La professeurE (Mireille Bouchard) et la vérité

Lettre ouverte
L'après-rupture

 
 29 octobre 2010 
 

La professeurE et la violence conjugale…

Lettre ouverte de L’APRÈS-RUPTURE en réaction à l’opinion parue dans La Presse :  http://www.cyberpresse.ca/opinions/201010/26/01-4336374-violence-conjugale-vaut-mieux-se-taire.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_place-publique_1242600_accueil_POS1<>

 

Essentiellement, Mme Mireille Bouchard rapporte avec beaucoup d’émotivité un cas anecdotique, très probablement atypique, survenu dans sa famille. L’auteure de ce texte (qui enseigne pourtant à l’Université) ne présente aucune statistique, ni aucune étude pour appuyer ses nombreuses assertions. Si on se donne la peine de consulter les études, les statistiques et les analyses consacrées à la violence conjugale, aucune ne soutient les  prétentions qu’elle avance de manière tout à fait incohérente et contradictoire.  

 

Elle rapporte simplement les croyances de certaines intervenantes des maisons d’hébergement (croyances que les études empiriques rigoureuses ne soutiennent aucunement). À titre de professeur à l’université, Mme Bouchard devrait être prévenue contre la tentation de se livrer à des généralisations hâtives à l’ensemble de la population sur la seule fois de cas extrêmes et non représentatifs.

 

Elle affirme que les juges ne font pas leur travail. Pourtant, les études statistiques sur la question ne corroborent pas les affirmations de Mme Bouchard. En droit criminel, la preuve doit établir la culpabilité de l’accusé hors de tout doute raisonnable. Ce n’est pas une idée constructive que de songer à mettre à la poubelle un système de justice soucieux d’éviter de condamner des innocents pour le simple plaisir d’assouvir la soif de vengeance d’une seule personne.

 

Dans le cas de Marie Altagracia Dorval, que rapporte Mme Bouchard, il y a eu demande d’intervention de la police quelques jours avant les événements qui ont conduit à son assassinat. Pour des raisons qui n’ont pas été précisées, la police n’est pas intervenue immédiatement lors de cette demande d’intervention. Une enquête interne est menée pour comprendre les raisons de l’absence d’intervention de la police, qui est en règle générale une mesure très efficace pour mettre un terme définitif à une situation de violence conjugale. Il serait prudent d’attendre les conclusions de cette enquête, avant de sauter aux conclusions comme le fait maladroitement Mme Bouchard. En cette matière, les débordements d’émotivité ne constituent pas l’approche la plus appropriée.

 

En terminant, nous invitons Mme Bouchard à lire attentivement les documents qui suivent. Elle comprendra mieux comment les politiques d’intervention gouvernementales en matière de violence conjugale ont été élaborées à partir de fraudes statistiques imaginées par certains organismes féministes grassement subventionnés depuis. De plus, grâce au Vérificateur général du Québec, elle s’instruira au sujet de ce qui se passe réellement dans les maisons d’hébergement :  

http://www.philo5.com/Librairie/300000FemmesBattuesYAvezVousCru.htm

 

http://www.vgq.gouv.qc.ca/fr/fr_publications/fr_rapport-annuel/fr_2008-2009-T1/fr_Rapport2008-2009-T1-Chap03.pdf

 

 

 

L’équipe de L’APRÈS-RUPTURE