Manifeste de L’après-rupture

Mars 2009

 

 

Redonner le droit de parole aux hommes en dénonçant la désinformation sur la violence conjugale 

 

 

 

Les fausses statistiques féministes sur la violence conjugale

 

En novembre 2008, au terme de près de cinq ans de laborieuses recherches, L’après-rupture a diffusé un dossier complet démontrant que le chiffre de 300 000 femmes victimes de violence conjugale à chaque année au Québec, publié en1985 par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec constituait une imposture statistique délibérée. En outre, ce dossier démontre que la proportion avancée en janvier 1980 par le Conseil consultatif canadien de la situation de la femme alléguant qu’à « chaque année, une Canadienne sur dix est battue, qu’elle soit mariée ou qu’elle vive en union de fait » constituait aussi une  invention planifiée longtemps à l’avance.

 

Pourtant ces deux chiffres frauduleux sont ceux qui ont été le plus souvent mentionnés au cours des 30 dernières années pour décrire l’ampleur de la violence conjugale au Québec. Ce dossier fait la preuve que, depuis 30 ans, les principaux organismes en matière de violence conjugale au Québec n’ont jamais cessé d’induire en erreur l’ensemble de la population. 

 

Également, en janvier 2009, grâce aux dispositions de la Loi sur l’accès à l’information, L’après-rupture a rendu publics les résultats de l’Enquête psychosociale du Saguenay–Lac-St-Jean, conduite en l’an 2000, montrant que, chez les personnes vivant avec un conjoint actuel, les hommes subissent annuellement de la violence conjugale en plus grande proportion que les femmes. Cette intervention de L’après-rupture a permis d’illustrer un autre aspect du contrôle de l’information auxquelles se livrent systématiquement les intervenantes féministes, c’est-à-dire la censure complète et l’interdit de publication de toute statistique ou toute information susceptible d’aller à l’encontre des stéréotypes sexistes que propagent les groupes féministes de pression. La censure féministe est


beaucoup plus intolérante que celle jadis pratiquée par le Vatican. Au Québec, rares sont les individus qui osent la défier. 

 

Ce dossier et cette intervention ne donnent qu’un bien faible aperçu de l’immense entreprise de manipulation de l’opinion publique qui a eu libre cours au Québec depuis plus de 30 ans. Au cours des dernières années, L’après-rupture a fait des dizaines et des dizaines d’interventions auprès des médias, incluant des quotidiens, des hebdomadaires locaux, des postes de radio ou de télévision pour dénoncer l’emploi systématique des fausses statistiques sur la violence envers les femmes, sur la violence conjugale et sur les agressions sexuelles. On peut retrouver plusieurs exemples de ces interventions sur le site de L’après-rupture dans les archives des lettres ouvertes (  http://www.lapresrupture.qc.ca/ArchivesLettresOuvertes.html  ) 

 

Cette désinformation sur la violence conjugale ou sur la violence subie par les femmes est véhiculée notamment par divers groupes féministes de pression comme des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence affiliées au Regroupement provincial des maisons d’hébergement ou de transition pour femmes victimes de violence conjugale (RPMHTFVVC) ou à la Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées ou en difficulté du Québec, divers groupes ou centres associés au CALACS, à la Fédération des femmes du Québec ou à l’AFÉAS. Cette courte énumération des organismes se livrant à la désinformation sur la violence conjugale ou la violence envers les femmes est loin de constituer une liste exhaustive.

 

Enfin il importe de souligner que les budgets de fonctionnement de ces groupes de pression sont financés essentiellement à partir des taxes et des impôts versés par l’ensemble des contribuables québécois et qu’une part significative du financement reçu est consacrée à la désinformation. Bref, les fonds publics servent à soutenir une entreprise systématique de propagande et de manipulation de l’opinion publique dirigée contre les hommes.

 

Les maisons d’hébergement s’acharnent à employer l’imposture du chiffre de 300 000 femmes victimes de violence conjugale 

 

Un exemple frappant de l’extraordinaire acharnement avec lequel ces groupes tiennent à propager une vision frauduleuse de l’ampleur de la violence conjugale au Québec est la mention toute récente du chiffre de 300 000 femmes victimes de violence conjugale dans le numéro du 21 février 2009 de l’hebdomadaire L’Oeil régional.

 

Et ce, près de trois mois après la publication du dossier Le scandale des fausses statistiques du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec sur la violence conjugale qui a été largement diffusé par L’après-rupture auprès des médias d’information.

En ligne : http://lapresrupture.qc.ca/recherche.html ,

 

Ce dossier fait la démonstration irréfutable du caractère délibérément frauduleux de ce chiffre de 300 000 femmes victimes de violence. Apparemment, la mise au jour de cette imposture n’est suffisante pour dissuader les maisons d’hébergement de continuer à employer le chiffre frauduleux au moyen duquel elles ont édifié une organisation qui soutire des dizaines de millions au gouvernement à chaque année. 

 

Dans cet article portant sur la maison d’hébergement La Clef sur la porte, on n’hésite pas à affirmer ce qui suit : 

 

« La violence conjugale est le crime le plus répandu. Environ 300 000 femmes chaque année en sont victimes et une cinquantaine en mourront ».

Source : L’œil régional, « Maison d’aide et d’hébergement La Clef sur la porte », samedi le 21 février 2009, p. 62.

 

Les deux chiffres mentionnés par la maison La Clef sur la porte dans cette phrase sont faux et mensongers. Le chiffre de 300 000 constitue une fraude statistique scandaleuse comme l’a démontré L’après-rupture dans le dossier publié le 25 novembre 2008. En outre, l’assertion à l’effet qu’une cinquantaine de femmes sont victimes chaque année d’homicide conjugal constitue également un mensonge flagrant. Comme c’est l’habitude chez les groupes féministes quand ils se livrent à la désinformation, aucune référence n’est donnée pour identifier la source de ces chiffres. Et c’est tout à fait logique, puisque ces chiffres sont faux et que ces sources sont inexistantes.

 

Il est facile de vérifier que l’affirmation  à propos du nombre annuel de femmes victimes d’homicide conjugal faite par la maison La Clef sur la porte constitue de la désinformation. Le rapport annuel produit à partir des données policières sur la violence conjugale et qui est publié par le ministère de la Sécurité publique rapporte que 11 femmes ont été victimes d’homicide conjugal de la part du conjoint, d’un ex-conjoint ou d’un ami intime en 2007, comparativement à 13 femmes en 2006. En 2006, 7 hommes ont été victimes d’homicide conjugal; les hommes sont loin de toujours exercer le monopole de l’homicide conjugal (Source : Statistiques 2007 sur la criminalité commise dans un contexte conjugal au Québec, tableau 2, page 28,            

En ligne :

http://www.msp.gouv.qc.ca/prevention/statistiques/conjugale/2007/statistiques_2007_violence_conjugale.pdf

 

Selon le rapport Données sociales, édition 2005 (tableau 10.6, p. 221) publié par l’Institut de la statistique du Québec, le nombre annuel moyen de femmes victimes d’homicide de la part du conjoint ou d’un ex-conjoint (mais excluant les amis intimes) au Québec se situe à près de 16 entre 1980 et 2003 ( En ligne : http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2005/donn_sociale05c10.pdf  ). Ces données montrent à quel point les représentantes de La clef sur la porte présentent une image faussée de la réalité. Une seule victime d’homicide conjugal sera toujours une victime de trop comme un seul mensonge sur le nombre de victimes d’homicide conjugal sera toujours un mensonge de trop.

 

En fait, depuis que l’on collige les statistiques annuelles sur les homicides, il n’est jamais arrivé que le nombre annuel de femmes victimes d’homicide conjugal atteigne la cinquantaine au Québec, contrairement à ce que La Clef sur la porte présente comme le bilan annuel habituel des femmes victimes d’homicide conjugal. Pourquoi les maisons d’hébergement s’acharnent-elles à propager un mensonge aussi flagrant? Comment expliquer qu’un journal accepte de publier de telles faussetés, au risque de miner entièrement sa crédibilité journalistique?

 

Les mensonges de la maison La Clef sur la porte sont typiques du discours féministe

 

Dans un texte mis en ligne sur le site Sisyphe.org le 13 février 2009, Micheline Carrier, responsable de ce site, affirme que :

« Depuis des dizaines d’années, toutes les semaines, deux ou trois conjoints, ex-conjoints, amis ou parfaits inconnus tuent des femmes »

(Source : Micheline Carrier, Le film Polytechnique – Impressions en forme de malaise,

En ligne : http://sisyphe.org/spip.php?article3212

 

Si l’on comprend bien le sens de l’affirmation de Micheline Carrier, il y aurait à chaque année entre 105 et 155 femmes victimes d’homicide au Québec depuis des dizaines d’années. Si telle est bien la prétention de Micheline Carrier, il s’agit manifestement d’un mensonge. Depuis que l’on tient des statistiques sur les homicides au Québec, il n’est jamais arrivé que le nombre annuel de femmes victimes d’homicide atteigne 100 femmes, incluant les femmes tuées par un conjoint, un ex-conjoint, un ami intime, une connaissance, un étranger ou une autre femme.

 

Entre 1962 et 1999, le nombre moyen annuel de femmes victimes d’homicide au Québec se situe à 49, comparativement à 102 chez les hommes (Source : Portrait social du Québec édition 2001, Institut de la statistique du Québec, tableau 19.4, p. 448

En ligne : http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf/port_soc2001-19.pdf

 

Par ailleurs, dans un autre texte mis en ligne sur Sisyphe le 19 août 2007, la féministe Élaine Hémond n’hésite pas à pousser l’exagération encore plus loin que Micheline Carrier. Peut-être s’agit-il d’une compétition entre les deux pour déterminer laquelle est capable de proférer, sans ciller, le plus grand mensonge :

« On peut aussi se demander s’il est dans la mission du Conseil d’atténuer la perception des ravages de la violence conjugale qui tue encore des centaines de Québécoises chaque année », (Source : Élaine Hémond, Gazette des femmes – Réflexions autour d’un ramdam

En ligne : http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2704.

 

Les statistiques mentionnées dans les paragraphes précédents montrent qu’Élaine Hémond se livre à un mensonge absolument délirant. Mais il vaut la peine de répéter ces statistiques, car les militantes féministes semblent souvent vivre complètement coupées de la réalité. Le nombre annuel moyen de femmes victimes d’homicide de la part du conjoint ou d’un ex-conjoint (mais excluant les amis intimes) au Québec se situe à près de 16 entre 1980 et 2003. En 2007, le nombre des femmes victimes d’homicide conjugal (incluant les victimes d’un ami intime) s’élevait à 11; en 2006, ce nombre s’élevait à 13. Comme la population féminine a augmenté de manière substantielle au cours des 20 dernières années, le taux d’homicide conjugal chez les femmes en 2006 et en 2007 est considérablement inférieur à ce qu’il était il y a une vingtaine d’années.

 

Enfin, dans une annonce publiée le 25 novembre 2008 dans divers journaux, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) diffuse une déclaration intitulée « La violence faite aux femmes c'est assez ». La première phrase de cette déclaration affirme péremptoirement qu'en 2008, « la violence frappe encore chaque jour des milliers de femmes au Québec », sans que soit mentionnée aucune source ou référence à l’appui de cette statistique alarmiste

En ligne : http://www.ffq.qc.ca/actions/6decembre2008.html#declaration. 

La FFQ induit sciemment en erreur l'ensemble de la population québécoise sur l'ampleur réelle de ce problème, tout comme elle a abusé de la crédulité et de la naïveté de tous les organismes signataires de cette déclaration, à les amenant à endosser cette propagande mensongère. 

Les données les plus récentes sur la victimisation au Québec proviennent de l'Enquête sociale générale sur la victimisation menée en 2004 par Statistique Canada (Source: Maire Gannon et Karen Mihorean, « La victimisation criminelle au Canada, 2004 »,  Juristat, vol. 25, no 7, Statistique Canada, 28 p.,

En ligne : http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/85-002-x2005007-fra.pdf.  

Ce bulletin précise que les données de l'Enquête sociale générale permettent de calculer les taux de victimisation « qui comprennent à la fois la violence conjugale et la violence non conjugale » (p. 2). Les résultats couvrent donc tous les types de violence contre la personne, notamment les femmes, et incluent tous les types d'agresseurs.

Dans l'ensemble du Canada, il y a eu en 2004 un total de 2 752 000 incidents de violence (incluant voies de fait, vols qualifiés et agressions sexuelles), dont 1 412 000 subis par les hommes (51,3%) et 1 339 000 subis par les femmes (48,7%) au cours des 12 mois précédant l'enquête (tableau 3, p. 24). Quelle est la situation si l'on fait l'hypothèse que la proportion des incidents selon le sexe est la même au Québec?

Il y a eu un total de 365 000 incidents au Québec au cours de 2004 (tableau 1, p. 22), dont on peut extrapoler qu’environ 187 300 ont été subis par les hommes, et 177 600 par les femmes. Comme 2004 est une année bissextile de 366 jours, il appert que les femmes de 15 ans et plus au Québec rapportent en moyenne 485 incidents par jour et les hommes 512. Le rapport de Statistique Canada montre que le Québec est la province avec les taux de victimisation de loin les moins élevés au Canada (tableau 1, p. 22), soit 59 par 1 000 habitants.

Ces chiffres de Statistique Canada montrent que l'affirmation de la FFQ que « la violence frappe encore chaque jour des milliers de femmes au Québec » constitue un slogan mensonger et démagogique visant à semer l'alarme, l'intimidation et la peur au sein de la population féminine, bref à alimenter la psychose victimaire. En outre, la FFQ trouve le moyen, comme c’est son habitude, de passer encore une fois sous silence le fait que les hommes sont davantage victimisés que les femmes.

 

On pourrait multiplier les exemples de désinformation du genre de ceux que l’on vient tout juste de mentionner. Au sein des groupes féministes de pression, c’est un phénomène dont on peut affirmer sans risque de se tromper qu’il s’agit d’une pratique généralisée. Le journaliste Roch Côté avait dressé en 1990 dans l’essai Le manifeste d’un Salaud une longue liste des mensonges ordinaires et répétitifs des féministes sur l’ampleur de la violence subie par les femmes. Il ne fait pas de doute que les féministes ont lu attentivement son livre, car elles en ont fait une critique acerbe. Elles ont néanmoins continué de diffuser des fausses statistiques sur la violence conjugale comme si de rien n’était. Il est à peu près impossible de trouver au Québec une seule féministe associée à des groupes de pression militants qui soit capable de mentionner une statistique valide et rigoureuse sur l’ampleur réelle de la violence conjugale subie par les femmes ou sur l’ampleur réelle de l’ensemble des crimes contre la personne subie par les femmes.

 

Même si on leur fait la démonstration, chiffres et références à l’appui qu’elles induisent la population en erreur, les militantes féministes se refusent obstinément à changer de comportement. En matière de statistiques sur la violence, les féministes sont d’une mauvaise foi absolument inouïe. Le droit au mensonge est sans conteste l’acquis le plus précieux du féminisme et celui auquel elles tiennent le plus.   

 

Le mensonge statistique est une nécessité structurelle du discours féministe radical

 

Tout le discours féministe radical est fondé sur la dénonciation de la place subordonnée à laquelle sont reléguées les femmes, s’il faut en croire ce discours, dans la société actuelle. Et ce, en dépit de la stricte égalité des hommes et des femmes dans les textes de loi acquis depuis longtemps, quand celles-ci ne bénéficient pas d’avantages juridiques discrètement insérés à doses homéopathiques dans la législation au fil des ans.

 

Selon les féministes radicales, c’est la violence incessante dont sont victimes les femmes qui fait la différence et qui explique la place subordonnée que les femmes occupent encore dans la société (toujours s’il faut en croire ce discours radical). Voilà pourquoi le mensonge statistique sur l’ampleur de la violence subie par les femmes constitue une nécessité structurelle du discours féministe radical. Sans ces fausses statistiques, la cohérence interne de ce discours s’effondrerait comme un château de carte soufflé par la moindre brise. Si le discours s’écroule sous le poids de ses contradictions, il deviendra rapidement impossible d’extorquer à chaque année des centaines de millions au gouvernement sous le prétexte de venir en aide aux femmes victimes de l’oppression systémique des hommes et pour financer les milliers d’organismes communautaires prétendant œuvrer à sauver les femmes et à réparer les soi-disant dommages de l’oppression masculine.

 

Voilà pourquoi les féministes radicales estiment à juste titre qu’elles ne peuvent cesser de mentir. Elles cesseraient d’être capables de justifier le financement public des milliers d’organismes qu’elles ont mis sur pied. Ce serait tuer la poule aux œufs d’or ainsi que la vache à lait gouvernementale qui les nourrit de subventions généreuses sans jamais poser de questions (ou presque) sur l’utilisation qui est faite des fonds. Les subventions aux organismes féministes sont devenues la principale forme institutionnalisée du patronage politique au Québec.

   

Et sans subventions gouvernementales, il serait impossible de poursuivre avec autant d’efficacité l’œuvre de propagande hostile aux hommes à laquelle se vouent les militantes féministes radicales pour faire comprendre à toutes et à quelques-uns que la société est divisée en deux depuis l’aube de l’humanité : les bonnes d’un bord et les méchants de l’autre.

 

En d’autres mots, l’entreprise de désinformation menée sans répit par les militantes de ces groupes de pression vise à imposer la thèse propagée par la frange radicale du mouvement féministe voulant que les hommes en général exercent une violence spécifique dans le but de perpétuer leur contrôle et leur domination sur les femmes. Le problème bien réel de la violence que subissent certains hommes et certaines femmes est déformé, amplifié, généralisé et instrumentalisé pour être subordonné aux intérêts idéologiques et financiers de ces groupes de pression.

 

Depuis plus de 30 ans, les hommes et les femmes du Québec ont fait l’objet d’une campagne intense et incessante de propagande visant à instaurer un climat de psychose victimaire au sein de la population féminine et de culpabilité collective au sein de la population masculine en implantant dans l’imaginaire social le stéréotype sexiste de l’homme bourreau et de la femme victime.

 

La frange radicale du mouvement féministe a noyauté le gouvernement, les partis politiques, les organisations communautaires et diverses institutions comme les syndicats, les universités et les médias en vue d’imposer son analyse de la société, embrigadant une à une ces institutions dans une véritable entreprise de désinformation de type orwellien, qui évoque de façon saisissante le monde oppressant mis en scène dans le roman 1984 de George Orwell, décrivant un état totalitaire sous la coupe absolue du dictateur Big Brother qui parvient à exercer un contrôle total sur les opinions et les comportements de chaque individu en utilisant de façon systématique la désinformation et la propagande[1]. 

 

À cette différence près, que ce n’est pas Big Brother qui aspire à imposer son autorité intransigeante au Québec en 2009, mais plutôt Big Sister qui a entrepris d’instaurer de longue date le règne de la désinformation et de la manipulation cynique de l’opinion publique au profit d’un collectif de militantes féministes cooptées au sein de la caste toute puissante des « féministes institutionnelles » qui se sont maintenant constituées en véritable état matriarcal au sein même de l’État du Québec.

 

L’après-rupture a fait la démonstration irréfutable que le chiffre de 300 000 femmes victimes de violence conjugale à chaque année au Québec n’était qu’une pure supercherie. La recherche scientifique montre que la prévalence annuelle réelle de la violence conjugale subie par les femmes au Québec est cinq fois moins importante  que le laisse entendre l’imposture statistique perpétrée par le ministère de la Santé et des Services sociaux en 1985. Plus important encore, la recherche montre de manière rigoureuse que les hommes subissent de la violence conjugale en proportion comparable aux femmes et que la violence conjugale est en grande partie mutuelle entre les deux conjoints.

 

Les fausses statistiques comme instrument de culpabilisation des hommes

 

La campagne de culpabilisation collective menée contre les hommes par les féministes radicales s’est traduite par des résultats remarquables. Il en est même résulté des séances publiques « d’autocritique » et d’auto-flagellation capables de rivaliser avec celles dont on croyait, à tort, qu’elles constituaient l’apanage des dictatures les plus rétrogrades ou des sociétés les plus dysfonctionnelles. Ainsi, le 6 décembre 1990, date qui a pris une valeur symbolique chargée d’émotivité au cours des deux dernières décennies au Québec, le journal Le Devoir publiait sous le titre de « À propos ... de la violence faite aux femmes » une lettre signée par 25 hommes, prenant l’initiative « spontanée »d’enregistrer ni plus ni moins, au nom de l’ensemble des hommes du Québec, qu’un plaidoyer collectif de culpabilité pour violence faite aux femmes, en invoquant comme seule preuve à l’appui de leur démarche le chiffre frauduleux de 300 000 femmes victimes de violence conjugale.

 

Pour commémorer le premier anniversaire du massacre démentiel commis par un déséquilibré atteint de maladie mentale profonde, ces 25 hommes se trouvaient par le fait même à s’ériger en juges, de leur propre chef, pour prononcer, un verdict de culpabilité collective contre l’ensemble des hommes du Québec (ou à tout le moins contre une proportion très importante d’entre eux), tout en escamotant prestement, comme on le verra plus loin, l’étape préalable consistant à se livrer à un examen rigoureux de la soi-disant preuve de cette culpabilité. En somme, un procès truqué comme on les aime bien dans les dictatures totalitaires.

 

À notre avis, il n’est pas exagéré de parler d’une opération de lynchage psychologique de masse pour apaiser la psychose victimaire exacerbée des féministes déchaînées. Au diable la présomption d’innocence et l’examen en bonne et due forme de la preuve, il faut des coupables chez les hommes et, aux yeux de ces 25 « sages », 300 000 d’entre eux le sont à chaque année. En moins d’une décennie, toute la population adulte de sexe masculin serait  coupable de violence envers les femmes. Ces 25 hommes s’estiment détenir la possession tranquille de la vérité. Comme erreur judiciaire, c’est loin d’être trivial. Même les pires dictatures sont loin d’être aussi efficaces et performantes. Voici ce que disent en substance ces 25 justiciers autoproclamés :

« Des études sérieuses nous révèlent qu’une femme sur huit est violentée (selon le ministère de la Santé et des Services sociaux). Cela veut dire qu’il y aurait 300 000 hommes qui agressent, brutalisent ou violentent d’une façon ou d’une autre des femmes au Québec. C’est effroyable. [...]

Les facteurs explicatifs de cette violence sont sans doute multiples, et complexes, et nous ne tenterons pas de les analyser ici. Mais nous tenons à rappeler qu’au nombre de ceux-ci se trouve cette idée, encore bien ancrée chez beaucoup d’hommes que les femmes ne sont pas vraiment leur égales, qu’ils auraient droit, eux, de décider à leur place, à elles, et de les brutaliser lorsqu’elle refusent de se soumettre à eux ».

Source : Journal Le Devoir, 6 décembre 1990, page éditoriale.

 

Parmi les 25  hommes qui ont signé ce texte, il semble que personne n’a cherché à vérifier si ces prétendues « études sérieuses » quant à la prévalence annuelle de la violence conjugale envers les femmes existaient vraiment? Pourtant, un simple appel téléphonique aurait suffi pour déclencher une crise de panique aiguë au sein du ministère de la Santé et des Services sociaux.

 

De plus, à supposer qu’existent des études empiriques sérieuses et non biaisées quant aux attitudes et opinions de la population quant à l’égalité entre les hommes et les femmes, ces 25 sages ont-il songé à les consulter de manière à être en mesure de préciser exactement quelle était la proportion des hommes au Québec susceptibles de considérer en 1990 que « les femmes ne sont pas vraiment leurs égales  et qu’ils ont le droit, eux, de les brutaliser lorsqu’elles refusent de se soumettre »? Y a-t-il, dans la salle, un de ces quelconques 25 signataires capables de nous citer exactement cette proportion ainsi que sa source exacte? Car nous l’avons vainement cherché sans pouvoir l’identifier. Et, tant qu’à y être, comment se fait-il qu’il ne leur soit pas venu à l’esprit de vérifier quelle proportion des femmes au Québec était susceptibles de considérer en 1990 que « les hommes ne sont pas vraiment leurs égaux »? Pourraient-ils également nous communiquer ce chiffre, tirés des études sérieuses qu’ils affirment avoir consultées, ainsi que sa source exacte?

 

Enfin, on peut douter que ces 25 hommes ont eu l’audace de s’enquérir si le stéréotype sexiste féministe qu’ils reprennent mot à mot avait été corroboré ou invalidé par la recherche empirique? Ont-ils vraiment fait le bilan impartial et exhaustif des « études sérieuses » à ce propos avant de se prononcer?

 

Peut-être croyaient-ils agir de bonne foi et avec toutes les bonnes intentions du monde, mais quand ils ont affirmé que ce chiffre de 300 000 reposait sur des « études sérieuses », ils ont induit les lecteurs du journal Le Devoir en erreur. Aucun d’entre eux n’a pu consulter et vérifier ces « études sérieuses », car elles sont INEXISTANTES. L’après-rupture a explicitement  demandé au ministère de la Santé et des Services sociaux d’en obtenir la copie, en vertu des dispositions de la Loi sur l’accès à l’information, et on a confirmé l’inexistence de telles études à l’appui du chiffre de 300 000 femmes victimes de violence conjugale : pas de revue de littérature, pas de questionnaire, pas de contrat d’enquête, pas d’enquête, pas de données et pas d’analyse. Le chiffre de 300 000 est sorti du néant. Voilà la sordide réalité.

 

Il en est de même en ce qui a trait au stéréotype sexiste de l’homme bourreau et de la femme victime, dont les études empiriques scientifiques montraient déjà en 1990 le caractère fallacieux. Les 25 signataires du texte publié par Le Devoir ont opté  pour un faux-fuyant en disant que « les facteurs explicatifs de cette violence sont sans doute multiples, et complexes, et nous ne tenterons pas de les analyser ici », avant de d’adopter comme le leur et de retenir comme seul facteur explicatif de la violence, dans la phrase suivante, la thèse de la domination des femmes par les hommes telle qu’elle est proposée par l’approche féministe radicale. Comme tour de passe-passe, il faut admettre que c’est difficile à égaler. 

 

L’un des acquis fondamentaux de la civilisation occidentale, c’est que la condamnation d’un seul individu exige l’examen et le contre-examen rigoureux de chacun des éléments mis en preuve pour soutenir une allégation ayant trait à la commission d’un crime avant de rendre un jugement de culpabilité. À plus forte raison, cet exercice de vérification de la validité hors de tout doute raisonnable de la preuve est-il impératif quand il s’agit de condamner jusqu’à la moitié de la population de la société québécoise sur la seule base du fait qu’ils sont des hommes. S’ils avaient prudemment et rigoureusement examiné la preuve empirique, que s’efforcent de cumuler et de rassembler avec rigueur depuis près de 40 ans des chercheurs disséminés un peu partout dans l’espace anglophone, la réflexion de ces 25 « sages » aurait-elle été différente, ainsi que leur appel strident et démagogique, sans autre forme d’examen, au recours « à des mesures exceptionnelles » (il s’agit des termes mêmes employés dans la lettre) pour contrer la supposée épidémie de violence exposée à l’aide de ce seul chiffre frauduleux et mensonger de « 300 000 femmes victimes » de violence conjugale à chaque année?

 

Chose certaine, les fraudeuses à l’origine de cette imposture statistique au ministère de la Santé et des Services du Québec devaient se tordre de rire lorsqu’elles ont lu la page éditoriale du journal Le Devoir du 6 décembre 1990.

 

En choisissant délibérément cette date du 6 décembre pour publier cette lettre, les 25 signataires ont utilisé le procédé démagogique de la culpabilité par association, imitant en cela le tristement notoire du McCarthyisme ( En ligne : http://en.wikipedia.org/wiki/McCarthyism ), qui a mené une brutale campagne d’intimidation et de répression contre les intellectuels, les artistes et les syndicalistes aux États-Unis à la fin des années 40 et au début des années 50, en agitant la rumeur de « sympathies » ou « d’activités » communistes, pour mieux les accuser de mettre en danger la « sécurité » des États-Unis. Certes, les 25 signataires de cette lettre ne sont pas allé jusqu’à affirmer explicitement, comme l’ont fait certaines féministes, « qu’en tout homme sommeille un Marc Lépine » (autre forme extrême de culpabilité par association), c’est-à-dire un fou possédé par une rage meurtrière aveugle. Mais, c’est tout à fait ce que leur lettre laissait entendre, comme en témoigne le ton accusateur du passage suivant :

« Il est assez effarant de devoir reconnaître que les femmes, dans leur recherche d’une situation sociale égalitaire, doivent se battre, quotidiennement souvent, pour jouir simplement de droits fondamentaux, comme les droits à la vie, à la sûreté et à l’intégrité de leur personne.

Et il leur en coûte très cher, trop cher. Ce ne sont pas les tentations de certains de jongler avec les statistiques sur la violence faite aux femmes qui diminueraient à nos yeux l’importance du problème ».       

Source : Journal Le Devoir, 6 décembre 1990, page éditoriale.

 

Bref, si l’on comprend bien le message de ces 25 signataires, les femmes sont confrontées « quotidiennement souvent » à des émules de la folie meurtrière d’un Marc Lépine mettant en péril leurs droits à la vie, à la sûreté et à l’intégrité de leur personne? Et il n’est pas question de mettre en doute la fausse statistique de 300 000 femmes victimes de violence (comme l’avait fait précisément Roch Côté dans son essai Le manifeste d’un salaud, auquel le second paragraphe de la lettre fait explicitement allusion en employant l’expression « un certain manifeste »), dont on peut se demander si les signataires de cette lettre ne savaient pas sciemment qu’il s’agissait d’une imposture? On sait exactement aujourd’hui qui a succombé à la tentation de jouer avec les statistiques. L’après-rupture les a démasquées et les a dénoncées. L’après-rupture attend toujours après une rétractation et des excuses publiques de la part des autorités responsables.

 

Enfin, les 25 signataires de cette lettre ont-ils seulement une faible idée des conséquences destructrices de leur simulacre de procès et du procédé de culpabilisation par association qu’ils utilisent sur un ton accusateur? Sont-ils capables d’entrevoir  un lien de cause à effet entre cette campagne de culpabilisation massive des hommes et la hausse jusqu’à des niveaux jamais atteints des taux de suicide chez les hommes au cours de la décennie suivant la publication de leur jugement dans Le Devoir? Ou faudra-t-il qu’on prenne la peine de leur expliquer? Ces 25 signataires ont-ils pris conscience de l’ampleur et de la gravité de la violence psychologique qu’ils exerçaient?  

    

Chose certaine, l’appel de ces 25 signataires à l’adoption de « mesures exceptionnelles » a été entendu en haut lieu et fort bien reçu. Le Québec s’est prestement doté d’un gigantesque appareil de répression sociale dirigé spécifiquement contre les hommes. En somme, c’est la Loi des mesures de guerre à tous les jours contre les hommes. Certains de ces 25  signataires étaient pourtant bien placés pour comprendre la portée ces  « mesures d’exception » et le risque d’iniquité qui leur était inhérent.

 

En contrepartie, le gouvernement du Québec n’a rien investi, ou presque, depuis 1990 pour venir à aide à tous les individus brisés et laminés par la machine à broyer les hommes dont ils ont souhaité la mise en place et jamais personne n’a souhaité l’adoption de « mesures d’exception » pour leur venir en aide, même si cela aurait pu prévenir un nombre incalculable de drames. Ce qui est exceptionnel à cet égard, c’est la hargne avec laquelle les féministes liguées dans un même manifeste refusent d’admettre même l’idée qu’un nombre très important d’hommes au Québec ont été acculés à une détresse psychologique extrême. À leurs yeux, on a « fabriqué » un faux problème.    

 

Il y a plus de trois mois déjà, L’après-rupture a démontré de manière irréfutable le caractère frauduleux et cynique de ce chiffre de 300 000 femmes victimes de violence conjugale avancé en 1985 par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Le journal Le Devoir, qui a rapporté ce chiffre erroné à maintes et maintes occasions, n’a pas eu la décence de publier un seul paragraphe sur le dévoilement de la supercherie statistique du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. La loi de l’Omerta féministe continue de prévaloir et de bafouer impunément le droit du public à l’information.

 

Le dénigrement et la culpabilisation systématique des hommes par les féministes

 

Les fausses statistiques sur la violence conjugale s’inscrivent dans une entreprise beaucoup plus vaste de dénigrement des hommes au Québec. En plus d’être dépeints dans les médias et une multitude de publications et de rapports gouvernementaux comme des batteurs chroniques de leur conjointe, les hommes du Québec ont été qualifiés sur toutes les tribunes d’agresseurs sexuels de leur conjointe ou même de leurs enfants, de pères absents ou manquants négligeant de s’occuper de leur progéniture et de tisser des liens affectifs significatifs avec elle, de partenaires conjugaux irresponsables farouchement réticents à assumer leur juste part du fardeau des tâches productives dans le couple, d’égoïstes réfractaires à l’engagement conjugal, de pourvoyeurs défaillant à assumer leurs responsabilités et faisant généralement défaut à leur obligation de s’acquitter du versement d’une pension alimentaire à leurs enfants et à leur ex-conjointe, de profiteurs opportunistes s’enrichissant au détriment de leur ex-conjointe lors d’une séparation ou d’un divorce.

 

Depuis plus de 30 ans, ces stéréotypes sexistes résolument hostiles aux hommes ont le plus souvent été véhiculés par la mouvance féministe avec le soutien entier de l’appareil de propagande du gouvernement, sous couvert de mener des « campagnes de sensibilisation » ou de « campagnes d’information » , sans cesse réclamées à grands cris par certains groupes de pression féministes militants, sans que l’ampleur même des problèmes auxquels on prétend ainsi s’attaquer ait fait l’objet de la moindre vérification scientifique rigoureuse.

 

Une incessante propagande dans les médias a solidement ancré dans l’imaginaire social une psychose victimaire à l’effet que les hommes dominent et oppriment les femmes dans tous les aspects de leur existence. Toute la puissance répressive de l’État a été mobilisée, allant des intervenantes des services sociaux, en passant par les effectifs des services policiers et les procureurs de la couronne afin de dépister, démasquer, traquer, juger et condamner les hommes sans aucun ménagement ni apitoiement. Aux yeux de l’État, l’homme est devenu un ennemi public qu’il faut broyer et briser et, à l’occasion, rééduquer à tout prix. Toutes les interventions gouvernementales convergent vers cet objectif. 

 

La capacité de propagande de l’état a été mise au service de l’idéologie féministe en intégrant de façon systématique les stéréotypes féministes dans ses publications, dans ses programmes, dans ses campagnes de sensibilisation. Enfin, le gouvernement a accordé un soutien financier substantiel à une multitude d’organismes et d’associations féministes qui se sont employées à diffuser le stéréotype de l’homme bourreau et de la femme victime.

 

La déroute et la fuite des hommes et le prix exorbitant du silence

Confrontés à ces accusations de violence et de domination lancées contre eux, les hommes du Québec ont été mis en déroute par ce système de culpabilisation collective. L’homme obséquieux et révérenciel, contraint au silence, devant le pouvoir féministe arrogant et triomphant est devenu la norme officielle au Québec. Depuis 40 ans les hommes battent en retraite au Québec.

 

Plus que partout ailleurs en Occident, l'institution du mariage au Québec a perdu sa crédibilité aux yeux des hommes qui se sont mis à préférer les unions de type temporaire et sans engagement à long terme, de sorte que la majorité des enfants naissent maintenant dans le cadre de l'union libre, nettement plus sujette à l'instabilité ou à la dislocation.

 

À la suite d’un divorce ou d’une séparation, les pères sont expulsés de la vie de leurs enfants et réduits à être de visiteurs de passage dans la vie des enfants qu’ils ont voulu mettre au monde. Le seul statut qui leur est reconnu sans réticence, c’est celui de pourvoyeur. Un nombre grandissant d’hommes renoncent à la paternité, convaincus que celle-ci  trop souvent se transforme en bagne social et économique où ils se voient confinés au seul statut de pourvoyeurs de pension alimentaire.

 

La natalité s'est effondrée, faisant du Québec un Titanic social fonçant à toute vitesse sur une mer noire enveloppée de brouillards vers un naufrage qui apparaît inévitable, sombrant sous l'effet d’un des taux de vieillissement parmi les plus rapides parmi tous les pays de l'Occident et qui ne disposera plus, avec la réduction drastique de la population active dans moins d'une génération, de la base fiscale nécessaire pour soutenir même l'ombre des programmes sociaux actuels, et qui assurera à ces générations vieillissantes une pauvreté et une précarité qui ne se rencontrent plus que dans les pays sous-développés. Le Québec sera condamné à la mendicité au sein du Canada.

 

Enfin, un nombre extraordinairement élevé d’hommes, particulièrement au sien des jeunes générations choisissent la fuite sociale dans l’itinérance et la renonciation à prendre la responsabilité d’eux-mêmes. Sous sa forme la plus extrême, la stratégie du silence et de la fuite mène enfin à chaque année environ un millier d’hommes à opter pour le suicide comme solution de leurs problèmes. En outre, la stratégie du silence impose à ceux qui survivent d’assister à cette démission collective sans pouvoir rien dire. 

 

L’après-rupture a entrepris de dénoncer systématiquement les fausses statistiques sur la violence conjugale propagées par les féministes radicale pour mettre fin à l’entreprise de culpabilisation collective à l’origine de cette stratégie de la fuite et du silence. La dénonciation systématique des fausses statistiques sur la violence conjugale vise à détruire à la base la crédibilité de l’ensemble des stéréotypes sexistes que les féministes ont propagés depuis 30 ans au Québec et à l’aide desquels elles ont mené sans relâche leur campagne de dénigrement contre les hommes. L’après-rupture vise à faire prendre conscience à la majorité de la population que les revendications des féministes radicales reposent essentiellement sur une fraude intellectuelle.

 

Cette entreprise de dénonciation des fausses statistiques sur la violence conjugale et sur la violence envers les femmes en général vise à briser le sentiment de culpabilité collective dont on a chargé les hommes et, ultimement, à leur redonner le droit de parole dont on a tout fait pour les priver. Il est temps que les hommes recommencent à parler haut et fort et qu’ils dénoncent sans ménagement et sans apitoiement les mensonges, les stéréotypes et les sophismes que les féministes ont colporté impunément à leur propos depuis des décennies.

 

Le temps est venu d’abolir radicalement et définitivement la norme sociale non écrite proscrivant à tout homme de critiquer ou de dénoncer les propos mensongers d’une femme, même dans un débat intellectuel ou politique, si blessants et si injurieux qu’ils puissent être. Le temps de la politesse obséquieuse et compassée est révolu.  Les féministes radicales doivent être dénoncées sans ménagement pour les fraudeuses, les menteuses, les profiteuses et les manipulatrices qu’elles sont réellement, comme doit l’être la vision intolérante et sexiste des rapports entre les hommes et les femmes qu’elles propagent.

 

Mais il n’y a pas que les hommes à libérer du labyrinthe de la méfiance et de la culpabilisation collective alimentée par les féministes radicales. Devant l’assaut des féministes radicales, les femmes se sont tues également. Seule une infime minorité d’entre elles ont osé résister ou s’opposer aux mensonges des féministes radicales ou même à les dénoncer. Celles qui ont eu ce courage ont en général eu à subir la vindicte impitoyable de ces fanatiques. Elles ont été harcelées, intimidées. On les a accusées de trahison ou de nuire à l’avancement des femmes. Elles ont fait l’objet de campagnes de médisance, sinon de diffamation. La plupart ont fini par être réduites au silence. Comme les hommes, la majorité des femmes ont pris elle aussi la fuite.

 

Non seulement L’après-rupture veut-il redonner la parole aux hommes, mais il veut aussi redonner la parole aux femmes,  à celles qui ne méprisent pas les hommes, à celles qui ont un père qu’elles aiment et admirent, à celles qui ont des frères qu’elles affectionnent et estiment, à celles qui ont des enfants qu’elles chérissent. L’après-rupture veut redonner la parole à ces femmes pour qu’elles osent dire que leur père, leur frère, leur fils n’est pas un monstre comme le proclament les féministes radicales, mais un être humain avec les mêmes qualités et les mêmes insuffisances que les femmes.

 

L’après-rupture invite les hommes et les femmes qui croient que c’est faire fausse route que dresser les hommes et les femmes les uns contre les autres au moyen d’une propagande mensongère à se joindre à cet effort visant à rétablir le droit à la vérité. L’abolition des stéréotypes est la condition d’une reprise d’un dialogue en vue de l’édification d’une société meilleure pour nous et nos enfants.    

 

 

 

Jean-Claude Boucher

Jean-Pierre Gagnon

et l’équipe de L’APRÈS-RUPTURE



[1]. Le roman 1984 de George Orwell, selon Wikipedia : « The book has major significance for its vision of an all-knowing government which uses pervasive and constant surveillance of the populace, insidious and blatant propaganda, and brutal control over its citizens. […]The adjective "Orwellian" denotes many things. It can refer to totalitarian action or organization as well as governmental attempts to control or misuse information for the purposes of controlling, pacifying or even subjugating the population. "Orwellian" can also refer to governmental propagandizing by the misnaming of things ». Source : Wikipedia, [En ligne] : http://en.wikipedia.org/wiki/Nineteen_Eighty-Four.