VIOLENCE CONJUGALE ET MANIPULATION IDÉOLOGIQUE…

 

 

Dans l’édition du 24 février dernier du Journal de Saint-François, le comité consultatif de la Table de concertation sur la violence conjugale et sexuelle faite aux femmes et aux enfants Beauharnois-Salaberry affirme que 2087 femmes ont été victimes d’une infraction commise dans un contexte de violence conjugale. Il est important de préciser qu’il s’agit d’allégations de violence portées à l’attention de la police et non de condamnations officielles devant les tribunaux. Une plainte retenue en matière de violence conjugale ne signifie aucunement qu’un juge a confirmé le fait et qu’il a condamné un individu. Lors du jugement, les tribunaux peuvent très bien en arriver à la conclusion, entre autres, qu’il y a eu fausse allégation de violence ou que les deux conjoints étaient réciproquement violents.

De plus, les enquêtes sociales générales de Statistique Canada et les publications de l’Institut de la statistique du Québec, faciles à trouver sur leur site internet respectif, ont largement démontré que les hommes affirment être autant victimes de violence conjugale que les femmes. La rigueur scientifique de ces travaux est irréprochable. Les statistiques du ministère de la Sécurité publique du Québec utilisées par la Table de concertation ne sont que partielles et n’ont jamais  prétendu montrer la réalité, le portrait fidèle de la violence conjugale au Québec, contrairement aux enquêtes de Statistiques canada et aux travaux de l’Institut de la Statistique du Québec élaborés par l’éminent chercheur et spécialiste dans le domaine, monsieur Denis Laroche.

Il est dommage que depuis des décennies des groupes de pression féministes subventionnés avec l’argent des contribuables font dire n’importe quoi aux chiffres officiels relatifs à la violence conjugale et manipulent ceux qui font leur affaire. Ils trompent ainsi la population en laissant entendre qu’il y aurait fléau de violence faite aux femmes au Québec, ce qui est carrément faux.  

J’aimerais rappeler à ces groupes de pression que, manipuler les statistiques officielles dans le but d’obtenir de juteuses subventions gouvernementales de toutes sortes et entretenir une propagande victimaire qui laisse toujours entendre que les hommes sont pratiquement les seuls agresseurs dans un contexte de violence familial, est d’ordre criminel. Notre organisme a dernièrement porté plainte auprès du ministère de la Sécurité publique pour qu’il fasse justement enquête auprès de certains organismes féminismes montétégiens qui ont utilisé de fausses statistiques devant les médias et un élu provincial afin d’augmenter le montant annuel de leurs lucratives subventions.  À suivre…

 

Jean-Pierre Gagnon

Responsable de recherche

L’APRÈS-RUPTURE

ATELIERS POUR LES LIENS PÈRES-ENFANTS Inc

 

 

La marche des femmes contre la pauvreté

Le Journal Saint-François - 24 février 2010

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Au Québec, les femmes marchent, depuis 15 ans, pour faire reculer la pauvreté. Lors de la première marche des femmes, en 1995, intitulée «Du pain et des roses», 850 marcheuses et près de 20 000 spectatrices ont réclamé et ont obtenu du gouvernement québécois des changements visant l’amélioration de la situation économique des femmes, tels l’instauration du système de perception automatique des pensions alimentaires, l’adoption de la loi sur l’équité salariale et une hausse du salaire minimum de 45 cents.

Quelques années plus tard, des femmes de 65 pays et territoires se sont jointes au comité organisateur de cette toute première marche et ont mis sur pied, en 2000, la première action internationale de la marche mondiale des femmes destinée à combattre les causes de la pauvreté et de la violence.

En 2010, les femmes continuent d’avancer pour lutter entre autres contre la violence faite aux femmes et la marchandisation de leur vie, de leur sexualité et de leur corps. Ces revendications font écho à deux des six grandes orientations de la politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes : Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait qui orientent l’action du gouvernement vers l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Ainsi, la violence conjugale et les agressions à caractère sexuel demeurent, malgré toutes les actions gouvernementales et législatives, un fléau social inacceptable et un crime qui nécessitent des efforts additionnels. En Montérégie, plus de 2 087 femmes ont été, en 2007, victimes d’une infraction commise dans un contexte conjugal, tels un meurtre ou une tentative de meurtre, une agression sexuelle, un voie de fait, un enlèvement ou une séquestration, un harcèlement criminel ou des menaces. De ce nombre, 12 femmes furent tuées ou ont subi une tentative de meurtre.

«Il est donc essentiel de mener des actions visant la promotion de rapports égalitaires entre les femmes et les hommes, entre les filles et les garçons. Il est tout aussi essentiel de faire diminuer la tolérance sociale envers toutes les formes de violence par des campagnes d’éducation et de sensibilisation où tous, hommes et femmes, se sentiront concernés par la dénonciation de la violence faite aux femmes».

Le comité consultatif de la Table de concertation sur la violence conjugale et sexuelle faite aux femmes et aux enfants Beauharnois-Salaberry

Note: Les caractères en gras ont été mis en évidence par nous

 En ligne:  http://www.flippage.ca/flipjournal/JSF/20100224/
               Page A!)