Notre
équipe de recherche a analysé, entre autres, les
derniers résultats de
l’enquête sociale générale de Statistique Canada
concernant la violence
conjugale.
Ces
résultats montrent que la tendance à la baisse de la
prévalence sur
cinq ans de la violence conjugale, déjà observée
entre 1993 et 2004
chez les femmes, s’est poursuivie en 2009, notamment en ce qui a trait
aux formes de violence les plus graves (comprenant les formes suivantes
de violence ou items suivant des Conflict Tactics Scales :
battus,
étranglés, menacé ou agressé à
l’aide d’un couteau ou d’une arme à feu,
agressé sexuellement). L’analyse Statistique Canada ne
précise pas
l’ampleur de la réduction des formes de violence les plus
graves, mais
on peut l’extrapoler à partir des résultats
divulgués :
Voici
comment :
1993
1999
2004
2009
Taux
de prévalence sur cinq ans de la violence subie par les femmes
12%
8%
7%
6,4%
Proportion
de la violence la plus grave chez les femmes parmi l’ensemble des
victimes féminines
50%
43%
39%
34%
Taux
de prévalence sur cinq ans de la violence la plus grave chez les
femmes
6%
3,44%
2,73%
2,18%
En
d’autres termes, le taux sur cinq ans de la violence la plus grave
subie par les femmes est passé de 6% ne 1993 à 2,18% en
2009, soit une
diminution de 64% entre 1993 et 2009. La proportion du total des
victimes féminines qui a subi l’une ou l’autre (souvent
plusieurs de
ces formes) des quatre formes les plus graves de violence est
passé de
50% du total des victimes de sexe féminin à 34%
En
somme, la proportion des victimes diminue et le taux de
prévalence sur cinq ans
diminue
également. Lorsque l’on combine ces deux effets, il en
résulte une
diminution spectaculaire des formes les plus graves de violence subie
par les femmes de la part du conjoint actuel ou d’un ex-conjoint (Quand
il y a violence grave, une union est généralement
dissoute rapidement
dans la grande majorité des cas).
En
somme, entre 1993 et 2009, le taux sur cinq ans de prévalence de
la
violence conjugale subie par les femmes au Canada est passé de
12% à
6,4%, soit une diminution de 46,7% (au cours de la période
1993-2004,
la diminution avait été de 41 %). La diminution
approche donc les 50%
chez les femmes, au cours des 16 dernières années.
Devant
ces résultats incontestables et, surtout, très
encourageants, les
groupes de pression féministes n’ont plus guère de raison
de se
répandre en propos alarmistes. Elles peuvent essayer de
continuer à mentir
comme elles l’ont fait depuis plus de 30 ans, mais elles seront de
moins en moins crédibles. En fait, on approche rapidement du
point de
rupture où la crédibilité de l’ensemble du
discours féministe va
s’effondrer. L’État
a de sérieuses économies d’argent à faire en
coupant les subventions à
une multitude d’organismes féministes qui ont outrageusement
tripoté
les statistiques en matière de violence conjugale. Rappelons que
l’utilisation de fausses statistiques dans le but de soutirer de
lucratives subventions est un acte criminel… .
Jean-Pierre Gagnon
et l’équipe de
recherche de L’APRÈS-RUPTURE