| 1. M.Dufresne est un
"compagnon de route " du Conseil du statut de la femme 2. M.Dufresne confond prévalence annuelle avec prévalence sur 5 ans 3. M.Dufresne ignore le nombre de femmes avec conjoints au Québec 4. Pour M.Dufresne des dizaines de femmes sont tuées chaque année alors qu’il y en eu 9 en 2008 et 11 en 2007 |
MARTIN DUFRESNE ET LE LOBBY
FÉMINISTE…
Dans
sa
lettre d’opinion au Soleil du 24 février dernier, Martin.
Dufresne
commet la plus grossière des erreurs statistiques en
matière de
violence conjugale. Elle consiste à mettre sur un même
pied un chiffre
portant sur une seule année avec un autre chiffre portant sur
cinq ans.
Il est connu que M. Dufresne est étroitement associé aux
groupes de
pression féministes, notamment le Regroupement provincial des
maisons
d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale. Il est
fait
même partie de la poignée d’individus de sexe masculin qui
ont eu le
privilège d’être admis au sein de la confrérie
extrêmement sélecte des
«compagnons de route» par le Conseil du statut de la
femme pour
services rendus au discours féministe de la femme
perpétuellement
victime de la domination et de la violence masculine.
Dans
cette lettre au Soleil, M. Dufresne tente malhabilement de jeter un
doute sur la démonstration de la fausseté du chiffre de
300 000 femmes
battues à chaque année au Québec, utilisé
avec abondance pendant plus
de 20 ans par la plupart des groupes de pression féministe pour
dénoncer la soi-disant violence masculine envers les femmes.
Dans le
livre 300 000 femmes battues... Y avez-vous cru,
L’après-rupture faisait la démonstration
irréfutable que ce chiffre, publié en 1985 dans le
document Une politique d’aide aux femmes violentées,
constituait une pure invention de la part du Ministère de
la Santé et
des Services sociaux du Québec.M. Dufresne fait une tentative
désespérée de contester
l’analyse rigoureuse de L’après-rupture en citant une analyse
récente
de L’après-rupture constatant que le taux de prévalence
sur cinq ans de
la violence conjugale au Canada est passé de 12 % en 1993
à 6,4 % en
2009. Et, sans plus réfléchir, M. Dufresne se saisit de
cette
proportion de 12 % pour tenter d’invalider la démonstration
de
L’après-rupture : « le
même Jean-Pierre Gagnon,
tentant de montrer à quel point le sort des femmes se serait
amélioré,
reconnaît que «en 1993, pas moins de 12% des femmes ayant
un conjoint
ou un ex-conjoint disaient avoir été victimes de
violence». La
population féminine en couple ou l'ayant été
étant alors d'environ deux
millions et demi de femmes au Québec, cela donne, si je ne me
trompe...
300 000 femmes battues ». Pour
l’information de M. Dufresne, le nombre de femmes avec un conjoint
actuel ou un ex-conjoint était de 2 369 600 en 1993 au
Québec (Source :
Institut de la statistique du Québec, Les conditions de vie au
Québec : un portrait statistique, tableau 9, p. 317).
L’erreur
flagrante de M. Dufresne est la suivante : il compare la
prévalence ANNUELLE erronée de 300
000
femmes battues, avec le taux de 12% pour le Canada en 1993, qui est un
taux de prévalence sur cinq ans. En fait, il est bien connu que
le taux
de prévalence de la violence conjugale est en
général inférieur au
Québec. S’il avait fait une recherche le moindrement
sérieuse, M »
Dufresne aurait trouvé dans le bulletin Données
sociodémographiques en bref
de février 2007, publié par l’Institut de la statistique
du Québec, que
la prévalence sur cinq ans de la violence conjugale au
Québec en 1993
était de 227 000 (p. 3)..
En
somme, le valeureux compagnon de route des groupes de pression
féministes prétend avoir mis au jour une supercherie de
L’après-rupture
en mettant sur une même pied la prévalence de 227 000
femmes victimes
de violence conjugale au cours des CINQ ANNÉES
précédant l’Enquête sur
la violence conjugale envers les femmes (EVEF) avec le chiffre
frauduleux 300 000 femmes battues à CHAQUE ANNÉE selon le
Ministère de
la Santé et des Services sociaux de 1985. Le sophisme de M.
Dufresne
qui prétend mettre sur un même pied un chiffre couvrant
une année et un
chiffre couvrant cinq années est typique du mauvais usage des
statistiques par les groupes de pression féministes.
Dans
sa lettre au Soleil, M. Dufresne affirme que « la
violence conjugale exercée par les hommes demeure un
problème très
grave, qui scinde des familles et tue des dizaines de femmes et
d'enfants chaque année au Québec ».
En
2008, il y a eu 9 femmes victimes d’homicide conjugal au Québec,
comparativement à 11 en 2007. Un seul homicide conjugal sera
toujours
un homicide de trop, mais on est loin des «dizaines
d’homicides» comme
l’affirme frauduleusement M. Dufresne.
Il
est temps de comprendre que le «compagnon de route» Martin
Dufresne n’a
aucune crédibilité en matière de statistiques sur
la violence conjugale
tout comme les organisations féministes subventionnées
avec l’argent des contribuables..
Jean-Pierre
Gagnon
Et
l’équipe de L’APRÈS-RUPTURE