11 février 2010
Publié dans
Le Courrier Sud
11 février 2010
Jean-Pierre Gagnon
Opinions - Publié le 11 février 2010 à 09:36
Le
député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, ainsi que
d’autres
députés péquistes, montent aux barricades pour
forcer la tenue d’une
enquête publique dans le secteur de la construction. C’est une
initiative fort louable.
Il aurait cependant été souhaitable que nos élus
politiques
s’inquiètent tout autant, sinon plus, lors de la parution du
Rapport
2008-2009, tome 1, chapitre 3 du Vérificateur
général du Québec. Le
Vérificateur a scruté à la loupe les horreurs
financières de plusieurs
organismes communautaires.
Les gouvernements libéral et
péquiste ont successivement omis d’exercer au fil des ans un
contrôle
serré des millions de dollars puisés dans les poches des
contribuables
et qui ont ensuite été versés sous forme de
lucratives subventions dans
les coffres d’organisations communautaires. En ce sens, les Agences de
la santé et des services sociaux, entre autres, ont fait preuve
d’un
laxisme inquiétant et coûteux.
Bombe à retardement
Certes, il ne faut pas mettre tous les organismes communautaires dans
le même panier de la magouille financière.
Malheureusement, si l’on se
fie à la rigueur du rapport du Vérificateur, plusieurs
organismes ont
carrément englouti des sommes astronomiques pris dans les
goussets des
contribuables pour venir en aide à des victimes inventées
de toutes
pièces. Des organismes souvent regroupés en lobby, en
groupes de
pression politiquement intouchables.
J’invite le
député Drainville et les citoyens à lire
attentivement ce rapport
facile à trouver sur le site internet du Vérificateur
général du
Québec. Une véritable bombe politique à
retardement qui risquerait de
mettre dans l’embarras autant les libéraux que les
péquistes.
M. Drainville aura-t-il le courage de s’attaquer cette fois au puissant
lobby communautaire…?
Jean-Pierre Gagnon, Longueuil
Collusion dans la construction: Bernard
Drainville presse la population d’agir
Steeve Mercier
Politique
- 15 janvier 2010 Mise à jour à 14:18:41
Afin d’accroître les pressions sur le gouvernement Charest pour
qu’il
déclenche une enquête publique sur l’industrie de la
construction, Bernard
Drainville
invite les citoyens à écrire à la
députation libérale. Via son site
internet, le député de Marie-Victorin a récemment
mis en ligne les
coordonnées de tous les élus du PLQ, y compris celles du
premier
ministre, dans l’espoir que ceux-ci reçoivent de nombreux
messages pour
qu’ils reconsidèrent leur position.
« Des milliards en jeu »
«Il y a des milliards de dollars qui sont en jeu», indique Bernard Drainville.
Ce dernier rappelle que la collusion et le trucage des appels d’offre
font en sorte que les règles de la concurrence ne jouent pas, ce
qui
engendrait une surfacturation des travaux routiers estimée
à plus 30%
pour les contribuables. À l’heure où les finances
publiques du
gouvernement québécois sont plus que jamais
précaires, le député
précise que ces montants payés en trop devront être
un jour remboursés,
car le coût de ces travaux est porté au compte de la dette.
À l’instar de ses collègues de l’opposition, Bernard Drainville
se questionne quant aux véritables raisons qui incitent le
gouvernement
Charest à refuser de tenir une enquête sur l’industrie de
la
construction. «Tout cet argent qui va dans les poches des
entrepreneurs
qui truquent les appels d’offre va-t-il uniquement dans leurs poches ou
est-il retourné, d’une façon ou d’une autre, vers le PLQ?
C’est en
plein le genre de questions auxquelles une commission d’enquête
serait
appelée à répondre», conclut-il. Les
coordonnées des députés libéraux
sont disponibles à l’adresse suivante: www.BernardDrainville.org
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