Lettre ouverte
L'après-rupture

20 septembre 2010

VIOLENCE CONJUGALE...LES TROMPERIES FÉMINISTES SUBVENTIONNÉES SE POURSUIVENT
  

Décidément, nos organisations féministes grassement subventionnées n’en ratent pas une pour propager leur désinformations et manipulations médiatiques :

  http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/09/20100924-222632.html

Certains médias reprennent béatement les inepties féministes sans vérifier les sources.

Comme d’habitude, les responsables des groupes de pression féministes se livrent à des affirmations statistiques absolument erronées qui témoignent soit de leur profonde méconnaissance de ces questions, soit de leur mauvaise foi absolue.

Le Québec est l’un des endroits au monde où l’on mesure le plus systématiquement la prévalence annuelle de la violence conjugale, contrairement à l’affirmation suivante de Karine Tremblay, porte-parole des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) :

«Alors qu’il est difficile de connaître le nombre exact de cas rapportés de violence conjugale et sexuelle envers les femmes commis dans une année, Mme Tremblay affirme que même si ces chiffres étaient connus, ils ne seraient pas représentatifs, puisque «jusqu’à 90 % des agressions ne sont pas dénoncées » Source : Canoe http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/09/20100924-222632.html.

Contrairement à ce qu’affirme Mme Tremblay, on connaît précisément le nombre des victimes conjugales et le nombre de victimes d’agression sexuelle dont le cas a été signalé à la police. Ces données enregistrées par la totalité des services policiers au Québec font chacune l’objet d’une publication annuelle par le ministère de la Sécurité publique du Québec. On peut trouver ces publications à l’adresse suivante, comme aurait pu facilement le faire Mme Tremblay, si elle avait fait le moindre effort pour s’informer et transmettre cette information au public:

statistiques annuelles sur la violence conjugale : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/index.php?id=1610

statistiques annuelles sur les agressions sexuelles : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/index.php?id=1609

En 2008, il y a eu 4252 femmes et 896 hommes victimes d’agression sexuelle, dont le cas a été signalé à la police, soit un total de 5148  Source : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/index.php?id=2687.

En 2008, les services policiers ont enregistré 14 242 infractions criminelles perpétrées contre les femmes  et 3079 infractions criminelles perpétrées contre les hommes dans un contexte conjugal (Source :Statistiques 2008 sur la criminalité commise dans un contexte conjugal au Québec, tableau D, p. 50,

Document en ligne : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/statistiques/violence_conjugale/2008/Violence_conjugale_2008.pdf

Voilà ce que l’on trouve si l’on prend cinq minutes pour s’informer et si l’on veut informer honnêtement la population du Québec sur la prévalence réelle de ces infractions au Québec.

Quand Mme Tremblay affirme (sans donner aucune source) que 90%  des agressions ne sont pas dénoncées, elle induit encore une fois le public en erreur. Les proportions réelles de ces crimes commis dans un contexte conjugal qui sont signalées à la police sont beaucoup plus élevées que ce qu’affirme Mme Tremblay, qui se garde bien de donner des sources pour appuyer ses affirmations sensationnalistes. 

Selon les données de Statistique Canada, dans le cas de la violence conjugale, on sait qu’environ 36 % des cas de violence conjugale sont dénoncés à la police dans l’ensemble du Canada quand les femmes en sont les victimes et que cette proportion baisse à 17 % dans le cas des hommes victimes de violence conjugale.

C’est la violence conjugale envers les hommes qui est sous-déclarée au Canada et au Québec, et cela, Mme Tremblay se garde bien d’en faire mention. Voilà l’information de statistique Canada sur la proportion des cas de violence conjugale qui sont signalés à la police : 

« La proportion d’incidents qui viennent à l’attention de la police et qui sont perpétrés contre les femmes diffère de façon importante de la proportion d’incidents commis envers les hommes. Plus précisément, une plus grande proportion»d’incidents de violence conjugale commis envers les femmes que d’incidents commis envers les hommes ont été signalés à la police (36 % contre 17 %). Bien qu’on puisse s’y attendre étant donné que les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’être victimes de violence conjugale grave, préjudiciable et répétée, cela peut aussi indiquer que les hommes hésitent à signaler ces incidents . »

En fait, selon l’ESG, les hommes sont moins susceptibles que les femmes de signaler les actes de violence conjugale perpétrés contre eux à la police (51 % contre 75 %).

Source : Statistique Canada, La violence familiale au

Canada : un profil statistique, 2005 p. 26

(Document en ligne : http://www.statcan.gc.ca/pub/85-224-x/85-224-x2005000-fra.pdf ).

En outre, il  a été démontré que les données de l’ESG de 2004 permettent d’estimer avec un très bon degré de précision le nombre de cas de violence conjugale signalés aux services policiers au Québec :

«Selon l’ESG de 2004, le nombre de cas de violence conjugale signalés à la police au Québec au cours des 12 mois précédant l’enquête est de 14 800. Selon un rapport du ministère de la Sécurité publique du Québec, le nombre d’infractions réelles de violence conjugale portées à l’attention des services policiers en 2004 est de 16 709   (Motard, 2005 : 8, tableau 1).

Le rapport précise en outre que 44 % de ces infractions ont été perpétrées par le conjoint actuel de la victime, 42 % par un ex-conjoint et 14 % par un ami intime (Motard, 2005 : 13). Comme l’ESG ne porte que sur la violence du conjoint ou d’un ex-conjoint, il faut soustraire des statistiques du ministère de la Sécurité publique du Québec, les infractions commises par un ami intime. Cet ajustement ramène à 14 370 le nombre d’infractions de violence conjugale enregistrées par les services policiers au moyen de la Déclaration uniforme de la criminalité fondée sur l’affaire (DUC2).

Les statistiques policières de 2004, soit 14 370 infractions infractions, corroborent l’estimation de l’ESG de 2004 quant au nombre de victimes de violence conjugale dont la situation a été portée à l’attention de la police au Québec, soit 14 800 ».

Source : Institut de la statistique du Québec,

Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada, 2004, p. 70 [Document en ligne] :

http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2007/ViolenceH_F2004.pdf

La publication de l’Institut de la statistique du Québec mentionne également deux autres enquêtes qui permettent d’évaluer avec précision le nombre des cas signalés à la police tels que rapportés par Les données policières annuelles publiées par le ministère de la Sécurité publique du Québec (ISQ, p. 70, note en bas de page no 61).

En somme, il y a très forte corroboration des données policières et des données des enquêtes populationnelles quant au nombre des infractions de violence conjugale signalées à la police et quant à la proportion du nombre total de cas de violence conjugale qui est signalée à la police. En outre, les données de l’Enquêtes sociale générale de 2004 permettent d’évaluer avec précision le nombre de femmes qui ont eu recours aux services des maisons d’hébergement dans l’ensemble du Canada.

Les groupes de pression auxquels appartiennent Mme Tremblay et Mme Monastesse continuent systématiquement d’écarter les données valides provenant des services policiers et celles provenant des enquêtes de Statistiques Canada pour citer des chiffres nébuleux, sans jamais mentionner les sources à l’appui de ces chiffres mélodramatiques, destinés à entretenir la psychose victimaire au sein de la population du Québec. Il faut rappeler que le groupe de pression que représente Mme Monastesse a utilisé pendant au moins 20 ans le chiffre frauduleux de 300 000 femmes victimes de violence conjugale. L’après-rupture a démontré que ce chiffre de 300 000 femmes victimes de violence conjugale était une pure invention et une extorsion caractérisée de fonds publics (par centaines de millions) perpétrée contre le gouvernement du Québec et l’ensemble des contribuables du Québec.

Les récentes affirmations «statistiques» de Mme Tremblay et de Mme Monastesse montrent que les organismes qu’elles représentent sont toujours aussi déterminés à recourir à la désinformation systématique de la population du Québec et à dilapider sans retenue les fonds publics.

Il serait temps que le gouvernement du Québec instaure une commission publique d’enquête pour faire la lumière sur la corruption et la désinformation qui sévissent au sein des groupes de pression féministes au Québec et sur les liens étroits que ces groupes entretiennent avec le milieu politique.

Jean-Pierre Gagnon

Responsable de recherche
et l
équipe de Laprès-rupture