Lettre ouverte
L'après-rupture

15 décembre 2011


N.B Le texte qui suit est sous la seule responsabilité du signataire. L'après-rupture n'endosse ni ne dénonce les propos et opinions qui y sont contenus.


Le récit de Larry Shannon

15 décembre 2011

 

Mon nom est Larry Shannon. Je suis père de quatre enfants, trois enfants biologiques et un enfant adopté sous tutelle de la DPJ par mon ex compagne de vie. Avec un minimum vital de l’aide social et sans aide gouvernementale pour les enfants, j’ai réussi à fournir sécurité, logement et aliments à mes enfants pendant plus de deux mois alors que la mère recevait les subventions pour l’enfant adopté et les prestations pour enfants de deux niveaux de gouvernement. Pendant ces semaines ,  j’ai réussi à voyager mes enfants aux écoles pour éviter qu’il ne soient  traumatisés et pour qu’ils reçoivent l’éducation à laquelle ils avaient droit, à les nourrir, les loger au détriment de mon alimentation et de ma santé.

Cette histoire sordide  a commencé en décembre 2010 alors que ne pouvant plus contrôler les agissements de la mère qui menaçait pour la nième fois de s’en prendre physiquement aux enfants, j’ai appelé le 911 pour demander l’aide du corps policier de Chateauguay. Les policiers sont venus et ont immédiatement appliqué le protocole d’intervention en matière de violence conjugale et m’ont arrêté sans explication…et ont écouté attentivement les mensonges de ma compagne.

En moins de temps qu’il n’en faut pour écrire mon histoire, j’ai été accusé de différents crimes et le juge m’a imposé un ordonnance de non contact avec mes enfants et mon ex-compagne, en plus de me suggérer fortement de quitter la province de Québec et d’aller vivre chez mon père en Ontario.

A ma sortie de prison, je suis allé à mon logement pour y chercher mes biens personnels s et voir comment je pourrais y vivre temporairement. Le logement avait été vidé et plus tard j’ai été expulsé par le propriétaire … qui me montra un bail où ma signature n’apparaissait plus, comme par magie.

J’ai tenté par la suite de porter plainte au criminel pour vol de mes biens, pour usage de faux, et pour enlèvement puisque ni moi, ni  la  Cour, ni la police ne savaient où étaient mes enfants. La police a refusé de faire suite à ces plaintes, puisque à leurs yeux j’étais déjà le criminel, le méchant batteur de femme.

Mon ex m’avait démoli psychologiquement avec la complicité du système judiciaire. Ce n’est qu’avec l’aide de Jean-Claude Boucher de L’après-rupture que j’ai repris foi en la vie,

Ce n’est qu’en Mars 2011 que j’ai appris par voie d’une requête en garde exclusive que mes enfants vivaient en Gaspésie, mais encore là, l’adresse de la requérante était fausse.

Avec l’aide d’un membre de L’après-rupture j’ai pu me rendre au New Carlisle pour expliquer ma situation et, le juge a refusé de se prononcer sur l’issu de la requête et a opté pour une garde exclusive temporaire à la mère, et ce à la suite des documents et preuves que j’avais fourni à la Cour, et de remettre la cause en octobre.

Craignant de trop mal paraitre devant la justice, mon ex a alors accepté que j’ai  la garde des enfants pendant trois semaines en août.  Je vivais alors dans un sous-sol que m’avait trouvé les gens de L’Après-Rupture à St-Hyacinthe, et la maison était sur le point d’être vendue. J’ai donc quêté l’argent pour aller chercher mes quatre enfants à New Carlisle et les ramener chez moi. Malheureusement, la maison a été vendue à ce moment  et la propriétaire m’a ordonne de quitter.

En désespoir de cause, j’ai donc téléphoné à mon ex pour qu’elle vienne chercher les enfants, n’ayant plus les moyens financiers de les ramener à New Carlisle. Mon ex est venu cherché les enfants et  m’a invité à les suivre à son domicile, ce que j’ai accepté de faire parce que c’était la seule façon de pouvoir retrouver un lien significatif avec eux.

Une fois installé dans le domicile de mon ex, j’ai du accepter de vivre en esclavage, obligé de lui donner mes petits pécules et de faire la presque totalité des tâches domestiques et de prendre soin des quatre enfants à temps plein, mon ex s’occupant soit de son ordinateur ou soit qu’elle était absente de la maison.  J’acceptai cette condition d’esclavage pour protéger mes enfants de ses fureurs et leur assurer  un maximum d’affection et d’attention.

En Septembre,  mon ex accepta de signer une entente de garde partagée,  évitant d’avoir à être contestée devant un juge.  Mi septembre j’avais un domicile, et elle me confia les enfants pour une première semaine…qui dura sept semaines. J’assurais leurs  aliments avec l’aide de la communauté et mon chèque d’aide social.

En octobre,  j’ai reçu confirmation de la Cour de mon acquittement à toutes les charges porté par la police de Châteaugay suite aux déclarations assermentées de la mère de décembre 2010. Pourtant, et puisque il s’agissait de méfait publique de la part de la mère, aucune enquête, aucune accusation ne fut porté contre elle, malgré le fait qu’elle avait utilisé tout le système judiciaire dans son intérêt personnel…elle avait menti  sous serment à  la police, volé mes biens, kidnappé les enfants, utilisé de faux documents et  elle demeurait un ange aux yeux de notre système judiciaire.

Entre temps je découvrais petit à petit les traces laissées par les fureurs de mon ex sur les enfants  et j’en fis des preuves vidéo.  Il devenait de plus en plus évident que les enfants étaient battus par leur mère en mon absence.

Bien que craintif du fonctionnement misandre du système de justice, je portai quand même l’affaire devant les policiers de la SQ de Paspebiac, leur fournissant moultes preuves des blessures des enfants et des agissements criminels de leur mère (vol, méfait public, usage de faux, usage de fausses adresses et bien sûr d’abus physique aux enfants) espérant que la misandrie des policiers de Chateauguay n’existait pas au sein de la SQ.

La DPJ fut évidemment informée et Audray  Boisvert, une toute jeune femme  à l’emploi de la DPJ, fut assignée  à une enquête sérieuse et compliquée. Rapidement, il fut évident que cette enquête avait pour but de me chercher des puces, et après quelques semaines de tergiversation la police décida (LA procureurE de la Couronne) qu’il n’y avait aucune matière à porter des accusations contre la mère. Qui plus est, sans préavis, la DPJ décida unilatéralement, d’enlever l’enfant adopté du seul père qu’il n’avait jamais eu (il fut adopté quand il avait quelques mois) et de sa fratrie et de le retourner chez la mère adoptive.

Quant aux trois autres enfants, Audrey m’a fait comprendre que la DPJ aiderait la mère à obtenir la garde  exclusive, et que les jours qui viennent seraient probablement les derniers où je pourrais avoir contact avec mes enfants.

 Il est de notoriété publique que la mère des enfants évolue et vit dans un milieu où la drogue et la violence sont omniprésents, (les différentes menaces que j’ai reçues de la mère et ses proches en font foi)  et c’est dans ce milieu que dorénavant mes enfants devront vivre grâce à la Direction de la Protection de la Jeunesse.

Comment, en tant que père aimant et dévoué pourrai-je vivre l’avenir?

Larry Shannon

Larryshannon76@hotmail.com

 

PS :Tout ce qui est raconté ici peut être prouvé par documents écrits ou enregistrements audio et video et copies de ces documents ont été remis à la police. Tout est vérifiable.