Historique de L'après-rupture






L’après-rupture est un organisme sans but lucratif fondé en 1998 dont l'objectif est de venir en aide aux pères en situation de rupture familiale, des pères qui  désirent maintenir un lien tangible et significatif avec leurs enfants. Au fil des ans,  nous avons été consultés par plus de  4 000 pères. Leurs demandes d’aide et d’informations portaient particulièrement sur les sujets suivants :

le respect des droits d’accès, la garde partagée, les fausses allégations, l’aliénation parentale, l’autorité parentale, le manque de ressources adaptées aux besoins des pères séparés, les graves contraintes financières reliées à la pension alimentaire, les obstructions à l’implication du père dans l’éducation de ses enfants et les lourds frais juridiques.

Fort de cette expérience, nous avons élaboré un système d’entraide provincial entièrement formé de pairs aidants. Parallèlement, nous avons tenté de sensibiliser les décideurs  politiques et les médias à la cause pères-enfants par le dépôt de différents mémoires et par la publication de plusieurs lettres ouvertes. Notre équipe de recherche se penche depuis plusieurs années sur le comportement humain masculin dans les cas de rupture familiale.

L’après-rupture a pris une position ferme et courageuse  en dénonçant les excès d'une idéologie féministe radicale et ses conséquences sur les familles et les enfants. Nos prises de position nous ont valu de nombreuses critiques injurieuses

Nous consacrons beaucoup de nos énergies à analyser les phénomènes sociaux suivants:

·   échecs scolaires et  comportement social des garçons 

·   l’abus du Ritalin

·   manque d’activités physiques des garçons

·  absence de modèles masculins positifs

·   croissance des cas de suicide chez les  moins de 20 ans et chez les pères en situation de brisure familiale 

Nos actions nous ont valu des critiques musclées de la part  d’organismes grassement subventionnés.  Plutôt que de prendre au sérieux les cris d'alarme lancés par des milliers de pères en détresse, on a souvent préféré les taxer de "masculinistes" ou de "pères frustrés"... L'après-rupture a permis l'expression d'une colère paternelle trop souvent dénigrée et méprisée. Il a fallu que des pères escaladent une croix ou bloquent un pont pour que cette colère soit enfin écoutée. L'après-rupture l'avait prévue depuis longtemps. Nous affirmons que cette colère risque de grandir si la paternité n'est pas soutenue et valorisée. Des drames sociaux d'une rare gravité sont à prévoir: violence des gangs de rue, décrochage scolaire dramatique, abus de drogues chez nos jeunes, violence des ados à l'endroit des mères monoparentales, etc... des sujets tabous que notre société refuse d'envisager  avec sérieux! 

 
Nous croyons fermement à l'importance de la cellule familiale.


« Convaincus que la famille, unité fondamentale de la société et milieu naturel pour la croissance et le bien-être de tous ses membres, et en particulier des enfants, doit recevoir la protection et l'assistance dont elle a besoin pour pouvoir jouer pleinement son rôle dans la communauté. » Préambule : CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L'ENFANT ONU : 1989

Chaque jour, des pères « décrochent » de leur rôle parental, se suicident et d’autres sombrent dans l’alcool, vaincus par de multiples tracasseries juridiques et psychologiques. Cependant, plusieurs pères décident de tout mettre en oeuvre pour garder un lien sigificatif avec leurs enfants après un divorce. C'est un mouvement social incontournable qui prend actuellement de l'ampleur. C'est ce mouvement que nous soutenons, malgré le manque d'appui  de nos décideurs politiques. 

Peut-on construire une société civilisée et saine en excluant  les pères? Doit-on continuer de promouvoir toutes sortes de macédoines de relations humaines au sein desquelles les enfants ne se retrouvent plus?  Pas surprenant de constater que nos enfants vivent de plus en plus de détresse psychologique grave et que nos enseignants et intervenants sociaux en ont plein les bras. "Une société sans pères est une société sans repères!", voilà ce que nous enseigne la plus élémentaire psychologie humaine... 

 

Un rapport de force biaisé

Comment encourager le père à maintenir un lien avec ses enfants et le responsabiliser face à ses obligations parentales? Le rapport des forces est inégal. D’un coté, l’ancien gouvernement a soutenu financièrement des groupes communautaires majoritairement féminins. En l’espace de 10 ans, les contributions financières de soutien aux groupes sociaux et communautaires ont plus que quintuplé. Ces groupes sont très majoritairement féminins. Les rares organismes masculins végètent, faute d'un minimum d'appui gouvernemental.

Étrangement, nos pères se sentent mal à l’aise lorsqu’ils désirent consulter leur CLSC lors de problèmes conjugaux et juridiques. L’après-rupture, en 2003, a fait une enquête au sujet des services offerts aux hommes ou parents masculins en situation de rupture familiale. Il s’en dégage une absence totale de programmes de soutien ou d’entraide adaptés à la clientèle masculine.Toutefois, la mère et les filles disposent de services et de tout un réseau d’entraide partout au Québec. .

En 2002, grâce à la loi d’accès à l’information, nous avons effectué une nouvelle compilation des subventions gouvernementales versées au réseau communautaire sur une période de 5 ans. Le ratio des subventions versées aux groupes sociaux masculins et féminins s’établissaient à 1/1000 en défaveur des organismes masculins. Où est l’équité? 

 

L'après-rupture estime que tout enfant a droit de profiter pleinement de l'amour paternel au même titre que l'amour maternel, même après une brisure de la cellule familiale. Les lois, règlements, tribunaux, services d'aide, subventions, politiques familiales gouvernementales doivent être équitables et justes tant à l'endroit des pères que des mères pour le plus grand bien-être des enfants. Il faut que cesse la dilapidation du patrimoine familial au profit du système judiciaire lors d'un divorce. Ce sont les enfants qui, le plus souvent, en paient le prix.

 

Il faut que l'État soutienne les organismes masculins qui proposent une approche originale et particulière qui tient compte des particularités psychologiques de la moitié de la population, ce qui n'est absolument pas le cas actuellement. L'avenir ne semble pas plus rose, le plan d'action qui se prépare actuellement à Québec ayant été élaboré à partir de consultations très majoritairement féminines.

Nous nous inquiétons de l'avenir de nos enfants de plus en plus séparés du lien paternel. C'est toute notre société qui en paiera le prix si le cri d'alarme que L'après-rupture lance au nom des pères n'est pas entendu...



Nos recommandations


Extrait du mémoire déposé lors des consultations prébudgétaires le 4 mars 2004, devant le ministre Yves Séquin.

Sources:
  • Child Support The Financial cost to the taxpayer September 2004
  • Force vitale de la collectivité: Faits saillants de l'Enquête nationale auprès des organismes à but non lucratif et bénévoles. Septembre 2004