Entraide au
masculin
et les statistiques mystères de la violence conjugale
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Lettre ouverte
L'après-rupture
2 juillet 2011
DU PLOMB
DANS L’AILE POUR LA CRÉDIBILITÉ DE L’ENTRAIDE AU MASCULIN…
<>Dans sa chronique no 6, l'organisme
Entraide au masculin (Membre de
l'Association A coeur d'homme) énumère
pêle-mêle une série dramatique de chiffres sur la
violence conjugale, les homicides conjugaux, ainsi que les agressions
sexuelles.>
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Chronique 6
Violence et statistiques
L'énumération des statistiques suivantes provient de
différentes sources dont : l'enquête sociale
générale 1999 sur la violence conjugale, La violence
conjugale (chapitre un), le regroupement inter- organismes pour une
politique familiale au Québec et l'Institut canadien de
recherche sur les femmes. C'est donc en vrac que nous vous
présentons cette longue énumération qui
présente l'ampleur de la violence conjugale et familiale tant au
Québec qu'au Canada.
-
29%
des femmes canadiennes ont été agressées par un
conjoint.
-
45%
des femmes agressées par un partenaire masculin ont subi des
blessures physiques.
-
Au
Canada, 80% des personnes assassinées par leur conjoint sont des
femmes tuées par des hommes.
-
En
1998, 67 femmes ont été assassinées au pays par un
conjoint, un ex- conjoint, un amoureux ou un ex- amoureux.
-
Dans
60% des meurtres de conjointes, la police avait été
avertie du caractère violent de la relation.
-
79%
des victimes d'agressions sexuelles intrafamiliale sont des filles.
-
En
1997, les pères étaient accusés dans 97% des
affaires d'agression sexuelle.
-
50%
des femmes canadiennes ont survécu à au moins un incident
de violence physique ou sexuelle.
-
Seulement 10% des agressions sexuelles signalées
contre les femmes sont rapportées à la police.
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Annuellement, il y a 509 860 agressions sexuelles
signalées ou non au Canada, soit 1 397 agressions par jour.
-
98% des délinquants sexuels sont des hommes, et
82% des personnes survivantes à ces agressions sont des jeunes
filles et des femmes.
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Les homicides conjugaux comptent pour 30% des meurtres
de femmes de plus de 65 ans.
-
Au Canada, 21% des femmes agressées physiquement
par un partenaire l'ont été pendant une grossesse.
-
40% des femmes handicapées ont
déjà été violées, maltraitées
ou agressées.
-
Entre 48% et 90% des femmes autochtones ont
été agressées par leur partenaire.
-
Au Canada, en 1996, 48% de tous les crimes de violence
commis ont été le fait d'un agresseur masculin s'en
prenant à une victime féminine.
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En 1999, au Québec, 75% des victimes avaient
moins de 40 ans et 86% des événements de violences
conjugales signalés à la police se sont produits dans des
résidences privées.
-
18% des femmes qui se présentent à
l'urgence des hôpitaux seraient victimes de violence conjugale.
-
53% des femmes ont été victimes d'actes
sexuels non désirés à un moment de leur vie. 98%
des agresseurs étaient des hommes, et 76% de ces hommes
étaient un membre de la famille ou une connaissance extra-
familiale.
-
En Ontario, une fille sur trois est victime d'agression
sexuelle avant l'âge de 12 ans.
-
75% des prostituées sont des survivantes d'abus
sexuels.
-
97% des femmes ayant reçu un diagnostic de
personnalités multiples ou de schizophrénie sont des
survivantes d'abus sexuels.
-
5 femmes sur 6 ayant des troubles de boulimie ou
d'anorexie sont des survivantes d'abus sexuels.
-
En moyenne, 100 canadiennes sont assassinées
chaque année par leur partenaire masculin.
-
La probabilité qu'une femme soit tuée par
son époux est 9 fois plus élevée que la
probabilité qu'elle soit tuée par un étranger.
-
La majorité des meurtres d'épouses sont
commis lorsque le mari accuse sa femme d'infidélité,
lorsqu'il tente d'exercer un contrôle sur elle ou lorsqu'elle
décide de mettre fin unilatéralement à la relation.
-
Dans le cas où une épouse tue son
conjoint, elle a été généralement
agressée par lui et pose ce geste pour se défendre et
pour se libérer du conjoint.
-
Les hommes assassinent leurs conjointes pour les
contrôler, les posséder, limiter leur autonomie, alors que
les femmes qui posent le même geste le font pour se
libérer du conjoint.
-
40% des femmes ayant vécu avec un conjoint ont
déjà été violentées physiquement par
ce dernier.
-
37% des femmes de 18 à 34 ans ont dit avoir subi
de la violence de la part d'un conjoint ou d'un ex- conjoint.
À vous maintenant de
tirer vos propres conclusions.
En ligne:http://pages.globetrotter.net/entraideaumasculin/chronique6.htm |
La
conclusion est facile à tirer et
elle est la suivante:
Entraide
au masculin est totalement
incapable de dresser un portrait factuellement exact de la situation
ACTUELLE
de la violence conjugale au Canada et au Québec. À
titre d'exemple, il
affirme que les chiffres qu'il cite proviennent en partie de
l'Enquête sociale
générale de 1999. Mais il semble ignorer que Statistique
Canada a également
mené deux enquêtes plus
récentes
sur la violence conjugale
dans le cadre de l'Enquête sociale générale, soit
en 2004 et en 2009. Entraide
au masculin ignore totalement les résultats de ces deux
enquêtes plus récentes.
Pourquoi? On peut à tout le moins conclure de façon
rigoureuse que les
connaissances de cet organisme sont loin
d'être à jour.
Aucun
organisme compétent ne
citerait des statistiques de la façon dont Entraide au masculin
cite ces chiffres.
Dans aucun cas, il ne donne la référence exacte de
chacune des statistiques citées.
À elle seule, cette façon de faire témoigne de
manière éloquente de l'amateurisme
inquiétant de cet
organisme. Aucune revue
scientifique sérieuse ne cite des statistiques de cette
façon. Seuls les
groupes de pression adoptent une approche aussi dénuée de
rigueur.
Le
procédé adopté par Entraide au
masculin laisse donc croire que le personnel de ce groupe n'est
aucunement
familier avec la littérature scientifique la plus récente
sur le problème de la
violence conjugale au Canada et au Québec.
<>
L'organisme Entraide au masculin a
la responsabilité sociale de préciser exactement la
source de chacune des
statistiques qu'il cite sur son site. À défaut de ces
précisions
indispensables, il faut considérer que ces chiffres sont
dénués de
signification, car on ne peut en vérifier ni les
définitions,ni la
méthodologie, ni la source.>
Cette
série de chiffres gonglés aux
stéroïdes témoigne seulement du fait qu'Entraide au
masculin semble
adhérer complètement aux stéréotypes
sexistes progagés par les groupes de
pression féministes. Cette adhésion
<>inconditionnelle au stéréotype
sexiste de l'homme bourreau et de la femme victime laisse planer un
doute
sérieux sur la compétence du personnel de cet organisme
à aider efficacement les
hommes aux prises avec un problème de violence conjugale. >
D’ailleurs, quand on prend le
temps de lire attentivement toutes les chroniques de l’Entraide, on
croirait
lire le copier-coller des mêmes faussetés sociologiques
publiées par les
organisations féministes concernant la réalité de
la violence conjugale.
Les
stéréotypes féministes sur la
violence conjugale inhérents à l'approche du soi-disant
modèle de Duluth ont
fait l'objet de dénonciation répétées de la
part de thérapeutes spécialisés en
matière de traitement des
conjoints
violents. Plusieurs revues
de littératures et méta-analyses laissent penser
que les sessions basées
sur le modèle de Duluth offertes aux conjoints violents n'ont
aucune efficacité
par elle-même.
En
d'autres termes, les conjoints
violents ayant seulement fait l'objet d'une intervention
policière n'ont pas
significativement plus de chances de récidiver que les conjoints
violents ayant fait l'objet d'une intervention policière
ET de sessions de "rééducation psychologique"
basées sur le modèle de Duluth.
<>
Autrement
dit, le succès dont se réclame des groupes comme
Entraide au masculin est en fait attribuable à l'effet dissuasif
de
l'intervention policière, et/ou au changement de situation
matrimoniale.
D'ailleurs, si le personnel >d'Entraide
au masculin possède la
moindre compétence en matière d'intervention
auprès des conjoints violents, il
devrait être familier avec ces études. Sinon, il nous fera
plaisir de lui en
fournir les références exactes,
quand il aura lui-même
fourni les références exactes de chacune des statistiques
qu'il cite sur son
site Internet…
L’ÉQUIPE
DE L’APRÈS-RUPTURE