LA RÉALITÉ DE LA VIOLENCE CONJUGALE… NOS FÉMINISTES NE VONT PAS AIMER!

Lettre ouverte

L'après-rupture

8 octobre 2010

 

 

 

Voici le dernier rapport des statistiques policières sur les infractions de violence conjugale au Québec, portant sur l’année 2008 ?

 

http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/statistiques/violence_conjugale/2008/Violence_conjugale_2008.pdf

 

 

Malgré l’ajout d’une nouvelle catégorie d’infractions (les appels obscènes et l’intimidation de la part du conjoint, d’un ex-conjoint ou d’un ami intime), le nombre et le taux des infractions de violence conjugale subies par les femmes a diminué pour la deuxième année consécutive au Québec, alors que celui des hommes continue d’augmenter depuis sept années consécutives

 

 

En somme, malgré des campagnes annuelles très agressives menées par le ministère de la Condition féminine du Québec pour inciter les femmes à signaler la violence conjugale subie à la police, le taux des infractions subies par les femmes, signalées par les victimes elles-mêmes ou par une tierce partie, ne présente aucune augmentation nette au cours des huit dernières années. Et malgré l’absence totale de toute campagne de sensibilisation du public au problème de la violence conjugale subie par les hommes, ce taux a augmenté de 50 %, constituant la preuve irréfutable que la violence conjugale subie par les hommes est nettement plus sous-déclarée que celle subie par les femmes. En dépit de ces chiffres, il y a un déni agressif par des organismes gouvernementaux noyautés par les féministes, par de nombreux groupes de pression féministes financés par les fonds publics et par certaines féministes militantes des milieux académiques dont les salaires sont payées par les fonds publics, que la violence conjugale subie par les hommes constitue un problème social significatif.

 

 

Si bien qu’il n’y a pour ainsi dire aucune ressource digne de ce nom pour venir en aide aux hommes victimes de violence conjugale, qui se trouvent ainsi victimisés deux fois. Une première fois par leur conjointe et une deuxième fois par le lobby féministe qui est incapable d’admettre que ces hommes puissent avoir besoin d’aide. Ils sont souvent même victimisés trois fois, car si une tierce partie signale leur situation à la police, il y a de très fortes chances pour qu’ils soient mis en état d’arrestation et chassés de leur domicile par une ordonnance de la cour émise de manière expéditive et mécanique. Les plus vulnérables d’entre eux au plan psychologique choisiront souvent de se donner la mort; un grand nombre des autres sombreront dans la dépression ou la maladie mentale et iront joindre les rangs des itinérants sans domicile.    

 

Néanmoins, le ministère de la Condition féminine s’obstine à gaspiller année après année des sommes importantes qu’il consacre uniquement à inciter les femmes à déclarer davantage la violence conjugale subie, alors qu’il omet systématiquement d’inciter les hommes victimisés à en faire de même et à les assurer que leur appel à l’aide sera entendu au même titre que celui des femmes. Voilà un exemple très concret et très réel de la discrimination sexiste pratiquée par la ministre de la Condition féminine. Le plus navrant, c’est que cette situation ne constitue qu’un exemple maintenant patent d’une pratique qui se répète de façon presque généralisée dans un grand nombre de ministères et d’organismes du gouvernement du Québec, en vertu de la laquelle les hommes sont traités comme des citoyens de deuxième classe, les nouveaux ilotes produits en masse par nos féministes institutionnelles.

 

Par ailleurs, ce rapport du ministère de la Sécurité publique semble également montrer que la critique adressée à Mme Pelchat par L’après-rupture a atteint sa cible et que celle-ci n’ait pas apprécié de se voir contredite à chaque année par les publications annuelles de ce rapport, qui rappelait à chaque année en introduction que les données policières ne présentent qu’un portrait partiel de la situation d’ensemble de la violence conjugale et que seules les données de l’Enquête sociale générale permettent d’obtenir une image plus complète de l’ampleur de la violence conjugale au Québec, y compris celle subie par les hommes.

 

 

 Pour la première fois depuis près d’une décennie, le rapport annuel du ministère de la Sécurité publique ne fait aucunement mention de l’Enquête sociale générale. On fait comme s’il n’y avait qu’une seule source de données sur la violence conjugale (celle que préfère Mme Pelchat). On omet, pour la première fois, de souligner les distinctions méthodologiques entre les données policières de la DUC2, qui donnent une vision très partielle de l’ampleur de la violence conjugale au Québec, et les données de l’Enquête sociale générale qui permettent d’en obtenir une évaluation plus complète.

 

Il semble que le ministère de la Sécurité publique ait décidé de supprimer ces précisions méthodologiques essentielles pour ne pas heurter de front les convictions idéologiques étroites de Mme Pelchat.  Allant à l’encontre de tous les experts en la matière, Mme Pelchat a décrété en vertu des pouvoirs dont elle est investie en tant que présidente du Conseil du statut de la femme que les données policières de la DUC2 s’opposent aux résultats de l’ESG (Enquête sociale générale). Et il faut que son ignorance absolue des questions méthodologiques ait force de loi.    

 

Voilà maintenant la seule raison d’être du Conseil du statut de la femme qui s’est constitué en tribunal d’Inquisition (comme au temps de Galilée) pour décider de ce qui reçoit l’imprimatur de la rectitude politique «scientifique» féministe et de ce qui ne le reçoit pas. Voilà un exemple concret de l’obscurantisme moyenâgeux auquel nous a mené le féminisme radical et institutionnel dont Mme Pelchat est l’adepte avouée. Comme au temps de la grande noirceur, la censure effectue un retour en force au Québec. On ne veut pas que la population soit contaminée avec des idées subversives comme le fait qu’il y a autant d’hommes que de femmes victimes de violence conjugale ou que le chiffre de 300 000 femmes battues à chaque année au Québec était une pure invention du Ministère de la Santé et des Services sociaux en 1985.

 

Welcome to the Brave New World of feminist science...          

 

Jean-Pierre Gagnon, responsable de recherche

et l’équipe de L’APRÈS-RUPTURE