La marche des femmes
contre la pauvreté
Le Journal Saint-François - 24
février 2010 Divers > Divers Au Québec, les femmes marchent, depuis 15 ans, pour
faire reculer la
pauvreté. Lors de la première marche des femmes, en 1995,
intitulée «Du pain et
des roses», 850 marcheuses et près de 20 000 spectatrices
ont réclamé et ont
obtenu du gouvernement québécois des changements visant
l’amélioration de la
situation économique des femmes, tels l’instauration du
système de perception
automatique des pensions alimentaires, l’adoption de la loi sur
l’équité
salariale et une hausse du salaire minimum de 45 cents. Quelques années plus tard, des femmes de 65 pays et
territoires se sont
jointes au comité organisateur de cette toute première
marche et ont mis sur pied,
en 2000, la première action internationale de la marche mondiale
des femmes
destinée à combattre les causes de la pauvreté et
de la violence. En 2010, les femmes continuent d’avancer pour lutter entre
autres contre la
violence faite aux femmes et la marchandisation de leur vie, de leur
sexualité
et de leur corps. Ces revendications font écho à deux des
six grandes
orientations de la politique gouvernementale pour
l’égalité entre les
femmes et les hommes : Pour que l’égalité de droit
devienne une égalité de fait
qui orientent l’action du gouvernement vers l’atteinte de
l’égalité entre les
femmes et les hommes. Ainsi, la violence conjugale et les agressions à
caractère sexuel demeurent,
malgré toutes les actions gouvernementales et
législatives, un fléau social
inacceptable et un crime qui nécessitent des efforts
additionnels. En
Montérégie, plus de 2 087 femmes ont été,
en 2007, victimes d’une infraction
commise dans un contexte conjugal, tels un meurtre ou une tentative de
meurtre,
une agression sexuelle, un voie de fait, un enlèvement ou une
séquestration, un
harcèlement criminel ou des menaces. De ce nombre, 12 femmes
furent tuées ou
ont subi une tentative de meurtre. «Il est donc essentiel de mener des actions visant la
promotion de rapports
égalitaires entre les femmes et les hommes, entre les filles et
les garçons. Il
est tout aussi essentiel de faire diminuer la tolérance sociale
envers toutes
les formes de violence par des campagnes d’éducation et de
sensibilisation où
tous, hommes et femmes, se sentiront concernés par la
dénonciation de la
violence faite aux femmes». Le comité consultatif de la Table de
concertation sur la violence
conjugale et sexuelle faite aux femmes et aux enfants
Beauharnois-Salaberry
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