« La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera! »
Émile
Zola
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Femmes violentées : financement doublé pour les services d'aideCorrespondante : UdeM NouvellesPublié le : 30/11/2010 à 14h17 Catégorie : Actualités - Québec La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre, et la ministre déléguée aux Services sociaux, Mme Dominique Vien, ont accueilli avec satisfaction les résultats d'une étude réalisée par des chercheurs du Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI-VIFF). Cette étude, dirigée par Mme Maryse Rinfret-Raynor, professeure à l'Université de Montréal, vient démontrer que, depuis 2003, les services d'aide aux personnes vivant des situations de violence conjugale ont été améliorés grâce à l'augmentation de l'aide financière accordée aux maisons d'hébergement et aux organismes d'aide pour conjoints violents. « L'étude dont les résultats sont dévoilés aujourd'hui confirme que l'engagement du gouvernement du Québec en matière de violence conjugale porte fruit en permettant aux différentes ressources de mieux venir en aide aux victimes de violence conjugale, en majorité des femmes et leurs enfants. De même, la bonification du financement des organismes œuvrant auprès des conjoints ayant des comportements violents contribue aux efforts collectifs pour favoriser un véritable changement social par une intervention plus efficace auprès de ces hommes, dans une perspective de responsabilisation », a expliqué la ministre Vien. |
| En ligne: http://netfemmes.cdeacf.ca/les_actualites/lire.php?article=16999 Cliquez pour le communiqué officiel du Ministère |
Ce que dit la ministre Vien est inexact. L’étude
dirigée
par Maryse Rinfret-Raynor ne démontre rien. Il s’agit tout au
plus
d’une étude
de complaisance qui n’a rien à voir avec une véritable
évaluation
coût-bénéfice
de programmes de services publics. En outre, le CRI-VIFF n’est pas
véritablement indépendant des maisons
d’hébergement dont il est chargé
de faire
l’évaluation.
Relais-Femmes est un partenaire fondateur du CRI-VIFF et
la Fédérations des ressources d’hébergement pour
femmes violentées et
en
difficulté du Québec est un partenaire communautaire du
CRI-VIFF, tout
comme L’R
des femmes du Québec et la Table de concertation en
violence conjugale
de
Montréal
Source: http://www.criviff.qc.ca/cms/liste_partenaires.php?lang=fr&menu=16
Et les organismes suivants sont membres de la Table de
concertation en violence conjugale de l’île de
Montréal :
Organismes pour femmes violentées
Membre administrateur
Membre observateur
Fédération
de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en
difficulté du
Québec
Centre de
solidarité lesbienne (CSL)
Le Centre
des femmes de Montréal
(Source : Voir lien http://www.tcvcm.ca/index.php?option=com_content&task=category§ionid=7&id=19&Itemid=7)
Quant à Relais-femmes, membre du CRI-VIFF , il loge
au
110, rue Ste-Thérèse dans le même édifice
que le Regroupement
provincial des
maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence du
Québec et que
la
Fédération des ressources d’hébergement pour
femmes violentées et en
difficulté
du Québec
En somme, l’étude évaluation sur laquelle se
base la
ministre de la Condition féminine et de la ministre
déléguée aux
Services
sociaux est probablement l’un des pires exemples de copinage que l’on
puisse
trouver au Québec. C’est un véritable simulacre
d’évaluation, qui n’a
rien à
envier aux réseaux de favoritisme qui existent dans l’allocation
des
contrats
publics de construction, et qui viennent justifier le gaspillage de
plusieurs
dizaines de millions (sinon une bonne centaine) à chaque
année. Ces
deux
ministres montrent sous un jour évident leur totale
indifférence face
au
gaspillage éhonté des fonds publics et la complaisance
dont elles font
preuve à
l’égard de ce réseau de copinage.
Si les ministres Viens et St-Pierre étaient
véritablement
convaincues que les deniers publics ne sont pas honteusement
gaspillés,
elles
auraient demandé au Vérificateur générale
une vérification en
profondeur du
bien-fondé de la hausse des fonds accordés à ces
programmes au cours
des six
dernières années. Il faut se rappeler que le rapport du
Vérificateur
général
pour l’année 2008-2009 avait montré des failles
évidentes en ce qui a
trait à
la bonne utilisation des fonds publics alloués aux maisons
d’hébergement.
L’évaluation du CRI-VIFF n’apporte aucune assurance
quant
à ces failles, bien au contraire. Il semble qu’on veuille
plutôt les
occulter.
Est-ce là un exemple représentatif de la moralité
publique supérieure
des
féministes ?
L’équipe de L’APRÈS-RUPTURE