Mémoire

Présenté par

L’après-rupture

 

Commission parlementaire

 

« Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait – Vers un deuxième plan d’action gouvernemental pour l’égalité entre les femmes et les hommes »

 

13 janvier 2011


 N.B. Ce mémoire n'a pu être présenté pour cause de discrirmination à l'égard des groupes d'hommes de la Commission


Une mise-en-demeure a d'ailleurs été envoyé à cet effet

 

 

L’après-rupture est tout à fait d’accord avec le principe de l’égalité des hommes et des femmes, et que ce principe fait l’unanimité au Québec. Mais ce principe premier de l’égalité est lui-même conditionnel au respect d’autres principes.

 

Premier principe

 

Cependant, ce que propose le gouvernement est une vision très partielle et très partiale de l’égalité entre les hommes et les femmes. Il s’agit de l’égalité en faveur des femmes, telle que la conçoivent les féministes radicales et les groupes de pression féministes. La meilleure preuve de ce fait, c’est que l’application du plan d’action en vue de l’égalité des femmes et des hommes soit confiée au ministère de la Condition féminine.  Pour montrer à quel point une telle approche est incongrue et insultante pour l’ensemble des hommes du Québec, imaginons un moment que le gouvernement crée un ministère de la Condition masculine et qu’il y nomme Richard Martineau (puisqu’il faut prendre quelqu’une appartenant au milieu journalistique) à la tête d’un tel ministère et qu’il confie à ce ministère de la Condition masculine la mise en œuvre de la préparation et de la réalisation de son plan d’action en matière d’égalité des hommes et des femmes. On ose à peine imaginer le tollé et l’indignation que cela soulèverait chez la caste féministe du Québec et même chez l’ensemble de la population féminine du Québec. Il faut dire, si l’on a un minimum d’honnêteté, qu’une telle indignation serait parfaitement justifiée.

 

Alors pourquoi cette approche hypothétique qui serait totalement inacceptable pour les féministes et l’immense majorité des femmes du Québec devrait-elle être acceptable et crédible aux yeux de l’immense majorité de la population masculine du Québec, dès que l’on remplace Richard Martineau par Christine St-Pierre et ministère de la Condition masculine par celui de la Condition féminine.

 

Le seul fait que l’on confie un tel mandat au ministère de la Condition féminine montre à quel point le gouvernement est coupé des réalités quotidiennes de l’immense majorité des Québécois et des Québécoise  et de leur sens inné de la justice et de l’équité. Ce que les québécois et les Québécoises désirent c’est l’égalité et la justice entre les hommes et les femmes et pas d’un autre programme des groupes de pressions féministes fait par les groupes de pression féministes au seul profit des groupes de pression féministes qui croulent déjà sous le fardeau des centaines de millions de dollars qu’il leur accorde déjà. Il n’est pas crédible de mandater le ministère de la Condition féminine pour la réalisation d’un tel plan d’action.

 

Deuxième principe

 

Le plan d’action soumis à la consultation n’est lui-même pas crédible et constitue une simple liste de cadeaux pour les chasses-gardée habituelles des groupes de pression féministe. Une notera tout d’abord qu’il a été élaboré essentiellement par des femmes à l’emploi du ministère de la condition féminine (voir les faits saillants). Parmi les 7 orientations proposées, les orientations et les questions 4, 5, 6 et 7 ont trait uniquement aux femmes et il certain que les orientations 1, 2 et 3 vont recevoir une interprétation se limitant uniquement aux préoccupations des groupes de pression féministes.

 

N’importe lequel observateur le moindrement impartial se rendra compte à la lecture de ce document qu’il n’ya a absolument rien pour les hommes dans ce document dont le caractère résolument biaisé ne fait aucune doute. Ainsi, on ne voit pas même le début du commencement de la discrimination systémique et systématique dont font l’objet les hommes en matière de soutien financier aux groupes communautaires qui se préoccupent réellement de venir en aide aux hommes, à les soutenir quand ils sont aux prises avec des situations difficiles. Les seuls groupes qui reçoivent l’attention du gouvernement sont ceux qui s’intéressent aux hommes aux prises à un problème de violence. Le ministère de la Condition féminine est irrémédiablement subjugué par le stéréotype sexiste de l’homme violent et oppresseur. En dehors de cela, les hommes n’existent pas concrètement aux yeux de la caste féministe du ministère de la Condition féminine.

 

Pas un seul mot sur les problèmes réels que vient les hommes au Québec. Ainsi, pas un seul mot sur le problème du suicide. Pas un mot sur l’itinérance qui est le lot de dizaine de milliers de Québécois de sexe masculin et sur ses causes. Pas un seul mot et aucune mesure pour contrer le décrochage scolaire et la sous-scolarisation des garçons qui constitue déjà une drame national (selon les mots même de Jacques Parizeau et de nombreux experts en éducation) et qu’il faudra consacrer au moins une génération pour réparer le fossé qui s’est creusé entre les hommes et les femmes au niveau de la scolarisation (et l’écart serait encore plus élevé, s’il n’y a avait pas l’école privée). Pas un seul mot sur le traitement absolument inéquitable des hommes par le ministère de la Santé et des Services sociaux qui refuse obstinément et systématiquement tout groupe d’homme qui ne considère pas ceux comme des individus aux prises avec un problème de violence. Même si le rapport Rondeau produit en 2004 décrivait déjà une situation caractérisée par une inquiétante indifférence et un inquiétant sous-financement en matière de soutien et services sociaux offerts aux hommes. Les perpétuelles atermoiements et les continuels reports d’une définition précise d’une politique d’aide aux hommes en matière de santé et de services sociaux ont achevé d’enlever toute crédibilité aux déclarations de bonnes intentions du ministre de la Santé et des services sociaux sur cette question. Jamais il n’y aura la moindre politique cohérente d’aide aux hommes, et jamais les besoins spécifiques des hommes (par exemple un programme spécifique de dépistage du cancer de la prostate, qui tue autant d’hommes que le cancer du sein ne tue de femmes) ne recevront la moindre attention dans ce ministère, pour la simple et bonne raison que le matriarcat (qui contrôle réellement ce ministère) a décidé une fois pour toutes que c’est ainsi que les choses étaient). Rien n’y pourra changer quoi que ce soit.     

 

Les féministes du ministère de la Condition féminine sont parfaitement incapables de concevoir un Québec où les hommes et les femmes vivront en situation d’égalité. Leur confier de manière routinière la conception et la gestion de la notion de l’égalité constitue rien de moins qu’une véritable démission collective. Les mères et les pères du Québec veulent que leurs enfants, leurs filles et leur fils aient les mêmes chances dans le Québec de demain. Ce n’est pas ce que propose ce document qui constitue la suite logique de la politique militante de dénigrement des hommes mise en oeuvre par le gouvernement du Québec à coup de fausses statistiques voulant que les hommes soient que des batteurs de femmes (300000 femmes battues à chaque année par leur mari ou conjoint de fait, soit l’équivalent d’une femme sur cinq à chaque année). Ou que les hommes sont presque majoritairement des agresseurs sexuels de leur conjointe ou même de leurs enfants, qu’ils sont des pourvoyeurs irresponsables, indifférents au bien-être de leurs enfants,  qu’ils soient des conjoints incapables d’assumer leur juste part du fardeau productif requis pour assurer la subsistance économique et matérielle de leur famille, des oppresseurs obsédés par l’idée de contrôler leur conjointe et d’exercer, pour ainsi dire, une tyrannie digne de l’esclavage.  Cette campagne de dénigrement menée à coup de fausse statistiques et de faux slogans par le gouvernement du Québec pendant plus de deux décennies contre les hommes a laissé des traces profondes dans l’imaginaire et la culture québécoise. Ne serait-ce que parce que les fonctionnaires féminines du ministère de la Condition féminine adhèrent encore largement à ces stéréotypes carrément sexistes et que la ministre de la condition féminine ne s’en est jamais publiquement dissociée.

 

 

Concrètement, voici ce que nous proposons pour atteindre l’égalité de fait des sexes au Québec :

 

 

 1.  Que le Conseil du statut de la femme soit aboli ou qu’un Conseil du statut de l'homme soit créé. 

2. Que le Secrétariat à la condition féminine soit aboli ou qu'un Secrétarait à la condition masculine soit créé.

3. Que toutes les propositions, politiques ou recommandations à ce sujet soient faites par autant d'hommes que de femmes et par des organismes représentant les hommes à 50%.

4. Que des programmes  incitatifs soient institués pour encourager et / ou financer les hommes pour les amener à s’inscrire aux facultés universitaires où ils sont minoritaires.

5. Que  programmes incitatifs comparables à celui de «  Chapeau les filles ! » soient créés afin d’inciter les hommes à s'intégrer dans les métiers traditionnellement féminins.
 
 6.Que soit interdit par la loi de faire des communiqués de recherche d'employés précisant que les emplois devront être remplis par un sexe en particulier et que les employés seront embauchés à la condition d’ adhérer à l’idéologie féministe.

8. Que des mesures soient prises afin que les métiers à hauts risques pour la santé (ex : domaine de la construction) soient occupés autant par les hommes que par les femmes. 

9. Que le gouvernement du Québec fasse pression auprès des autorités fédérales pour qu’autant de femmes que d’hommes soient engagés dans l’armée et qu’ils assument de façon  égalitaire les missions dangereuses (ex : Afghanistan).

10. Que soient créées autant de maisons d'hébergement pour hommes et enfants victimes de violence conjugale que de maisons pour femmes, les Enquêtes sociales générales de Statistiques Canada, entre autres, ayant largement scientifiquement démontré que les hommes et leurs enfants  souffraient autant de ce type de violence que les femmes.

11. Que les Maisons des familles soient gérées par autant d'hommes que de femmes.

12  Que la loi sur les chances à l'emploi soit abolie parce que discriminatoire à l'égard des hommes.

13. Que les programmes gouvernementaux en matière de violence conjugale  tiennent compte de la violence conjugale à l'égard des hommes (ex: Sondage du Saguenay, travaux de l’Institut de la statistique, Statistique Canada, entre autres)

14. Que soient poursuivis au criminel les organismes et corporations féministes qui ont utilisé de fausses statistiques pour obtenir des subventions tout en diabolisant les hommes du Québec aux frais des contribuables.

15. Que les hommes du Québec qui sont des pères puissent obtenir légalement la garde de leurs enfants dans des conditions semblables à celles des mères.

18. Que notre système d’éducation tienne enfin compte des particularités d’apprentissage des garçons et mette sur pieds des classes non-mixtes.

19. Que les travailleurs et travailleuses en garderies privées ou d'État  tiennent compte des particularités de développement selon le sexe du jeune enfant.

20. Que l’État accorde une importance majeure au décrochage scolaire des garçons de façon à ce que ceux-ci puissent rejoindre dans les plus brefs délais le niveau de réussite des filles.