Danièle L. Gauthier / Presse canadienne

Prix citron

Pour son article intitulé "L'amour qui tue"

27 novembre 2010




PRIX CITRON À LA JOURNALISTE DANIÈLE L.GAUTHIER… 

L’équipe de L’APRÈS-RUPTURE est heureuse de décerner un nouveau prix citron en journalisme. Il s’agit de la journaliste Danièle L.Gauthier. Voici pourquoi celle-ci mérite notre prix :

Dans un article publié le 16 novembre 2010 par la Presse Canadienne, la journaliste Danièle L. Gauthier annonce la rediffusion d’une dramatique de Janette Bertrand intitulée «L’amour qui tue », sur le thème de la violence conjugale. Cette dramatique avait été diffusée en 1991 dans le cadre de la série « Avec un grand A ». 

Mme Gauthier conclut son article sur la rediffusion de la dramatique de Mme Bertrand avec le paragraphe suivant : « Parviendra-t-on, un jour, à neutraliser toute cette violence faite aux femmes qu'on identifie comme le crime le plus répandu et le moins puni? Aux États-Unis, une femme est battue toutes les 15 secondes; en Afrique du Sud, une femme est violée toutes les 23 secondes; au Bangladesh, près de la moitié des femmes ont subi des abus physiques de la part de leur conjoint ».

Source : http://www.journalmetro.com/culture/article/693276--l-amour-qui-tue-en-rediffusion-est-d-actualite

Ce paragraphe est typique d’un journalisme axé sur le sensationnalisme et dénué de la rigueur intellectuelle la plus élémentaire, au service de la diffusion du stéréotype féministe de l’homme bourreau et de la femme victime.  <>En premier lieu, rien ne prouve que la violence faite aux femmes soit le crime le plus répandu et le moins puni. Les enquêtes canadiennes sur la prévalence annuelle des crimes de violence commis contre les hommes et les femmes montrent qu’un plus grand nombre d’hommes sont victimes de crimes de violence que les femmes. 

Par exemple, en 2009, 1 563 000 femmes (soit un taux de 112  femmes pour 1 000 femmes de 15 ans et plus) ont subi un crime de violence (voies de fait, vol qualifié ou agression sexuelle) comparativement à 1 704 000 hommes (soit un taux de 125 hommes pour 1 000 hommes de 15 ans et plus).

Source : Statistique Canada, La victimisation criminelle au Canada, 2009, tableau 4, p. 24,

[En ligne] : http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2010002/article/11340-fra.pdf
 

En 2004,  les nombres étaient respectivement de 1 339 000 femmes (taux de 102 femmes pour 1 000) et de 1 412 000 hommes (taux de 111 pour 1 000).

Source : Statistique Canada, La victimisation criminelle au Canada, 2004, tableau 3, p. 24,

[En ligne] : http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/85-002-x2005007-fra.pdf 

 En 1999,  les nombres étaient respectivement de 1 349 000 femmes (taux de 109 femmes pour 1 000) et de 1 343 000 hommes (taux de 112 pour 1 000).

Source : Statistique Canada, La victimisation criminelle au Canada, 1999, tableau 3, p. 20,

[En ligne] : http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/85-002-x2000010-fra.pdf 

En somme, en 2009 et en 2004, le nombre et le taux des hommes victimes de crimes de violence étaient clairement plus élevés que celui des femmes. En 1999, le nombre de femmes et d’hommes victimes de crimes de violence était comparable, ainsi que le taux de victimisation. Ces données montrent clairement qu’il y a, au Canada, au moins autant d’hommes, sinon davantage, que de femmes qui sont victimes de violence criminelle. Cependant, les journalistes féministes comme Danièle Gauthier sont incapables de rapporter objectivement ce fait au public québécois et canadien et ne parlent que de la « violence envers les femmes ».

Face à ces statistiques de trois grandes enquêtes de Statistique Canada, Mme Gauthier sera peut-être tentée de plaider qu’elle voulait parler spécifiquement de « violence conjugale » quand elle a utilisé l’expression « violence envers les femmes ». Si effectivement, Mme Gauthier voulait présenter des chiffres crédibles sur la violence conjugale au Québec ou au Canada (car c’est bien de cela dont il est question dans la dramatique de Janette Bertrand), ce ne sont pas les données qui manquent. On se demande pourquoi elle ne les a pas cités? 

Statistique Canada n’a pas encore publié les résultats de l’enquête sociale générale de 2009 sur le volet de la violence conjugale. Mais les enquêtes précédentes de 2004 et de 1999 montrent que les taux de prévalence sur cinq ans de la violence conjugale sont similaires chez les hommes et les femmes, au Québec et au Canada. Ainsi, à partir des données de l’Enquête sociale générale de 1999 (ESG) menée par Statistique Canada, l’Institut de la statistique du Québec a établit que 139 000 hommes et 165 900 femmes rapportaient avoir subi de la violence conjugale de la part du conjoint actuel ou d’un ex-conjoint à un moment ou un autre au cours des cinq années précédant l’enquête de 1999, soit des taux respectifs de 62 et de 67 pour 1 000 (ou 6,2 % et 6,7 %).  Lors de l’Enquête sociale générale de 2004, 98 900 hommes et 134 100 femmes rapportaient avoir subi de la violence conjugale à un moment ou un autre  au cours des cinq années précédant l’enquête de 2004, soit des taux respectifs de 42 et de 52 pour 1 000 (ou 4,2 % et 5,2 %).

Source : Institut de la statistique du Québec, « Premier bilan de la prévalence et du taux de prévalence de la violence conjugale au Québec et au Canada entre 1993 et 2004 », Données sociodémographiques en bref, vol. 11, nº 2, p. 1-3.,

En ligne : http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2007/Bref_fev_07.pdf.

Cette analyse de l’Institut de la statistique du Québec établit également que le taux sur cinq ans de la prévalence de la violence conjugale subi par les femmes de la part du conjoint actuel ou d’un ex-conjoint a diminué de 46 % au Québec entre 1993 et 2004. Durant la même période, la diminution du taux a été de 41 % dans l’ensemble du Canada. En dix ans, le taux de prévalence de la violence conjugale a diminué de près de la moitié au Québec. Pour toutes les femmes du Québec, il y aurait lieu de se réjouir de cette tendance positive et encourageante. Cependant, les journalistes féministes comme Mme Gauthier évitent soigneusement de faire mention de ces statistiques. Il faut éviter à tout prix d’atténuer la psychose victimaire que les groupes de pression féministes du Québec ont travaillé d’arrache-pied à créer au Québec entre 1980 et 2004 avec des fausses statistiques hyperinflationnistes comme celles « d’une femme sur dix battue par son mari ou conjoint de fait à chaque année» ou comme celle de « 300 000 femmes battues au Québec à chaque année », dont le caractère fallacieux et frauduleux a été démontré dans le livre « 300 000 femmes battues : Y avez-vous cru? »
Voir: http://www.philo5.com/Librairie/300000FemmesBattuesYAvezVousCru.htm
paru récemment. Il y a lieu de préciser enfin que les taux de prévalence annuelle sont environ le tiers des taux de prévalence sur cinq ans.    


La gent journalistique féministe ne se soucie aucunement de présenter un portrait exact et factuel de la situation de la violence conjugale au Québec, même quand il s’agit d’annoncer la rediffusion d’une dramatique de Janette Bertrand sur la violence conjugale au Québec. On se refuse à parler « des vraies affaires ». 

Au lieu de cela, on juxtapose à cette annonce un paragraphe qui présente un méli-mélo de chiffres dramatiques sur la violence envers les femmes ailleurs dans le monde. Au nom de quoi, Mme Gauthier peut-elle laisser supposer que les chiffres sur la violence conjugale aux États-Unis et au Bengladesh  peuvent constituer une toile de fond adéquate pour annoncer une dramatique de Mme Bertrand sur la violence conjugale au Québec? Mme Gauthier, comme c’est l’usage chez les militantes féministes, ne mentionne aucunement la source des données qu’elle cite (ainsi on veut s’assurer que personne n’aura la malencontreuse idée d’aller vérifier et de nous prendre en flagrant délit de désinformation ou d’interprétation erronée des résultats).

Ainsi, Mme Gauthier affirme « qu’aux États-Unis, une femme est battue toutes les 15 secondes ». Cette façon de rapporter la prévalence de la violence conjugale est propre à induire la population en erreur, car la durée de l’intervalle en secondes dépend essentiellement de la taille de la population du pays auquel on se réfère. Pour illustrer à quel point une telle façon de présenter la prévalence de la violence conjugale peut être fallacieuse, supposons que le taux de prévalence de la violence conjugale est comparable en Chine, aux États-Unis et en Islande. En 2009, la population de la Chine est environ de 1 331 000 000 habitants, celle des États-Unis est d’environ 307 200 000 habitants et celle de l’Islande est d’environ 307 000 habitants.

Source : http://www.ggdc.net/MADDISON/Historical_Statistics/horizontal-file_02-2010.xls  <>Autrement dit, la population de l’Islande est 1 000 fois plus petite que celle des États-Unis et celle de la Chine est environ 4,3 fois plus grande que celle des États-Unis. Compte tenu de ces chiffres de population et toujours en supposant que le taux de prévalence de la violence conjugale est égal en Islande, aux États-Unis et en Chine, il faudrait dire qu’il y a une femme victime de violence conjugale à toutes les 4 secondes en Chine et qu’il y en a une à toutes les 15 000 secondes (4,17 heures) en Islande, s’il était vrai qu’il y a une femme victime de violence conjugale à toutes les 15 secondes aux États-Unis. Une telle façon de présenter les choses laisserait présumer qu’il existe des différences énormes dans la prévalence de la violence conjugale de ces trois pays, alors qu’elle y serait au contraire égale. 

Voilà pourquoi les statisticiens ne présentent jamais les résultats de la façon dont le fait Mme Gauthier, mais plutôt sous forme de taux par tranche de 1 000 ou de 100 habitants par pays, qui offre une échelle commune de comparaison entre les pays, indépendamment de la taille de leur population. Si l’on dit que le taux annuel de prévalence de la violence conjugale est de 30 pour 1 000 en Chine, aux États-Unis et en Islande, on comprend immédiatement que la situation est comparable dans ces trois pays. Il semble pourtant que Mme Gauthier de la Presse canadienne ne parvient pas à saisir cette distinction élémentaire et qu’elle préfère lancer à tort et à travers des chiffres inutilement dramatisés dans le seul but de produire un effet sensationnaliste.Ainsi, quand Mme Gauthier affirme qu’il y a une femme battue au 15 secondes aux États-Unis et  qu’il y a une femme violée toute les 23 secondes en Afrique du Sud, il faut bien comprendre (et surtout savoir) que la population d’Afrique du Sud est d’un peu plus de 49 millions d’habitants en 2009, soit 6,3 fois plus petite que celle des États-Unis. La façon dont Mme Gauthier présente la violence conjugale aux États-Unis et les viols en Afrique du sud peut laisser croire que les viols sont aussi presque aussi courants en Afrique du sud que ne l’est la violence conjugale aux États-Unis. Une telle façon de présenter les choses est de nature à alimenter des stéréotypes à connotation raciale ou ethnique à l’effet que les Sud Africains sont des agresseurs sexuels hors de contrôle. En réalité, même en supposant que le chiffre d’un viol à toutes les 23 secondes soit vrai, cela signifierait que les viols sont au moins dix fois moins fréquents en Afrique du sud que ne l’est la violence conjugale aux États-Unis. La façon tordue dont Mme Gauthier présente des chiffres sur la violence conjugale aux États-Unis et les agressions sexuelles en Afrique du Sud est de nature à susciter et à entretenir les pires stéréotypes et les pires préjugés.

Il y a pire encore dans la façon tordue dont Mme Gauthier présente ses chiffres. Dans le cas des États-Unis, on connaît de manière à peu près certaine la provenance du chiffre « d’une femme victime de violence conjugale à toutes les 15 secondes ».

  Selon Richard J. Gelles, voici l’origine du chiffre de « une femme victime de violence conjugale toutes les 15 secondes aux États-Unis :

« But, worse than that, policy and practice based on these factoids and theory

might actually be harmful to women, men, children, and the institution of the family.

Before continuing on, it is perhaps useful to go back to the factoids and set the record

straight as to which are supported by scientific evidence and which fall into the “advocacy

statistics” category.

• According to the FBI, a woman is beaten every (fill in the blank) seconds in the United States. First, the FBI does not calculate, tabulate, or track data on domestic violence. The FBI once did estimate that a woman is beaten every 15 seconds, but they derived this estimate from Murray A. Straus, Richard J. Gelles, and Suzanne K. Steinmetz’s book,

Behind Closed Doors: Violence in the American Family (1980/2006).

Various other fact sheets list a myriad of other numbers of seconds. The number of

seconds depends on the study (if there actually was one) and how violence was defined. For example, some versions of this factoid state that a woman is beaten every 9 seconds and cite a study done by the Commonwealth Fund in July 1993. The Commonwealth Fund study used the same measure as was used by Straus and his colleagues. Unlike Straus and his colleagues who defined abuse as acts of violence that were likely to cause an injury, the Commonwealth Fund defined abuse as everything from pushing, shoving, and slapping to using a gun or knife (Plichta, 1996) ».

Source: Richard J. Gelles, « The Politics of Research : The Use, Abuse, Misuse of Social Science Data — The Cases of Intimate Partner Violence », Family Court Review, vol. 45, nº 1, January 2007, p. 44, [En ligne] : http://www.familieslink.co.uk/download/july07/Politics%20of%20research.pdf 

Il faut savoir que le volume Behind Closed Doors de Straus, Gelles et Steinmetz, publié en 1980, a publié les données recueillies lors du National Family Violence Survey mené en 1975. Alors pour servir de toile de fond à une dramatique sur la violence conjugale au Québec, la Presse canadienne ne trouve pas mieux à nous servir des chiffres qui viennent d’une enquête menée aux États-Unis il y a 35 ans, alors qu’on fait le silence absolu les résultats d’une enquête menée au Canada et au Québec il y a à peine six ans. La Presse canadienne est-elle vraiment à la pointe de l’information quand elle nous sert un chiffre vieux de 35 ans, c’est-à-dire datant d’avant la présidence de Ronald Reagan et antérieure même à celle de Jimmy Carter, sur la prévalence de la violence conjugale aux États-Unis, présenté en outre d’une façon absolument déformée.

 
Il faut savoir que le National Family Violence Survey était une enquête visant à estimer la prévalence de la violence conjugale aux États-Unis dans les 46 millions de familles aux États-Unis en 1976 (Behind Closed Doors, p. 24). 

« The Wife-beating Index consists of the extent to which the husband went beyond throwing things, pushing or grabbing, and slapping and attacked his wife by kicking, biting, or punching; hitting with some object; beating her up; threatening

her with a gun or knife; or using a knife or gun »

[…]

« How many husbands and wives experience the kind of attack which is serious enough to be included in the Wife-beating and Husband-beating Indexes?

A remarkably large number. In fact, since our survey produced a rate of 3.8 per cent, this means that about one out of twenty-six American wives get beaten by their husbands every year, or a total of almost 1.8 million per year ».

[…]

« Some 4.6 per cent of the wives in the sample admitted to or were reported by their husbands as having engaged in an act which is included in the Husband-beating Index. That works to be about one out of twenty-two wives who attacked their husbands severely enough to be included in this Husband beating Index. That is over 2 million very violent wives ».

Source : Behind Closed Doors, p. 40-41.

 

En somme, le chiffre d’une femme battue (Wife-beating) toute les 15 secondes est basé sur ces résultats de 1975 présentés dans Behind Closed Doors. Il s’agit de données sur la prévalence annuelle de la violence grave.

Mme Gauthier introduit ensuite des données sur le Bengladesh, présentées de la façon suivante : « au Bangladesh, près de la moitié des femmes ont subi des abus physiques de la part de leur conjoint  » Mme Gauthier ne précise pas la source de ces données, mais il est facile de la trouver, car le nombre des enquêtes sur la violence conjugale au Bengladesh est très limité.  Ces chiffres proviennent d’enquêtes menées dans divers pays par le World Health Organization entre 2000 et 2003 et dont les résultats ont été publiés dans le rapport WHO Multi-Country Study on Women’s Health and Domestic Violence Against Women, publié en 2005 (le rapport peut être téléchargé à l’adresse suivante : http://www.who.int/gender/violence/who_multicountry_study/en/). 

Le tableau 4.1 du rapport (p. 28) présente les résultats pour divers pays, dont le Bangladesh. Dans le cas de ce pays, il y a deux résultats, soit un pour une ville du Bengladesh (où les taux de prévalence à vie de la « violence physique » subie par les femmes est de 39,7 %) et un pour une région ou province du Bengladesh (où le taux de prévalence à vie de la « violence physique » subie par les femmes est de 41,7 %). Ces taux incluent la violence grave et la violence mineure. Comme le précise le rapport (p. 41) : « The lifetime prevalence of partner violence was defined as the proportion of ever-partnered women who reported having experienced one or more acts of physical violence or sexual violence by a current of former partner at any point in their life ».

Cela vient couronner le travail de désinformation statistique de Mme Gauthier qui affirme que près de la moitié des femmes au Bengladesh ont subi des abus physiques de la part de leur conjoint. En premier lieu, les proportions s’appliquent uniquement aux femmes vivant ou ayant vécu avec un conjoint. En outre, ces proportions tiennent compte de la violence mineure et de la violence grave. En deuxième lieu, elles s’appliquent à la violence subie par le conjoint actuel ou un ex-conjoint. En troisième lieu, il s’agit, dans le cas du Bengladesh, de taux de prévalence à vie que l’on juxtapose, sans la moindre explication, à des chiffres de prévalence annuelle aux États-Unis, sans faire la moindre mention des énormes différences de contexte économique, social et culturel entre le Bengladesh et les États-Unis. Et sans mentionner que dans un cas, il s’agit de la violence mineure et de la violence grave et que la l’autre (celui des État-Unis), il ne s’agit qeue de la violence grave. La façon tordue dont Mme Gauthier juxtapose sans la moindre explication des données annuelles sur la violence conjugale avec des données sur la prévalence à vie dans un autre pays (ce qui fait que ces résultats ne peuvent en aucune façon être comparés) est également de nature à susciter et à engendrer les pires stéréotypes et les pires préjugés, envers des pays et des populations qui ont une religion et une culture différente de la nôtre et qui vivent dans des contextes radicalement différents.

Mais il ne faut pas compter sur les féministes, même celles de la gent journalistique, pour établir et expliquer ces différences et ces nuances. Seule compte, à leurs yeux, la diffusion de la psychose victimaire qu’elles s’activent inlassablement à répandre.

Quand à nous, on s’étonne qu’aucun groupe féministe n’ait encore dénoncé cet article de La Presse canadienne et qu’aucun ne s’en soit complètement dissocié. Notre étonnement est encore plus grand en ce qui a trait à ARTV et à Mme Janette Bertrand.     


L’ÉQUIPE DE L’APRÈS-RUPTURE