28 septembre 2010
L’équipe
de L’après rupture est heureuse de remettre un Prix citron en
journalisme
à monsieur Laurent Dionne
de l’Agence QMI suite à
la publication de
l’article ci-joint. Si le journaliste avait pris le temps de bien
vérifier ses sources, il n’aurait pas
répété béatement les faussetés
sociologiques et statistiques de certains organismes féministes
qui trompent la
population depuis des années tout en avalant des millions en
subventions
annuellement…
Manifestation
Violence
conjugale: une réalité encore trop présente
au Québec
Agence QMI
Laurent Dionne
24/09/2010 22h26
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/09/20100924-222632.html
Voici ce que le journaliste aurait
dû savoir :
Lettre ouverte
L'après-rupture
28 septembre 2010
VIOLENCE CONJUGALE...LES
TROMPERIES
FÉMINISTES SUBVENTIONNÉES SE POURSUIVENT
Décidément,
nos organisations féministes grassement
subventionnées n’en ratent pas une pour propager leur
désinformations et
manipulations médiatiques :
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/09/20100924-222632.html
Certains
médias reprennent béatement les inepties
féministes sans vérifier les sources.
Comme
d’habitude, les responsables des
groupes de pression féministes se livrent à des
affirmations statistiques
absolument erronées qui témoignent soit de leur profonde
méconnaissance de ces
questions, soit de leur mauvaise foi absolue.
Le
Québec est l’un des endroits au monde
où l’on mesure le plus systématiquement la
prévalence annuelle de la
violence conjugale, contrairement à l’affirmation suivante de
Karine
Tremblay, porte-parole des Centres d’aide et de lutte contre les
agressions à caractère sexuel (CALACS) :
«Alors qu’il est
difficile de connaître le nombre exact de cas rapportés de
violence conjugale
et sexuelle envers les femmes commis dans une année, Mme
Tremblay affirme que
même si ces chiffres étaient connus, ils ne seraient pas
représentatifs,
puisque «jusqu’à 90 % des agressions ne sont pas
dénoncées »
Source : Canoe http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/09/20100924-222632.html.
Contrairement
à ce qu’affirme Mme
Tremblay, on connaît précisément le nombre des
victimes conjugales et le nombre
de victimes d’agression sexuelle dont le cas a été
signalé à la police.
Ces données enregistrées par la totalité des
services policiers au Québec font
chacune l’objet d’une publication annuelle par le ministère de
la
Sécurité publique du Québec. On peut trouver ces
publications à l’adresse
suivante, comme aurait pu facilement le faire Mme Tremblay, si elle
avait fait
le moindre effort pour s’informer et transmettre cette information
au public:
statistiques annuelles sur la
violence conjugale : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/index.php?id=1610
statistiques annuelles sur les
agressions sexuelles : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/index.php?id=1609
En 2008, il y a eu 4252 femmes
et
896 hommes victimes d’agression sexuelle, dont le cas a
été signalé à la
police, soit un total de 5148 Source : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/index.php?id=2687.
En
2008, les services policiers ont enregistré
14 242 infractions criminelles perpétrées contre les
femmes et 3079
infractions criminelles perpétrées contre les hommes dans
un contexte conjugal
(Source :Statistiques 2008 sur la criminalité commise dans
un contexte
conjugal au Québec, tableau D, p. 50,
Document en ligne : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/statistiques/violence_conjugale/2008/Violence_conjugale_2008.pdf
Voilà
ce que l’on trouve si l’on
prend cinq minutes pour s’informer et si l’on veut informer
honnêtement la population du Québec sur la
prévalence réelle de ces infractions
au Québec.
Quand
Mme Tremblay affirme (sans donner aucune
source) que 90% des agressions ne sont pas
dénoncées, elle induit encore
une fois le public en erreur. Les proportions réelles de ces
crimes commis dans
un contexte conjugal qui sont signalées à la police sont
beaucoup plus élevées
que ce qu’affirme Mme Tremblay, qui se garde bien de donner des sources
pour appuyer ses affirmations sensationnalistes.
Selon
les données de Statistique Canada, dans
le cas de la violence conjugale, on sait qu’environ 36 % des cas de
violence conjugale sont dénoncés à la police dans
l’ensemble du Canada
quand les femmes en sont les victimes et que cette proportion baisse
à 17 %
dans le cas des hommes victimes de violence conjugale.
C’est
la violence conjugale envers les
hommes qui est sous-déclarée au Canada et au
Québec, et cela, Mme Tremblay se
garde bien d’en faire mention. Voilà l’information de
statistique
Canada sur la proportion des cas de violence conjugale qui sont
signalés à la
police :
« La
proportion d’incidents
qui viennent à l’attention de la police et qui sont
perpétrés contre les
femmes diffère de façon importante de la proportion
d’incidents commis
envers les hommes. Plus précisément, une plus
grande proportion»d’incidents
de violence conjugale commis envers les femmes que d’incidents commis
envers les hommes ont été signalés à la
police (36 % contre 17 %). Bien
qu’on puisse s’y attendre étant donné que les femmes sont
plus
susceptibles que les hommes d’être victimes de violence conjugale
grave,
préjudiciable et répétée, cela peut aussi
indiquer que les hommes hésitent à
signaler ces incidents . »
En
fait, selon l’ESG, les hommes sont
moins susceptibles que les femmes de signaler les actes de violence
conjugale
perpétrés contre eux à la police (51 % contre 75
%).
Source :
Statistique Canada, La
violence familiale au
Canada : un profil statistique, 2005 p. 26
(Document en ligne : http://www.statcan.gc.ca/pub/85-224-x/85-224-x2005000-fra.pdf ).
En outre, il a
été démontré
que les données de l’ESG de 2004 permettent d’estimer avec un
très
bon degré de précision le nombre de cas de violence
conjugale signalés aux
services policiers au Québec :
«Selon l’ESG de 2004, le nombre de
cas de
violence conjugale signalés à la police au Québec
au cours des 12 mois
précédant l’enquête est de 14 800. Selon un rapport
du ministère de la
Sécurité publique du Québec, le nombre
d’infractions réelles de violence
conjugale portées à l’attention des services policiers en
2004 est de 16
709 (Motard, 2005 : 8, tableau 1).
Le rapport précise en outre que 44 %
de ces
infractions ont été perpétrées par le
conjoint actuel de la victime, 42 % par
un ex-conjoint et 14 % par un ami intime (Motard, 2005 : 13). Comme
l’ESG
ne porte que sur la violence du conjoint ou d’un ex-conjoint, il faut
soustraire des statistiques du ministère de la
Sécurité publique du Québec, les
infractions commises par un ami intime. Cet ajustement ramène
à 14 370 le
nombre d’infractions de violence conjugale enregistrées par les
services
policiers au moyen de la Déclaration uniforme de la
criminalité fondée sur
l’affaire (DUC2).
Les statistiques policières de 2004,
soit 14
370 infractions infractions, corroborent l’estimation de l’ESG de
2004 quant au nombre de victimes de violence conjugale dont la
situation a été
portée à l’attention de la police au Québec, soit
14 800
».
Source :
Institut de la statistique du
Québec,
Contexte
et conséquences de la violence
conjugale envers les hommes et les femmes au Canada, 2004, p. 70
[Document en
ligne] :
http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2007/ViolenceH_F2004.pdf
La
publication de l’Institut de la
statistique du Québec mentionne également deux autres
enquêtes qui permettent
d’évaluer avec précision le nombre des cas
signalés à la police tels que
rapportés par Les données policières annuelles
publiées par le ministère
de la Sécurité publique du Québec (ISQ, p. 70,
note en bas de page no 61).
En
somme, il y a très forte corroboration des
données policières et des données des
enquêtes populationnelles quant au nombre
des infractions de violence conjugale signalées à la
police et quant à la
proportion du nombre total de cas de violence conjugale qui est
signalée à la
police. En outre, les données de l’Enquêtes sociale
générale de 2004
permettent d’évaluer avec précision le nombre de femmes
qui ont eu
recours aux services des maisons d’hébergement dans l’ensemble
du
Canada.
Les
groupes de pression auxquels appartiennent
Mme Tremblay et Mme Monastesse continuent systématiquement
d’écarter les
données valides provenant des services policiers et celles
provenant des
enquêtes de Statistiques Canada pour citer des chiffres
nébuleux, sans jamais
mentionner les sources à l’appui de ces chiffres
mélodramatiques,
destinés à entretenir la psychose victimaire au sein de
la population du
Québec. Il faut rappeler que le groupe de pression que
représente Mme
Monastesse a utilisé pendant au moins 20 ans le chiffre
frauduleux de 300 000
femmes victimes de violence conjugale. L’après-rupture a
démontré que ce
chiffre de 300 000 femmes victimes de violence conjugale était
une pure
invention et une extorsion caractérisée de fonds publics
(par centaines de
millions) perpétrée contre le gouvernement du
Québec et l’ensemble des
contribuables du Québec.
Les
récentes affirmations «statistiques» de
Mme Tremblay et de Mme Monastesse montrent que les organismes qu’elles
représentent sont toujours aussi déterminés
à recourir à la désinformation
systématique de la population du Québec et à
dilapider sans retenue les fonds
publics.
Il
serait temps que le gouvernement du Québec
instaure une commission publique d’enquête pour faire la
lumière sur la
corruption et la désinformation qui sévissent au sein des
groupes de pression
féministes au Québec et sur les liens étroits que
ces groupes entretiennent
avec le milieu politique.
Jean-Pierre
Gagnon
Responsable
de recherche
et l’équipe de L’après-rupture