Lettre
ouverte
L'après-rupture
La
professeurE et la violence conjugale…
Essentiellement, Mme Mireille Bouchard rapporte avec
beaucoup
d’émotivité un cas anecdotique, très probablement
atypique, survenu
dans
sa famille. L’auteure de ce texte (qui enseigne pourtant à
l’Université) ne présente aucune statistique, ni aucune
étude pour
appuyer ses nombreuses assertions. Si on se donne la peine de consulter
les
études, les statistiques et les analyses consacrées à la violence
conjugale, aucune ne soutient les prétentions
qu’elle avance de manière tout à fait incohérente
et contradictoire.
Elle rapporte simplement les croyances de certaines
intervenantes
des maisons d’hébergement (croyances que les études
empiriques
rigoureuses ne soutiennent aucunement). À titre de
professeur à l’université, Mme Bouchard devrait
être prévenue contre la
tentation de se livrer à des généralisations
hâtives à l’ensemble de la
population sur la seule fois de cas extrêmes et non
représentatifs.
Elle affirme que les juges ne font pas leur travail. Pourtant,
les études statistiques sur la question ne corroborent pas les
affirmations de
Mme Bouchard. En droit criminel, la preuve doit établir la
culpabilité
de
l’accusé hors de tout doute raisonnable. Ce n’est pas
une idée constructive que de songer
à mettre à la poubelle un système de justice
soucieux d’éviter de
condamner des innocents pour le simple plaisir d’assouvir la soif de
vengeance d’une seule personne.
Dans le cas de Marie Altagracia Dorval, que rapporte Mme
Bouchard, il y a eu demande d’intervention de la police quelques jours
avant les événements qui ont conduit à son
assassinat. Pour des raisons
qui
n’ont pas été précisées, la police n’est
pas intervenue
immédiatement lors de cette demande d’intervention. Une
enquête interne
est menée pour comprendre les raisons de l’absence
d’intervention
de la police, qui est en règle générale une mesure
très efficace pour
mettre un
terme définitif à une situation de violence conjugale. Il
serait
prudent
d’attendre les conclusions de cette enquête, avant de sauter aux
conclusions comme le fait maladroitement Mme
Bouchard. En cette matière, les débordements
d’émotivité ne constituent
pas l’approche la plus appropriée.
En terminant, nous invitons Mme Bouchard à lire
attentivement les
documents qui suivent. Elle comprendra mieux comment les politiques
d’intervention
gouvernementales en matière de violence conjugale ont
été élaborées à
partir de
fraudes statistiques imaginées par certains organismes
féministes
grassement
subventionnés depuis. De plus, grâce au
Vérificateur général du Québec,
elle s’instruira
au sujet de ce qui se passe réellement dans les maisons
d’hébergement :
http://www.philo5.com/Librairie/300000FemmesBattuesYAvezVousCru.htm
L’équipe de L’APRÈS-RUPTURE