| Prix Citron
du journalisme René-Charles Quirion Journal La Tribune " Trois femmes sur dix victimes de violence conjugale" |
PRIX CITRON DU
JOURNALISME DE L’APRÈS-RUPTURE À M.RENÉ-CHARLES
QUIRION DU JOURNAL LA TRIBUNE
Émile
Zola
M.
René-Charles Quirion, journaliste à
Si au
Canada, environ trois femmes sur dix se disent victimes de violence
conjugale, au Pérou ce serait environ 66%.
Suite
à une demande d’information de notre part, M. Quirion nous
informe que
la source de ce chiffre est la suivante : http://www.inspq.qc.ca/violenceconjugale/statistiques/default.asp?id=6,
c’est-à-dire
En
outre
Vingt-neuf pour cent (29 %) des Canadiennes (25 % des Québécoises) affirment avoir été victimes d'au moins une agression physique ou sexuelle de la part d'un partenaire actuel ou précédent depuis l'âge de 16 ans3. Source : EVEF 1993 ( Trousse Média, INSPQ ) http://www.inspq.qc.ca/violenceconjugale/statistiques/default.asp?id=6 |
En
d’autres termes, M.
Quirion, de
Voici
l’évolution des taux
de prévalence sur cinq ans de la violence conjugale subie par
les femmes, tels
que mesurés au moyen de l’EVEF de 1993, de l’ESG de 1999, de
l’ESG de 2004 et
de l’ESG de 2009. On ne peut pas avoir rien de plus ACTUEL que cela en
matière
de prévalence de la violence conjugale envers les femmes.
Taux
de
prévalence sur cinq ans de la violence conjugale subie par les
femmes au Canada,
1993, 1999, 2004, 2009
1993
1999 2004 2009 Taux
de prévalence sur cinq ans de la violence subie par les femmes
12%
8%
7%
6,4% Proportion
de la violence la plus grave chez les femmes parmi
l’ensemble des victimes féminines
50%
43%
39%
34% Taux
de prévalence sur cinq ans de la violence la plus grave chez
les femmes
6%
3,44%
2,73%
2,18% Note :
Tous ces taux ont été établis avec la même
méthodologie ; ils sont donc comparables. Source :
Mesure de la
violence faite aux femmes, tendances statistiques 2006, no
85-570-XIF au
catalogue, Statistique Canada, document
parrainé par les ministères fédéral,
provinciaux et territoriaux responsables
de la condition féminine, octobre 2006, 107 pages, : http://www.statcan.gc.ca/pub/85-570-x/85-570-x2006001-fra.pdf
. La
violence familiale au Canada, un profil statistique 2010,
no
85-224-X au catalogue, Statistique Canada, janvier 2011, 58 pages, : http://www.statcan.gc.ca/pub/85-224-x/85-224-x2010000-fra.pdf.
M.
Quirtion, vérifiez ces sources. Si vous ne parvenez pas à
vous y
retrouver, il nous fera plaisir de vous fournir toutes les explications
nécessaires.
Il
suffit d’un bref regard sur ce tableau pour comprendre que les
résultats de l’EVEF de 1993 ne sont plus d’actualité. En
fait, le taux de prévalence
sur cinq ans de la violence conjugale subie par les femmes au Canada
est passé
de 12% en 1993 à 6,4% en 2009 selon Statistique Canada, soit une
baisse de 46,7%
au cours des 18 dernières années, même si le
Regroupement provincial semble
prétendre que rien n’a changé (ce qui en dit long sur sa
soi-disant compétence
en matière de violence conjugale). C’est
une nouvelle encourageante dont tout le monde devrait se
réjouir. Et au premier
chef, le Regroupement provincial, s’il s’intéressait vraiment au
sort des
femmes victimes de violence conjugale.
En
outre, en ce qui concerne les formes de violence les plus graves
de la violence conjugale (comprenant les formes suivantes de
violence ou
items suivant des Conflict Tactics Scales employés dans
l’ESG: battues,
étranglées, menacées ou agressées à
l’aide d’un couteau ou d’une arme à feu,
agressées sexuellement), les taux de prévalence sur cinq
ans de la violence conjugale
la plus grave subie par les femmes sont passés de 6% en 1993
à 2,18% en 2009,
soit une baisse de 63,7% au cours de 17 dernières années.
Les formes les plus
graves de la violence conjugale touchaient 50 % des femmes
victimes de
violence conjugale en 1993, alors que cette proportion a reculé
à 34% en 2009. Même
si le phénomène de la violence conjugale existe encore en
2009, il est survenu
une évolution considérable entre 1993 et 2009, que la
propagande du
Regroupement cherche à occulter par tous les moyens.
|
La violence conjugale grave en baisse "Tout d'abord, en 1993, 12 % des femmes ayant un conjoint ou un ex-conjoint disaient avoir été victimes de violence, quelle que soit la gravité, pendant les cinq années précédentes. En 2009, ce taux était évalué à 6,4 %. Et en ce qui concerne les formes les plus graves de violence, on évaluait en 1993 qu'elles touchaient 50 % de toutes les victimes, alors qu'en 2009 la proportion était de 34 % des victimes. Maintenant, si on évalue ces proportions sur l'ensemble des femmes qui ont un conjoint ou un ex-conjoint, on voit que le taux de prévalence sur cinq ans de la violence la plus grave touchait 6 % d'entre elles en 1993, contre 2,18 % en 2009, soit une baisse de 64 %." |
| Voir
également un autre article de Pierre Asselin du Soleil sur la
violence
conjugale, le 12 février 2011 : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/vivre-ici/societe/201102/08/01-4368324-la-violence-conjugale-se-vit-dans-les-deux-sens.php. "Les hommes aussi se disent victimes de violence conjugale. Ils sont même aussi nombreux que les femmes à vivre une telle situation, indique le 13e rapport annuel La violence familiale au Canada : un profil statistique, produit par le Centre canadien de la statistique juridique" |
M.
Quirion devrait demander à la représentante de l’Escale
la
raison d’un tel mutisme de la part des maisons d’hébergement sur
l’évolution des
taux de prévalence de la violence conjugale. Il y a fort
à parier que la
réponse sera fort évasive.
Il
faut en particulier se demander si la raison d’un tel mutisme
systématique de la part des maisons d’hébergement, ne
repose sur la volonté farouche
des maisons d’hébergement d’entretenir la psychose victimaire
que celles-ci ont
semé au Québec depuis 30 ans en utilisant le chiffre
frauduleux de 300 000
femmes battues à chaque année au Québec, afin
d’extorquer des sommes fabuleuses
à l’état québécois, sous prétexte de
l’existence d’une situation de crise en
matière de violence conjugale ? C’est la tactique de
manipulation de
l’information bien connue, en sociologie, sous le nom de «Moral
Panic». Depuis
30 ans, les groupes de pression féministes sèment la
psychose victimaire au Québec
pour se livrer à l’extorsion des fonds publics.
L’après-rupture
a fait en 2010 la démonstration irréfutable, dans
le livre 300 000 femmes battues Y avez-vous
cru ?, que ce chiffre de
300 000 femmes battues à chaque année au Québec
était une pure fabrication,
produite en 1985 dans le but de faire accepter un financement annuel
récurrent
pour les maisons d’hébergement. Sur la base de cette fausse
statistique, le Ministère
de
Cela
n’empêche pas les maisons d’hébergement de clamer sur tous
les
toits que les besoins augmentent à un rythme proprement
hallucinant. En janvier
dernier, lors des séances de
Ce qui a, avec raison, suscité l’étonnement
de M. Traversy, député de Terrebonne(1).
Des phénomènes semblables ne surviennent que dans les
maisons
d’hébergement. Une telle affirmation mériterait à
elle seule la tenue d’une
enquête criminelle sur le fonctionnement des maisons
d’hébergement. Mais le
gouvernement refuse toute enquête sur ce secteur, comme il a
refusé avec
ténacité toute commission
d’enquête sur
l’industrie de la construction. Car la
vérité serait insupportable socialement. Pourtant les
maisons d’hébergement ne se
sont jamais gênées pour se livrer aux affirmations les
plus invraisemblables.
Un
doublement en une seule année, c’est du
jamais vu. Surtout que l’ESG de 2009
montre que la prévalence de la violence conjugale (et à
un point plus grand
encore les formes les plus graves de la violence), a diminué de
manière
statistiquement significative entre 2004 et 2009 et que les
données policières
de
Il
est incompréhensible qu’un journaliste accepte encore en 2011 de
reprendre sans se livrer à un minimum de vérification les
statistiques
apocalyptiques constamment véhiculées par les
représentantes des maisons d’hébergement
et de transmettre cela au public comme de l’information ACTUELLE et
valide. Il
est difficile de comprendre que l’on prenne comme argent comptant
toutes les
affirmations des représentantes des maisons
d’hébergement, alors qu’il a été
démontré à de multiples reprises que les chiffres
alarmistes qu’elles véhiculent
auprès des médias depuis plus de 30 ans sont soit de
pures inventions, soit des
données périmées ou complètement sorties de
leur contexte, et dont le but non avoué est d'extorquer toujours
plus de fonds de l'argent des impôts et taxes des contribuables.
L’ÉQUIPE
DE L’APRÈS-RUPTURE
(1) « M.
Traversy: Merci, M. le
Président. Juste une petite question pour... de précision
puis de
compréhension. Mme la ministre, tout à l'heure, vous a
posé des questions par
rapport au taux
d'occupation justement des centres d'hébergement, bon, qui sont
occupés à 96 %,
en hausse de 12 %. Vous avez noté tantôt que,
effectivement, le
passage des gens à l'intérieur des centres avait
doublé. De 2008 à 2010, vous
avez dit que c'était parce que, effectivement, ça
demandait plus de travail
puis d'encadrement sur du... sur du moyen, long terme.
Je
voudrais juste savoir: qu'est-ce... qu'est-ce qui a fait en sorte que,
de 2008
à 2010, les taux d'occupation ont doublé? ».
[En ligne ] : http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/commissions/crc-39-1/journal-debats/CRC-110119.html.