

Nous qu’il y avait dans cette demande certains
éléments qui ne nécessitaient pas le consentement
des tiers mis en cause.
Par exemple, le montant des subventions
versées par l’Agence de Santé de Lanaudière pour
ce projet ne nécessite pas l’accord des organismes
subventionnés pour être divulgué. Il s’agit de
fonds publics. Normalement, la responsable de l’Accès à
l’information devrait fournir ces précisions.
Quant au refus des tiers impliqués de
communiquer les études, recherches et enquêtes qui
ont servi de base à ce projet de «prévention»
en milieu scolaire, ce refus laisse penser que le programme de
«prévention» présenté dans les
établissements scolaires par ces organismes ( dont une maison
d’hébergement) ne repose pas sur une base scientifique
dûment documentée et qu’il y a de fortes chances pour que
ce projet repose uniquement sur l’approche féministe, laquelle
repose sur une série de postulats constituant autant de
stéréotypes sexistes à l’encontre des hommes.
L’Agence de Santé de Lanaudière
cautionne-t-elle et approuve-t-elle des interventions dans les
établissements scolaires s’adressant à des
élèves d’âge mineur, lesquelles interventions sont,
selon toute apparence, basées sur des stéréotypes
sexistes dénigrant les jeunes adolescents de sexe masculin et
les étiquetant d’office comme les bourreaux dans le
stéréotype sexiste de la femme toujours victime et de
l’homme toujours bourreau que propagent sans répit depuis plus
de trois décennies les maisons d’hébergement au
Québec ? En l’absence de toute indication de la bonne
volonté des organismes impliqués de démontrer le
caractère scientifique de leur approche, c’est
l’hypothèse que L’après-rupture doit retenir comme la
plus plausible quant à la nature de ces programmes de
«prévention». L’Agence de la santé et des
services sociaux est-elle en mesure de certifier que ces programmes
d’intervention sont dénués de tout
stéréotype sexiste ?
En d’autres termes, l’Agence de santé et
des Services sociaux de Lanaudière est-elle en mesure de fournir
toutes les assurances et les garanties que le financement qu’elle
accorde aux organismes (dont les maisons d’hébergement) sous le
prétexte de faire de la prévention contre la violence
conjugale dans les écoles ne sert pas plutôt à
véhiculer et à propager les stéréotypes
sexistes auxquels adhèrent les maisons d’hébergement du
Québec, en dépit du fait que la recherche empirique
scientifique a invalidé tous les postulats à la base des
croyances des maisons d’hébergement.