La violence conjugale contre les hommes
Comment ne pas être doublement victime: de la conjointe et d'un système
Mode d'emploi


Lettre ouverte

L'après-rupture

3 mai 2011


La violence conjugale contre les hommes
Mode d'emploi

 
Questions et réponses - Formes de violence conjugale

Quelles sont les formes de violence conjugale?

  • La violence conjugale peut revêtir plusieurs formes : violence physique, psychologique, verbale, sexuelle, économique et spirituelle
  • Un homme peut être victime de plus d'une forme de violence.
  • Les formes de violence utilisées par une conjointe violente peuvent se modifier dans le temps.
  • Plus une femme est violente et judiciarisée, plus elle utilisera un large éventail de formes de violence contre son conjoint. Elle cherchera à le dominer et à contrôler ses paroles et ses actes, essayant même de s'immiscer dans ses pensées.

Adapté de la définition de la Trousse Media de L'institut nationale de santé publique:
En ligne: http://www.inspq.qc.ca/violenceconjugale/faq/formes.asp?id=24 


Selon l'enquête du Saguenay, les hommes subissent près de deux fois plus de violence physique sévère que les femmes:
En ligne: http://lapresrupture.qc.ca/saguenay.html

Il y a maintenant trois enquêtes menées par Statistique Canada en 1999, en 2004 et en 2009  (avec des échantillons d’une taille considérable) et ces trois enquêtes montrent que les taux de prévalence sur cinq ans et les taux de prévalence annuelle sont similaires chez les hommes et chez les femmes.

Extrait d'une lettre ouverte de L'après-rupture
En ligne: http://www.lapresrupture.qc.ca/01_02_2011_violence.html


Depuis de nombreuses années, L’APRÈS-RUPTURE s’est donné comme mission de protéger les liens pères-enfants. Or, il arrive parfois que des pères subissent de la violence conjugale qui les mènera à toutes sortes de tracasseries policières et judiciaires. Le lien père-enfants est souvent brisé alors que le père est une victime. Comment affronter une telle situation dramatique?  Forte de son expérience auprès des pères victimes de violence conjugale, l’équipe de L’APRÈS-RUPTURE propose une piste de solution qui n’a rien de miraculeux mais qui pourrait amoindrir les conséquences humaines douloureuses  pour de nombreux pères démunis devant les forces policières et le système de justice.

 

Choses à éviter :

 

Téléphoner au 911 sous l’impulsion. Vous serez arrêté et accusé selon le Protocole d’intervention policière en violence conjugale. L’ordonnance du juge sera équivalente à une sentence: pas le droit d’approcher de votre domicile, pas le droit de voir vos enfants, pas le droit de vous trouver dans le même lieu que la conjointe, etc. Le procès  pourrait  avoir lieu avec un peu de chance dans l’année suivant l’arrestation. L'équivalent d'une sentence avant jugement.

Si la mère des enfants est conseillée par des intervenantes d’une maison d’hébergement, la mère profitera de votre séjour en prison pour changer les serrures et préparer sa requête pour garde exclusive (qu’elle obtiendra, le juge ne pouvant prendre la chance de confier les enfants à un méchant père violent, batteur de femmes).

En Cour familiale, les choses resteront ainsi  jusqu’à l’acquittement  (un an plus tard ?... )

Après tout ce temps, le juge en familial rendra probablement un jugement de statu quo : les enfants en garde exclusive à la mère s’arrangent bien, donc on ne change rien.

 

Choses à faire :

 

Vous êtes victime de violence de la part de la mère de vos enfants :

1.       Ne pas répondre à la violence par la violence

2.       S’éloigner de la conjointe agressante (temporairement)

3.       Ne pas quitter le domicile pour un autre lieu de résidence (on vous accuserait d’avoir abandonné vos enfants)

4.       Noter par écrit chaque cas de violence. S’assurer que les notes sont en lieu sûr et qu’elles sont inconnues  de la conjointe. Prendre des photos des blessures si cela s’applique

5.       Préparer un dossier pour chaque cas de violence subie, qu’elle soit psychologique ou physique avec date, heure et témoins si possible

6.       Faire signer le plus tôt possible un affidavit au témoin, les témoins ayant souvent tendance à oublier

7.       Noter la présence ou non des enfants pour chaque événement

Une fois le dossier complet des événements rédigé,  se présenter au poste de police pendant une période où il n’y a pas de violence familiale et que vous n'êtes pas sous pression et  porter une plainte au criminel contre la mère en s’appuyant sur le dossier remis au policier

Exiger que la plainte soit reçue et dûment enregistrée

Obtenir copie immédiate de la plainte et du numéro d’événement

Exiger un suivi de la plainte


L'équipe de L'après-rupture