Violence conjugale et Le Cran d'Arrêt
Propagande anti-homme
Tromper la population...pour du cash


Lettre ouverte
L'après-rupture

12 mai 2011

LE POINT DU LAC-ST-JEAN ET VIOLENCE CONJUGALE… L’ART DE LA DÉSINFORMATION !

 

Il semble que le message vidéo «Quarante-trois hommes s’affichent contre la violence conjugale »
[en ligne] :  http://lepoint.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=190174&id=1182&classif=Derni%E8re+heure

soit inspiré par le Cran d’arrêt,  groupe de pression «spécialisé» dans le traitement des conjoints violents.

 
Le Point du Lac St-Jean
12 mai 2011

Vidéo: Quarante-trois hommes s'affichent contre la violence conjugale
Jean Tremblay

Au Québec, un couple sur cinq subit de la violence conjugale. Pour sensibiliser la population à ce fléau, quarante-trois personnalités masculines de la MRC Domaine-du-Roy prêtent leur visage et nom à une campagne de sensibilisation.

La crédibilité et la qualité de l’approche thérapeutique offerte par cet organisme sont directement proportionnelles à la validité douteuse des chiffres qu’il cite pour décrire l’ampleur réelle de la violence conjugale au Québec ou dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean.Si les chiffres cités sont faux et qu’ils présentent une vision biaisée des faits, la théorie qui s’en inspire est forcément erronée et les traitements improvisés à partir d’une théorie fausse et des chiffres biaisés ont toutes les chances d’être inappropriés et inefficaces.

Le chiffre de « un couple sur cinq victime de violence conjugale», cité dans cet article, s’ajoute à une très longue liste de fausses statistiques sur la violence conjugale diffusées depuis plus de trois décennies par un vaste ensemble de groupes de pression féministes , laquelle s’inscrit dans une vaste entreprise de dénigrement et de culpabilisation les hommes.

Plus le chiffre est sensationnaliste, plus il y a de chances qu’il soit faux. Dans le cas présent, on affirme froidement «qu’au Québec, un couple sur cinq subit de la violence conjugale». Sans identifier la source de données, sans spécifier la méthodologie et sans donner aucune référence. Trust us !!! Si le Cran d’arrêt veut prétendre à un minimum de crédibilité, il doit dévoiler de manière exhaustive la source des données sur laquelle repose ce chiffre voulant qu’un couple sur cinq soit victime de violence conjugale, ainsi que la définition précise du concept de violence conjugale que ces chiffres recouvrent, ainsi que la méthodologie employée pour recueillir ces données, si elles existent vraiment.

Le Cran d’arrêt et la Table de concertation en violence conjugale et agressions sexuelles Domaine-du-Roy qui œuvrent dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean devraient pertinemment savoir qu’une vaste enquête menée en novembre 2000 auprès d’un échantillon représentatif de 3023 répondants âgés de 18 ans et plus avait constaté que, chez les personnes âgées de 18 ans et plus vivant avec un conjoint au moment de l’enquête, le taux de prévalence de la violence physique sévère subie de la part du conjoint actuel au cours des 12 mois précédant l’enquête s’élève à 5,4% chez les hommes et à 2,4% chez les femmes de la région du Saguenay-Lac-St-Jean. Le taux de prévalence de la violence grave atteint 1,3% chez les hommes et 0,8%

On peut en déduire que le taux des personnes qui ont subi une violence circonscrite à la violence mineure s’élève à environ 41% chez les hommes et à 16% chez les femmes. La méthodologie employée par cette enquête était parfaitement valide (il s’agissait d’un version améliorée des Conflict Tactiques Scales, qui est la méthode la plus employée au monde pour évaluer la prévalence de la violence conjugale).

Source : Le Quotidien, 25 janvier 2009,
[En ligne] :
http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/progres-dimanche/200901/23/01-820413-violence-conjugale-les-hommes-ne-sont-pas-epargnes.php

Source : Institut de la statistique du Québec, 2003, La violence conjugale envers les hommes et les femmes au Québec et au Canada, 1999, p. 49-50,
[En ligne] :
http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf/ViolenceH_F99.pdf.

En somme, ce que dit une telle étude, c’est que le plus grave problème actuel de la violence conjugale est celui de la violence conjugale subie par les hommes, car les hommes ont tendance à demeurer beaucoup plus longtemps que les femmes dans une union où sévit la violence conjugale. Et si ces hommes victimes de violence conjugale ont également des enfants, leurs enfants ont également tendance à être exposés beaucoup plus longtemps à la violence de la conjointe de leur père. Et la plupart des organismes qui prétendent se préoccuper de la violence conjugale au Québec manifestent une attitude totale de déni face à ce problème d’une ampleur aussi grande que celui de la violence conjugale subie par les femmes.

On en a la preuve irréfutable d’une telle attitude de déni à la suite des circonstances suivantes. En 2002, confronté aux demandes pressantes exercées par divers groupes de pression (le Cran d’arrêt faisait-il partie de cette cabale ?) qui ont fait valoir que les résultats de cette enquête contrevenaient à leurs propres préjugés idéologiques sur le phénomène de la violence conjugale, la Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de la région du Saguenay-Lac-St-Jean a cédé devant l’intimidation pratiquée par ces groupes de pression et a remisé aux oubliettes cette enquête scientifique menée à un coût de plusieurs dizaines de milliers de dollars. Une telle censure idéologique, inspirée par le même obscurantisme que celui qui a présidé à la censure imposée autrefois par l’Église catholique envers toutes les œuvres susceptible de questionner la doctrine de l’Église ou de s’y opposer, visait essentiellement à permettre à ces groupes de pression de poursuivre la campagne de désinformation et de dénigrement envers les hommes qu’ils mènent depuis plus de trois décennies dans le but d’avaler toujours davantage de fonds du Ministère de la Santé et des Services sociaux et des autres ministère du gouvernement du Québec  L’Agence de Santé et des Services sociaux a succédé à la Régie de la Santé et des Services sociaux, mais demeure toujours inféodée à ces mêmes groupes de pression.

Quelle confiance le public peut-il avoir envers une agence dont les études et les rapports sont censurés afin de ne pas contrevenir aux intérêts corporatistes de certains groupes de pression et à l’idéologie qu’ils veulent diffuser ? L’Agence de santé est-elle au service des groupes de pression ou est-elle au service de l’ensemble de la population su Saguenay-Lac-St-Jean ?

C’est L’après-rupture qui a dénoncé et rendu publique cette censure d’une étude scientifique en ayant recours aux dispositions de la Loi sur l’accès à l’information, démarche qui a forcé l’Agence de Santé et des services sociaux du Sagueny-Lac-St-Jean de rendre publics les résultats de l’Enquête pyschosociale menée ne 2000

[En ligne] :
http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/progres-dimanche/200901/23/01-820413-violence-conjugale-les-hommes-ne-sont-pas-epargnes.php.
http://lapresrupture.qc.ca/saguenay.html

http://www.lapresrupture.qc.ca/ArchivesLettresOuvertes.html#hommesvictimes

Si L’après-rupture n’était pas intervenu, jamais les résultats de cette étude n’auraient été divulgués.

Le Cran d’arrêt choisit délibérément d’ignorer cette étude (dont les résultats corroborent des centaines d’études semblables) qui porte pourtant précisément sur la population de la région qu’il dessert.

Pourquoi le Cran d’arrêt choisit-il de dénigrer spécifiquement les hommes et de leur attribuer le monopole de l’exercice de la violence conjugale, comme l’affirme implicitement le représentant du Cran d’arrêt : « Ces 43 hommes affirment publiquement qu’aucune violence n’a jamais ajouté à la grandeur des hommes. Nous disons non à toutes formes de violence faites aux femmes », explique Rémi Bilodeau, coordonnateur du Cran d’Arrêt, présent à la conférence de presse où l’on a dévoilé les détails de cette démarche.»
[En ligne] :
http://lepoint.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=190174&id=1182&classif=Derni%E8re+heure?

Dans cette campagne de sensibilisation à la violence conjugale, il n’est aucunement fait mention même de la possibilité que les hommes subissent de la violence conjugale.

Si le Cran d’arrêt était véritablement opposé à la violence conjugale, il dénoncerait avec la même vigueur la violence conjugale perpétrée par les hommes ainsi que celle perpétrée par les femmes. Des centaines d’études empiriques montrent que les hommes et les femmes utilisent la violence conjugale dans des proportions comparables, comme le montre avec éloquence la compilation réalisée le chercheur Martin Fiebert
[En ligne] :
http://www.csulb.edu/~mfiebert/assault.htm

En outre, les études empiriques montrent que dans la majorité des couples où sévit la violence cette violence conjugale est mutuelle dans une majorité de cas et les femmes sont tout aussi susceptibles que les hommes d’être les initiatrices de la violence (Source : Institut de la statistique du Québec, 2007, Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada, 2004, p. 20-21,
[En ligne] : http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2007/ViolenceH_F2004.pdf).

Comment un organisme comme le Cran d’arrêt peut-il prétendre être en mesure d’effectuer une intervention efficace auprès des conjoints violents, si ceux-ci sont à même de se rendre compte au bout de quelques minutes de thérapie que son analyse du processus de la violence conjugale est complètement fausse et biaisée ?

Il suffit de quelques minutes pour que leur intervention perde toute crédibilité aux yeux des hommes qui se sont inscrits à ce traitement (sans doute à la suite d’une ordonnance judiciaire) et qu’elle soit reconnue pour ce qu’elle est, soit un tissu de stéréotypes et de préjugés hostiles aux hommes et visant à les culpabiliser, même pour les crimes qu’ils n’ont pas commis. Ces groupes spécialisés dans le soi-disant traitement des conjoints violents adhèrent sans réserve à la pratique du déni de l’existence de la violence conjugale perpétrée par les femmes.

En somme, le traitement qu’ils offrent repose sur le refus de reconnaître que les hommes et les femmes, c’est-à-dire les deux conjoints, peuvent, dans une bonne proportion des cas, avoir une responsabilité partagée dans une situation de violence conjugale.

Les campagnes de sensibilisation comme celle que mène  la Table de concertation en violence conjugale et agressions sexuelles Domaine-du-Roy, ne dénonce que la violence conjugale perpétrée par les hommes et omet sciemment de reconnaitre l’existence de la violence perpétrée par les femmes et surtout de la dénoncer.

En d’autres mots, cette campagne alimente un préjugé sexiste voulant que seuls les hommes soient violents et que seuls les hommes ont recours à la violence conjugale.

Si vous n’avez jamais vu de votre vie ou entendu parler une seule fois d’une femme hurlant après son conjoint, l’insultant ou l’injuriant ou l’humiliant, ou même le poussant, le bousculant ou le frappant, alors vous pouvez ajouter foi au stéréotypes proposés par ces groupes de pression. Tous les autres, vous savez que ces groupes de pression vous mentent. S’ils vous mentent, c’est pour extorquer des centaines de millions au gouvernement. C’est pour extorquer vos impôts et vos taxes.  

La position de L’après-rupture est claire, simple et juste : toute violence conjugale est inacceptable. La violence conjugale est condamnable, autant si elle commise par un homme ou une femme. Car les conséquences de la violence conjugale sont aussi néfastes quand elle est perpétrée par une femme que lorsqu’elle est perpétrée par un homme, surtout si des enfants sont témoins ou victimes de cette violence. L’attitude de déni face à la violence conjugale perpétrée par des femmes, même si des enfants en sont également les victimes, est moralement injustifiable et est socialement inacceptable. Une telle attitude de déni est devenue aujourd’hui l’une des principales causes de la transmission intergénérationnelle de la violence.


L’ÉQUIPE DE L’APRÈS-RUPTURE