Violence conjugale, copinage féministe lucratif et irresponsabilité


Lettre ouverte
L'après-rupture


6 janvier 2011

Violence conjugale, copinage féministe lucratif et irresponsabilité ministérielle…

 « La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera! »

Émile Zola

 

                                                                                 

Contribuables,lisez attentivement ce qui suit :

Femmes violentées : financement doublé pour les services d'aide

Correspondante : UdeM Nouvelles
Publié le : 30/11/2010 à 14h17
Catégorie : Actualités - Québec


La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre, et la ministre déléguée aux Services sociaux, Mme Dominique Vien, ont accueilli avec satisfaction les résultats d'une étude réalisée par des chercheurs du Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI-VIFF).

Cette étude, dirigée par Mme Maryse Rinfret-Raynor, professeure à l'Université de Montréal, vient démontrer que, depuis 2003, les services d'aide aux personnes vivant des situations de violence conjugale ont été améliorés grâce à l'augmentation de l'aide financière accordée aux maisons d'hébergement et aux organismes d'aide pour conjoints violents. « L'étude dont les résultats sont dévoilés aujourd'hui confirme que l'engagement du gouvernement du Québec en matière de violence conjugale porte fruit en permettant aux différentes ressources de mieux venir en aide aux victimes de violence conjugale, en majorité des femmes et leurs enfants. De même, la bonification du financement des organismes œuvrant auprès des conjoints ayant des comportements violents contribue aux efforts collectifs pour favoriser un véritable changement social par une intervention plus efficace auprès de ces hommes, dans une perspective de responsabilisation », a expliqué la ministre Vien.
En ligne: http://netfemmes.cdeacf.ca/les_actualites/lire.php?article=16999

Cliquez pour le communiqué officiel du Ministère

 

Ce que dit la ministre Vien est inexact. L’étude dirigée par Maryse Rinfret-Raynor ne démontre rien. Il s’agit tout au plus d’une étude de complaisance qui n’a rien à voir avec une véritable évaluation coût-bénéfice de programmes de services publics. En outre, le CRI-VIFF n’est pas véritablement indépendant des maisons d’hébergement dont il est chargé de faire l’évaluation.   

Relais-Femmes est un partenaire fondateur du CRI-VIFF et la Fédérations des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec est un partenaire communautaire du CRI-VIFF, tout comme L’R des femmes du Québec  et la Table de concertation en violence conjugale de Montréal
Source: http://www.criviff.qc.ca/cms/liste_partenaires.php?lang=fr&menu=16

Et les organismes suivants sont membres de la Table de concertation en violence conjugale de l’île de Montréal :

Organismes pour femmes violentées

Membre administrateur
Membre observateur

Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec  

Centre de solidarité lesbienne (CSL)  

Le Centre des femmes de Montréal  

Les Maisons de l’Île  

SOS Violence conjugale  

 

(Source : Voir lien http://www.tcvcm.ca/index.php?option=com_content&task=category&sectionid=7&id=19&Itemid=7)

 

Quant à Relais-femmes, membre du CRI-VIFF , il loge au 110, rue Ste-Thérèse dans le même édifice que le Regroupement provincial des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence du Québec et que la Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec

<>(source :  http://www.relais-femmes.qc.ca/qui-sommes-nous/vie-associative/membres et il ne serait pas étonnant que ces deux organismes soient membres de Relais-femmes.. 

En somme, l’étude évaluation sur laquelle se base la ministre de la Condition féminine et de la ministre déléguée aux Services sociaux est probablement l’un des pires exemples de copinage que l’on puisse trouver au Québec. C’est un véritable simulacre d’évaluation, qui n’a rien à envier aux réseaux de favoritisme qui existent dans l’allocation des contrats publics de construction, et qui viennent justifier le gaspillage de plusieurs dizaines de millions (sinon une bonne centaine) à chaque année. Ces deux ministres montrent sous un jour évident leur totale indifférence face au gaspillage éhonté des fonds publics et la complaisance dont elles font preuve à l’égard de ce réseau de copinage.   

Si les ministres Viens et St-Pierre étaient véritablement convaincues que les deniers publics ne sont pas honteusement gaspillés, elles auraient demandé au Vérificateur générale une vérification en profondeur du bien-fondé de la hausse des fonds accordés à ces programmes au cours des six dernières années. Il faut se rappeler que le rapport du Vérificateur général pour l’année 2008-2009 avait montré des failles évidentes en ce qui a trait à la bonne utilisation des fonds publics alloués aux maisons d’hébergement.

L’évaluation du CRI-VIFF n’apporte aucune assurance quant à ces failles, bien au contraire. Il semble qu’on veuille plutôt les occulter. Est-ce là un exemple représentatif de la moralité publique supérieure des féministes ?

 

L’équipe de L’APRÈS-RUPTURE