Violence conjugale

La propagande du gouvernement du Québec continue


2 juin 2010


VIOLENCE CONJUGALE… LA FRAUDE GOUVERNEMENTALE PERDURE!

 

 

Par courrier recommandé

St-Pie,  23 novembre 2007

Monsieur Philippe Couillard,

Ministre de la Santé et des services sociaux
Québec



Monsieur le ministre,

En 1985, le ministère des Affaires sociales, maintenant votre ministère, publiait  un document intitulé:  LA POLITIQUE D'AIDE AUX FEMMES VIOLENTÉES.

Ce document affirmait en page 10:

  « Le Conseil consultatif canadien de la situation de la femme a établi qu'au Canada une femme sur 100 a déposé une requête en divorce invoquant la cruauté physique, ou s'est adressée à une maison pour femmes. De plus, « d'après les meilleures estimations dont on dispose, une canadienne sur dix est battue par son mari » et ... « 20 % des homicides commis au Canada sont le fait de l'époux qui s'en prennent à leur conjoint. Dans presque tous les cas, il s'agit de maris qui tuent leur femme16.
Au Québec, en 1985, on estime à près de 300 000 femmes le nombre de femmes de plus de 15 ans, victimes de violence conjugale quelle qu'en soit la forme. Les besoins exprimés par ces femmes varient en fonction des situations ».

Note 16 ; le texte de la note est le suivant : « Conseil consultatif canadien de la situation de la femme, 1982 ».


Suite à une demande en vertu de la Loi d'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (Le texte de la demande est en ligne:http://lapresrupture.qc.ca/MinistereSante.html ), L'APRÈS-RUPTURE recevait sous la signature de monsieur  Claude Lamarre, chef de service de l'accès à l'information et des ressources, une confirmation écrite datée du 14 novembre 2007, disant qu'aucun document n'avait été trouvé au ministère de la Santé et des Services sociaux qui expliquerait la source de ce chiffre de 300 000 ou qui lui attribuerait quelque validité que ce soit.

Extrait de la réponse de Monsieur Lamarre:
"Nous regrettons de vous informer que nos recherches n'ont permis de repérer aucun document susceptible de répondre à votre demande telle que formulée."

En conséquence,  nous vous demandons, Monsieur le ministre, de déclarer publiquement que ce chiffre de 300 000 femmes victimes qui appert dans ledit document de 1985 ne possède aucune valeur légitime et qu'il est sans fondement scientifique.

Respectueusement


Jean-Claude Boucher
Président
L'après-rupture
205 St-JAcques
St-Pie, Qc. Ca.
450-772-6812

 

Il y a maintenant près de 18 mois, L’après-rupture publiait une étude démontrant rigoureusement que le chiffre de 300 000 femmes battues à chaque année au Québec, lancé en fanfare au deuxième trimestre 1985 par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec dans un document intitulé Une politique d’aide aux femmes violentées, constituait une fraude statistique qui ne reposait sur aucune enquête scientifique, aucune étude, aucune revue de littérature comme le démontrent les multiples demandes d’accès à l’information faites par L’après-rupture sur une période d’environ quatre ans. Une version récente de cette étude vient d’être publiée dans le volume «300 000 femmes battues, y avez-vous cru ?», publié par un collectif d’auteurs aux éditions CAFÉ CRÈME. Ce livre dénonce justement cette absurdité statistique et les dommages sociaux qu’elle a causés à la société québécoise.

 

L’après-rupture a écrit au ministre de la Justice pour lui signaler le caractère fallacieux de ce chiffre et lui demander de publier une rétractation officielle du gouvernement reconnaissant la fausseté de ce chiffre. (  http://www.lapresrupture.qc.ca/MinistereJustice.html )  À notre plus grand étonnement, le ministre n’a donné aucune suite à notre demande, ne daignant même pas en accuser réception. Selon toute apparence, le ministre de la Justice du Québec ne se soucie aucunement de la crédibilité plus que chancelante du ministère qu’il dirige et des études que publie son ministère et celui de la Santé.

 

Notre étonnement a grandi d’un cran supplémentaire au cours des derniers jours lorsque nous avons pris connaissance de la page Internet du ministère de la Justice du Québec que l’on retrouve à l’adresse suivante :   http://www.justice.gouv.qc.ca/francais/publications/rapports/violence.htm. Cette page web, intitulée Politique d’intervention en matière de violence conjugale, présente une liste de références bibliographiques, au premier rang desquelles on retrouve mentionné le document suivant : MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX. Politique d'aide aux femmes violentées, 1985.

 

Tout se passe, comme si le ministère de la Justice du Québec et le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec continuaient de maintenir que ce chiffre de 300 000 femmes battues annuellement au Québec constituait encore un chiffre valide quant à l’ampleur de la violence conjugale au Québec.  Ni le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec,  ni le ministère de la Justice ne paraissent disposés à montrer le moindre souci de rétablir la vérité à propos de ce mensonge éhonté. Faut-il s’étonner que l’absence de crédibilité de nos dirigeants politiques fasse l’objet d’un consensus social aussi élevé au Québec et que l’éditorialiste de La Presse en soit rendu à publier un éditorial intitulé «Les hypocrites» pour dénoncer le comportement du premier ministre et celui de la cheffe de l’opposition.    

http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/andre-pratte/201005/31/01-4285301-les-hypocrites.php

 

Le gouvernement continue de tromper la population et refuse de poursuivre au criminel ceux qui ont utilisé des faussetés statistiques afin de créer tout un réseau d’organismes féministes qui avale annuellement, en toute impunité,  depuis de nombreuses années des millions en subventions et en dons de toutes sortes.

 

L’ÉQUIPE DE L’APRÈS-RUPTURE