CAVAC: désinfomation subventionnée


20 avril 2010

VIOLENCE CONJUGALE… LE CAVAC FAIT DE LA DÉSINFORMATION SUBVENTIONNÉE

 

Publié le 19 avril 2010 à 23h17 | Mis à jour le 19 avril 2010 à 23h21

Centre d'aide aux victimes d'actes criminels de l'Outaouais

Une nouvelle référence pour les policiers sur le terrain

Louis-Denis Ebacher

LeDroit

Le directeur du service de police de Gatineau, Mario Harel, convient que ses agents « n'ont pas toutes les expertises » pour aider les victimes d'actes criminels après avoir assuré leur sécurité à court terme.

C'est pourquoi il compte plus que jamais sur le nouveau « guichet unique » que constitue le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels de l'Outaouais (CAVAC).
La police dirigera dorénavant, et en tout temps, les victimes et les proches d'actes criminels vers le CAVAC de l'Outaouais, qui devient ainsi la première référence des policiers en matière d'aide psychologique et de support auprès des familles éprouvées.
Le CAVAC dirigera sa clientèle vers les organismes répondant aux besoins spécifiques, au cas par cas.
« On n'a pas toutes les expertises, convient le chef Harel. Nos policiers doivent négocier dans des situations où les gens ont différentes perceptions des agents. La police ne peut toujours suivre la victime tout au long du processus judiciaire. »
Les policiers seront en mesure de fournir les coordonnées du CAVAC, à même leur carte d'affaire.
Le CAVAC de l'Outaouais a pris beaucoup de place dans la région depuis sa création, il y a 20 ans.
L'organisme a reçu 600 appels en 1990, procédant à 90 interventions, avec deux intervenants. L'an dernier, ses 14 intervenants ont rencontré 4 500 personnes.
Le CAVAC a voulu montrer son utilité, hier, en présentant à la presse la mère d'une adolescente victime de violence conjugale.
 « 90 % des victimes de violence conjugale sont des femmes », explique la directrice générale de l'organisme, Kathleen Dufour.
Sophie* a vu sa fille dépérir, amoureuse de son premier chum, mais prisonnière de ses menaces et de son contrôle psychologique.
« Elle ne vivait que pour lui, qui avait lâché l'école et le hockey. Ma fille est devenue moins heureuse, introvertie. Son copain de 17 ans devenait jaloux de l'attention qu'elle recevait, et que lui n'avait pas. Elle l'a quitté, puis, lui, ne l'a pas pris. Il la suivait partout, jusqu'à l'arrêt d'autobus, et lui envoyait constamment des messages texte. Il a même essayé d'entrer dans notre maison. Il a détruit sa confiance en elle. »
Sophie a même affirmé que les policiers qui avaient pris la plainte initiale étaient mal préparés. « Malheureusement, on a parlé à des policiers qui ne prenaient pas l'affaire au sérieux. Par chance que d'autres policiers sont venus à nous. »
La mère a parlé d'un ange-gardien du CAVAC, qui a accompagné la famille pendant le procès « avec douceur et compréhension ».
*Nom fictif de la mère
 
En ligne:  http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/justice-et-faits-divers/201004/19/01-4272172-une-nouvelle-reference-pour-les-policiers-sur-le-terrain.php

N.B. Les caractères en gras ont été mis en évidence par nous



Le 90% de victimes de violence conjugale qui seraient des femmes est une fausseté statistique qui va en totale contradiction avec les enquêtes  sociales générales de Statistique Canada et les travaux de l’Institut de la statistique du Québec.  Madame Kathleen Dufour confond le pourcentage de plaintes selon le sexe portées à l’attention de la police et la réalité de la violence conjugale en général. Toutes les enquêtes générales ont largement démontré que les hommes étaient autant victimes que les femmes. Il est dommage que certains médias contribuent à désinformer la population en rapportant des erreurs statistiques colportées par des organismes qui manipulent les chiffres au sujet d’un problème aussi grave que la violence conjugale.   

Il ne faut jamais généraliser les données d’une clientèle clinique, comme celle qui consulte les CAVAC par exemple, à l’ensemble d’une population. Car il est bien connu que les clientèles cliniques présentent une multitude de biais de sélection dont l’importance est généralement inconnue et qu’il ne satisfont pas, de ce fait, aux critères de constitution d’un échantillon représentatif, qui est constitué d’individus dont la probabilité d’être sélectionnés dans l’échantillon est connue. Les groupes cliniques ne satisfont pas à ce critère et ne peuvent être des échantillons représentatifs et, par conséquent, les chiffres de ces échantillons ne peuvent être généralisés à l’ensemble de la population.

 

La directrice du CAVAC concerné aurait besoin d’un cours en statistiques…


Notons enfin que le CAVAC de l'Outaouais reçoit quelques 700 000$ par an du seul gouvernement québécois

En ligne

Jean-Pierre Gagnon

Responsable de recherche

L’équipe de L’APRÈS-RUPTURE