Ironie féministe : Christine St-Pierre, la
Fédération des
femmes du Québec et… l’Afghanistan !
Ce qu’il y a de plus ironique dans la publicité de la
Fédération
des femmes du Québec
http://matin.branchez-vous.com/nouvelles/2010/10/controverse_autour_dune_public.html
c’est que la plus ardente partisane de la poursuite de la
participation du Canada à la guerre en Afghanistan était
la journaliste
Christine St-Pierre qui était à ce moment la journaliste
attitrée à la
couverture de la politique dans la capitale du Canada. Elle a
envoyé
une lettre
à La Presse affirmant que cette guerre était
nécessaire pour soustraire
les
femmes afghanes du joug des Talibans.
On sait tous que Mme St-Pierre avait dérogé de
façon
délibérée à la
pratique journalistique consistant à ne pas s’immiscer dans les
débats
politiques. Elle se trouvait en flagrant conflit d’intérêt
quant à la
couverture de cette question, ayant pris publiquement position à
ce
sujet.
Quelques mois plus tard, elle s’est présentée comme
candidate libérale
et est
devenue ministre de la Condition féminine du Québec, mais
étant l’une
de celles
qui ont le plus contribué à justifier auprès de
l’opinion publique la
poursuite
de la mission de l’armée canadienne en Afghanistan.
Il ne serait pas étonnant que les fonds que dispense
sans
nul doute
le ministère de la Condition féminine dirigé par
la ministre St-Pierre
contribuent maintenant à dénoncer la guerre dont la
ministre de la
Condition
féminine a souhaité la poursuite de toutes ses forces.
Est-ce que la ministre de la Condition féminine du
Québec
est
encore en faveur de la poursuite de la guerre en Afghanistan et est-ce
que la
ministère de la Condition féminine du Québec
contribue à financer la
campagne
de la Fédération des femmes du Québec contre la
guerre en Afghanistan ?
Précisons que ce sont les contribuables qui financent
depuis
des
années à coups de millions la propagande féministe
victimaire de la
Fédération
des femmes du Québec. Des millions perdus qui auraient pu
certainement
être
consacrés aux citoyens démunis de notre
société.
L’équipe
de L’APRÈS-RUPTURE vous invite à lire ce qui suit :
Publié
le 27
Février 2007
Publié
le 23
Février 2010
[Document
en ligne] : http://www.nouvellessaint-laurent.com/Politique/2007-02-27/article-811309/Christine-St-Pierre-passe-devant-la-camera/1
Fille
d’aviculteur, élevée sur une ferme, étudiante en
sciences sociales puis journaliste à Radio-Canada pendant 31
ans,
Christine
St-Pierre est plus qu’une candidate libérale à
l’élection provinciale
du 26
mars, dans la circonscription de l’Acadie. C’est une femme d’engagement
qui
connaît bien la politique.
«Mon
père a
été maire de Saint-Roch-des-Aulnaies, un petit village de
900 âmes que
mes
ancêtres ont fondé dans le bas du fleuve, et il
s’identifiait au parti
de
l’Union nationale», raconte fièrement l’ex-journaliste,
attablée pour
le
petit-déjeuner dans un restaurant du boulevard l’Acadie,
mercredi
matin. «Je
suis allée à l’école de rang dans les
années où Maurice Duplessis
régnait au
Québec. Au secondaire, j’ai été parmi les
premières filles à fréquenter
le
collège de La Pocatière, qui était alors
réservé aux gars. Puis, j’ai
participé
aux débuts des cégeps au même endroit»,
ajoute Mme St-Pierre, plongée
dans ses
souvenirs de jeunesse.
Elle se rappelle en outre son premier emploi, serveuse dans un
restaurant au
théâtre d’été de son patelin.
Deuxième enfant d’une famille de cinq
filles,
Christine St-Pierre précise que ses parents,
décédés depuis plusieurs
années,
tenaient à ce qu’elles soient scolarisées. Après
ses études à
l’Université de
Moncton parce que son amoureux y habitait, elle s’inscrit à une
maîtrise en
démographie à l’Université de Montréal.
À la recherche d’un emploi
d’été, elle
est embauchée par Radio-Canada en juin 1976 pour une
émission
radiophonique
régionale. Au lieu de continuer sa maîtrise, Mme St-Pierre
poursuit son
aventure journalistique à la radio, puis à la
télévision. Elle a, entre
autres,
été correspondante parlementaire à Québec,
à Ottawa et à Washington.
«J’ai
consacré mon temps à ma carrière puisque j’ai su
tôt, à mon grand
malheur, que
je ne pouvais pas avoir d’enfant. La vie a choisi autre chose pour
moi», confie
la candidate libérale, qui partagera son temps entre son
conjoint et
les
électeurs de l’Acadie, où habitent ses beaux-parents.
Jean
Charest et l’Afghanistan
À
53 ans,
Christine St-Pierre dit avoir fait le tour du jardin comme journaliste,
un
métier qui lui a aussi permis de couvrir les Jeux olympiques de
Salt
Lake City.
Elle a donc décidé d’accepter l’offre de Jean Charest de
se lancer en
politique.
«La
perspective de devenir députée m’emballe beaucoup. Je
passe de
l’observation de
la scène politique à l’action. C’est un cheminement
logique dans ma
carrière.
Le journalisme a été un bon camp d’entraînement
pour la politique»,
estime-t-elle.
Avant de passer de journaliste à candidate aux élections,
Mme St-Pierre
a pris
le temps de réfléchir. «C’était à la
fois difficile et euphorique. J’ai
eu besoin
de marches au grand air et de penser à mon père afin de
me décider»,
révèle-t-elle.
Alors qu’elle était journaliste, Christine St-Pierre a
écrit une lettre
dans un
quotidien pour appuyer la mission canadienne en Afghanistan,
dérogeant
ainsi à
une politique de son employeur, et suscitant de vives réactions
chez
ses
collègues. «Cette lettre était un cri du cœur, plus
fort que moi, afin
de
rendre hommage aux soldats. Un geste à la fois humanitaire et
féministe, mais
aucunement politique. Je maintiendrai toujours ces propos, même
si je
n’aurais
pas dû le faire en raison de ma fonction», avoue-t-elle
après
réflexion. «C’est
révélateur, puisque ça m’a poussé à
repenser mon avenir. J’ai pensé
faire un
documentaire ou aller en affaires publiques. J’ai même
approché un
éditeur pour
écrire un livre sur le 400e anniversaire de Québec.
L’appel de la
politique est
venu s’ajouter à tout cela», ajoute-t-elle sans
prétention.
Mme St-Pierre a déjà rencontré les membres de
l’Association libérale
provinciale de l’Acadie, le député sortant Yvan
Bordeleau, qui ne
sollicitera
pas un cinquième mandat, et la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville,
Marie-Andrée
Beaudoin. Elle a ainsi voulu se familiariser avec les enjeux et les
projets
dans la circonscription. «On m’a beaucoup parlé du
redéploiement du
secteur
Chabanel, mais je vais étudier les dossiers avant de
dévoiler mes
engagements»,
prévient-elle sagement.
Confiante du jugement des électeurs de l’Acadie, qu’elle
désire
rencontrer au
cours des prochaines semaines afin de connaître leurs
préoccupations,
Christine
St-Pierre souhaite travailler sur la condition féminine et
améliorer
l’image
des politiciens. En cas de défaite, elle pourrait exercer un
métier
autre que
celui de journaliste. «On verra le 26 mars», lance-t-elle
en guise de
conclusion.
Christine St-Pierre
[Document
en ligne] : http://www.fpjq.org/index.php?id=119&tx_ttnews[tt_news]=3154&tx_ttnews[backPid]=239&cHash=448c64ab72
Les journalistes
nord-américains
font vœux d’objectivité, de neutralité
et d’impartialité. Comme l’a démontré la lettre
ouverte de Christine
St-Pierre
appuyant sans réserve la mission en Afghanistan, ce
catéchisme est
toutefois
difficile à respecter. À l’heure des blogues, doit-on
encore considérer
chaque
entorse à la règle comme un péché ?
Sophie Brouillet
Le cri du cœur lancé par la journaliste Christine St-Pierre aux
soldats
canadiens en Afghanistan en septembre, dans le courrier des lecteurs de
La Presse, est venu ranimer l’éternelle question de
l’objectivité
journalistique. Non pas que la principale intéressée,
repentante, ait
revendiqué le droit d’exprimer publiquement une opinion sur un
de ses
champs de
reportage. Mais parce que l’épisode ébranle l’image du
journaliste
détaché de
son sujet, image que chacun affiche comme une garantie de
professionnalisme.
Quelques jours après l’« affaire » Christine
St-Pierre, Richard
Martineau s’est
interrogé sur la vérité de cette image en faisant
valoir que tous les
journalistes ont des convictions personnelles, exprimées ou pas,
que la
réserve
extérieure ne rend pas automatiquement leur travail plus neutre
et que
le
journalisme à la française a en ce sens ses avantages.
« En France, c’est clair, écrivait-il sur son blogue. Il y
a une presse
de
droite, une presse de gauche... Quand on lit Le Figaro, par exemple, on
connaît
les repères idéologiques des journalistes, les valeurs
qui leur
tiennent à
cœur, ce qui les motive... » Un modèle plus honnête,
moins « hypocrite
», se
demandait-il sans trancher la question.
Un « accident »
Relevée temporairement de ses fonctions de correspondante
parlementaire
à
Ottawa à la suite de sa lettre ouverte, Christine St-Pierre
parle de
cette
dernière comme d’un « accident », et assure que ses
positions de
citoyenne
n’ont jamais coloré ses reportages.
« J’ai été affectée à des dossiers
majeurs durant ma carrière, et
jamais
personne n’a pu détecter mes opinions, dit-elle. Je suis
toujours
soucieuse de
donner tous les points de vue, c’est une règle d’or pour moi.
»
Mais, en même temps, elle explique que sa sortie-hommage aux
soldats
canadiens
en Afghanistan découle directement de plusieurs années de
couverture de
la
politique canadienne et internationale.
« J’ai suivi de très près les
événements du 11 septembre 2001 à
Washington,
raconte-t-elle. Je suis le dossier de l’Afghanistan depuis 2001. Le
régime des
talibans était très cruel, c’était presque
l’équivalent d’Hitler… La
situation
des femmes et des enfants là-bas m’a amenée à
m’intéresser énormément à
ce
dossier-là et, récemment, les cercueils des soldats
canadiens m’ont
vraiment
émue et touchée. J’ai pensé quelques secondes
à mon devoir de réserve…
pas
assez longtemps. »
Dans sa lettre, la journaliste disait aux soldats canadiens que leurs
larmes à
la perte de leurs collègues n’étaient pas vaines, mais
« braves » et
qu’ils ne
devaient pas revenir au pays. Une position prise en pleine controverse
sur le
bien-fondé de la mission canadienne en Afghanistan, que le chef
du NPD
Jack
Layton venait de dénoncer.
Encore très secouée lors de l’entrevue avec le Trente,
quelques jours
après son
changement de poste, elle a dit préférer l’approche
nord-américaine du
journalisme à l’approche française et n’a pas
cherché à se défendre.
C’est
plutôt le contraire. « Un peu avant d’écrire ma
lettre, j’avais dit à
mon
patron que je ne me sentais plus à l’aise de couvrir ce
dossier-là, mon
objectivité n’y était plus », a-t-elle
confié.
Une objectivité relative…
Journaliste à la défunte émission de Radio-Canada
Le Point Médias, qui
se
penchait sur l’éthique des médias, Louis Lesage est moins
sévère.
L’objectivité, dit-il, ne consiste pas seulement à faire
un compte
rendu de
différents points de vue. « C’est la passion de
l’honnêteté
journalistique, la
tentative de comprendre le plus possible son objet et,
nécessairement,
à force
de confronter les points de vue, on peut arriver à une analyse
qui
privilégie
l’un d’eux. En ce sens, la vision des choses de la lettre de Christine
avait
son objectivité… »
Florian Sauvageau, ancien journaliste, professeur à
l’Université Laval
et lui
aussi spécialiste de l’éthique des médias,
relativise également l’idée
d’objectivité. « Les reportages ont tous des angles,
dit-il. Comme
journaliste,
je choisissais les sujets qui m’intéressaient, et mes
invités. C’est
certain
qu’un reporter à la sensibilité altermondialiste n’aura
pas tendance à
aller
chercher un interlocuteur de l’Institut économique de
Montréal… »
« Chacun a sa construction de la réalité,
concède aussi le président du
Conseil
de presse du Québec, Raymond Corriveau. C’est d’ailleurs pour
ça qu’on
reçoit
tant de plaintes d’interviewés qui reprochent aux journalistes
de
n’avoir pas
transcrit tout ce qu’ils avaient dit… On leur répond souvent que
c’est
le rôle
du journaliste de faire des choix. »
...mais essentielle
N’empêche, disent MM. Sauvageau et Corriveau,
l’objectivité est
essentielle au
journaliste, sinon comme une compétence parfaitement acquise, du
moins
comme un
idéal vers lequel tendre. « Je crois à
l’idée d’impartialité parce
qu’elle
oblige les journalistes à connaître leurs
préjugés et à redoubler de
vigilance
», dit Florian Sauvageau. « Ne plus chercher les faits
serait
destructeur pour
la profession », renchérit Raymond Corriveau, qui
perçoit une sérieuse
« perte
de crédibilité » des médias français
et soupçonne le journalisme engagé
d’en
être responsable. « Quand on sait ce qu’un journal va dire
avant même
de
l’avoir lu, ça pose problème », dit-il.
Correspondant de La Presse à Paris, Louis-Bernard Robitaille
voit la
mésaventure de Christine St-Pierre comme très «
vénielle » en regard
des
pratiques qui ont cours en France. Selon lui, le modèle
français de
journalisme
se défend « jusqu’à un certain point »,
honoré par des articles où les
sensibilités personnelles des journalistes font bon
ménage avec leur
rigueur
professionnelle. « Ce n’est pas choquant dans la mesure où
c’est fait
honnêtement », dit-il des reportages français,
dénonçant dans un même
élan
l’hypocrisie de certains papiers américains «
officiellement » neutres.
Mais il perçoit lui aussi en France des glissements qui lui font
préférer, au
bout du compte, l’approche nord-américaine. Polarisée
entre ses
sensibilités de
droite (Le Figaro, L’Express, Le Point) et de gauche (Le Monde, Le
Nouvel
Observateur), la presse française voit selon lui sa
crédibilité
souffrir de cet
écartèlement. « Souvent, les magazines
exagèrent, leurs reportages
tirent la
couverture de leur côté. »
Inconvénient plus pragmatique, les médias engagés
seraient condamnés à
des
tirages qui laissent à désirer. Quoi que laisse croire
leur
rayonnement, ils ne
vendent pas toujours beaucoup, observe Louis-Bernard Robitaille. Un
handicap
qui serait difficile à surmonter sur le petit marché
québécois. « C’est
en
partie pour des raisons économiques que les journaux d’ici sont
neutres, dit
Florian Sauvageau. Il faut l’être pour vendre à tout le
monde. »
Ce qu’en pensent les patrons de presse.
Du côté des patrons des médias
québécois, le directeur de l’information
de
Radio-Canada, Alain Saulnier, préfère le principe
nord-américain de
neutralité
journalistique. Mais, visiblement malheureux de l’affaire Christine
St-Pierre,
il souligne son caractère exceptionnel et la souplesse qu’il
aurait pu
montrer dans
une autre situation, au nom de la liberté d’expression. «
Je n’aurais
peut-être
pas réagi comme ça si elle avait eu une autre fonction
que celle de
journaliste
parlementaire à Ottawa, explique-t-il. Et si ça avait
été un sujet plus
anodin…
mais la mission canadienne en Afghanistan était le débat
de l’heure.
Comment
allait-elle pouvoir interviewer Jack Layton après ça ? Je
ne l’ai pas
suspendue, elle s’est mise hors jeu elle-même. » Une mise
hors jeu
temporaire,
puisque, au moment de mettre sous presse, il était prévu
que la
journaliste
reprenne ses fonctions à Ottawa à la mi-novembre.
Les normes de Radio-Canada, précise Alain Saulnier,
n’interdisent pas
complètement les prises de position citoyennes des journalistes,
mais
exigent
qu’ils demandent une autorisation avant de s’exprimer et qu’ils
évitent
les
sujets controversés.
Au Journal de Montréal, le rédacteur en chef Dany Doucet
juge
l’histoire de Mme
St-Pierre « très près d’une situation de conflit
d’intérêts ». Il
favorise les
rotations des beats des journalistes pour éviter qu’ils perdent
leurs
distances
par rapport à leurs sujets de reportage. Beat ou pas, les
journalistes
peuvent-ils laisser leur perception d’une situation controversée
complètement
en dehors de leurs reportages ? « C’est impossible,
reconnaît M.
Doucet. Mais
il y a des limites à ne pas dépasser. »
Le vice-président à l’information de La Presse, Philippe
Cantin, croit
qu’il
vaut mieux laisser de côté l’idée
d’objectivité et la remplacer par
celle de «
démarche journalistique ».
« Il faut se demander si, dans un reportage, toutes les versions
des
faits sont
données et si elles le sont de manière équitable,
dans le respect»,
explique-t-il.
Un changement d’approche qui permet selon lui d’éviter une
véritable
impasse. «
J’ai de la misère avec la notion d’objectivité,
confie-t-il. Elle veut
dire
tout et rien à la fois. On a fait des colloques, des papiers
là-dessus,
on est
arrivés à plusieurs définitions
différentes… Je crois que ce n’est pas
la bonne
façon de poser la question. » -30-
Sophie Brouillet est journaliste
à
LaPresseAffaires.com.
EXERGUE
PHOTO
« J’ai pensé quelques secondes à mon
devoir de réserve…
pas assez longtemps. »
— Christine St-Pierre
EXERGUE
1
« Quand on sait ce qu’un journal va dire avant même de
l’avoir lu, ça
pose
problème »
— Raymond Corriveau, président du Conseil de presse
EXERGUE
2
« Je n’aurais peut-être pas réagi comme ça si
elle avait eu une autre
fonction
et si ça avait été un sujet plus anodin. Mais
comment allait-elle
pouvoir
interviewer Jack Layton après ça ? »
— Alain Saulnier, directeur de l’information à Radio-Canada
RADIO-CANADA
[Document en ligne] : http://www.fr.canoe.ca/divertissement/tele-medias/nouvelles/2006/09/12/1829732-jdm.html
Christine Saint-Pierre tablettée!
Dany Bouchard
Le Journal de Montréal
12-09-2006 | 09h38
Rapatriée à Montréal, Christine
St-Pierre sera absente du
petit
écran jusqu'en janvier. Punie pour avoir donné son
opinion sur le rôle
du
Canada en Afghanistan, l'ex-courriériste parlementaire de
Radio-Canada
préparera, dans l'ombre, une revue des événements
de l'année.
«C'est une grosse
punition
de
m'enlever des ondes, mais c'est correct.
«Maintenant, il faut
que ça
s'arrête
là», estime la journaliste, émue.
Recherchiste
Rencontrée par ses
patrons
hier
matin, Christine St-Pierre s'est fait proposer de préparer la
revue de
l'année
(qui est habituellement diffusée durant les fêtes) ou de
devenir
recherchiste
pour Zone libre ; deux bien modestes rôles comparés
à celui qu'elle
occupait
encore il y a une semaine.
«J'aime bien mes
collègues
de Zone
libre, mais j'aurais senti la punition encore plus forte; j'aurais
booké des
entrevues et ce n'est pas moi qui les aurais faites à
l'écran», dit
celle qui a
finalement opté pour la revue de fin d'année.
«Ça va me
tenir très
occupée»,
ajoute-t-elle en essayant de voir le bon côté des
événements.
«Ça va aussi
permettre à
tout le
monde de faire la part des choses ; j'ai enfreint une règle et
j'en
reconnais
la gravité, mais je n'ai quand même pas commis d'acte
criminel», répète
la
journaliste, la gorge nouée par l'émotion.
La punition de Christine
St-Pierre ne
se limitera pas à un retour dans l'ombre pendant trois mois ;
vendredi,
elle
rencontrera à nouveau ses patrons qui comptent cette fois
ajouter un
avis
disciplinaire à son dossier d'employée.
«Je ne minimise pas
ce que
j'ai fait,
mais je n'ai pas commis de crime», martèle-t-elle.
«J'ai 30 ans
d'expérience ;
je n'ai
jamais été poursuivie et je n'ai jamais été
blâmée par le conseil de
presse.
C'est un dur coup», admet Mme St-Pierre.
Beaucoup d'appuis
Depuis qu'elle a
été
relevée de ses
fonctions jeudi dernier, la courriériste parlementaire de
Radio-Canada
à Ottawa
a reçu plusieurs témoignages d'appui, tant de ses
collègues que des
téléspectateurs.
«J'ai reçu une
douzaine de
courriels
et des lettres de téléspectateurs, dont un message
écrit par la
conjointe d'un
soldat parti en Afghanistan.
«Plusieurs de mes
collègues
m'ont
aussi téléphoné ou écrit un message. Des
gros noms et des collègues
auxquels je
ne m'attendais pas. [...] Bernard Derome m'a
téléphoné pour prendre de
mes
nouvelles, savoir comment j'allais», confie-t-elle.
Malheureusement pour elle,
tous ses
collègues n'ont pas eu cette réaction, allant
jusqu'à lui tourner le
dos ou à
l'ignorer en l'apercevant hier dans la salle des nouvelles.
«J'ai mis mes patrons
dans
l'embarras
et je le regrette.
«J'ai mis mes
collègues
d'Ottawa dans
l'embarras et je le regrette aussi. [...]
«Je le
répète, mais je
plaide
coupable», insiste la journaliste.
Relevée sur-le-champ
Jeudi dernier, Christine
St-Pierre a
publié un court billet en émettant son opinion quant
à la présence des
soldats
canadiens en Afghanistan.
«Des voix
s'élèvent pour
réclamer
votre retour au pays. Moi, je dis de grâce non», a-t-elle
écrit.
«Cette mission
entérinée,
faut-il le
rappeler, par les Nations Unies est essentielle et doit aller jusqu'au
bout.
Nous vous devons tout notre respect et un appui
indéfectible», a-t-elle
ajouté.
Furieux, les patrons de
Christine St-Pierre
l'ont relevée sur-le-champ de ses fonctions, alléguant
que les
journalistes ne
sont pas autorisés à émettre leurs opinions dans
des publications
extérieures.
Hier, la direction de
Radio-Canada a
laissé savoir «qu'aucune décision
définitive» n'avait encore été prise
en
regard du sort réservé à Christine St-Pierre.
Dany
bouchard
dbouchard@journalmtl.com
OPINION
SUR L'AFGHANISTAN
Christine Saint-Pierre chassée d'Ottawa
Dany Bouchard
Le Journal de Montréal
08-09-2006 | 07h05
[document
en ligne] http://www.independance-quebec.com/forum/post-52032.html&sid=b7e83318aea6663111266251bdc7576d
Christine St-Pierre a été
relevée de ses
fonctions de
courriériste parlementaire à Ottawa; ses patrons de
Radio-Canada n'ont
pas
apprécié qu'elle donne publiquement son opinion quant au
rôle du Canada
en
Afghanistan.
La journaliste, qui compte trente ans de
métier
à
Radio-Canada, a écrit hier matin un court billet dans un
quotidien
montréalais
en émettant son opinion quant à la présence des
soldats canadiens en
Afghanistan.
«Des voix s'élèvent pour
réclamer votre retour
au pays.
Moi, je dis de grâce non», écrit Christine
St-Pierre, dont la signature
du
texte précise qu'elle est aussi journaliste à
Radio-Canada.
«Cette mission entérinée,
faut-il le rappeler,
par les
Nations Unies est essentielle et doit aller jusqu'au bout. Nous vous
devons
tout notre respect et un appui indéfectible», écrit
la journaliste.
Relevée
sur-le-champ
Furieux de son initiative, ses patrons de
Radio-Canada
l'ont aussitôt rencontrée hier matin pour la relever
sur-le-champ de
ses
fonctions de courriériste sur la colline parlementaire à
Ottawa.
«Les journalistes ne sont pas
autorisés à
émettre
leurs opinions personnelles dans des publications extérieures.
[...]
Elle a
enfreint les règles», tranche la directrice des nouvelles
de
Radio-Canada,
Catherine Cano.
«Elle n'a pas été
congédiée, mais elle a été
relevée de
ses fonctions pour une période
indéterminée», ajoute-t-elle, en disant
réfléchir à ce qu'il adviendra désormais de
la journaliste.
«On se reparlera la semaine
prochaine», précise
Mme Cano,
en ajoutant que ce n'est pas la première fois qu'une journaliste
à
l'emploi de
la société d'État enfreint les règles de
cette façon.
Une opinion de «citoyenne»
Jointe hier, Christine St-Pierre a admis
qu'elle n'aurait
pas dû se commettre publiquement sur un dossier aussi
«délicat» que la
présence
canadienne en Afghanistan.
«La politique journalistique est
claire ; on
n'a pas à
donner nos opinions publiquement et je l'ai fait»,
reconnaît-elle.
La journaliste précise toutefois qu'elle
n'a
jamais eu
l'intention d'impliquer Radio-Canada dans son billet.
«J'ai émis une opinion personnelle
à titre de
citoyenne»,
dit-elle.
Contrairement à ce que disent ses
patrons,
Christine
St-Pierre prétend que c'est elle qui a demandé à
être réaffectée.
«Je pense que c'est mieux pour moi que je
sois
hors de
tout ça.
«J'ai plein de vacances à prendre
et je vais
travailler
sur un dossier de recherche que je prépare pour
Radio-Canada»,
précise-t-elle.
Soucieuse de ne pas «faire tout un
plat» avec
cette
histoire, la journaliste précise qu'elle n'a plus l'intention de
partager
publiquement ses opinions, peu importe le sujet.
«Probablement que je ne le referai
plus»,
répète-t-elle.
Christine St-Pierre travaille pour Radio-Canada
depuis
1976. Elle a notamment été courriériste du bureau
de l'Assemblée
nationale à
Québec, correspondante à Washington, et
courriériste du bureau de la
Chambre
des communes à Ottawa.
R.-C. sexiste ?
Radio-Canada ferait preuve de sexisme en
comptant plus de
correspondants à l'étranger que de correspondantes,
prétendent
Micheline
Carrier et Élaine Audet dans une plainte qu'elles ont
adressée en août
à
l'ombudsman de Radio-Canada.
Les deux femmes dénoncent la nomination
de Luc
Chartrand
- «un homme de plus» - en tant que correspondant à
Paris. Elles
dénombrent sept
autres correspondants masculins et seulement deux féminins.
«Nous ne voulons pas mener le combat des
femmes
journalistes de Radio-Canada, c'est à elles et à leur
syndicat de se
défendre.
Mais en tant que contribuables et téléspectatrices, nous
ne pouvons pas
accepter qu'on nous impose des émissions où les femmes ne
sont pas
représentées
de façon égalitaire», écrivent-elles.
La directrice des nouvelles de Radio-Canada,
Catherine
Cano, s'est dite hier «sensible» à une
représentation égale entre les
hommes et
les femmes à Radio-Canada.
«On y va selon les
compétences», dit-elle.
Radio-Canada
reporter hit for backing Afghan
mission (CBC reporter suspended for backing troops)
Yahoo Canada ^ | Sept.8, 2006 | Reuters
[Document
en ligne]: http://www.freerepublic.com/focus/f-news/1698103/posts
Posted on 8 septembre 2006 19:52:23 by fanfan
OTTAWA
(Reuters) - One
of Canada's top television reporters has been suspended from her job
for
praising the country's increasingly troubled military mission in
Afghanistan, the
company said on Friday.
Christine
St-Pierre, a
veteran Ottawa correspondent for French-language public broadcaster
Radio-Canada, wrote an open letter to Canada's 2,300 troops telling
them to
ignore mounting criticism of the mission.
Five
Canadian soldiers
were killed last weekend, prompting ever louder calls for Ottawa to
review the
mission. One opposition party wants the troops to come back next
February, two
years ahead of schedule.
"We owe
you all
our respect and our unfailing support ... dear soldiers, your tears are
not in
vain, your tears are brave," St-Pierre wrote in the letter, which
Montreal's La Presse newspaper published on Thursday.
Radio-Canada
suspended
her for breaching internal regulations that stipulate employees are not
allowed
to express their opinions on controversial issues.
"Ms.
St-Pierre
infringed a number of Radio-Canada's journalistic rules ... she has
been
relieved of her functions for an indeterminate period," said spokesman
Marc Pichette, adding that the broadcaster was investigating what had
happened.
St-Pierre
told La
Presse she knew she had gone too far and said she could no longer be
objective
when it came to reporting on events in Afghanistan.
"I don't
think
I'll be covering this story again," she said.
L’ÉQUIPE
DE
L’APRÈS-RUPTURE