- Simone de Beauvoir Institute, Université Concordia: http://artsandscience.concordia.ca/wsdb/. 5 6 août 1999, à l'Université de Buenos-Aires: http://www.mire.net/penelopes/pages/sdb/Actus/colld.htm
    25- Nations Unies, Conférence de Beijing, 1995 " FWCW Platform for Action"
    26- The Commission on the Status of Women (CSW) was established as a functional commission of the Economic and Social Council by Council resolution 11(II) of 21 June 1946 to prepare recommendations and reports to the Council on promoting women's rights in political, economic, civil, social and educational fields
    27- UN site : gopher://gopher.un.org/00/conf/fwcw/off/a--20.en
    28- "The Beijing Brigade" Christine Stolba shows how stealth bureaucrats are turning the UN's Beijing Platform on Women into law, winter 2000: http://www.oricom.ca/alpe/TheBeijingBrigade.html
    29-Gouvernement du Québec, site de la Coordination de la Condition féminine : http://www.meq.gouv.qc.ca/cond-fem/mandat.htm. 57 mesures pour contrer la violence envers les femmes, Mme Louise Harel, sept 1997
    30- UN site : http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/index.html
    31- 57 mesures pour contrer la violence envers les femmes, Mme Louise Harel, sept 1997
    32- Des Impôts sexistes, Jean-Claude Boucher, Gilbert Claes, 13 avril 2001 : http://www.oriom.ca/alpe/CommuniqueAvril13_JCBoucher.html
    33- Rapport commission Gérald Larose, 2000
    34- La marche mondiale des femmes: http://www.ffq.qc.ca/marche2000/index.html
    35- Politique d'intervention en matière de violence conjugale. "Prévenir, dépister, contrer la violence conjugale", Québec, 1995
    36- Violence intrafamiliale et enquêtes policières, 7 décembre 2001, Gilles Savard, Le Soleil, Québec
    37- Fédération des femmes du Québec: http://www.ffq.qc.ca/ffq.html
    38- Les organismes de femmes dénoncent les consultations sur la garde légale, mémoire de l'Ass. Du Droit et de la Femme, Ontario. Mémoire: Les droits de garde et de visite en situation de violence conjugale, Regroupement provincial des maisons d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale, Juin 2001
    39- UN: Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women. http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/fgenrec.htm
    40- Home Office Research Study 170, "Understanding the sentencing of women", edited by Carol Hedderman and Loraine Gelsthorpe 1997
    41- Murray A. Straus, Professor of Sociology and Co-Director. http://pubpages.unh.edu/~mas2/
    42- Portrait régional de la violence conjugale commise sur des hommes, Sécurité publique Québec
    43- Deuxième rapport d'étape du comité de suivis sur l'implantation de la médiation familiale, 23 juin 2001, Ministère de la Justice du Québec
    44- Rapport d'étape du comité de suivi sur l'implantation de la médiation familiale, 1998
    45- 20 000 au Québec
    46- Statistique Canada, démographie
    47- Ministère du Revenu, département des perceptions des pensions alimentaires
    48- Céline Lebourdais, INRS, Enquête Longitudinal, juin 1999
    49- "Pour l'Amour de nos enfants", déc. 98, p. 50
    50- Ministère de l'éducation, profil de la clientèle
    51- Statistique Canada, démographie
    52- Conseil de la Famille (Québec) Colloque démographie et famille, Les impacts sur la société de demain.28-29 nov. 2000
    53- Institut national de santé publique du Québec," Évaluation des traumatisme au Québec de 91-99
    54- Rapport de recherche, Ministère de la Justice Canada, CSR-1999-3f

    Retour en haut




    Stratégies en matière d'équité familiale

    Mémoire


    par l'Association Liens Père-enfants de Québec
    (ALPE-Québec)

    juin 2001

    Dans le cadre des consultations fédérales - provinciales

    sur la garde et droit de visites des enfants,

    et des proposition de modifications à la Loi du divorce.

    Orientations à considérer à titre de réaction au Rapport du Comité de suivi du Modèle québécois de Fixation des pensions alimentaires pour enfants

    Le rapport du Comité de suivi du Modèle québécois de fixation des pensions alimentaires pour enfants propose des changements de nature tout au plus cosmétique au modèle existant. En l'absence d'une forte réaction d'opposition à ce rapport, il serait vain d'espérer le moindre changement substantiel à ce modèle ou à ses modalités actuelles d'application. Allonger la liste des modifications proposées par le Comité ne ferait que conforter le gouvernement et l'opinion publique à l'effet que les choix initiaux faits par le gouvernement du Québec dans l'élaboration de ce modèle demeurent fondés et appropriés et qu'ils existent au bénéfice à long terme des enfants et de la société.

    Stratégies recherchées

    L'espoir d'améliorer à doses homéopathiques ce modèle, à travers la participation à des comités ou des groupes de suivi, constitue une orientation stratégique possible pour un groupe comme l'ALPE et représente sans doute la voie la plus facile à choisir. Mais, les succès que l'on peut escompter obtenir en optant pour cette approche seront tout au plus de nature symbolique.

    Une seconde stratégie possible consisterait à ne pas réagir à ce rapport et à continuer (ou à reprendre) les revendications stratégiques des groupes de pères divorcés sur la garde partagée, sur une participation équitable de chacun des parents aux coûts des enfants et à la déjudiciarisation des démarches nécessaires à la conclusion d'un divorce et à la détermination des responsabilités et obligations parentales envers leurs enfants suite à une séparation ou un divorce. Cette stratégie implique simplement de poursuivre les actions et activités entreprises jusqu'à maintenant. Il s'agit seulement de déterminer si les actions entreprises et menées par les groupes de pères séparés ou divorcés au cours des dernières années ont permis d'atteindre les résultats escomptés.

    Une troisième voie stratégique possible, mais plus ardue, consiste, tout en souscrivant à la pertinence d'établir un système de détermination des pensions alimentaires, à rejeter en bloc les orientations et les présupposés sociaux sur lesquels reposent le modèle actuel et sa mise en œuvre, ce qui implique aussi le rejet du rapport déposé par le Comité de suivi.

    Dans cette optique, le modèle actuel est inacceptable pour trois raisons essentielles :

    - tout d'abord, la défiscalisation des pensions alimentaires instaure une discrimination juridique systématique envers les pères séparés ou divorcés, faisant d'eux la seule catégorie de parents dont les dépenses effectuées pour leurs enfants sont exclues systématiquement des déductions ou avantages fiscaux offerts par les divers paliers de gouvernement aux parents.

    - ensuite, la contribution du parent non gardien, c'est-à-dire celle des pères la plupart du temps, est établie à partir d'une formule biaisée de calcul qui ne tient pas compte des revenus réellement disponibles des deux parents, c'est-à-dire des revenus disponibles après impôts, cotisations sociales diverses et transferts des gouvernements, incluant les prestations de la sécurité du revenu, et ajustés pour tenir compte des coût additionnels découlant de la division de la famille en deux ménages différents. La formule actuelle employée pour établir ces barèmes manque totalement de transparence et est biaisée, ce qui a peur effet de rendre le modèle québécois défaillant du point de vue des trois critères suivants : la neutralité, l'efficacité et l'équité.

    - enfin, le modèle actuel constitue en réalité un rouage du dispositif visant à renflouer les finances publiques plutôt qu'une réforme sociale soucieuse du bien-être réel des enfants. Dans environ la moitié des cas sujets à l'application de cette loi, les montants de pensions alimentaires que ce modèle détermine sont en totalité récupérés par l'État, à titre de remboursement des prestations de sécurité du revenu versées par l'État pour les enfants ou pour la mère des enfants, niant ainsi les effets juridiques du divorce ou d'une séparation et continuant à lier la responsabilité des conjoints. Il instaure un double standard pour les enfants. Il s'agit d'un régime de sécurité du revenu à deux vitesses, partiellement privatisé sur le dos des pères divorcés, et d'une taxe à la paternité.

    En outre, le Modèle québécois de fixation des pensions alimentaires pour enfants est inacceptable dans ses assises actuelles mêmes, parce qu'il s'inscrit dans un contexte politique et social beaucoup plus large qu'il faut connaître pour comprendre sa portée réelle. Au cours des vingt-cinq dernières années, le gouvernement du Québec s'est livré sans relâche à une campagne de dénigrement des pères et des conjoints au Québec. On a ainsi fabriqué de toutes pièces un ensemble de croyances populaires à l'effet que les pères et les conjoints du Québec maintiennent de manière concertée les femmes dans une sujétion économique et sociale inacceptable, qu'ils sont de manière courante des batteurs de femmes, qu'ils ont recours de façon quasi systématique à la violence psychologique, qu'ils sont de façon récurrente des agresseurs sexuels de leur conjointe ou de leur partenaire, qu'ils sont dans une forte proportion les auteurs d'abus sexuels ou physiques envers leurs enfants, qu'ils sont pour la plupart des pères absents ou manquants incapables s'assumer de manière convenable leur rôle parental, qu'ils sont des pères financièrement irresponsables et mauvais payeurs incapables de s'acquitter de leurs obligations à titre de pourvoyeur envers leurs enfants, à la suite d'une séparation ou d'un divorce, que la séparation ou le divorce permet aux pères et aux conjoints de s'enrichir alors que les femmes s'en trouvent systématiquement appauvries, etc. Vraiment, s'il faut en croire divers avis, études ou publications réalisées par le gouvernement du Québec ou des organismes dont il assure le financement, l'homme québécois et, plus typiquement encore, les pères au Québec, constituent la personnification de tous les vices sociaux que la bureaucratie des services sociaux, le système judiciaire et les tribunaux doivent démasquer, traquer, juger et condamner sans aucun apitoiement ni ménagement.

    Ces préjugés ont été élevés au rang de dogmes sociaux, sous l'influence de certains groupes de femmes qui se sont constituées en avant-poste colonial de l'idéologie véhiculée par les suprémacistes misandristes américaines. Les tactiques de désinformation mises au point aux États-Unis ont été employées au Québec avec un succès considérable par ces groupes : méthodologies d'enquête ou d'analyse systématiquement biaisées, statistiques interprétées hors de leur contexte ou purement inventées, culpabilité par association, médisance pure. Le recours à l'arsenal complet de la désinformation a permis d'élever au rang de dogmes sociaux les préjugés répandus contre les pères par les disciples québécoises des suprémacistes misandristes américaines.

    Loin de nous l'idée de nier l'existence de situations de violence conjugale, de situations de mauvais traitements infligés à des enfants, ou l'irresponsabilité de certains hommes qui se sont dérobés à leurs obligations financières ou parentales envers leurs enfants. Mais il y aussi des femmes qui ont recours à la violence envers leurs conjoints, des mères qui battent ou maltraitent leurs enfants ou qui les privent du minimum acceptable pour se payer des cigarettes, de l'alcool et de la drogue ou pour jouer au casino.

    La campagne de dénigrement menée contre les pères a en même temps servi à occulter ou à minimiser l'existence de ces mêmes problèmes chez les femmes, que l'on retrouve chez elles souvent en proportions comparables, ou même supérieures, à celles que l'on observe parmi les hommes. La campagne de dénigrement menée contre les pères a consisté à recourir à la falsification statistique délibérée, avec l'aide des fonds publics, pour laisser croire que ces situations déplorables et inacceptables surviennent chez les hommes avec une prévalence démesurée par rapport à celle que l'on rencontre dans la réalité et qu'elles étaient la conséquence inévitable et normale de la socialisation masculine dans le contexte d'un patriarcat dominateur et misogyne.

    Les gouvernements qui se sont succédés au Québec au cours des vingt-cinq dernières années ont sans cesse succombé à la tentation de tirer un bénéfice politique de la progression de ces préjugés en promettant aux clientèles électorales féminines d'adopter et de mettre en place des correctifs à ces "problèmes" sociaux démesurément amplifiés. Pendant ce temps, les hommes, sous l'effet de la loi non écrite interdisant à tout homme digne de ce nom de s'en prendre à une femme, même dans un débat intellectuel ou politique, ont assisté à cette guerre menée contre eux sans manifester d'autre opposition que celle de la fuite ou de l'esquive.

    Plus que partout ailleurs en Occident, l'institution du mariage au Québec a perdu sa crédibilité aux yeux des hommes qui se sont mis à préférer les unions de type temporaire et sans engagement à long terme de sorte que la majorité des enfants naissent maintenant dans le cadre de l'union libre, nettement plus sujette à l'instabilité ou à la dislocation. La natalité s'est effondrée, faisant du Québec un Titanic social fonçant à toute vitesse vers le naufrage, sombrant sous l'effet du vieillissement le plus rapide de sa population parmi tous les pays de l'Occident et qui ne disposera plus, avec la réduction drastique de la population active dans moins d'une génération, de la base fiscale nécessaire pour soutenir même l'ombre des programmes sociaux actuels, et qui assurera à ces générations vieillissantes une pauvreté et une précarité qui ne se rencontrent plus que dans les pays sous-développés.

    Le Modèle québécois de fixation des pensions alimentaires pour enfants constitue la clé de voûte du système mis en place au Québec pour contrer ces "déviants sociaux" que sont les pères et les conjoints et accrédite le mythe que seules les mères sont aptes à donner aux enfants une socialisation et une éducation qui permettra d'éradiquer les soi-disant effets néfastes de la socialisation masculine de type patriarcal.

    Les préjugés misandristes élevés au rang de dogmes sociaux par la campagne de dénigrement menée par le gouvernement du Québec contre les pères au cours des vingt-cinq dernières années sont l'origine des présupposés sur lesquels repose le Modèle québécois de fixation des pensions alimentaires pour enfants dans sa version actuelle. Reconnaître ce modèle équivaut en même temps à reconnaître la véracité de ces préjugés misandristes. Si l'on veut parvenir à faire modifier de manière substantielle le modèle de détermination des pensions alimentaires au Québec, il faut d'abord dénoncer et faire tomber les présupposés et les préjugés qui en constituent l'assise et la raison d'être même. Il faut faire en sorte qu'il ne soit plus politiquement rentable au Québec de faire adopter des mesures discriminatoires et inéquitables contre les pères et les conjoints, au service d'une idéologie qui caractérise les pères comme la source de tous les problèmes sociaux.

    Telle est la troisième option qui s'offre à un organisme comme l'ALPE; il s'agit d'un parcours plus difficile et parsemé d'embûches que les deux autres options. Elle suscitera des réactions et de l'opposition. Une telle stratégie menacera les "intérêts acquis" du matriarcat hermétique qui est en bonne voie de s'accaparer du domaine des programmes sociaux au Québec et d'en faire sa chasse-gardée, avec l'assentiment bienveillant du patriarcat politique masculin qui s'est réservé le domaine "sérieux" des finances et de l'économie. Une nouvelle division sexuée du travail au sein de l'élite politique mise en place au détriment de la dignité des pères.

    Cependant, si l'on veut revaloriser la place et le rôle des pères au Québec et si l'on veut éviter qu'ils ne continuent à devenir des parias sociaux dès que leur conjointe choisit de les quitter, incitant un nombre de plus en plus grand de jeunes hommes à esquiver les sombres perspectives de bagne économique et d'ostracisme social qui sont devenues emblématiques de la paternité au Québec, il n'y a pas d'autre voie possible que d'ouvrir un large débat social qui abordera de front ces questions. La stratégie du silence, du compromis et de la fuite a déjà été essayée et elle s'est traduite par un échec retentissant, tant pour les pères que pour l'ensemble de la société.

    Retour en haut



    Mémoire du Mouvement Égalitariste
     
    Est-ce que l'homme québécois est désavantagé?
     http://www.egalitariste.org/homme_quebecois.htm

    Retour en haut