Violence conjugale
En 2009,
selon Statistiques Canada:
1. Les taux de prévalence
sur cinq ans et les taux de prévalence annuelle sont similaires
chez
les hommes et chez les femmes.
2. Le nombre de victimes de
violence conjugale chez les personnes avec UN CONJOINT ACTUEL
était
nettement plus important chez les hommes que chez les femmes. Les
hommes demeurent beaucoup plus longtemps que les femmes dans une
relation où sévit la violence.
3. Forte réduction
de la violence grave entre 2004 et 2009
4. Les taux de prévalence de la violence conjugale
sont nettement moins élevés au Québec que dans le
reste du Canada
5. Le féminisme institutionnel du Québec continue de nier
ces réalités
Source:
http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/110127/dq110127a-fra.htm
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Lettre ouverte
L'après-rupture
1er février 2011
VIOLENCE CONJUGALE… LES FAITS MADAME LA MINISTRE ST-PIERRE!
Statistique Canada vient de publier les résultats d’une importante
enquête concernant la violence conjugale au Canada (.http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/110127/dq110127a-fra.htm
).
<>Un
examen rapide des résultats révèle que les taux de
prévalence en 2009
sont légèrement moins élevés que ceux de
2004, qui étaient eux-mêmes
moins élevés que ceux de 1999. En outre, les taux de
prévalence chez
les hommes continuent d’être similaires à ceux
observés chez les
femmes. Il y a maintenant trois enquêtes de l’ESG (1999, 2004 et
2009)
qui confirment ce résultat.
<>Christiane
Pelchat du Conseil du statut de la femme, la ministre Christine
St-Pierre et les autres féministes radicales auront beau dire et
auront
beau faire, il y a maintenant trois enquêtes menées par
Statistique
Canada en 1999, en 2004 et en 2009 (avec des échantillons
d’une taille
considérable) et ces trois enquêtes montrent que les taux
de prévalence
sur cinq ans et les taux de prévalence annuelle sont similaires
chez
les hommes et chez les femmes. On se demande pourquoi Christiane
Pelchat persiste à croire que les femmes interviewées
lors de ces
enquêtes ont menti en 1999, en 2004 et en 2009 et qu’elles ont
sous-déclaré de manière systématique la
violence dont elles étaient
victimes. Pourquoi les féministes croient-elles que la
majorité des
femmes qui participent à des enquêtes scientifiques sur la
violence
conjugale mentent systématiquement ?
<>En
outre, en 2009, tout comme en 1999 et en 2004, le nombre de victimes de
violence conjugale chez les personnes avec UN CONJOINT ACTUEL
était
nettement plus important chez les hommes que chez les femmes. Les
hommes demeurent beaucoup plus longtemps que les femmes dans une
relation où sévit la violence. Cela tient probablement au
fait qu’il
n’existe aucune aide pour venir en aide aux hommes victimes de violence
conjugale, ainsi qu’aux préjugés négatifs
qu’entretient le système
judiciaire à l’égard des hommes victimes de violence
En d’autres
termes, le problème ACTUEL de la violence conjugale est
nettement plus
important chez les hommes que chez les femmes et tant Christiane
Pelchat que Christine St-Pierre minimisent et banalisent de
manière
résolument sexiste le problème de la violence conjugale
subie par les
hommes. Elles continuent de s’opposer à ce que le gouvernement
du
Québec alloue même des ressources minimales pour venir en
aide à ces
hommes (ne serait-ce qu’en faisant une campagne de sensibilisation
incitant les hommes à signaler à la police la violence
dont ils sont
les victimes et en les assurant que la police donnera suite à
leur
demande d’aide). Au contraire, elles s’acharnent à blâmer
les victimes
qui sont ainsi victimisées deux fois, une fois par leur
conjointe et
une deuxième fois par les féministes institutionnelles
d’état.
<>En
outre, si l’on examine soigneusement les chiffres, on constate que si
la diminution du taux de prévalence sur cinq ans est de faible
ampleur
entre 2004 et 2009, on observe, par contre, qu’il y une forte
réduction
de la violence grave entre 2004 et 2009, compensée par une
augmentation
de la violence mineure. Cette évolution explique sans doute
pourquoi,
il y a eu une réduction sensible de la proportion des cas
signalés à la
police, car la gravité de la violence subie influence fortement
la
propension à signaler la violence à la police,
particulièrement chez
les femmes (effectivement, la baisse du taux de signalement à la
police
est similaire à la baisse de la proportion de la violence
conjugale
grave entre 2004 et 2009).
<>Enfin,
il y lieu de noter que les taux de prévalence de la violence
conjugale
sont nettement moins élevés au Québec que dans le
reste du Canada,
particulièrement les provinces de l’Ouest. Il s’agit d’une
nouvelle
dont devrait se réjouir les féministes d’état
comme Christian Pelchat
et Christine St-Pierre. Ce résultats confirment la tendance
déjà
observée dans les deux enquêtes précédentes.
<>Cette
troisième enquête sur la violence conjugale vient
confirmer les
résultats et les tendances des enquêtes
précédentes. Il y a lieu de se
réjouir de ces résultats, car l’enquête s’est
déroulée au moment où les
effets de la récession atteignaient leur sommet en 2009, avec
une
augmentation importante du stress financier et économique dans
une
proportion importante des couples, et particulièrement chez les
jeunes
couples, qui sont davantage exposés à la violence
conjugale. En dépit
de cette conjoncture défavorable, les taux de prévalence
ont légèrement
diminué. En l’absence de récession, la diminution
aurait probablement
été plus importante.
Pendant
combien de temps, les féministes institutionnelles du
Québec vont-elles
pouvoir continuer à afficher une attitude de déni de la
réalité de la
violence conjugale subie par les hommes ?
Jean-Pierre Gagnon
et
L’ÉQUIPE DE RECHERCHE DE L’APRÈS-RUPTURE