Prix Citron
L'après-rupture
Benjamin Vachet
Journaliste
Agent de propagande des CALACS?
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Lettre ouverte
L'après-rupture
12 avril 2011
Un prix Citron de L’après-rupture à
Benjamin Vachet du
Réseau Select
AGRESSIONS SEXUELLES… OÙ EST PASSÉ LE
PROFESSIONNALISME JOURNALISTIQUE?
NOUVELLE DE L'HEURE
Nouvelles
Journaux du Réseau Select
Tous en talons hauts le 7 mai
8 avr. 2011
Benjamin Vachet
« Selon les chiffres de
2000 du Regroupement québécois de CALACS, une femme sur
trois aura vécu une
forme de violence au cours de sa vie et une femme est violée
toutes les 17 minutes
au Canada. »
http://www.largenteuil.ca/home.jsp?id=5§ion=news&news_item_id=21201
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Comme le
faisait remarquer il y a quelques années la philosophe
américaine Christina
Hoff Sommers, il est plus compliqué de faire disparaître
les fausses
statistiques féministes que de supprimer un vampire (En
ligne : http://chronicle.com/article/Persistent-Myths-in-Feminis/46965 ). On pourrait ajouter, surtout
au sein du milieu journalistique.
Les
journalistes oeuvrant dans la presse régionale, comme M. Benjamin Vachet, ignorent sans doute encore que les
CALACS n’ont
aucune crédibilité en matière statistique. Le fait
que M. Vachet attribue
lui-même aux CALACS le chiffre de 1 femme sur 3 victime
d’agression sexuelle
est de la désinformation. Les CALACS ne font que reproduire ce
chiffre dont
l’origine remonte à 1993. Il est clair que M. Vachet n’a pas
fait de gros
efforts pour vérifier l’authenticité et la
véracité de cette information.
<>Comme Mme
Josée Bélisle du CALACS de l’Abitibi le confirmait la
semaine dernière (voir
texte en copie ci-dessous), les CALACS ont puisé cette
donnée dans le rapport Les agressions sexuelles STOP, produit par un groupe de travail
constitué par divers ministères du Gouvernement du
Québec, et publié en 1995
(En ligne: http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2000/00-807/95-802.pdf ).
Et si l’on
vérifie dans cette publication, on trouve que la source de ce
chiffre est
l’Enquête sur la violence envers les femmes de 1993 (p. 26), qui
a utilisé une
définition extrêmement large de l’agression sexuelle,
nettement plus étendue
que celle du Code Criminel, et surtout nettement plus large que celle
de viol
(alors que ces groupes de pression se plaisent à entretenir
l’ambiguïté qui
plane sur ces deux notions largement distinctes).
Il semble
que M. Vachet ne parvient pas à comprendre que si l’on cite
comme étant encore
d’actualité une statistique sur les agressions sexuelles qui
date de 1993,
c’est-à-dire vieille de plus de 18 ans, on se trouve par le fait
même à statuer
que toutes les politiques et tous les programmes mis en place par les
divers
paliers de gouvernement au Québec et au Canada pour
contrer et prévenir
les agression sexuelles ont été un échec complet.
Est-ce bien ce que M. Vachet
veut dire quand il cite ce chiffre de 1993? Si cette
interprétation est
réellement celle qu’il veut faire, ne pourrait-il le dire plus
clairement ?
En outre, quand
M. Vacher affirme qu’une femme est violée toutes les 17 minutes
au Canada, il
est clair qu’il n’a pas fait le calcul qu’une telle affirmation
implique. Sans
compter que la notion de viol a été supprimée en
1983 du Code criminel
canadien, pour être remplacée par celle, beaucoup plus
générale et plus large,
«d’agression sexuelle» (voir Les agressions sexuelles STOP, p. 21). Alors que M. Vachet
présente cette notion comme encore actuelle. Il est
manifestement clair qu’il y
a longtemps que M. Vachet n’a procédé à la mise
à jour de ses connaissances en
la matière. Quand il affirme qu’une femme est victime de
«viol» à toutes les 17
minutes au Canada (ce qui représente un total de 30918
«viols» par année selon
M. Vachet), il est à peu près certain que M. Vachet
confond la notion de «viol»
avec celle, plus beaucoup large, d’agression sexuelle, et qu’il
présume que
toutes les infractions enregistrées par la police au Canada dans
la DUC2 sous
la rubrique «agression sexuelle» correspondent à la
notion juridique de viol,
telle qu’elle existait jusqu’en 1983 au Canada.
M. Vachet
est dans l’erreur et il induit ses lecteurs en erreur. Pour s’en
assurer, il
n’a qu’à vérifier auprès de la police et d’un
expert en droit criminel, comme
devrait le faire systématiquement tout bon journaliste. Par
exemple, des
infractions criminelles reliées à de l’exhibitionnisme ou
du voyeurisme, çà ne
correspond pas à la notion juridique de «viol» en
droit canadien.
Ces erreurs
en série de M. Vachet montrent, pour la mille et unième
fois, que les
journalistes ont presque toujours tort de se fier aux
communiqués émis par les
groupes de pression féministes. Pourquoi cette
réalité est-elle si difficile à
admettre dans le milieu des médias? Comment les médias
peuvent-ils continuer à
prétendre être encore crédibles quand, de toute
évidence, l’information qu’ils
diffusent n’a fait l’objet d’aucune vérification et qu’il suffit
de quelques
vérifications pour en confirmer la fausseté ? Enfin,
il faut se demander à
quoi servent vraiment les hebdos qui répandent de la
désinformation de ce
genre?
L’ÉQUIPE
DE L’APRÈS-RUPTURE